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« Rabbi, il est heureux que nous soyons ici. » (Mc 9, 2-10)

Posté par diaconos le 16 février 2009

2ième dimanche du Carême, année B              

   Pour les lectures de cette messe et quelques commentaires, cliquez sur les liens ci-dessous…

  Gn 22, 1-18 ; Psaume 115 ; Rm 8, 31-34 ; Mc 9, 2-10

 Lumière du Christ …

Lorsque quelqu’un nous sourit, son visage change.  C’est magnifique à voir ! Comment ne pas  aimer faire sourire les autres ? Une complicité alors  s’installe, une communion, libre et vraie, fait entrevoir le bonheur.

Jésus est transfiguré et les disciples, Pierre, Jacques et Jean voient Jésus : sa lumière intérieure, son amour infini, ne cessent de jaillir de son cœur… Son corps en est irradié.  Jésus,  sur la montagne, n’était pas éclairé de l’extérieur par une lumière, c’était lui, dans son corps, qui était Lumière.

Quelle est cette lumière ? C’est le mystère même de Jésus. Élie et Moïse apparaissent dans la lumière. Sont-ils là pour confirmer aux apôtres la personne et l’œuvre de Jésus ?

La lumière extraordinaire du Christ et  la présence des plus hauts personnages de l’histoire d’Israël, donnent un bonheur prodigieux aux disciples. 

Nous comprenons alors l’exclamation de Pierre : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici. » Ils veulent construire trois tentes… Joie prodigieuse devant le projet de Dieu qui trouve maintenant son achèvement. (Mc 9, 5)

La transfiguration du Seigneur fait partie de la Bonne Nouvelle. Quand l’amour règne, il transfigure les êtres. L’amour puisé en Dieu épanouit et stimule. Il fait voir toute chose autrement par contre, sans amour ou envahi par la passion, les personnes deviennent vite dominées par la jalousie, l’avidité et  l’insatisfaction chronique. La passion durcit, aveugle et trouble le regard. Un regard qui devient blessant  et humiliant, un regard qui détruit !

L’évangéliste note « qu’il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur ». Bonheur ou frayeur ? Devant le mystère de Dieu, il y a bien ces deux sentiments. Bonheur de comprendre, bonheur de découvrir, bonheur de recevoir ce qui est le cœur du mystère de Dieu. La frayeur demeure cependant.

Pierre  ne comprend pas grand chose en ce moment extraordinaire, c’est un témoin qui n’invente rien. Il écrira plus tard : « Ce ne sont pas des fables inventées…nous l’avons vu dans tout son éclat, quand nous l’avons vu sur la sainte montagne…, nous-mêmes, nous avons entendu cette voix venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la montagne sainte : Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection » (2ième lettre de Pierre, chapitre 2, versets 16 à 18)  (1)

Voilà le cœur de la personnalité de Jésus, voilà la raison de cette irradiation de tout lui-même, la source de vie de son être : Jésus est aimé de son Père, il est son Fils, son bien-aimé.

La Transfiguration s’achève par une recommandation : ne rien dire avant la Résurrection. Jésus annonce ainsi que cet amour qui l’unit à son Père ne sera vraiment entendu, compris que lorsque la croix aura été vue. Alors tous pourront entendre, écouter, recevoir le mystère éternel de l’amour de Dieu pour tous les hommes.

(1) Nous ne savons presque rien de la vie de l’apôtre Pierre à partir du Concile de Jérusalem en l’an 49 (voir   Actes des apôtres au chapitre 15), jusqu’au moment où il écrit cette lettre de Rome, vers l’année 64, peu de temps avant sa mort. 

Amen.                                                                                         

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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