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Origine et évolution du bréviaire : de ses origines à nos jours

Posté par diaconos le 17 septembre 2008

Le cycle quotidien qui rythme la vie humaine constitue pour le chrétien le cadre naturel de ses rencontres avec Dieu. Il est donc normal pour lui de sanctifier les principaux moments de la journée.

Les Psaumes constituent la substance de la liturgie des Heures : ils sont indissolublement Parole de Dieu et parole humaine.

La Prière des Heures c’est « la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps (l’Église), présente au Père (S.L.84)

Au début de l’ère chrétienne, le Juif pieux priait vraisemblablement trois fois par jour. Le matin au réveil et le soir au coucher du soleil, il priait Dieu selon le « Schema Israël » : « Écoute Israël… » composé de Dt 6,4-9.11.13-21 et Nb 15,41. La prière de l’après-midi réunissait les fidèles au temple ; on y récitait la « Tefilla » comportant une suite de 18 bénédictions.

Dès ses origines, l’Église a conservé les habitudes des juifs pieux. Pierre et Jean se rendent au temple pour la prière de la 9e heure (Ac 3,1). Pierre se retire sur la terrasse de sa maison pour prier à la 6e heure (Ac 10,9). La Didachè (l’enseignement des Apôtres) prescrit de prier en privé trois fois par jour le Notre Père.

Au début du IIIe siècle, la Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome recommande de prier dès le lever et avant le coucher ; il recommande aussi de marquer par la prière la 3e, la 6e et la 9e heure (mise en croix, agonie et mort de Jésus) ainsi que le milieu de la nuit.

Au IVe – Ve siècles va naître l’office de la cathédrale (sous la présidence de l’évêque) et l’office monastique. Au Moyen Age, le monachisme amplifie l’office : le psautier complet est récité chaque semaine et l’Écriture entière chaque année.

Au IXe siècle, les clercs groupés en une certaine vie commune assurent la célébration complète de l’office à la façon des moines, mais à tour de rôle ; l’Église locale est ainsi en prière à toutes les heures.

Au cours du XIIIe siècle, la vie itinérante des franciscains et des dominicains amène la récitation de l’office en privé. D’où la naissance du « Bréviaire » qui rassemble tout l’office en un seul livre pour la récitation individuelle. Il s’ensuivit une perte du sens intégral de l’office fait pour être chanté ou récité en communauté. A noter que dès leur origine, les Jésuites ont été dispensés de la célébration chorale de l’Office. Seules les cathédrales avec leur chapitre, les collégiales et les monastères continueront à célébrer les Heures de façon publique.

Depuis le Bréviaire de Pie V (1568), diverses réformes partielles se sont succédées jusqu’aux travaux plus fondamentaux menés sous Pie XII (1945-1956).

 

L’actuelle Liturgie des Heures est issues des réformes liturgiques préconisées par Vatican II. Elle vise à faire participer tout le peuple chrétien à la même grande prière liturgique, à supprimer la division entre des dévotions particulières et la prière officielle de l’Église.

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Structure de la Liturgie des Heures

Nous retrouvons cette structure dans tous les offices de la chrétienté et à chaque Heure.

  • L’hymne qui n’a qu’un rôle restreint : introduire la célébration.
  • La psalmodie : pour le dimanche les psaumes ont étés choisis pour célébrer le exprimer le mystère pascal ; pour le vendredi, ceux qui sont aptes à prophétiser la Passion ;La lecture de la Parole de Dieu, le matin et le soir est suivie de répons bref ; ils servent à assimiler la Parole reçue ou à manifester la réponse de l’assemblée.

  • Les cantiques scripturaires dont le nouveau bréviaire a porté le nombre à une quarantaine de treize qu’ils étaient auparavant sont repris à l’Ancien Testament le matin et au Nouveau Testament les soir et sont insérés dans la psalmodie. Conformément à l’usage romain, les cantiques évangéliques (Benedictus, Magnificat, Nunc dimittis) chantés après la lecture de l’Écriture, remplissent la fonction d’hymnes d’action de grâce pour le salut.
  • Les prières du matin et du soir comportent une intercession sous forme d’invocation. Alors que la grande prière de la messe part de l’Église et du monde pour aboutir à la communauté présente, les prières de l’office partent plutôt du monde concret. Le matin elles concernent le jour que l’on commence et les tâches à accomplir, le soir elles sont plus typiquement des supplications d’intercession et se terminent par le souvenir des défunts.
  • Le Pater clôture les prières du matin et du soir.

Note : L’oraison conclusive des divers offices est adaptée soit à la fête du jour, soit au temps liturgique, soit à l’heure du jour.

En conclusion : cette structure traduit bien la nature synthétique de la prière chrétienne qui comporte le double mouvement du dialogue :

  1. écoute de Dieu
  2. réponse de la foi et de la confiance.

Elle corresponde à la structure que nous retrouvons dans tous les offices de la chrétienté :

  • lecture de la parole
  • méditation dans les chants scripturaires et les psaumes
  • prière du peuple et du prêtre.

Toute liturgie intègre ces moments et ces fonctions diverses.

Publié dans Enseignement, Histoire, L'Église, Prières | 1 Commentaire »

 

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