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Posté par diaconos le 16 mars 2010

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Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

Posté par diaconos le 24 octobre 2016

Illustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Illustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Extrait de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens, chapitre quatre

Frères,     soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.     Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.     Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.     Comme il convient aux fidèles, la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;     pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce.     Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ;     ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.     N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là.     Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière. (Ep 4, 32 – 5, 8
***
Nous sommes tous membres les uns des autres et de cette situation pourrions-nous vivre sans nous aimer ? Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.  C’est une exigence fondée dans le Christ ! Pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonné, tels sont à la fois la règle et le motif de notre conduite envers les personnes dont nous avons  à nous plaindre.
Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.   Cela vise particulièrement le domaine de l’amour : « Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns, les autres, come je vous ai aimés » (Jn 15,12) Marchons  sans  hésiter dans la charité : c’est l’immense amour dont le Christ nous a aimés, et qu’il manifesta en donnant sa vie pour nous.

Le sacrifice du Christ, Paul l’envisagea sous un double aspect, en le désignant comme une oblation et comme un sacrifice sanglant. Christ offrit l’un et l’autre : la première en offrant à Dieu le sacrifice de sa volonté, de son obéissance jusqu’à la mort, ce qui était le devoir de nous tous ; le second, en portant sur la croix la peine de nos péchés. Par le premier de ces sacrifices, il nous a tracé la voie où nous devons le suivre, et nous en a rendus capables ; par le second, il nous a délivrés de la condamnation que nous avions méritée.

S’il faut que toute notre vie soit une offrande de reconnaissance à Dieu, nos  paroles devraient exprimer le même sentiment et être consacrées à Dieu par des actions de grâces :  » Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au  nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père. (Co.  3,17).

Toutes nos actions peuvent être bonnes : manger et boire, dormir et veiller, marcher et s’arrêter, parler et se taire, travailler et se reposer, tout  est excellent, pourvu que tout soit fait au nom de Jésus. Et que nos œuvres soient faites au nom de Jésus quand nous avons l’assurance que Christ est en nous et nous en lui.

Quant à la malhonnêteté, la débauche, l’impureté, la soif de posséder, les grossièretés, les cupidités, ce sont des actes qui excluent du royaume du Christ et nous éloignent de Dieu. Le mot  malhonnêteté, peut s’entendre soit de paroles soit de choses ou d’actions déshonnêtes. La plaisanterie n’est condamnable que quand elle devient inconvenante et mauvaise.

Complément

◊  Théologie et codes de la vie domestique → L’épître aux Ephésiens

Liens externes

◊ Rendre le mail par le bien →La force du pardon

◊ Démarche difficile, certes, mais combien apaisante…   → Le pardon dans le couple | Equipes Notre-Dame

 Aimez-vous les uns, les autres

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A.D.A.L. pour le 26ième dimanche du Temps ordinaire, année C

Posté par diaconos le 19 septembre 2016

Liturgie de la Parole animée par des laïcs

Résultat de recherche d'images pour "l'azare et le riche"Références bibliques : Am 6, 1a.4-7 ; Psaume 145 ; 1 Tm 6, 11-16 ; Lc 16, 19-31

Rappel : Il ne peut y avoir d’assemblée sans prêtre dans l’église où est célébrée la messe le même dimanche ( y compris le samedi soir) !  L’assemblée dominicale est  animée par une équipe de laïcs en lien avec le prêtre chargé de la paroisse

Chant d’entrée : selon votre répertoire.

 Salutation initiale par la personne qui préside la prière : Au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit.  Que Dieu, le Père  de Jésus Christ, notre sauveur, nous affermisse par la foi et qu’il nous donne d’être son peuple dans le monde.

Tous : Béni soit Dieu maintenant et toujours !

MONITION  d’Accueil par : …………………………………………………………..

En ce vingt-sixième dimanche ordinaire où l’Évangile nous adresse une invitation pressante à ne pas rester sourds et indifférents à la souffrance et à la misère des plus pauvres, il nous faut prêter attention à la Parole. Car elle nous précise bien d’où vient le malheur. Toutes les lectures de ce jour, nous révèlent que la certitude absolue n’existe pas, surtout si nous nous appuyons sur les richesses et sur les plaisirs. Heureuses les personnes qui mettent leur sécurité en Dieu et savent se dépouiller en faveur des pauvres.

