L’envoi en mission

Posté par diaconos le 29 avril 2008

Chacun des évangiles s’achève , chacun à sa manière, sur un envoi en mission des disciples :

  • 19 Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; 20 et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20)

  • 15i Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. (Mc 16,15-16)

  • 45 Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures. 46 Il conclut : « C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, 47 et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. 48 C’est vous qui en êtes les témoins” (Lc 24, 45-48)

  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 22 Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.23 Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » (Jn 20, 21-23)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Faire des disciples de toutes les nations : Jésus connaissait ses disciples et ceux-ci connaissaient leur maître dans le partage de la vie de chaque jour. C’est encore vrai aujourd’hui : l’évangélisation présuppose le partage entre les personnes. Évangéliser, c’est aider quelqu’un à approfondir ses expériences passées jusqu’au moment où il reconnaîtra en Jésus, en sa mort sur la croix et en sa résurrection, la vérité qui illumine sa propre vie. Dans le livre des actes des apôtres, Luc suggère qu’avec la Pâque de Jésus s’ouvre une nouvelle étape de l’histoire du salut, celle où les apôtres et la famille des disciples de Jésus ont à porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1,8).

La présence de femmes dans cette assemblée (Ac 1, 14) souligne que la mission de témoigner leur est aussi confiée ; c’est à ce petit groupe que Jésus confia la mission la plus extraordinaire : proclamer que Jésus est le Sauveur du monde. C’est une tâche ardue pour ces gens et ils le savent bien. Voilà la raison de leur présence en ce lieu où ils attendent dans la confiance et la prière la venue du souffle de Dieu, promis par le Christ, qui peut seul les emporter jusqu’aux extrémités de la terre.

Jésus envoie chacun de nous en mission, comme il a envoyé ses disciples, pour travailler à l’établissement de son Royaume. “Allez, donc, et faites des disciples de toutes les nations !” est une mission confiée à toute personne incorporée à l’Église par le baptême. Ces mots sont donc adressés à vous et à moi ! Nous sommes les mains du Christ, ses pieds, sa voix : “Devenez les mains du Christ transmettant son action de Fils de Dieu, se mettant au service. » (Benoît XVI)

Ouvrons nos mains au Christ, qu’elles deviennent les siennes dans le monde actuel : pour servir et non pour dominer, pour accueillir et non pour exclure, pour secourir et non abandonner… . Prions pour nos mains : qu’elles soient celles du Christ, tendues vers le malheureux, le malade et l’enfant, qu’elles prennent à bras le corps les croix de vos frères, de ceux qui trébuchent sur les chemins du doute et de l’abandon de la foi.
Michel.

Publié dans conversion, Disciples de Jésus, Histoire du Salut, L'Église, Religion | Pas de Commentaire »

La prière de Jésus

Posté par diaconos le 27 avril 2008

Textes bibliques, cliquez ici → Lire ici

Homélie pour le septième dimanche de Pâques, année A

Auteur : Père Jean Compazieu, paroisse saint Vincent du Vallon, France
Site du Père Compazieu : http://dimancheprochain.over-blog.com/

 

Cet évangile nous parle de la prière de Jésus. C’est pour nous, chrétiens d’aujourd’hui, l’occasion de nous interroger sur la nôtre : Est-ce que nous prions ? Comment prions-nous ? Si nous faisions un sondage autour de nous, nous aurions un éventail de réponses très diverses. Certains nous parleraient de rencontres fréquentes ou occasionnelles. Pour d’autres, c’est le désert total. En lisant cet évangile, nous sommes témoins de la prière de Jésus : C’est au moment où il va « passer de ce monde à son Père ». Prenons le temps d’accueillir ces paroles car elles sont celles de la Vie éternelle.

