La bonté du Seigneur est pour tous.(Ps 144,9a)

Posté par diaconos le 31 août 2008

25ième dimanche du temps ordinaire                    Is 55,6-9 ; Ps 144 ; Ph 1, 20c.24.27a ; Mt 20, 1-16

Pour les lectures du jour, cliquez sur ces titres Première lecture ; Psaume 144 ; Épître ; Évangile

  La bonté du Seigneur est pour tous.

Tous les textes d’aujourd’hui nous apprennent que les chemins de Dieu ne sont pas les nôtres et qu’il ne juge pas selon nos barèmes. Cette certitude doit nous donner espoir pour nous-mêmes et indulgence pour les autres.

Dans l’Évangile de ce jour, tout commence comme une histoire réelle : nous sommes en Palestine, au premier siècle, au temps des vendanges, très tôt le matin. Les journaliers sont là, sur la place du village, attendant qu’on les embauche, au jour le jour. Pourtant, nous sommes tout de suite avertis qu’il va s’agir non pas d’une leçon sociale, mais d’une révélation sur le « Royaume des cieux ».

Avons-nous saisi qu’il ne s’agit pas d’un patron ordinaire ? On ne va pas embaucher des travailleurs une heure avant la fin du travail ! C’est insensé !

« Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? » Ils lui répondirent : « Parce que personne ne nous a embauchés. » Il leur dit : « Allez, vous aussi à ma vigne. » (Mt 20, 6)

Dans la première partie de la parabole, Jésus dépeint un patron merveilleusement bon : sans se lasser, cinq fois dans la même journée, il s’est soucié de procurer du travail, un salaire, une dignité à de pauvres hommes réduits à la misère. À chaque fois, le maître du domaine leur ordonna d’aller à sa vigne. La vigne  est à comprendre comme étant le lieu du bonheur, le lieu de l’alliance avec Dieu. Le Royaume des cieux, c’est le lieu de la bonté de Dieu, où celui-ci ne cesse de nous inviter à entrer.

« Allez à ma vigne… « Entre dans la joie de ton Maître … »  (Mt 25, 21.23)

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son Intendant : « Appelle les ouvriers et distribue le salaire en commençant par les derniers, pour finir par les premiers. »(20,8)

Ce maître étonnant veut que les premiers ouvriers engagés soient les témoins de ce qu’il va faire pour les derniers embauchés ! Tous reçurent le même salaire : une pièce d’argent !

Pourquoi ?

Par cette parabole, Jésus veut nous faire comprendre que pour Dieu, il n’y a pas de privilégiés ;  que Dieu aime toutes les personnes, et, en particulier les plus délaissés, et qu’il veut les introduire dans « sa Vigne », dans son bonheur… Il nous enseigne que Dieu répand ses bienfaits à profusion ; Dieu invite  et appelle à toute heure, à tout âge, dans toute situation….

Cette page d’Évangile nous proclame l’une des vérités essentielles de notre foi : «  Pour tous ceux qui croient, il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu… mais sont gratuitement justifiés par sa grâce : c’est l’œuvre de la Rédemption accomplie dans le Christ Jésus. » (Rm 3, 22)

Jésus est venu réaliser le projet de Dieu, annoncé par la Loi et les Prophètes. Ce salut est un don de Dieu, réalisé en Jésus  et non le fruit de l’effort humain. Cette parabole devrait redonner une grande espérance à tous ceux et à toutes celles qui ont  abandonné la foi.

« La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse pour toute ses œuvres ; Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité » (Ps 144, 9.18)

Dieu est proche de chacune de ses créatures et rien n’est jamais perdu pour Lui ! Il embauche jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard ! Souvenons-nous que Jésus ne s’est pas contenté de raconter cette histoire… . Il l’a vécue en accordant le paradis à la dernière seconde au brigand crucifié avec lui.

Amen.

lwf0004.gifMichel Houyoux, diacre permanent

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Fête de l’exaltation de la Sainte Croix.

