• Accueil
  • > Archives pour janvier 2009

Temps du Carême : célébrations communautaires

Posté par diaconos le 31 janvier 2009

Cher visiteur, ici vous est proposé cinq rencontres pour le Carême : un temps de prière et de méditation  à vivre en paroisse. Vous pouvez les utiliser telles quelles ou vous en inspirer pour faire dans votre secteur pastoral, chacune des cinq semaines du Carême, une célébration communautaire.

Vos remarques et vos suggestions sont les bienvenues. Désirez-vous partager vos préparations avec d’autres ? Elles seront publiées (références y compris). Merci.

Temps du Carême : célébrations communautaires dans Carême personnage1

Trouvez rapidement ce que vous cherchez !

Cliquez sur ces titres…

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Carême, Messages, Paroisses | Pas de Commentaire »

Bonne Nouvelle ! (Mc 1, 29-39)

Posté par diaconos le 30 janvier 2009

5ième dimanche ordinaire B  

Pour les lectures du jour  et les commentaires s’y rapportant, cliquez sur les titres ci-dessous…     

               Job 7, 1-4.6-7 ; Psaume 146 ; Ep 1 Co 9 ; Mc 1, 29-39

 Bonne Nouvelle !

 La maladie est une épreuve terrible. Elle pose des questions insolubles : « Pourquoi ce mal ? » « Pourquoi moi ? » « Qu’ai-je donc fait ? » Les récits évangéliques accordent une large place à l’action de Jésus auprès des malades et aux guérisons qu’il a opérées. Dès le début de son évangile Marc rapporte des guérisons opérées par Jésus, au commencement de son ministère. Par ces signes, Jésus inaugure le Royaume de Dieu, il inaugure sa mission d’évangélisation. . Il le dit lui-même : « Partout ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti » 108aweb.gifC’est pour sauver l’homme que le Christ est venu sur terre ; il est venu pour le guérir, le libérer, le restaurer dans sa dignité : c’est en Jésus que le salut devient possible. Oui, Jésus, redis-nous ta Bonne Nouvelle. Sauve-nous, guéris-nous et fais de nous, avec toi, des messagers.

La Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour l’homme et vient répondre à ses attentes à sa souffrance, à ses cris. (2ième lecture). Le psaume  le chante au présent : « Louez le Seigneur, c’est lui qui guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » (Psaume 146)

La Bonne Nouvelle de Jésus n’est pas un simple message de consolation ou de résignation pour les hommes. Le Christ prend la tête de ceux et de celles qui mènent croisade contre toutes les formes de souffrance. La Bonne Nouvelle de l’Évangile nous invite à aller jusqu’à voir le Christ dans l’affamé et l’étranger, le malade et le prisonnier. C’est le critère du jugement dernier. C’est une guérison qui part du cœur de chaque personne que Jésus vient accomplir et qui se traduit en conversion. Une conversion qui transforme les libérés en  libérateurs, les aveugles en guide, les endormis en messagers, les inactifs en serviteurs. 

Pécheurs rassemblés par la foi, nous voici communauté qui cherche le Christ et qui l’appelle. Comme la belle-mère de Pierre, nous sommes couchés et fiévreux, trop étrangers à la véritable vie, dans l’état fébrile de ceux et de celles qui n’écoutent pas la voix de Dieu et ne veillent pas à pratiquer ses commandements. (Dt 28, 15.22). Jésus vient nous rendre la vraie  et bonne santé et de nous engager dans le combat contre toutes les formes de souffrance.

Lorsqu’on a appris une bonne nouvelle, on a hâte de la communiquer autour de soi. C’est ce que fit Paul, pour l’évangile du Christ : « Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’évangile » dit saint Paul.  (2ième lecture) Et nous ? Sommes –nous convaincus que la même nécessité s’impose à nous ?

Osons-nous proclamer la Bonne Nouvelle ? Oserons-nous, un peu plus, nous y risquer au cours de cette semaine ? Il ne nous est pas demandé l’impossible, mais peut-être, à l’une ou l’autre occasion, pourrons-nous témoigner de notre foi en cette Bonne Nouvelle : dans notre manière de réagir face aux soucis de la vie, par notre façon de mêler ou non Dieu à  nos problèmes, par les mots de soulagement que nous saurons dire à quelqu’un qui cherche, qui doute, qui souffre ou encore par des paroles d’espérance que nous oserons dire avec respect, face à une situation difficile. Annoncer l’évangile, c’est finalement laisser transparaître la force qui nous habite.