 Par la personne qui préside la prière : Le Seigneur désire pour nous le vrai bonheur et il nous en ouvre le chemin. Pour nos faux pas et nos faiblesses, implorons sa miséricorde.

Enfant de chœur ou lecteur

  • Seigneur Jésus, envoyé par le Père manifester son amour pour les petits et les pauvres… Béni sois-tu et prends pitié de nous.                                       Tous : Prends pitié de nous.
  • O Christ, venu dans le monde te faire le prochain des opprimés et des affligés. Béni sois-tu et prends pitié de nous.                                     Tous : O Christ, prends pitié de nous.
  • Seigneur, élevé dans la gloire du Père, tu nous appelles à suivre ton chemin… Béni sois-tu et prends pitié de nous.                                                              Tous : Prends pitié de nous.

 Par la personne qui préside la prière : Que Dieu tout- puissant nous fasse miséricorde ; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

Tous : Amen

* On pourrait réserver le Gloire à Dieu pour les jours de fête… car il n’est pas opportun de chanter régulièrement le « gloire à Dieu »  dans une Adal car cet hymne est très liée à la célébration eucharistique (messe)

Gloire à Dieu : récité ou chanté par tous

 Par la personne qui préside la prière : Père des pauvres, aucune souffrance ne te laisse indifférent : tu connais nos peines les plus secrètes. Ne permets pas que la conscience de notre misère nous décourage, mais donne-nous un cœur de pauvre, capable de se laisser attirer vers toi. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Tous : Amen

Liturgie de la Parole

◊ Dans une célébration animée par des laïcs, le siège de la présidence ne sera pas occupé !

Par un membre de l’équipe liturgique 

dans cette première lecture tirée du livre d’Amos, les personnes qui, en un moment de prospérité, se contentaient de vivre dans le luxe sans se soucier des plus pauvres furent dénoncées par le prophète qui ne mâcha pas ses mots. Nous pourrions imaginer quel jugement le prophète Amos porterait sur notre société aujourd’hui…

Première lecture par……………………………………….                                (Am 6. 1-7)

 Par un membre de l’équipe liturgique 
dans l’antiquité, c’était aux rois que revenait le soin des opprimés et des affamés. Mais le psalmiste ne comptait guère sur les princes. Avec lui, rendons grâce au Seigneur qui comble les pauvres

Refrain pour le psaume

psaume 145

  Le psaume 145  est lu ou chanté par la chorale.

Par un membre de l’équipe liturgique   :  La foi n’est pas de tout repos. Nous devons sans cesse nous battre contre nous-mêmes pour demeurer fidèle au Christ et à l’Évangile, et nous obtiendrons la vie éternelle.

Deuxième lecture par……………………………………………              ( 1 Tim 6, 11-16)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour qu’en sa pauvreté vous trouviez la richesse. Alléluia !

Reprise de l’Alléluia  par tous

L’animateur de la célébration dit alors : « De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre seize »

Cette personne lit ensuite l’Évangile du jour  à Lc 16, 19-31

♦ Si c’est une personne laïque qui proclame l’Évangile, elle omet la salutation initiale et aussi l’acclamation finale.

Homélie  → Le pauvre Lazare et l’homme riche 

Par la personne qui préside la prière : Proclamons tous ensemble notre foi : (Credo récité ou chanté)

Tous : Je crois en Dieu…

PRIÈRE UNIVERSELLE

Par la personne qui préside la prière : Tournons-nous à présent vers le Seigneur qui  nous offre le bonheur. Demandons-lui, en toute confiance, de guider tous nos frères vers la vie…

deuxième dimanche de carême, année C

 

Enfants de chœur …………………………………………

 