Posté par diaconos le 29 août 2008

Croix glorieuse du Christ - source ; magnificat.caLa fête de l’exaltation de la Sainte Croix, le 14 septembre, date des premiers siècles de l’Église. C’est au lendemain de la dédicace de l’église de la Résurrection constuite à Jérusalem sur le tombeau du Christ (335) qu’est célébrée la Croix glorieuse. La croix du Christ est le trophée de sa victoire, au matin de Pâques, sur la mort. La tradition y voit aussi le signe du « Fils de l’homme » qui apparaîtra dans le ciel pour annoncer son retour. (Mt 24, 30)

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Lectures du jour, cliquez sur ces liens :  Lecture -Psaume 77Epître -   Évangile

Homélie pour la fête de la Croix Glorieuse

Nous fêtons aujourd’hui la Croix glorieuse du Christ.  Cette fête date des premiers siècles de l’Église.  église de l'exaltation de la sainte croixEn ce temps là les nations qui occupaient la Palestine ne permettaient pas aux chrétiens de vénérer l’endroit où la croix de Jésus avait été plantée, le tombeau où l’on l’avait enterré, le jardin de la Résurrection. Lorsque Constantin, empereur de Rome, se convertit au christianisme, les chrétiens purent alors retrouver la sainte Croix et bâtir, en 335, une basilique sur les lieux saints (Photo). La croix fut alors portée en triomphe.

Comment ce signe de malédiction qu’est la croix a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut pour tous ? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La douceur de l’amertume ? La joie de la souffrance ?

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». La Croix ne devient salutaire que par le poids d’amour qui s’y révèle. L’amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, réparer, donner un sens à ce qui nous semble insensé.

Vénérons cette croix sur laquelle le Fils de Dieu s’est livré pour nous dans une passion, qui passa certes par la souffrance, mais dans  une passion d’amour. Et cela, nous le contemplons dans le cœur transpercé de Jésus qui est comme un livre ouvert où se lit le message d’amour d’un Dieu qui se révèle en se livrant sans réserve. Croyons fermement en Jésus, Fils de Dieu, qui nous a aimé et s’est livré par amour pour le salut de tous.

Saint André de Crète (8ième siècle) écrivait : « C’est une chose précieuse que la Croix par ce qu’elle est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement; elle est son trophée, parce que le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le salut du monde entier. »

Dans le sacrifice du Christ se révèle l’amour infini de Dieu pour le monde (Jn 3, 16). Accueillons, dans la foi, le salut que Dieu nous offre en son Fils. Misons  tout sur  le Christ ; lui qui, bien qu’étant de condition divine, a néanmoins voulu subir la mort sur la Croix pour nous obtenir la vie éternelle. Contemplons  avec Marie et Jean, le poids d’amour qui se révèle dans le Christ qui  s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix. (2ième lecture).

Dans la blessure du cœur de Jésus nous trouvons bien plus que la simple guérison issue du serpent d’airain. (première lecture) Dans le désert de nos vies, lorsque nous regardons cette blessure d’amour de Jésus crucifié, nous y puisons le salut, la transfiguration totale de nos existences marquées par les souffrances et le péché.

La croix du Christ est devenue pour l’éternité « Croix Glorieuse ». Par elle, Jésus nous a placé définitivement là où Il est et où nul ne pourra jamais nous en arracher : au cœur du Père.

Amen.

lwf0004.gif Michel Houyoux, Diacre permanent

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Saint Jean Chrysostome, évêque et docteur de l’Église – Mémoire

Posté par diaconos le 29 août 2008

Le treize septembre, l’Église célèbre dans sa liturgie la mémoire de saint Jean le Chrysostome. Bonne fête aux Aimé et Amé dont Jean Chrysostome est le saint patron.

Jean Ier, patriarche de Constantinople (349-404), qui devait recevoir le nom de Chrysostome (Bouche d’or) en raison de ses dons exceptionnels d’orateur, avait été formé en Syrie à la rude discipline des moines. Il fut un témoin intrépide de l’Évangile, le défenseur des pauvres face au luxe insolent des riches. C’est pour cela qu’il mourut en exil.

