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Fête du Saint Sacrement

Posté par diaconos le 21 mai 2008

Auteur : Père Jean Compazieu, paroisse saint Vincent du Vallon, France

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Ce dimanche c’est la fête de l’Eucharistie. A cette occasion, cela vaut la peine de se demander pourquoi nous allons à la messe le dimanche. Les réponses des uns et des autres peuvent varier mais elles se rejoignent. Nous pensons en particulier qu’il est important de retrouver nos frères chrétiens. Un agriculteur qui vit dans une ferme isolée me disait que s’il n’allait pas à la messe le dimanche, il ne verrait personne. Nous avons besoin de faire communauté avec ceux qui se rassemblent à l’église et les autres ont besoin de notre présence et de notre prière. C’est une manière de montrer que nous sommes solidaires les uns des autres.

Un deuxième temps fort de la messe, c’est celui de la Parole. Nous écoutons le Seigneur qui nous parle par la Bible et par l’homélie. Chaque fois que nous lisons un texte biblique, c’est Dieu qui nous parle. Chaque semaine, il a quelque chose de nouveau à nous dire. Rappelons-nous les disciples d’Emmaüs. Il leur a fallu ce temps de la Parole de Jésus sur la route pour qu’ils aient le cœur brûlant. La Parole de Dieu c’est comme un feu, le feu de l’amour passionné de Dieu, qui ne demande qu’à embraser le monde.

Et puis, bien sûr, nous avons le temps de l’Eucharistie, celui de l’Action de grâce. Nous nous unissons au sacrifice du Christ et à sa prière. Quand nous allons communier, c’est son Corps que nous recevons. Nous en avons besoin pour reprendre courage et continuer notre route. Certains estiment qu’ils peuvent très bien prier sans aller à la messe le dimanche. Ils oublient une chose : c’est que leur prière est prise en compte dans la messe. Toutes nos prières personnelles, toutes nos célébrations convergent vers l’Eucharistie.

La première lecture nous a rappelé la longue marche du peuple d’Israël à travers le désert. Dans la Bible, le désert c’est la terre que Dieu n’a pas bénie. On y souffre de la chaleur brûlante le jour et du froid piquant la nuit. Le peuple d’Israël a vécu une autre expérience du désert. C’est le lieu et le temps de la longue marche vers la Terre promise. Dieu a voulu que son peuple naisse au désert, là où la foi est exigeante. Quand le doute affaiblit la foi de ce peuple, Dieu fait éclater sa miséricorde : il lui donne l’eau, la manne, le serpent de bronze et finalement l’entrée dans la terre promise. Le désert apparaîtra comme le temps idéal de l’alliance entre Dieu et son peuple. C’est une expérience unique que Jésus a voulu connaître.

Notre vie quotidienne ressemble souvent à une traversée du désert avec nos problèmes, nos fatigues et nos responsabilités diverses. Notre vie est marquée par des épreuves, des souffrances parfois très lourdes. Nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous pousser à aller de l’avant. Nous pouvons compter sur lui pour nous accompagner et nous redonner force et courage sur le chemin qui conduit à lui. Son amour nous est acquis une fois pour toutes et rien ne peut nous en séparer.

Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul rappelle le sens du repas Eucharistique. Ce pain que nous rompons va nous être partagé. Il est le moyen à la fois familier et prodigieux qui permet de maintenir vivante la présence du Christ parmi nous. Nous en recevons la vie, par l’Esprit Saint, au plus profond de nous-mêmes. A la consécration, le prêtre dit : « Prenez et mangez-en tous, Ceci est mon corps… » Et nous croyons qu’à partir de ce moment-là se réalise la présence du Christ ressuscité sous les apparences du pain consacré. A la communion, nous venons nous nourrir de la présence vivante de Jésus en recevant l’hostie.

Mais si nous réfléchissons un peu, nous découvrons que Jésus ne veut pas seulement se rendre présent dans l’hostie consacrée mais en chacun de nous. C’est nous-mêmes qu’il veut transformer en nous donnant le pain venu du ciel. Il veut faire de nous des enfants de Dieu à l’image de ce qu’il est lui-même. Il veut nous remplir de sa vie pour que nous aimions comme lui, dans l’amour et le don de nous-mêmes aux autres, dans l’accueil et le pardon, dans le partage et l’amitié à l’égard de tous, comme lui. Il veut nous remplir de sa présence pour que nous devenions d’autres Christ. Tout au long de sa vie terrestre, Jésus a fait la joie de son Père. Il vient à nous pour que nous aussi nous fassions la joie de Dieu en vivant comme lui.

Dans l’évangile, saint Jean nous dit que Jésus donne sa « chair » pour que le monde ait la vie. La volonté du Christ c’est que nous vivions. C’est la chair de Jésus ressuscité qui nous est donné pour que nous ayons la vie. En mangeant le pain de vie nous préparons notre résurrection. C’est toute notre vie qui est invitée à faire corps avec le Christ, à être dès aujourd’hui transformée par lui.

Chacun de nous peut se poser la question : le sacrement de l’Eucharistie répond-il vraiment à notre faim ? Ou cherchons-nous ailleurs de quoi satisfaire nos désirs ? Un prêtre missionnaire dans les montagnes du Pérou avait entrepris de gravir la côte avec des amis pour se rendre chez lui. Ils avaient décidé de s’arrêter dans une petite chapelle à mi pente pour célébrer l’Eucharistie. Quand ils y sont arrivés, une foule de gens les attendaient. Le prêtre leur demande : « Que voulez-vous ? » Ils répondent : « Nous avons faim de messe. » Nous qui avons cette chance d’avoir une Eucharistie, ne nous privons pas de ce don de Dieu. Laissons-nous envahir et transformer par lui. La messe est une affaire d’amour. Dieu ne laisse pas l’homme sur sa faim si l’homme a faim de Dieu.

Jean C. (D’après diverses sources.)

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