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Église, Témoin comme Jean Baptiste

Posté par diaconos le 3 décembre 2008

Auteur : Père R. Devillers, dominicain (Belgique)

Église  Témoin  comme  Jean  Baptiste

Crise ou non, la machine commerciale est lancée: nos boîtes aux lettres débordent de publicités alléchantes, les étalages croulent sous des objets merveilleux, les restaurants affichent leurs menus gastronomiques et les agences de voyages, leurs programmes des stations de ski tandis que les diffuseurs dégoulinent du sirupeux « White Christmas » !…

Quant aux crèches de notre enfance, il faut bien chercher pour en découvrir l’une ou l’autre.

La paganisation des fêtes chrétiennes se poursuit. Que faire ?…

LA GRANDE FIGURE DE JEAN LE PRÉCURSEUR

Chaque année, la liturgie de l’Avent nous présente la haute figure de Jean le Baptiseur, le prophète qui eut la charge et l’honneur d’annoncer la venue imminente du Messie. C’est avec lui que Marc commence son livret: ce qu’il nous en dit nous aidera à accomplir notre mission chrétienne aujourd’hui.

   Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus, Christ et Fils de Dieu.

Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe:

« Voici que j’envoie mon messager devant toi pour préparer ta route. A travers le désert, une voix crie: Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route ! »

Et Jean le Baptiste parut dans le désert.

Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain en reconnaissant leurs péchés.

Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Il proclamait:  » Voici venir derrière moi Celui qui est plus puissant que moi.  Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.

Moi, je vous ai baptisés dans l’eau:   lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint« .

 1.     EN   MARGE

Jean, d’après saint Luc, était fils de prêtre: il aurait donc dû exercer le sacerdoce au temple de Jérusalem. Or Dieu l’a appelé à laisser les fastes du culte pour devenir prophète, à quitter le coeur du pays pour s’installer à la frontière. Il s’est posté au gué du fleuve Jourdain, au lieu où les esclaves hébreux, jadis, fuyant l’Égypte, arrivèrent pour pénétrer dans le pays que Dieu leur avait promis. C’est là que Jean proclama un nouvel « exode »: belles sont les cérémonies mais l’essentiel est de se convertir!

Nous aussi, citoyens de la société et citoyens du Royaume de Dieu, nous vivons à la frontière de deux mondes enchevêtrés. Partageant la vie de nos voisins, nous avons à indiquer qu’un autre monde est possible et déjà présent. Dans ce but, il est important que nous retrouvions la valeur de la solitude, du silence. C’est là, comme Jean, que nous ferons l’expérience de la Présence de Dieu, que nous puiserons la force de témoigner, le courage d’être différents. En effet, si nous, les croyants, demeurons, comme les autres,  englués dans la société telle qu’elle va, nous n’avons plus rien à dire aux hommes.

Être une Église-pont, une Église qui propose un passage, qui sollicite une démarche, qui invite à faire le pas de la nouvelle « pâque ».

2.    DANS   LA   SOBRIÉTÉ

Jean avait revêtu un manteau (comme jadis le prophète Élie) et il se contentait d’une nourriture frugale. Car comment témoigner de la venue du Royaume si l’on ne montre pas que l’on est détaché des nourritures terrestres ?

Par notre conduite, nous devons témoigner que l’homme ne sera jamais comblé par une société de consommation et qu’il ne trouvera l’achèvement de son humanité qu’en découvrant le Sauveur.

Au moment où apparaît crûment le péril mortel où nous projette la surconsommation, allons-nous enfin renoncer à cette course effrénée au confort et aux bons placements où l’homme moderne perd son âme ?

Lorsqu’il découvrit le monde occidental, Soljenitsyne criait l’urgence de nous auto-limiter: qui l’a écouté ?

Longtemps on a laissé aux moines le soin de faire « vœu de pauvreté », ce qui autorisait les laïcs à user du monde à leur aise. Il n’y a pas de christianisme à deux vitesses: en plein monde, sollicités par les tentations, responsables de la course de l’histoire, les fidèles ont à refréner leurs envies et à opter résolument pour une existence plus simple, de renoncer autant que possible à la voiture et à l’avion, d’économiser les énergies,  etc.

