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Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe (Mt 13, 24-43)

Posté par diaconos le 5 juillet 2008

Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe

Les disciples demandèrent à Jésus : « Explique nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ.»  (Mt 13,36b) Cette question demeure aussi la nôtre. La question du Mal est la plus grande de toutes pour toute personne qui réfléchit. Pourquoi y a-t-il du Mal dans le monde ? Pourquoi certaines personnes  choisissent de faire le mal ? Répondent au bien par le mal ?

Le mal étant ici défini surtout par la jalousie et la division, les auteurs de scandales, par ceux et par celles qui font tomber les autres… Cet Évangile peut nous choquer : il y a un ennemi et il est actif ; il y a une fournaise et on y pleure. Cette ivraie peut effectivement faire que le bon grain pousse mal ou même ne pousse pas du tout. Jésus n’impose pas une réponse, il propose  trois paraboles…

Le bien et le mal seront mélangés jusqu’à la fin du monde. Dans chaque personne, dans les institutions et même dans l’Église, on trouvera toujours à la fois le bien et le mal. Dans mon coeur et dans  chaque personne que je rencontre ou avec qui  je vis, il y a les deux… du bon et du moins bon. Dieu  Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herberespecte les personnes. Il sait que la tentation est souvent plus forte que leurs bonnes intentions et que les gens  ont besoin de temps pour trouver et choisir le bien.

« Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.  Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.«  (Mt 13,24-25). Dans ce verset, le champ représente  le monde et il y a deux semeurs : l’un a semé en plein jour et l’autre a semé pendant la nuit. Sur les pas du semeur (Jésus), son ennemi (le démon) s’est glissé de nuit pour répandre l’ivraie.  La mauvaise herbe (l’ivraie), c’est l’oubli de Dieu, de l’Amour, au fil des jours.

Le démon ne se montre pas, il agit par le désespoir, par le doute du soir. C’est comme ça qu’il procède.   Jésus nous suggère que le mal, en nous et dans les autres n’est pas notre vrai visage, qu’il se glisse, à notre insu, pendant des moments d’inconscience ou d’inattention. C’est la manière ordinaire du démon de mêler le mensonge avec la vérité, afin que sous le masque de la vraisemblance, l’erreur passe pour la vérité même, et qu’elle trompe ceux et celles qui sont faciles à séduire.

C’est pour ce motif que  Jésus ne marque pas dans cette semence de l’ennemi, d’autre mauvais grain que l’ivraie qui est fort semblable au froment. Jésus nous apprend comment le démon s’y prend pour surprendre les âmes. Oui, l’ivraie fait partie du champ de blé et du champ de nos cœurs. Il faut apprendre à vivre avec elle, en nous et autour de nous, et ne pas perdre cœur. Car la graine minuscule deviendra arbre (deuxième parabole), et la pincée de levure gonflera la pâte du monde (troisième parabole).

« Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.  Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’   Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent :’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’   Il répond : ‘Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps.  » (Mt 13, 26-29) Dans ces versets, les paroles de Jésus nous invitent  à la patience, et à l’espérance. Nous voulons  toujours récolter. Tout, tout de suite  ! Et avant de le faire, nous voulons enlever les mauvaises herbes. Mais Jésus dit : « Attendez. Ne coupez pas tout de suite les mauvaises herbes ; on ne sait pas : on peut très bien confondre le bon grain avec les mauvaises herbes. »

Jésus met en garde contre la précipitation de ceux  et de celles qui voudraient s’y attaquer. Il accepte dans son Église le mélange des bons et des mauvais. Il va jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il est, lui, pour la méthode des petits pas. Il est patient et prudent. Il aime le cœur de chaque personne où le bon grain et l’ivraie se livrent à une lutte sans merci.

Au cœur du monde en proie à ses luttes et à ses déchirements, le Fils de Dieu a été enfoui, broyé comme le grain. Dieu sait le contraste entre la petitesse de ce grain enfoui et l’ampleur de la moisson finale. Il a hâte de voir le Royaume parvenu à sa pleine maturité. Mais sa délicatesse à l’égard du monde fragilisé par le péché le rend radicalement patient : « Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence,Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe (Mt 13, 24-43) dans Catéchèse blanctu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement » (Sg 12, 18)

Mais au temps de la moisson, Jésus dira aux moissonneurs : « Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en botte pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier » (Mt 13, 30b) Nous voilà bien avertis : nous ne verrons qu’à la fin, à la moisson (au jour du jugement), les fruits réels de ce que nous aurons essayé de faire dans le champ du Père.

