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Bonne Nouvelle ! (Mc 1, 29-39)

Posté par diaconos le 30 janvier 2009

5ième dimanche ordinaire B  

Pour les lectures du jour  et les commentaires s’y rapportant, cliquez sur les titres ci-dessous…     

               Job 7, 1-4.6-7 ; Psaume 146 ; Ep 1 Co 9 ; Mc 1, 29-39

 Bonne Nouvelle !

 La maladie est une épreuve terrible. Elle pose des questions insolubles : « Pourquoi ce mal ? » « Pourquoi moi ? » « Qu’ai-je donc fait ? » Les récits évangéliques accordent une large place à l’action de Jésus auprès des malades et aux guérisons qu’il a opérées. Dès le début de son évangile Marc rapporte des guérisons opérées par Jésus, au commencement de son ministère. Par ces signes, Jésus inaugure le Royaume de Dieu, il inaugure sa mission d’évangélisation. . Il le dit lui-même : « Partout ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti » 108aweb.gifC’est pour sauver l’homme que le Christ est venu sur terre ; il est venu pour le guérir, le libérer, le restaurer dans sa dignité : c’est en Jésus que le salut devient possible. Oui, Jésus, redis-nous ta Bonne Nouvelle. Sauve-nous, guéris-nous et fais de nous, avec toi, des messagers.

La Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour l’homme et vient répondre à ses attentes à sa souffrance, à ses cris. (2ième lecture). Le psaume  le chante au présent : « Louez le Seigneur, c’est lui qui guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » (Psaume 146)

La Bonne Nouvelle de Jésus n’est pas un simple message de consolation ou de résignation pour les hommes. Le Christ prend la tête de ceux et de celles qui mènent croisade contre toutes les formes de souffrance. La Bonne Nouvelle de l’Évangile nous invite à aller jusqu’à voir le Christ dans l’affamé et l’étranger, le malade et le prisonnier. C’est le critère du jugement dernier. C’est une guérison qui part du cœur de chaque personne que Jésus vient accomplir et qui se traduit en conversion. Une conversion qui transforme les libérés en  libérateurs, les aveugles en guide, les endormis en messagers, les inactifs en serviteurs. 

Pécheurs rassemblés par la foi, nous voici communauté qui cherche le Christ et qui l’appelle. Comme la belle-mère de Pierre, nous sommes couchés et fiévreux, trop étrangers à la véritable vie, dans l’état fébrile de ceux et de celles qui n’écoutent pas la voix de Dieu et ne veillent pas à pratiquer ses commandements. (Dt 28, 15.22). Jésus vient nous rendre la vraie  et bonne santé et de nous engager dans le combat contre toutes les formes de souffrance.

Lorsqu’on a appris une bonne nouvelle, on a hâte de la communiquer autour de soi. C’est ce que fit Paul, pour l’évangile du Christ : « Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’évangile » dit saint Paul.  (2ième lecture) Et nous ? Sommes –nous convaincus que la même nécessité s’impose à nous ?

Osons-nous proclamer la Bonne Nouvelle ? Oserons-nous, un peu plus, nous y risquer au cours de cette semaine ? Il ne nous est pas demandé l’impossible, mais peut-être, à l’une ou l’autre occasion, pourrons-nous témoigner de notre foi en cette Bonne Nouvelle : dans notre manière de réagir face aux soucis de la vie, par notre façon de mêler ou non Dieu à  nos problèmes, par les mots de soulagement que nous saurons dire à quelqu’un qui cherche, qui doute, qui souffre ou encore par des paroles d’espérance que nous oserons dire avec respect, face à une situation difficile. Annoncer l’évangile, c’est finalement laisser transparaître la force qui nous habite.