3.   PREPARER  LA  VENUE  D’UN  AUTRE

Ce n’est pas lÉglise qui est « la Lumière du monde » mais seul le Christ. Comme Jean, l’Église n’a pas à imposer sa présence,  à prendre toute la place mais à annoncer qu’elle ne vient que pour préparer la venue d’un Autre.

« Préparez le chemin du Seigneur: aplanissez sa route! ».

Nous alertons la société, dénonçons ses dérives, mettons le doigt sur ses perversions. Nous appelons les hommes de bonne volonté à prendre conscience des mensonges qui les égarent, les incitons à changer de comportement, leur prouvons qu’un autre avenir est possible, leur montrons par nos actes comment on prépare la venue de Dieu. Et nous-mêmes, nous commençons par « confesser nos péchés » et cherchons comment aujourd’hui « préparer la venue du Christ Seigneur »

Le croyant est le témoin d’un Autre: comme Jean et Marc, sa joie est de « commencer la Bonne Nouvelle de Jésus, Christ et Fils de Dieu » puis de s’effacer et de se taire.

4.     JESUS  VOUS  PLONGERA  DANS  L’ESPRIT – SAINT

Jean interpellait, il pressait ses auditeurs à reconnaître leurs fautes. Mais cela ne suffisait pas. Son message culminait dans la grande promesse finale: Moi je reste impuissant, je ne peux que vous faire des remontrances et des promesses… Seul CELUI QUI VIENT – Jésus –  pourra vous conduire dans la Vie de Dieu. La différence entre Lui et moi est infiniment plus grande qu’entre un maître et son esclave: « Je ne suis pas digne… »

La prédication du prophète et de l’Église, n’est que préparatoire: Jésus qui vient ensuite n’est pas simplement le prédicateur suivant. Car Lui, et Lui seul, peut accomplir ce qu’ aucun prophète, aucun roi, aucun prêtre n’a pu réaliser.

Parce qu’il est LE FILS, il peut donner l’Esprit de Dieu, faire communier l’homme à Dieu en Esprit, c’est-à-dire « diviniser » l’homme.

Devant cette vision prodigieuse de l’Évangile, que le barnum des fêtes mondaines paraît ridicule et dérisoire !     Rien ne surpasse notre vocation chrétienne !

POUR  UN  AVENT  INSPIRÉ  PAR  JEAN  LE  BAPTISTE

  • Ne pas se contenter de  cérémonies
  •  Prendre des temps de solitude, de désert, de prière.
  • Reprendre conscience de notre engagement de baptême
  • Simplifier notre mode de vie
  • Faire entendre une voix prophétique : Il y a urgence !!
  • Préparer les chemins du Seigneur: trouver des actions à accomplir.
  • Confesser nos péchés d’omission, de cupidité,
  • Annoncer dans la joie la venue du Seigneur, donner un sens à l’histoire.

Contact : Tél. et Fax :  04  /  223 51 73   -     Courriel   : r.devillers@skynet.be

HOMELIE HEBDOMADAIRE: envoi gratuit sur demande  DIAPORAMAS EVANGELIQUES : pas de nouveau n° (n° 4 à 11: envoi gratuit sur demande )

 Merci au père Devillers pour son témoignage sur ce site.

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Non, le Seigneur ne nous a pas abandonnés. (Mc 1, 1-8)

Posté par diaconos le 3 décembre 2008

Auteur : Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France) -  Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

Lectures et commentaires, c’est ici http://missel.free.fr/Annee_B/avent/2.html

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Non, le Seigneur ne nous a pas abandonnés. (Mc 1, 1-8)

Les trois lectures de ce 2ème dimanche de l’Avent sont une bonne nouvelle. Celle-ci rejoint les communautés de croyants de l’époque mais aussi celles d’aujourd’hui. Pour comprendre ces textes, il faut savoir qu’ils ont été écrits en des périodes où la situation était dramatique.

Nous avons d’abord l’un des plus beaux passages du livre d’Isaïe. Il a été écrit pour un peuple qui a tout perdu, y compris sa liberté. Israël a été déporté en exil. Il a fait l’expérience de l’abandon. Il a connu la souffrance et l’humiliation. Or voilà que Cyrus annonce aux exilés qu’ils vont pouvoir rentrer chez eux. Le prophète relit cet événement dans la foi. A ses yeux c’est le signe que Dieu a pardonné. Il n’a pas abandonné son peuple. Il est comme un père qui profiterait de n’importe quel prétexte pour rassurer et pardonner. Nous avons entendu des paroles fortes et émouvantes : « N’aie pas peur de parler, élève la voix. Tu vois bien, je suis là, tu es pardonnée. » Dieu se présente comme un berger qui rassemble son troupeau et le conduit.

