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Pour vous, qui suis-je ? – La foi de Pierre et la promesse de Jésus (Mt 16, 13-20)

Posté par diaconos le 9 août 2008

21ième dimanche du Temps Ordinaire, année A                                                                    

  Première lecture : Is 22, 19-23 Je te confierai les clefs de la maison de David 

Psaume : Ps 137, 1… Toi, le Dieu fidèle, poursuis ton oeuvre d’amour

Deuxième lecture : Rm 11, 33-36 Profondeur insondable du mystère du salut

Evangile : Mt 16, 13-20 « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux »

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 Homélie

 Pour vous, qui suis-je ?

Près de Césarée de Philippe, près des sources du Jourdain, là où la tradition fixait l’entrée de la Terre Promise…  « Jésus demandait à ses disciples : 2  » Le Fils de l’homme qui est-il, d’après ce que disent les hommes ?  » (Mt 16, 13) – Jésus pose ainsi à ses disciples la question de son identité. Qui est-il ?

« Ils répondirent :  Pour les uns, il est Jean-Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie, ou l’un des prophètes.  » (Mt 16, 14) L’opinion publique est partagée dans le détail, mais unanime sur le fond : Jésus n’est pas un homme ordinaire… ses paroles, ses gestes font de lui une personnalité religieuse exceptionnelle. On cite à son sujet les prophètes les plus prestigieux du passé. Ainsi, aujourd’hui encore, la grande majorité des hommes reconnaît en Jésus une personnalité hors du commun.

Toi, Jean-Pierre…Toi, Yves… Toi, Monique… Toi Françoise,,, que dis-tu de Jésus ? Pour toi, qui est Jésus ? Qui est pour moi le Seigneur ? Je peux me dérober en donnant une réponse de catéchisme. Mais le Seigneur me regarde dans les yeux pour que je dise vraiment qui il est pour moi.

Si nous ne l’avons pas reconnu comme notre Sauveur, envoyé par le Père… nous n’avons rien à dire, car il n’est « rien » pour nous ! Certains se disent croyants, de « grands croyants » même, mais n’ont peut-être pas compris que Dieu les voulait pierres vivantes de son Église. Pierres appuyées sur d’autre pierres, avec les apôtres pour fondations et le Christ comme pierre d’angle, pour devenir le temple saint de sa gloire.

« Prenant la parole, Simon Pierre déclara :  Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » (Mt 13, 16)

C’est Simon qui prononça les mots clés de la foi, donnant à Jésus sa dimension unique :  » Fils de Dieu vivant »

La question de Jésus – comme toute question humaine d’ailleurs – provoque un vrai face à face. Elle oblige à dire  » je » et  » tu », a exister l’un pour l’autre, l’un par l’autre. L’interrogation ne porte plus sur un savoir ; elle engage deux vies.

Pour la première fois,  Pierre vient d’affirmer en notre nom la foi pascale. Le premier parmi les apôtres, Pierre a reconnu Jésus comme le Fils du Dieu vivant. Et dès cet instant, il met une confiance indéfectible en Jésus, il est prêt à donner sa vie pour lui. Il aura un seul moment d’hésitation, le moment d’hésitation bien connu, au cours de la Passion.

De son côté, le Maître a désormais une confiance totale en son ami Pierre, une confiance telle qu’il lui répond: sur toi, “je bâtirai mon Église, et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux; tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux.” (Mt 13, 18-19)

Ainsi  Pierre est devenu le premier chef visible de l’Église dès l’instant où il a exprimé sa foi en Jésus, dès qu’il l’a reconnu comme le Fils du Dieu vivant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est un pêcheur de Galilée qui devient le premier chef de l’Église. C’est à un pêcheur de Galilée qu’est donné le pouvoir d’introduire dans l’Église ou d’en exclure. Dans un geste de confiance inouï, Jésus vient de confier à un être humain, à un simple pêcheur qui a la foi, la direction de son peuple. Et pour la suite des âges, l’Église que nous sommes, la communauté des croyants, sera ainsi confiée à un chef visible.

Il faut bien comprendre la portée du geste de Jésus. Il n’a pas donné à saint Pierre la propriété de l’Église!  La communauté des croyants appartient au Christ. C’est le Christ qui la convoque : c’est lui qui nous a convoqués ici. C’est le Christ qui la rassemble:  c’est lui qui nous a rassemblés. C’est le Christ qui la bâtit : c’est lui qui a bâti le peuple que nous sommes. C’est le Christ qui l’inspire et la dirige: c’est lui qui nous conduit.

La foi n’est pas « une croyance », c’est un attachement confiant à quelqu’un. Puis-je dire que je suis attaché à mes parents, ou à un ami, quand je refuse de tenir compte de ce qu’ils me disent. L’Église a reçu mission du Christ lui-même de nous accompagner sur les chemins du Royaume. L’Église ne nous parle pas pour nous maintenir sous son pouvoir, mais pour faire de nous des hommes libres ! Refuser de l’écouter c’est souvent se maintenir sous le pouvoir de forces obscures.

Le ministère de Pierre, voulu par Jésus, nous rappelle que la Foi est un don qui nous vient de Dieu, et que nous ne pouvons pas l’inventer à notre convenance

Puisse notre communauté chrétienne être témoin par sa foi, sa charité et son espérance, de la présence et de  l’action dans le monde du Christ Sauveur.

Amen.

   lwf0004.gif  Michel Houyoux, Diacre permanent.

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