  • L’étranger attend d’être accueilli : que les disciples du Christ lui ouvre leur cœur et leur maison… Seigneur, nous te prions ! (Refrain)
  • Le vieillard et l’enfant ne peuvent se défendre : que la voix des croyants s’élève en leur nom… Seigneur, nous te prions ! (Refrain)
  • L’opprimé réclame justice : que les hommes de courage soient attentifs à sa cause… Seigneur, nous te prions ! (Refrain)
  • Des peuples déchirés aspirent à la paix : que ce désir soit plus fort que les rancunes… Seigneur, nous te prions ! (Refrain)

Par la personne qui préside la prière : Dieu, notre Père, ton fils nous appelle à le suivre. Nous voulons le préférer à tout,  et renoncer à tout pour marcher à sa suite. Écoute les prières que nous t’adressons par Jésus, le Christ, notre Seigneur

Tous : Amen

Action de grâce et le Notre Père

 Par la personne qui préside la prière : Frères et sœurs, aujourd’hui encore le Seigneur nous a révélé son amour et sa fidélité ; c’est lui qui  nous rassemble dans l’action de grâce. Exprimons-lui notre louange en union avec tous ceux qui le célèbre.

Ici, nous plaçons un chant en l’honneur de Dieu

Suggestion : Que tes œuvres sont belles… (A 219) ;  Peuple de prêtres (C 49) ; Terre entière (I 33) ; Peuple de Dieu, marche joyeux ; Chantons à Dieu ce chant nouveau (L 211)  Peuple, criez de joie (M 27) ou un autre chant de votre répertoire. 

* Par un membre de l’équipe liturgique  

Dieu Très-Haut, nous croyons à la Parole que tu nous as donnée, Jésus, ton Fils.
Par son Esprit nous apprenons ce qui te plaît : marcher avec droiture sur des chemins de sagesse.

Tous : BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

* Par un membre de l’équipe liturgique  

L’Envoyé de ton amour nous fait découvrir, partout, des reflets de ta lumière : lumière de l’amour filial ou fraternel, lumière de l’amour créateur qui fait surgir la vie. Loué sois-tu pour ces lueurs de ton visage !

Tous : BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

* Par un membre de l’équipe liturgique 

Nous te louons aussi pour ceux et celles qui ont été attentifs  à l’appel déroutant de leur Maître à le préférer à tout, même à leur propre vie, pour être de ses disciples. Ils demeurent pour nous des témoins de l’amour que tu portes à chacun.

Tous : BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

 Par la personne qui préside la prière : Confions maintenant à Dieu notre Père nos intentions particulières  et les mains levées vers Dieu, prolongeons notre louange en redisant la prière que nous avons reçue du Christ Jésus.

Notre Père…(chanté ou récité)

◊ L’animateur de la célébration introduit ici le signe de paix →   Soyons unis les uns aux autres dans le Christ et partageons la paix qui vient de lui.

La liturgie de la Parole animée par des laïcs s’achève ainsi. On passe ensuite à la prière de conclusion (voir plus loin), à moins que l’on ait prévu une liturgie de communion.

 

Liturgie de communion  (éventuellement)

Le cadre normal et habituel de la communion doit rester celui d’une célébration eucharistique. Une A.D.A.L. n’est en aucune manière une messe.

La personne qui a été désignée va après  le geste de paix au tabernacle chercher le pain consacré et il l’apporte sur l’autel. Elle s’incline ensuite profondément ou fait une génuflexion. Il est bon de prévoir à ce moment un temps de recueillement qu’on introduira ainsi…

Animateur de la célébration → Recueillons-nous dans le silence. Préparons-nous à accueillir le corps du Christ ; qu’il nous rassemble aussi en un seul corps !

Animateur de la célébration →  Le Christ Jésus nous a livré son corps et chaque messe en fait mémoire. Aujourd’hui, en attente d’une célébration eucharistique, recevons dans la foi le corps du Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Heureux les invités au Repas du Seigneur ! Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Tous : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais, dis seulement une parole et je serai guéri.

* L’animateur de la célébration dira avant la distribution de la communion : Que le corps du Christ nous garde pour la vie éternelle.

Il ( ou d’autres personnes) nous donne le pain consacré en disant : Le corps du Christ

Chant pour la communion : selon votre répertoire..

Suggestion : Dieu nous invite à son festin (70); Tu es le Dieu fidèle (D 163) ; Pain rompu pour un monde nouveau ( D 283) ; Disciples de Jésus (D 291) ; En marchant vers toi Seigneur (D 380) ; Pain des merveilles (D 203) ; Pour aimer du plus grand amour (D 386) ;  Quel est don ce repas (D228))

Prière après la communion par un membre de l’équipe liturgique

Dieu notre Père, elle est  difficile et exigeante, ta Parole. Nous te rendons grâce, car nous savons qu’elle est le chemin de vie. Si nos oreilles ne se ferment pas au cri des pauvres, proches ou lointains, si nos mains sont ouvertes pour le partage, alors nos cœurs seront remplis de ta présence, dès aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

 Tous : Amen !

Suggestion pour le chant final :   Peuples de frères (T122) ; Dieu parmi les hommes (E 118) ; Allez dans le monde entier (Z 95-3) ; Envoie tes messagers (881) ; Seigneur, tu nous aimes  (M 25) ; Dieu, nous te louons (981)  ou selon votre répertoire.

Après la prière de conclusion ou après le chant final s’il y en a un, l’animateur de la célébration conclut cette liturgie en disant :

Parce que vous donnerez de votre vie et de vos biens, vous serez témoins de l’amour sans limites du Christ et que Dieu tout-puissant nous bénisse  (Pas de bénédiction à donner ici !) : le Père, le Fils, et le Saint Esprit.

Tous : Amen !

Animateur de la célébration :  Allons, dans la paix du Christ !

Tous :  Nous rendons grâce à Dieu.

Ce texte tient compte des  directives  des évêques des diocèses francophones de notre pays pour les liturgies de la Parole animées par des laïcs (guide liturgique pour les assemblées dominicales   animées par des laïcs aux éditions C.I.P.L. 40, rue  des Prémontrés B 4000 Liège).

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Texte pour l’homélie

Le pauvre Lazare et l’homme riche

Cette histoire racontée par Luc au chapitre dix (Lc 10, 16-31), nous parle du fossé qui sépare les riches des pauvres. Les personnes qui  acceptent cette situation se retrouveront à jamais de l’autre côté.  Les riches qui restent sourds à la détresse  resteront enfermés sur eux-mêmes et les pauvres franchiront les portes de la vraie vie, celle du Paradis. Un abîme sépare le riche en Enfer  de Lazare. Cet abîme, c’est le riche lui-même qui le creusa au cours de sa vie, alors qu’aveuglé par sa richesse il ne vit pas à sa porte le pauvre qui souffrait. Personne ne l’avait-il  averti des conséquences de son insouciance ?

La rencontre avec Dieu passe par la rencontre avec les plus démunis.

L’Évangile ne dit pas quel péché a condamné le riche à l’Enfer. Son péché, c’était de ne pas voir Lazare couché devant sa porte. C’est la perversion de son esprit qui le conduisit en Enfer. Les “Lazare” de notre époque sont nombreux ; ils s’appellent le quart-monde. Ils sont des centaines de millions de “Lazare” qui s’enfoncent dans la désocialisation jusqu’à ce qu’ils meurent de misère, ou par la violence née d’une vie déshumanisée : actions terroristes, assassinats, car-jacking, enlèvements, attaques à main armée…

Les “Lazare” de nos grandes villes vivent dans   les couloirs de nos métros, des maisons insalubres, des abris de fortune et dans les pires des cas parmi les décombres et les immondices : ils deviennent des prostitués, des pickpockets, jusqu’à qu’une mort prématurée leur permettent de trouver quelqu’un qui les aime. Cette parabole nous rappelle les exigences de l’amour du prochain. Il  n’y a qu’un seul commandement nous dit le Christ. : Je vous donne un commandement nouveau, je vous demande de vous aimer comme moi je vous ai aimés. Cette parabole nous enseigne aussi l’importance unique de la Parole de Dieu.