Amen.

    lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent                               

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Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

Posté par diaconos le 30 janvier 2009

6ième dimanche ordinaire                       Lv 13, 1-2.45-46 ; Ps 101 ; 1 Co 10, 31-11,1 ; Mc 1, 40-45

Dans l’Écriture, la lèpre est une maladie symboliquement  chargée. Liée à la médisance (Nb 12), à un mauvais rapport au langage, elle nous est présentée comme la plaie  par excellence et le symbole du mal qui ronge l’homme. Pour un juif, la lèpre était un châtiment de Dieu, maladie qui faisait peur et qu’on redoutait. Aussi le livre du Lévitique lui avait consacré deux chapitres (La première lecture en donne un extrait) Ce n’est pas directement la lèpre en elle-même qui doit retenir notre méditation de ce jour, mais plutôt ce qui est en jeu dans cette rencontre de Jésus avec le lépreux. La souffrance, la foi, la demande de l’homme lépreux viennent à la rencontre de celui qui est la vie ! 

Les lèpres aujourd’hui ne manquent pas, qu’elles soient corporelles, psychologiques, sociales ou morales. Elles touchent toute personne, de la  plus pauvre à la  plus riche, dans tous les continents. Savons-nous les reconnaître ? Savons-nous nous reconnaître atteints de la maladie qui corrompt le corps, le cœur ou l’esprit ? La lèpre du cœur, c’est le péché qui nous éloigne de la relation de confiance que nous devons avoir avec Dieu et avec notre prochain et l’évangile de ce jour nous invite à nous confronter à tout ce qui détruit la vie : la nôtre, celle d’autrui ou de nos communautés. Qui peut s’en prétendre indemne ?

Prenons donc le temps, frères et sœurs,  de regarder le lépreux et de nous laisser interroger par chacun de ses gestes. Implorons le Seigneur de nous donner les mots pour exprimer ce qui nous empêche d’être pleinement nous-même, en relation avec Lui et nos semblables,  laissons- nous  nous  toucher par sa Parole et par son Esprit. Personne ne peut s’ouvrir au Christ ressuscité à notre place.  Aujourd’hui encore, le Christ ne demande qu’à nous purifier !  

Devant les lèpres d’aujourd’hui, aurons-nous la démarche du psalmiste, qui, loin de chercher le fautif, de rechercher des assurances et des sécurités, de faire valoir ses droits, se tourne vers Dieu qui peut entendre sa prière, sa plainte et lui exprimer l’acte de foi de celui qui souffre  « Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi ! Ne me cache pas ton visage le jour ou je suis en détresse» (psaume101, 2-3a).  Certain d’être entendu par Dieu, supplions-le  de se laisser approcher pour voir son visage, confions-lui notre déroute, notre détresse, tout en lui redisant notre conviction : « Tu es là pour toujours, tu regardes la terre que tu aimes, tu entends les plaintes des captifs, tu libères ceux qui devaient mourir » (psaume 101, 13a.21)

L’humilité du lépreux de l’Évangile est bien dans le type de relation que crée le Christ :

« Si tu veux… » Rien ne s’impose, mais dans la confiance réciproque tout est possible. La compréhension, la guérison, la réintégration… et Jésus va plus loin que simplement guérir par la parole. Il pose un acte, il touche le lépreux, bravant les préceptes de son peuple et de sa religion… il participe à la souffrance de l’homme, il porte avec lui son exclusion.

« Je veux ! Sois purifié !  » Jésus sauve par un geste, une parole : c’est le principe même de chaque sacrement. En ce temps d’hiver, en ces périodes troublées par les exclusions, les pandémies, les violences, sommes-nous prêts à regarder les lépreux de notre société, ici, chez nous, mais aussi dans bien des pays ? La prière, la méditation, la compassion sont une étape essentielle de notre vie chrétienne. Et puis il nous faut passer à l’action, prenant exemple sur saint Paul : «… en toutes circonstances, je tâche de m’adapter à tout le monde. » Paul nous invite à le prendre comme modèle, car son  modèle c’est le Christ. (2ième lecture)

Amen.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent 

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