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Extrait de l’homélie de St Jean le Chrysostome avant son départ en exil

Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, icône russe du XVIIIe siècleLes vagues sont violentes et la tempête gronde, mais nous ne craignons pas d’être engloutis par la mer, car nous sommes debout sur le roc. Que la mer se déchaîne, elle ne peut briser ce roc ;  que les flots se soulèvent, ils ne peuvent engloutir la barque de Jésus. Que craindrions-nous, dites-moi ? La mort ? Pour moi, vivre, c’est le Christ,et mourir est un avantage. L’exil ? La terre appartient au Seigneur , avec tout ce qui la remplit. La confiscation des biens? De même que nous n’avons rien apporté dans  ce monde ; et de même nous n’en pouvons rien emporter. Ce qui est redoutable dans le monde, je m’en moque ;  quant à ses faveurs, j’en ris. Je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse. Je ne crains pas la mort, je ne demande pas de vivre, si ce n’est que pour vous faire progresser.  Voilà pourquoi je vous avertis de ce qui arrive maintenant, en exhortant votre charité à la confiance.  ( Source : liturgie des Heures, tome IV,  page 978) –

Image : Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, icône russe du XVIIIe siècle – Source : Wikipedia : Jean Chrysostome

* Texte intégral de cette homélie, cliquez ici → jean_chrysostome

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Le 26 septembre 2007, place saint Pierre, Benoît XVI donna une catéchèse sur saint Jean Chrysostome.

Citation Le Pape Benoît XVI à l’Audience Générale : « Dans la Création nous trouvons l’échelle pour monter vers Dieu ». Il invite les religieux à l’austérité Dans la  »beauté de la Création » on peut voir le visage de Dieu, et donc  » la création devient presque une échelle pour monter vers Dieu, pour connaître Dieu  ». C’est ce qu’a affirmé Benoît XVI pendant l’audience générale, ce matin, Place Saint Pierre en s’arrêtant sur l’enseignement de Saint Jean Chrysostome, un des principaux pères apostoliques, qui a vécu entre le quatrième et cinquième siècle.  

Le Pape se référait à la Genèse, dans laquelle le premier pas indique que  »par la transparence de Dieu dans la création, nous pouvons percevoir, presque voir Dieu, monter vers Dieu  ».  » Ce Dieu créateur est même un Dieu de la condescendance  ».  » Nous sommes des faibles – a expliqué le Saint Père devant plus de vingt mille fidèles présents, nos yeux sont  faibles, et c’est pourquoi Dieu, dit Chrysostome, envoie à l’homme déchu et étranger, une lettre, la Sainte Écriture, de sorte que création et écriture se complètent. (source :www.vatican.va )

Pour lire le texte intégral de cette catéchèse,  cliquez ici Catéchèse de Benoît XVI, la  »beauté de la Création »

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Prière

Louons le Christ le grand prêtre pris parmi les hommes pour intervenir en notre faveur, et prions-le :

Seigneur, tu as donné à ton Église des pasteurs animés de l’esprit de l’Évangile, accorde à ton peuple la même connaissance et le même courage.

À la prière de Moïse et de tes saints pasteurs, tu as pardonné les péchés de ton peuple, que leur ontercession purifie l’Église aujourd’hui.

Tu t’es choisi des saints parmi ton peuple, et tu les as conduits par ton Esprit, donne ce même Esprit à tous les pasteurs de ton Église.

Toi, l’unique richesse des saints, ne permet pas qu’aucun homme, sauvé par ton sang, demeure loin de toi.

Toi, qui donnes la vie par la main de ses pasteurs, ne permets pas qu’aucun défunt ne se perde ; tu t’es livré pour eux, sauve-les. (Source : Liturgie des Heures, tome IV, page 1319 et 1320)

Notre Père qui est aux cieux…

Prions : Seigneur, force de ceux et de celles qui espèrent en toi, tu as donné à l’évêque Jean Chrysostome une merveilleuse éloquence et un grand courage dans les épreuves ; accorde-nous la grâce de suivre ses enseignements pour avoir la force d’imiter sa patience.

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Pour votre documentation

Michel

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Épîtres aux Thessaloniciens

Posté par diaconos le 27 août 2008

Avant propos 

 C’est en l’an cinquante que l’apôtre Paul arriva à Thessalonique, capitale de la Macédoine. Après avoir été rejeté par les juifs, il s’adressa aux païens et parvint à établir une communauté chrétienne dans cette ville. Quelques mois plus tard, il fut obligé de partir sous la pression de juifs hostiles. Son œuvre en Thessalonique est décrite dans le livre des actes des apôtres au chapitre  17. Paul  voulait retourner à Thesasalonique mais ne put le faire (1 Th 2, 18). Il envoya donc Timothée réconforter les convertis et leur dire comment il allait. Il écrivit la première épître à Corinthe, au cours de l’hiver 50-51,  pour exprimer sa gratitude lors du retour de Timothée. Cette lettre est le plus ancien texte datable  de tout le Nouveau Testament.  Sa deuxième lettre aux Thessaloniciens (son authenticité est discutée) aurait été écrite quelques mois plus tard pour expliquer le retard du retour du Christ Glorieux.