Seule cette Parole pouvait convertir les frères du riche et les sauver. Ne restons pas aveuglés par nos richesses, alors que nous croisons tant de pauvres dans la rue ! Lazare dans notre monde, aujourd’hui, c’est plus de soixante-dix pour cent de l’humanité qui sont couchés sur le seuil de notre porte.  Malédiction aux personnes qui, à un moment de prospérité, se contentent de vivre dans le luxe sans se soucier du sort des plus pauvres.

La richesse insolente des uns est une insulte à l’égard des  gens qui sont obligés de compter sans cesse pour vivre ou qui sombrent chaque jour, un peu plus dans la misère et le manque de nécessaire. Sur ce fond de disparités sociales, cette parabole de l’évangile annonce un renversement  de situation dans l’au-delà. Cette révélation mérite notre extrême attention : ce que nous vivons aujourd’hui aura un retentissement éternel.

Les richesses ont ceci de particulier : elles  rendent aveugle et indifférent à la misère d’autrui  et ce terrible fossé d’incompréhension  semble devoir se continuer dans l’éternité avec cette fois un renversement de situation : le pauvre est dans la joie de Dieu et le riche est rongé par le feu du regret et entre les deux un nouvel abîme, un fossé infranchissable.

Voici quelques pistes de réflexion pour prolonger notre méditation…

Si tu as en suffisance de la nourriture  jusqu’à la fin de cette semaine, tu es certainement riche par rapport à celui qui ne sait pas encore s’il mangera ce soir. En soulignant la situation dramatique  du riche, cette parabole  insiste sur l’urgence des choix à faire. Demain il sera trop tard ! Quels gestes concrets peux-tu faire pour apporter ton aide ? Aimer, c’est voir : sans orgueil, sans sectarisme, mais plein d’estime et de compréhension porte secours à ton frère en détresse. Méfie-toi des alibis que tu trouves pour ne pas ouvrir ton porte-monnaie. Des pauvres, des vrais pauvres, il y en a parmi nous…, mais ils ont la pudeur de se cacher !

Des fautes vous en ferez encore et encore, mais n’oubliez pas que l’aumône couvre une multitude de péchés et si vous n’êtes pas spontanément généreux, pensez, au moins, un peu à vous, à votre avenir éternel.

L’égoïsme des nantis  creuse d’avantage le fossé entre riches et pauvres et si rien n’est fait, tout le monde court à la catastrophe, y compris ceux et celles qui aujourd’hui jonglent avec l’argent. Ce fossé se creusera aussi, comme dans la parabole, pour l’éternité, ne l’oublions pas ! Nous serons jugés avant tout sur nos fautes d’omission : « J’avais faim et tu ne m’as pas donné à manger

croix diaconaleMichel  Houyoux, diacre permanent

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Le pauvre Lazare et l’homme riche

Posté par diaconos le 19 septembre 2016

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Tous, nous aspirons au bien-être, à une certaine richesse qui nous permette de vivre sans souci. Mais la vraie richesse, c’est celle du cœur, celle qui nous fait devenir collaborateurs de Dieu face aux opprimés, aux affamés, aux accablés de toutes sortes. Le monde est fait de personnes sachant partager ou refusant de le faire. Aujourd’hui comme hier nous avons toujours à nous convertir : c’est là un beau programme pour la 26ième semaine du temps ordinaire et pour tout le reste de notre vie.

Le pauvre Lazare et l’homme riche

Cette histoire racontée par Luc au chapitre dix (Lc 10, 16-31), nous parle du fossé qui sépare les riches des pauvres. Les personnes qui  acceptent cette situation se retrouveront à jamais de l’autre côté.  Les riches qui restent sourds à la détresse  resteront enfermés sur eux-mêmes et les pauvres franchiront les portes de la vraie vie, celle du Paradis. Un abîme sépare le riche en Enfer  de Lazare. Cet abîme, c’est le riche lui-même qui l’e creusa au cours de sa vie, alors qu’aveuglé par sa richesse il ne vit pas à sa porte le pauvre qui souffrait. Personne ne l’avait-il  averti des conséquences de son insouciance ?

La rencontre avec Dieu passe par la rencontre avec les plus démunis.

