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PSAUME 21 : « SOUFFRANCES ET ESPOIR DU JUSTE »

Posté par diaconos le 18 avril 2009

PSAUME 21 : « SOUFFRANCES ET ESPOIR DU JUSTE » (1)

LES PSAUMES - PRIÈRE DE L´ÉGLISE 1    Du maître de chant. Sur la biche de l’aurore. Psaume de David

2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

3 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.

4 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !

5 C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.
6 Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n’étaient pas déçus.

7 Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.
8 Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :
9 « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

10 C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’a mis en sûreté entre ses bras.
11 A toi je fus confié dès ma naissance ;  dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

12 Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider.
13 Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m’encerclent.
14 Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

15 Je suis comme l’eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.
16 Ma vigueur a séché comme l’argile, ma langue colle à mon palais. Tu me mènes à la poussière de la mort.

17 Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ;
18 je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent.

19 Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

20 Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
21 Préserve ma vie de l’épée, arrache-moi aux griffes du chien ;
22 sauve-moi de la gueule du lion et de la corne des buffles. Tu m’as répondu !

23 Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée.

24 Vous qui le craignez, louez le Seigneur, glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob, vous tous, redoutez-le, descendants d’Israël.

25 Car il n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s’est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte.

26 Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
27 Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent : « À vous, toujours, la vie et la joie ! »

28 La terre entière se souviendra  et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui :
29 « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »

30 Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ; promis à la mort, ils plient en sa présence.

31 Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
32 On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son oeuvre !

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés -

Source de l’image, cliquez ici → http://salveregina.over-blog.com/categorie-1242057.html

(1) Ravasi, 1, pages 395 à 424 

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Ce psaume évoque la situation d’une personne qui souffre et qui a  le sentiment d’être abandonnée de tous, de Dieu comme de ses proches. Mais si elle s’en sort, elle associe spontanément les siens à son bonheur.

Ce psaume comporte trois parties bien distinctes :

  1. Une supplication (versets 2 à 22b)
  2. Une action de grâce (versets 22c à 27)
  3. Un hymne triomphal  (versets 28 à 32)

v1 : L’expression « La biche de l’aurore » désigne l’air sur lequel on chantait ce psaume.

v2 :  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?  » -  Sur la croix, Jésus a prononcé les premières paroles de ce psaume : « Eli, Eli, lamma sabachtani ?  » (Mt 27, 46 ; Mc 15, 34) Elles expriment une détresse immense mais pas le désespoir. Cette plainte est une prière à Dieu.

v3 a :  » Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas » – L’accusation est impudique, directe. C’est un reproche clair et quelque chose d’incompréhensible  Quelqu’un qui aime et a mis toute sa confiance et se trouve abandonné (apparemment), cela est incompréhensible.

versets 4 à 6 : « Toi, pourtant, tu es saint…, c’est en toi que nos pères espéraient…,  dans la douleur, le souvenir de l’amour apporte un apaisement quelle que soit la douleur présente. Ici, c’est le souvenir de cet amour et de la connaissance du Seigneur qui resurgissent.

verset 6b : « En toi ils espéraient et n’étaient pas déçus. » – Confiance est le mot qui résume les versets 4 à 6.

versets 7 et 8 – La description de la réalité  est intense, sans camouflage : c’est vraiment ce que ressent celui qui est atteint en son coeur, en son intime, dont le rêve vécu est détruit.  Toute personne qui subit cela ne peut pas se défendre. Il n’y a guère d’armes devant la méchanceté gratuite.

versets 10 à 12 -  Ces versets  prennent une forme de relation mère-enfant. Cet  écart doit  nous faire comprendre que la véritable relation doit être celle de la confiance vitale et assurée comme celle que doit prend le bébé puisqu’il n’a aucune possibilité pour vivre en autonomie.

versets 13 à 19 – À présent,  les ennemis du psalmiste surgissent et l’assaillent comme des fauves (v13a), comme des taureaux (v 13b), comme des lions (v 14). Le psalmiste compare sa plainte au rugissement du lion. Alors même que l’on n’entendrait rien au dehors, toute sa vie intérieure n’est qu’un cri, une supplication, des paroles, telles que celles que prononça Jésus en Gethsémani lorsqu’il offrit à Dieu avec de grands cris et avec larmes des prières, des supplications :  « Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé. » (He 5, 7)

versets 20 à 22b – À  la fin de la première partie de sa prière, le psalmiste reprend le thème du prologue(v 2) et du verset 12 sur l’apparente indifférence de Dieu :  » Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider. »

versets 22c et 23 :  » Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. » – Le ton de la prière change totalement : de la détresse, le psalmiste passe à la louange. Remarquez ici l’emploi de « Tu » , c’est que le fidèle, entré dans le temple, s’adresse directement à Dieu.

versets 23 à 25 – Plus la situation a été désespérée, plus aussi la gloire de Dieu éclate dans la délivrance de celui qui a tant souffert. Aussi l’effet de cette délivrance sera-t-il que Dieu sera glorifié en Israël et jusqu’au bout du monde.

La fin du psaume (versets 26 à 32) prophétise les chrétiens de toutes races qui, comme saint Paul , se tourneront vers le Seigneur.

Michel.

♣ 

Liens externes

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

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