Cette bonne nouvelle est annoncée aujourd’hui dans toutes les églises du monde. Elle nous dit qui est Dieu pour nous : Un Dieu plein d’amour  qui tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux. Sa tendresse est notre consolation et elle nous est toujours offerte. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner auprès de tous ceux qui souffrent et désespèrent. L’important n’est pas de parler à l’intelligence mais au cœur. Nous vivons dans un monde qui vit dans une ambiance de morosité. Les pauvres et les exclus deviennent de plus en plus nombreux. Comment faire pour que cette bonne nouvelle se réalise ?

C’est Jean Baptiste qui nous donne la réponse dans l’évangile de Marc. Aujourd’hui, nous en avons entendu le début : il nous est présenté comme le « commencement de la bonne nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu. » Lui aussi s’adresse à un peuple découragé car il souffre de l’occupation romaine. Et quand Marc écrit son évangile pour des chrétiens persécutés, beaucoup se demandent si Dieu ne les a pas abandonnés. Voilà donc une question qui revient régulièrement et qui nous rejoint un jour ou l’autre.

Le message de Marc se résume en peu de mots : Non, le Seigneur ne nous a pas abandonnés. Il vient et il nous faut lui préparer le chemin. Il ne dit pas que nous allons à lui car par nos seuls moyens nous en sommes bien incapables. C’est lui qui fait sans cesse le premier pas vers nous et qui prend l’initiative de venir à notre rencontre. Il vient nous révéler notre dignité. Avec Jésus, il est fini le temps des prophètes. Désormais, Dieu lui-même est avec nous. La condition indispensable pour qu’il puisse librement venir jusqu’à nous, c’est que nous lui préparions le chemin.

Voilà l’appel que Jean Baptiste adressait à ceux qui venaient à lui. Il les invitait à se purifier de leurs péchés. Et pour cela, il leur proposait un baptême de pénitence. Ce n’était pas le baptême chrétien mais un geste qui montrait que l’on voulait se purifier pour être prêts à accueillir Celui qui devait venir. Ce geste extérieur voulait être un signe de conversion intérieure. Aujourd’hui encore, nous entendons cet appel à nous convertir. Ce temps de l’Avent est là pour nous y aider. Nous le voyons bien : Tant de choses encombrent nos existences. Tant d’obligations et de contraintes nous emprisonnent et nous empêchent d’écouter Dieu. Nous vivons trop souvent comme si notre vie se réduisait à l’instant présent et au monde présent.

Alors, comment préparer les chemins du Seigneur ? Les moyens pour y parvenir, nous les connaissons : Reprendre la méditation des textes bibliques en particulier, cette année, l’évangile de saint Marc et les lettres de saint Paul, retrouver le chemin d’une prière plus vraie et plus longue, recevoir avant Noël le sacrement de la réconciliation ; et bien sûr, nous n’oublions pas l’Eucharistie qui est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. C’est aujourd’hui et tous les jours que le Seigneur vient à nous et nous demande de l’accueillir.

Mais dans la seconde lecture, saint Pierre nous transporte vers l’avenir. Il nous rappelle que le Seigneur reviendra. Les premiers chrétiens pensaient que c’était imminent : « Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c’est pour vous qu’il patiente : car il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir. »  Et voici la promesse : « Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. » En voilà une bonne nouvelle.

C’est de cette espérance que nous avons à témoigner. Cela commence en donnant la première place au Christ dans notre vie. Il n’est pas possible de l’annoncer aux autres si nous ne l’accueillons pas en nous. C’est vrai que notre vie est souvent un désert. Mais justement le Christ veut être présent dans nos terrains désertiques, celui des aridités, des solitudes, des pertes de repères et même parfois celui des désespérances. Mais voilà qu’en ce dimanche, une bonne nouvelle retentit : « Le désert va refleurir… On va pouvoir traverser sans danger… Il vient habiter chez nous à condition que nous soyons prêts à l’accueillir. Il est là dans l’Eucharistie que nous célébrons. Il est la source qui vient irriguer nos déserts et faire renaître ce que l’on croyait mort

D’après diverses sources

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