 L’Évangile ne dit pas quel péché a condamné le riche à l’Enfer. Son péché, c’était de ne pas voir Lazare couché devant sa porte. C’est la perversion de son esprit qui le conduisit en Enfer. Les “Lazare” de notre époque sont nombreux ; ils s’appellent le quart-monde. Ils sont des centaines de millions de “Lazare” qui s’enfoncent dans la désocialisation jusqu’à ce qu’ils meurent de misère, ou par la violence née d’une vie déshumanisée : actions terroristes, assassinats, car jacking, enlèvements, attaques à main armée…

 Les “Lazare” de nos grandes villes vivent dans   les couloirs de nos métros, des maisons insalubres, des abris de fortune et dans les pires des cas parmi les décombres et les immondices : ils deviennent des prostitués, des pickpockets, jusqu’à qu’une mort prématurée leur permettent de trouver quelqu’un qui les aime. Cette parabole nous rappelle les exigences de l’amour du prochain. Il  n’y a qu’un seul commandement nous dit le Christ. : Je vous donne un commandement nouveau, je vous demande de vous aimer comme moi je vous ai aimés. Cette parabole nous enseigne aussi l’importance unique de la Parole de Dieu.

 Seule cette Parole pouvait convertir les frères du riche et les sauver. Ne restons pas aveuglés par nos richesses, alors que nous croisons tant de pauvres dans la rue ! Lazare dans notre monde, aujourd’hui, c’est plus de soixante-dix pour cent de l’humanité qui sont couchés sur le seuil de notre porte.  Malédiction aux personnes qui, à un moment de prospérité, se contentent de vivre dans le luxe sans se soucier du sort des plus pauvres.

La richesse insolente des uns est une insulte à l’égard des  gens qui sont obligés de compter sans cesse pour vivre ou qui sombrent chaque jour, un peu plus dans la misère et le manque de nécessaire. Sur ce fond de disparités sociales, cette parabole de l’évangile annonce un renversement  de situation dans l’au-delà. Cette révélation mérite notre extrême attention : ce que nous vivons aujourd’hui aura un retentissement éternel.

Les richesses ont ceci de particulier : elles  rendent aveugle et indifférent à la misère d’autrui  et ce terrible fossé d’incompréhension  semble devoir se continuer dans l’éternité avec cette fois un renversement de situation : le pauvre est dans la joie de Dieu et le riche est rongé par le feu du regret et entre les deux un nouvel abîme, un fossé infranchissable.

Voici quelques pistes de réflexion pour prolonger notre méditation…

Si tu as en suffisance de la nourriture  jusqu’à la fin de cette semaine, tu es certainement riche par rapport à celui qui ne sait pas encore s’il mangera ce soir. En soulignant la situation dramatique  du riche, cette parabole  insiste sur l’urgence des choix à faire. Demain il sera trop tard ! Quels gestes concrets peux-tu faire pour apporter ton aide ? Aimer, c’est voir : sans orgueil, sans sectarisme, mais plein d’estime et de compréhension porte secours à ton frère en détresse. Méfie-toi des alibis que tu trouves pour ne pas ouvrir ton porte-monnaie. Des pauvres, des vrais pauvres, il y en a parmi nous…, mais ils ont la pudeur de se cacher !

Des fautes vous en ferez encore et encore, mais n’oubliez pas que l’aumône couvre une multitude de péchés et si vous n’êtes pas spontanément généreux, pensez, au moins, un peu à vous, à votre avenir éternel.

L’égoïsme des nantis  creuse d’avantage le fossé entre riches et pauvres et si rien n’est fait, tout le monde court à la catastrophe, y compris ceux et celles qui aujourd’hui jonglent avec l’argent. Ce fossé se creusera aussi, comme dans la parabole, pour l’éternité, ne l’oublions pas ! Nous serons jugés avant tout sur nos fautes d’omission : « J’avais faim et tu ne m’as pas donné à manger 

 Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse  →  Le pauvre Lazare et le mauvais riche (Lc 16, 19-31)

◊  Liturgie dominicale →    Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Liens externes

◊   Jardinier de Dieu   → Lc 16, 19-31 Lazare et le riche

♥  Video  → L’Homme riche et Lazare | Vidéo | DieuTV

Le séjour des morts. Lazare et le riche. Pascal Collet

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Vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Posté par diaconos le 14 juillet 2016

Extrait de l’évangile de Matthieu au chapitre onze

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. (Mt 11, 28-30)

Venir à JésusÀ toute personne qui ploie sous le fardeau, Jésus offrira le repos, la paix. Cette  invitation est universelle et sans condition pour toute personne fatiguée ou surchargée.

Ces deux participes expriment deux idées distinctes. Le premier suppose le métier auquel quelqu’un se livre en vain pour satisfaire aux exigences de sa conscience souffrante et de la loi qui l’accuse, le second, ce fardeau de misère morale et de peines amères que porte toute personne menant une vie sans Dieu. Ce fardeau était rendu plus accablant encore par les prescriptions légales et pharisaïques de la propre justice : « C’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux aussi.  » (Ac 15, 11)

Ce que Jésus offre c’est le soulagement ou le repos : vous trouverez le repos, précieux fruit du pardon et de l’affranchissement.

En ouvrant son cœur, c’est au plus intime de notre être que Jésus veut aller. La douceur et l’humilité de Jésus sont ses caractéristiques essentielles. Dans le Saint sacrement, Jésus nous montre encore cette douceur et cette humilité qui est la sienne. La douceur et l’humilité  peuvent seulement convertir notre cœur. Dans un monde plein de compétition, un monde où l’argent et le pouvoir ont une place prédominante, nous avons tendance à rendre notre cœur exigeant, à le fermer aux autres.

Pour nous rassurer et pour combler cette peur intime du regard des autres, nous avons tendance à rechercher le pouvoir et la richesse, qui nous assureront, le croyons nous,  le respect des autres. Devant cela, la douceur et l’humilité de Jésus sont la solution.

Vous qui peinez sous le poids du fardeau est l’image de la soumission, de l’obéissance. Jésus promet le soulagement, le repos et il en rappelle ici la condition de cette délivrance : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples !

« Après avoir promis un repos heureux aux pauvres consciences misérablement travaillées, il admoneste qu’il est leur libérateur à cette condition qu’elles se rangent sous son joug. » Calvin.

Qu’est-ce que se charger du joug de Jésus ? Les mots qui suivent l’indiquent : c’est être instruit par sa parole, son exemple, vivre de sa vie, être son disciple. Nous devons entrer dans cette voie sans hésiter parce que le Christ est doux, et humble de cœur.

Ce motif peut être entendu de deux manières, soit comme un encouragement : ne craignez pas de vous mettre à mon école, je suis plein de support, de patience, mon joug n’est pas difficile à porter ; soit comme indication du seul moyen de se charger de son joug, qui est d’apprendre de Jésus la douceur et l’humilité qu’il avait lui-même. Pour les orgueilleux qui cherchent leur propre justice, ce joug sera intolérable, il ne sera facile à porter.

La souffrance est un mystère pour nous. Nous avons tous peur de la souffrance, et devant la souffrance des autres, et spécialement des personnes que nous aimons, nous ne comprenons pas, et nous pouvons même nous révolter.

Cependant la souffrance peut parfois nous aider à nous rapprocher de Dieu. Devant ce mystère de la souffrance, nous nous trouvons face à face avec notre impuissance, avec notre faiblesse. Nous nous trouvons aussi avec le besoin de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui puisse nous venir en aide. Et cela peut être un chemin vers Dieu.

  Croyons-nous être suffisamment fort au point de ne jamais avoir besoin de personne ? Devant notre faiblesse, Jésus nous lance son appel : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau »

La pupille se dilate dans la nuit et finit par y trouver du jour, de même que l’âme se dilate dans le malheur et finit par y trouver Dieu.  (Victor Hugo)

Apprenons à partager le joug des autres, pour le rendre plus facile. C’est dans le partage, dans l’amour du prochain, dans la douceur et l’humilité que se trouve la réponse aux difficultés qui viennent tout au long de notre vie.

Complément

◊ Catéchèse  →    Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau (Mt 11, 28a)

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