Oui il y a un juge et il y aura un jugement ; il y a une échéance et il y aura une récompense. De cela Jésus ne doute pas.

En résumé : Dans la parabole de l’ivraie, Jésus nous invite à un optimisme réaliste envers nous-mêmes et les autres. Avec patience, il nous transforme, avec lui l’ivraie peur devenir du bon grain.

Amen

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

Posté par diaconos le 5 juillet 2008

Qu’est-ce qu’une parabole dans le langage biblique ?

Le mot parabole traduit l’hébreu « mashal » (désigne, en hébreu, non seulement les Proverbes, Meshalîm, mais aussi des allégories (Isaïe 5, 1-7), des devinettes et des énigmes (Juges 14, 12), des propos dont le sens est réservé aux seuls initiés..),  qui signifie « récit symbolique destiné à faire découvrir un sens caché, « . Dans la Bible, une parabole est une histoire tirée de la vie quotidienne des gens, elle parle de leur travail, des objets qu’ils utilisent tous les jours (une lampe, du levain, une barque, un filet,…) , de leurs rêves (un trésor, des perles,…) … La parabole, comme elle est simple, parle à tout le monde. Jésus s’en sert pour  Des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger (Mt 13, 4)dire des choses importantes sur Dieu. Jésus durant son ministère public a dit beaucoup de choses de cette façon. Le monde dans lequel nous vivons est plein de symboles. En observant les gens dans leurs activités quotidiennes, Jésus voyait à travers elles, des réalités divines. Le travail des paysans par exemple, lui faisait penser à autre chose… Devinez à quoi ?

Devant une importante foule venue pour l’écouter, Jésus parla d’un semeur qui est sorti pour semer des grains. Des grains sont tombés au bord du chemin, d’autres sont tombés sur du sol pierreux, d’autres sont tombés dans les ronces et d’autres tombèrent dans de la bonne terre. Vous comprenez assez rapidement quels grains donneront de belles plantes et par la suite une belle récolte.

Il y a 2000 ans, en Galilée (pays de Jésus), certaines personnes vivaient des travaux des champs comme le  semeur de ce récit. La terre de Galilée est loin d’être partout fertile : il y a de la bonne terre, mais aussi des endroits arides où rien ne pousse et des zones broussailleuses… À cette époque, on semait à la volée et la semence tombait un peu partout… De nos jours encore, dans des régions pauvres, des gens travaillent toujours de cette manière et les récoltes sont assez médiocres.

Cette parabole nous dit aussi que Jésus sait observer ce qui se passe autour de lui et qu’il s’intéresse au travail des autres.

Les  pages proposées ci-dessous vous donneront un aperçu de la richesse du site « Idées-Caté » 

Pour une rencontre de catéchèse avec des jeunes, à partir de ce récit, cliquez sur ce lien  →   catéchèse  ; cliquez en suite sur le titre « Caté »  et dans la liste qui apparaît, dans la partie « Nouveau Testament » allez à la rubrique « Le Royaume »    et cliquez sur le titre  « parabole du semeur ».  Vous pouvez aller directement à l’article  proposé en cliquant ici   parabole du semeur  

Cliquez ici pour découvrir ce site →  Idées-Caté: plein d’idées pour le caté, la catechese, le catechisme

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Citation :  « Par la Parabole du Semeur, Jésus nous montre que sa Parole et ses sacrements sont appelés à se développer en nous, à porter du fruit. Dans la graine semée, tout est déjà là pour que l’arbre prenne racine et grandisse… mais en même temps, il est nécessaire que le terrain soit préparé, arrosé, entretenu… Comme chrétiens nous devons prendre conscience que le Seigneur, en nous donnant sa grâce, attend une réponse pleine d’amour. Notre réponse sera la vie que nous mènerons. Il y a diversité de graines  dans le champ du Seigneur…comme il y a diversité de services et d’engagements dans l’Église et dans le monde. C’est une richesse…« 

Auteur :  P. Bertrand Daud, 13, Place St-Pierre – 30130 Pont-St-Esprit (France)

Cliquez ici pour découvrir la source de cette citation →  Le Semeur  , diocèse de Nîmes (France)                                                                               

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  Pour les jeunes talents  : clique deux fois sur le croquis à droite  pour le voir plus grand ; tu peux ensuite l’enregistrer, l’imprimer et le colorier. Ce dessin est une illustration de la parabole du semeur  » Le dessin se rapporte à ce passage de l’Évangile de saint Matthieu : « Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.  » (Mt 13,4).

Michel

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