Amen.

    lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent                               

Publié dans Homélies, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

Posté par diaconos le 30 janvier 2009

6ième dimanche ordinaire                       Lv 13, 1-2.45-46 ; Ps 101 ; 1 Co 10, 31-11,1 ; Mc 1, 40-45

Dans l’Écriture, la lèpre est une maladie symboliquement  chargée. Liée à la médisance (Nb 12), à un mauvais rapport au langage, elle nous est présentée comme la plaie  par excellence et le symbole du mal qui ronge l’homme. Pour un juif, la lèpre était un châtiment de Dieu, maladie qui faisait peur et qu’on redoutait. Aussi le livre du Lévitique lui avait consacré deux chapitres (La première lecture en donne un extrait) Ce n’est pas directement la lèpre en elle-même qui doit retenir notre méditation de ce jour, mais plutôt ce qui est en jeu dans cette rencontre de Jésus avec le lépreux. La souffrance, la foi, la demande de l’homme lépreux viennent à la rencontre de celui qui est la vie ! 

Les lèpres aujourd’hui ne manquent pas, qu’elles soient corporelles, psychologiques, sociales ou morales. Elles touchent toute personne, de la  plus pauvre à la  plus riche, dans tous les continents. Savons-nous les reconnaître ? Savons-nous nous reconnaître atteints de la maladie qui corrompt le corps, le cœur ou l’esprit ? La lèpre du cœur, c’est le péché qui nous éloigne de la relation de confiance que nous devons avoir avec Dieu et avec notre prochain et l’évangile de ce jour nous invite à nous confronter à tout ce qui détruit la vie : la nôtre, celle d’autrui ou de nos communautés. Qui peut s’en prétendre indemne ?

Prenons donc le temps, frères et sœurs,  de regarder le lépreux et de nous laisser interroger par chacun de ses gestes. Implorons le Seigneur de nous donner les mots pour exprimer ce qui nous empêche d’être pleinement nous-même, en relation avec Lui et nos semblables,  laissons- nous  nous  toucher par sa Parole et par son Esprit. Personne ne peut s’ouvrir au Christ ressuscité à notre place.  Aujourd’hui encore, le Christ ne demande qu’à nous purifier !  

Devant les lèpres d’aujourd’hui, aurons-nous la démarche du psalmiste, qui, loin de chercher le fautif, de rechercher des assurances et des sécurités, de faire valoir ses droits, se tourne vers Dieu qui peut entendre sa prière, sa plainte et lui exprimer l’acte de foi de celui qui souffre  « Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi ! Ne me cache pas ton visage le jour ou je suis en détresse» (psaume101, 2-3a).  Certain d’être entendu par Dieu, supplions-le  de se laisser approcher pour voir son visage, confions-lui notre déroute, notre détresse, tout en lui redisant notre conviction : « Tu es là pour toujours, tu regardes la terre que tu aimes, tu entends les plaintes des captifs, tu libères ceux qui devaient mourir » (psaume 101, 13a.21)

L’humilité du lépreux de l’Évangile est bien dans le type de relation que crée le Christ :

« Si tu veux… » Rien ne s’impose, mais dans la confiance réciproque tout est possible. La compréhension, la guérison, la réintégration… et Jésus va plus loin que simplement guérir par la parole. Il pose un acte, il touche le lépreux, bravant les préceptes de son peuple et de sa religion… il participe à la souffrance de l’homme, il porte avec lui son exclusion.

« Je veux ! Sois purifié !  » Jésus sauve par un geste, une parole : c’est le principe même de chaque sacrement. En ce temps d’hiver, en ces périodes troublées par les exclusions, les pandémies, les violences, sommes-nous prêts à regarder les lépreux de notre société, ici, chez nous, mais aussi dans bien des pays ? La prière, la méditation, la compassion sont une étape essentielle de notre vie chrétienne. Et puis il nous faut passer à l’action, prenant exemple sur saint Paul : «… en toutes circonstances, je tâche de m’adapter à tout le monde. » Paul nous invite à le prendre comme modèle, car son  modèle c’est le Christ. (2ième lecture)

Amen.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent 

Publié dans Homélies, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

Catéchèse : Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

Posté par diaconos le 29 janvier 2009

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc au chapitre 1

40  Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu 107cweb.gifpeux me purifier. »

41  Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »

42  A l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.

43  Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :

44  « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

45  Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés

lwf0003web.gif

Catéchèse

La lèpre  est une terrible maladie quand elle n’est pas soignée. Mais du temps de Jésus  et bien longtemps  après on la croyait très contagieuse. C’est pour cette raison que les lépreux devaient vivre en dehors des villes, loin des agglomérations. D’autre part, la lèpre à cette époque était considérée comme un châtiment de Dieu, de sorte que la religion juive considérait les lépreux impurs.