La prière est communion : « Tout ce qui est à toi est à moi, comme tout ce qui est à moi est à toi. » Jésus est en totale communion avec son Père. L’ensemble de sa prière laisse apparaître ce partage d’être, d’amour et de vie, de volonté et de projet entre le Fils et le Père. Non seulement, ils sont présents l’un à l’autre, mais dans une communion éternelle qui les lie l’un à l’autre : « Tu es en moi et moi en toi. » Tout au long des évangiles, nous voyons Jésus passer des nuits à prier le Père. Sa prière était une adhésion aimante à la volonté du Père : « Que ta volonté soit faite et non la mienne » dira-t-il à Gethsémani.
« Le Père et moi, nous sommes un » nous dit encore Jésus. Cette union surpasse tout ce que nous pouvons imaginer et vivre à notre niveau. Elle nous dit toute l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes vraiment éblouis. En regard de celle du Christ, notre prière est bien faible et bien limitée. Elle n’est souvent que des mots enchaînés distraitement et rapidement sans réelle communication avec le Seigneur. Aujourd’hui, l’évangile nous rappelle que la prière est communion avec Dieu, parfois dans le silence. Elle est aussi communion fraternelle avec tous les priants et aussi avec tous ceux que nous voulons porter au Seigneur. Celui qui a découvert ce contact intérieur avec Dieu et ses frères connaît le bonheur de prier. Comme toute expérience profonde, c’est un bonheur difficile à exprimer et à partager. Mais il est réel.

La prière est action de grâce : Jésus est sur le point de passer de ce monde à son Père. Il présente en quelque sorte le bilan de sa mission. Sa mort sur la croix ne sera pas son échec mais son élévation, son entrée dans la gloire. Dans sa prière, Jésus laisse éclater sa joie d’avoir accompli l’amour du Père pour le monde : « Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée. » La gloire dont il est question ici n’a rien à voir avec les fastes et les honneurs de notre monde. Dans la bible, ce mot est synonyme de poids, de constance, de valeur et de présence à soi-même et au monde. Jésus a rendu Dieu présent en agissant sur la terre. Par le Fils, le Père a vraiment donné toute la mesure de son amour.
« J’ai fait connaître ton nom aux hommes » dit Jésus. Ce « Nom », c’est Dieu lui-même. Jésus a révélé le Père au monde par le témoignage de sa parole et par son action. Nous le voyons auprès des pécheurs, des malades, des pauvres et des exclus de toutes sortes. En accueillant ce message, ils ont accueilli celui qui en était le porteur : « Ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé » dit Jésus.
Au moment le plus dramatique, le Christ veut partager à ses disciples la joie d’avoir accompli sa mission. La prière est « Eucharistie » c’est-à-dire action de grâce. Trop souvent, notre prière n’est que plainte, cri ou requête. On en vient à oublier que sa plus belle expression c’est l’action de grâce. La qualité de la prière commence là. Nous disons un merci à Dieu pour les dons qu’il nous a faits. Nous suivons l’exemple de Jésus qui rendait grâce avant de demander.

La prière est confiance : Au soir du Jeudi saint, Jésus prie le Père de le glorifier c’est-à-dire d’apporter par sa résurrection la preuve suprême de son amour. Dans sa prière, il pense surtout à ses disciples. Il sait combien leur tâche sera risquée dans le monde et il veut les protéger. Leur fidélité sera sans cesse mise à l’épreuve. Sa grande préoccupation, c’est qu’ils restent unis. Il prie pour eux mais aussi pour tous les disciples de tous les temps. Chacun de nous peut dire : « Ce soir-là, le Christ a prié pour moi ».

En ce dimanche, nous nous unissons à la prière de demande de Jésus. Lui-même nous y invite : « Demandez et vous recevrez. » Mais l’important c’est que notre prière soit ajustée au projet de Dieu. Si Jésus nous demande d’insister ce n’est pas pour changer Dieu mais pour nous transformer et nous rendre accueillants pour recevoir le don de l’Esprit Saint.La 1ère lecture nous montre la prière des apôtres au cours de leur retraite avant la Pentecôte. Ils sont au Cénacle en compagnie de Marie, la mère de Jésus. On ne peut rêver plus bel accompagnement. Jésus nous donne sa maman pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à Marie, elle accourt. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour nous apprendre à connaître et aimer Jésus.
D’après diverses sources

Publié dans Homélies, Prières, Religion, Temps pascal | 1 Commentaire »