L’idée selon laquelle 2 Th aurait été rédigée par un auteur autre que Paul, dans la période post paulinienne est majoritairement admise dans l’exégèse allemande, les avis divergent sur cette question dans les exégèses anglophone et francophone. La visée de cette deuxième lettre se concentre sur la volonté de réévaluer le temps présent.

Michel

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 Les deux lettres aux Thessaloniciens.

Auteur   Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France) – Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

Après avoir quitté la ville de Philippe, Paul se rend à Thessalonique. il y demeure environ trois mois. Conformément à son habitude, il se rend à la synagogue pour y annoncer le Christ. Cette prédication n’est pas appréciée de tous. Paul rencontre de sérieuses difficultés de la part des juifs, et même des menaces sérieuses. C’est pour cette raison qu’il quitte précipitamment Thessalonique. Quelques temps plus tard, il rédige une lettre puis une seconde pour les chrétiens de cette communauté.

Les deux lettres aux Thessaloniciens sont les plus anciens écrits chrétiens. Ce sont les premières que Paul a écrites à une communauté d’Europe installée en Macédoine (Nord de la Grèce). Sylvain et Timothée sont ses coexpéditeurs. Paul s’adresse dans un style plein d’affection à cette communauté qu’il a fondée. Il veut les réconforter et les aider à faire face aux pressions dont ils sont victimes. Il cherche à soutenir leur foi, notamment dans leur attente du retour du Christ.

Les Thessaloniciens sont des gens qui ont abandonné leurs idoles. Mais ils continuent à vivre dans un univers culturel douteux. Paul veut les arracher à tous ces dangers venant du monde païen. Il exhorte la communauté à vivre fraternellement dans la sainteté.

Un thème revient souvent dans les écrits de Paul : le retour du Christ à la fin des temps. Les Thessaloniciens sont dans l’attente toute proche du jour du Seigneur. Paul les encourage sur ce sujet et les réconforte au sujet de la situation de ceux qui sont morts. Pour parler de ce retour du Seigneur, Paul emploie le terme de « Parousie » ; C’est un mot grec qui signifie « Entrée ». C’est ce mot qui était utilisé pour parler de l’entrée triomphale de l’empereur dans sa ville.

On trouve également dans ces deux lettres de Paul une première ébauche de réflexion sur le ministère de l’apôtre. Il consiste essentiellement à prêcher la Parole avec assurance et fidélité, authenticité et désintéressement.

Quelques pistes de réflexion pour éclairer notre vie chrétienne.

Chacun peut relire ces deux lettres en étant attentif aux points suivants :
Dieu a un projet d’amour : Relever toutes les réflexions qui en font état. Dieu réalise ce projet par Jésus Christ.

L’accueil de la Parole est foi, espérance et charité (Relever les verbes et les adjectifs).
La foi est l’accueil de la Parole.
L’espérance est attente
La charité : la vie chrétienne est amour et vie en Christ.

C’est l’Esprit qui consacre et sanctifie : Relevez les passages où on parle de lui.

L’Eglise est la communauté de ceux qui ont répondu à l’appel du Christ. Elle n’est pas un groupe de gens qui se choisissent mais des gens qui sont choisis par Dieu et qui ont répondu à son appel. Quelles conséquences pour nous aujourd’hui ?

Tout cela est l’œuvre de la grâce de Dieu et suscite chez les croyants l’action de grâce.

La vie chrétienne est aussi, pour le chrétien, relation avec chacune des personnes de la Sainte Trinité.

Voilà, tout n’est pas dit au sujet de ces deux lettres, loin de là. L’important c’est que nous les lisions et les relisions en essayant d’être attentifs à quelques uns de ces aspects. Les écrits de Saint Paul ont été une nourriture pour de nombreuses générations de chrétiens. Ils le seront aussi pour nous… si nous le voulons bien. Bonne lecture

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Pour lire les épîtres aux Thessaloniciens (plans, notes et commentaires) , utilisez l’outil “Nouveau Testament annoté en ligne”, colonne de gauche de cette page et pour le mode d’emploi de cet outil, cliquez sur le bouton “Mode d’emploi, c’est ici !” en haut de cette page. Merci

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