Pour bien comprendre ce récit, il convient de rappeler le cadre socio-religieux dans  lequel il s’insère, savoir les usages fixés par le code de pureté du Lévitique. Ce code forme les chapitres 11 à 15 du Lévitique (Ancien Testament). Les chapitres 13 et 14  du livre du Lévitique traitent du cas des lépreux (Loi concernant la lèpre).

 ♣ Clique sur les termes en bleu, dans le texte ci-dessus pour d’autres informations.

Le lépreux s’approche de Jésus (Mc 1, 40), sans prendre les précautions que lui impose la Loi  ( Lv 13,15-16 ) : il transgresse donc en agissant ainsi le code de pureté. Il sait bien qu’il fait courir à Jésus le risque de devenir impur à son tour. Il lui laisse le choix. Dès lors, si Jésus accède à sa demande, c’est en pleine connaissance de cause. Il deviendra impur, non par accident, mais par choix.

« Si tu le veux, tu peux me purifier » (Mc 1, 40b). Dans tout le Nouveau Testament, c’est le seul miracle dont le bénéficiaire formule sa demande de guérison en disant « Si tu le veux… »

107bweb.gifEn touchant le lépreux, Jésus devient impur à son tour. Il ponctue ce geste d’une parole :  » Je le veux ! Sois purifié ! » (Mc 1, 41) – C’est un acte délibéré de transgression du code de pureté mais c’est aussi une prise de risque.

Par le geste de Jésus, le lépreux est guéri (Mc 1, 42). À partir de ce moment, le lépreux va être réintégré dans la société. Dans la religion juive, il n’y a pas de rituels pour enlever l’impureté. Par contre, il y a un rituel (avec divers sacrifices) pour signifier la fin de l’état d’impureté.

« Attention, ne dis rien à personne. » (Mc 1, 44 a) - Jésus ne veut pas être pris pour un simple guérisseur ou exorciste car le sens de sa mission et son identité ne seront réellement dévoilés qu’à la croix : « En vérité, cet homme était Fils de Dieu », dira le centurion romain à l’expiration de Jésus (Mc 15, 39).

C’est le prêtre qui constatera que les signes de l’impureté ont disparu et ratifie donc rituellement la réintégration de la personne dans la communauté. La fin de l’état d’impureté n’est pas une guérison au sens médical du terme, mais une réhabilitation sociale et religieuse de la personne, qui retrouve ainsi toutes ses prérogatives de membre du peuple. Maintenant, tu comprends l’avertissement de Jésus au lépreux guéri (Mc 1, 43) et l’ordre qu’il lui donna :  » Va te monter au prêtre… » (Mc 1, 44b) 

lwf0003web.gif

Cette guérison est aussi mentionnée dans l’évangile de Matthieu  au chapitre  8 (versets 2 à 4) et dans celui de Luc au chapitre 5 (versets 12 à 16). Matthieu la place immédiatement après le sermon sur la montagne, tandis que Luc la met après la pêche miraculeuse.

  • Marc, Mathieu et Luc rapportent que la guérison fut immédiate (Mc 1, 42 ; Mt 8, 3 et Lc 5, 13)
    • Matthieu, au point de vue légal, dit : sa lèpre fut purifiée.
    • Luc, au point de vue humain : la lèpre le quitta.
    • Marc combine les deux pensées et dit : la lèpre le quitta, et il fut purifié.
Catéchèse :  Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45) dans Catéchèse lwf0004.vignette7

Michel Houyoux, diacre permanent


Liens externes

« Si tu veux, tu peux me purifier…  » :  clique ici pour découvrir → Guérison d’un lépreux

Jésus et le lépreux : clique ici sur ce lien → Étude biblique pour enfants Marc 1:40-45

La lèpre est une maladie infectieuse, contagieuse due au…, clique ici →  lèpre

◊  en cliquant sur les images présentées sur ce site, tu as un aperçu des ravages de la lèpre.  

Publié dans Catéchèse, Enseignement, Nouveau Testament, Temps ordinaire | 1 Commentaire »

12345
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS