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« Ne craignez pas… Soyez sans crainte »

Posté par diaconos le 16 juin 2008

12ème dimanche du temps ordinaire, année A

Pour lire les textes liturgiques, cliquez sur ces mots :  Première Lecture ; Psaume ; Deuxième Lecture ; Évangile

Auteur Jean Compazieu, prêtre de l’Aveyron (France)Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

Pour comprendre cet évangile, il faut se rappeler qu’il a été écrit pour des chrétiens d’origine juive une cinquantaine d’années après la mort de Jésus. Ces juifs passés au christianisme étaient considérés comme des renégats. Aussi, on cherchait à les éliminer. Témoigner de sa foi à cette époque, c’était parfois risquer sa vie. On comprend que certains aient cherché de se faire très discrets et de ne pas élever la voix.

C’est pour eux que saint Matthieu écrit son évangile. Il leur rappelle les paroles de Jésus qui invitent à l’audace et au courage : « Ne craignez pas… Soyez sans crainte », leur dit-il. Cette expression, nous la retrouvons 366 fois dans la Bible, une fois par jour pour une année bissextile. Chaque matin, en se levant, le chrétien peut lui aussi se dire : « Ne crains pas. » A ce moment là, il peut aller joyeusement témoigner de l’Évangile.

C’est en regardant vers le Christ lui-même que nous comprenons mieux toute la portée et les exigences de ce message : il n’a jamais eu peur d’affronter les autorités religieuses qui étaient opposées à son message de vérité et de miséricorde. Il est allé vers Zachée, il a accueilli les lépreux et les pécheurs publics qu’il fallait éviter. Il a pardonné les péchés. On peut dire que Jésus a vécu dangereusement. Tous ces risques il les a acceptés pour rester fidèle à sa mission jusqu’au bout.

Alors, Jésus prévient ses disciples : Eux aussi connaîtront des tempêtes. Quand Matthieu écrit son évangile, les chrétiens sont effectivement persécutés. C’est pour eux qu’il écrit ce message d’espérance et aussi pour chacun de nous aujourd’hui : « N’ayez pas peur… Ne craignez pas… Soyez sans crainte… Je suis avec vous. Les hommes les plus mal intentionnés ne peuvent atteindre l’âme ; Dieu n’abandonne pas ses enfants. Comme le dit saint Paul : « Rien ne peut nous séparer de son amour. »

Le Christ compte sur la fermeté de notre foi et de notre confiance. Dans notre monde d’aujourd’hui, les causes d’inquiétude ne manquent pas. Un jour, un de mes amis m’a appelé pour reprendre contact. Il me disait qu’il travaillait dans un pays où il est dangereux de s’affirmer chrétien, d’avoir une Bible dans ses bagages, de porter une croix ou une médaille. Aujourd’hui encore, des chrétiens continuent à être persécutés. Ailleurs, ils sont affrontés aux moqueries ou à l’indifférence. Pensons à la peur de passer pour des rétrogrades et des marginaux. Nous pouvons avoir peur du regard et du jugement de ceux qui nous entourent. Les jeunes qui sont en collège et qui vont à l’aumônerie en savent quelque chose.

Alors Jésus nous prévient : nous n’avons pas à craindre ceux qui peuvent tuer le corps : le vrai danger c’est celui qui peut tuer notre dynamisme et notre confiance, celui qui nous fait perdre notre dignité, celui qui nous fait douter de nous-mêmes et de l’amour de Dieu. Mais, nous dit Jésus, ce n’est pas le moment de chanceler ; le mal n’aura pas le dernier mot. Le Christ veut nous associer tous à sa victoire sur le péché et la mort.

Cette bonne nouvelle, il nous faut l’annoncer avec courage. Nous l’accueillons dans le secret de notre coeur pour la proclamer sur les toits, sur les places publiques. Les chrétiens d’aujourd’hui s’organisent pour la relayer à la radio, la télé, la presse, l’Internet et tous les médias. Le Christ compte sur l’engagement personnel de tous les baptisés pour faire retentir son Evangile dans tous les milieux de vie. Personne ne peut le faire à leur place.

La troisième invitation que Jésus adresse à ses disciples est absolument essentielle : c’est un appel à nous compromettre sans réticence pour lui, un appel à ne pas avoir peur d’affirmer notre foi, même en milieu indifférent ou hostile. Cela n’est jamais facile de vivre en chrétien. Mais nous ne devons pas avoir peur d’être fidèles à nos convictions. Le Christ est avec nous. Nous pouvons le rejoindre dans la prière, l’accueil de sa parole et l’Eucharistie. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Alors n’ayons pas peur de montrer que nous sommes ses disciples et que nous voulons lui être fidèles.

Bien sûr, nous pensons tous être du bon côté, celui des amis de Jésus. Mais quand il s’agit de prendre position contre l’injustice ou l’intolérance, qu’en est-il ? Etre solidaire du Christ, ce n’est pas seulement des mots, des belles paroles. N’oublions pas qu’il est présent en celui qui souffre de la faim, de l’exclusion, de l’injustice, de la violence. Etre solidaire du Christ et se prononcer pour lui, c’est aussi le reconnaître en chacun d’eux et agir en conséquence.

Oui laissons-nous interpeller par cet évangile qui est un appel à la confiance. En cette saison, nous accueillons des enfants pour le baptême, la première communion ou la profession de foi. Ils ont besoin du témoignage d’adultes courageux qui n’ont pas peur de témoigner de l’espérance qui les anime, de la certitude d’être sauvés. Que l’Esprit de Dieu nous donne force et courage pour rester fidèles à notre foi.
Jean C. (D’après diverses sources)

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