Solennité de l’Ascension du Seigneur

Posté par diaconos le 26 avril 2008

Luc, disciple de Jésus, rappelle à Théophile, son disciple, qu’il a exposé dans son évangile les actes et les enseignements de Jésus jusqu’au jour où il fut enlevé après avoir donné des ordres à ses apôtres et les avoir convaincus qu’il était vivant en leur apparaissant pendant quarante jours. L'Ascension de Jésus, quarante jours après Pâques (Ac 1-3.) Depuis le quatrième siècle, l’Église a fixé la fête de l’Ascension du Seigneur au quarantième jour après la fête de Pâques. Le nom de cette fête vient du latin « ascendere » qui correspond au verbe « monter » et trouve son origine dans ce passage de l’évangile selon saint Luc, au chapitre 24, verset 52 : « Tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il monta au ciel. » Au jour de l’ascension, les anges ont dit aux apôtres : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel » (Ac 1, 11)

Puisse cette certitude de notre foi que le Christ est près de Dieu nous remplir de joie. Joie de la victoire de Jésus sur la mort et sur le péché. En son nom, le pardon des péchés est une réalité pour tous. Joie aussi d’être appelés à devenir les témoins de cette victoire que Jésus veut faire partager par tous. Joie également de savoir que Jésus nous donne chaque jour l’Esprit de force qu’il nous a promis :  » Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité. » (Jn 14, 15-21). Faisons l’expérience de la présence de l’Esprit comme un défenseur à nos côtés dans nos moments de tristesse, de découragements, de tentation.

 

Illustration de Peter Schnorr (1862-1912)

Prions

Loué sois-tu, Seigneur de gloire ! Pendant quarante jours , tu t’es montré vivant à tes disciples , dissipe mes doutes et renforce ma foi, je t »en supplie ! Christ ressuscité, donne-moi la force de marcher avec confiance à tes côtés et de progresser dans l’espérance. Donne-moi de te faire vivre à travers moi, d’être à ton image. Donne-moi d’être attentif aux signes de ta présence dans ce monde. Avant de quitter tes disciples, tu leur as promis l’Esprit saint pour qu’ils annoncent l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Fortifie mon témoignage.
Notre Père…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Visitez dans la colonne de gauche sous le titre « Pour les enfants » les liens qui y sont mentionnés. Ces liens aideront les parents, les assistants paroissiaux, les enseignants, les catéchistes * Les textes sont en  français courant, à la portée de tous. Bonne découverte.

Michel

Publié dans fêtes religieuses, Foi, Prières, Religion | Pas de Commentaire »

Le jour du Seigneur

Posté par diaconos le 26 avril 2008

Jésus est ressuscité d’entre les morts, le premier jour de la semaine (Mc 16, 1). En tant que premier jour, le jour de la Résurrection rappelle la première création. Il est devenu pour les chrétiens le premier jour de tous les jours, la première de toutes les fêtes, le jour du Seigneur (dies dominica), le dimanche.

La célébration dominicale du jour et de l’eucharistie du Seigneur est au coeur de la vie de l’Église. « Le dimanche où, de par la tradition apostolique, est célébré le mystère pascal, doit être observé dans l’Église toute entière comme le principal jour de fête de précepte. » ( Codex Iuris Canonici, canon 1246)

Cette pratique de l’assemblée dominicale dans des lieux de culte date des débuts de l’âge apostolique : « Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. » (Ac 2, 42). L’épître aux Hébreux rappelle :  » Ne désertez pas votre propre assemblée comme quelques-uns ont coutume de le faire ; mais encouragez-vous mutuellement. » (He 10,25).

Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que le dimanche et les autres jours de fête de précepte (Noël, Épiphanie, Ascension, Immaculée Conception, Assomption, Toussaint), les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe (La vie dans le Christ : article n° 2192), à moins d’en être excusés pour une raison sérieuse (par exemple la maladie, le soins des nourrissons ou en être dispensés par leur curé (Codex Iuris Canonici, canon 1245). Ceux et celles qui délibérément manquent à cette obligation commettent un péché grave (Catéchisme, article 2181).

Pourquoi aller à la messe du dimanche ? L’assistance à la messe dominicale est-elle une obligation ? L’Eucharistie est-elle nécessaire ? Cliquez sur ce lien → messe du dimanche et eucharistie (cybercuré) , pour découvrir le site oecuménique et interreligieux du diocèse de Nanterre

Michel

Publié dans fêtes religieuses, L'Église, Messages, Paroisses | 2 Commentaires »

123456
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS