Amis de Jésus Christ (Jn 15, 9-17)

Posté par diaconos le 25 avril 2009

Amis de Jésus Christ (Jn 15, 9-17) dans Catéchèse croix-diaconale

Michel Houyoux Diacre permanent

Les textes de la liturgie dominicale nous invitent à mieux connaître l’Écriture. Mettons-nous à l’écoute de la Parole de Dieu car c’est là que Dieu se révèle lui-même en révélant tout son amour pour tous les hommes. Oui, vraiment le Seigneur est là au cœur de nos vies et  tout comme les apôtres, nous sommes invités à le reconnaître et à l’accueillir. Chaque dimanche, il s’attache à ouvrir nos esprits à l’intelligence des Écritures (Lc 24, 45). Être ouverts à l’intelligence des Écritures, cela signifie qu’il nous faut y découvrir ce qu’elle nous dit sur Dieu, sur nous et sur le sens de notre vie. Il nous faut surtout y voir le témoignage d’une communauté de croyants.

Lire les Écritures, prier les psaumes, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à accueillir et à recevoir le Christ ; c’est comprendre en profondeur. C’est pour cela que dans toutes les familles chrétiennes, il devrait y avoir au moins un Nouveau Testament  (1) ; il est important que chacun puisse se nourrir de la Parole de Dieu. Si nous ne le faisons pas, c’est le doute qui finira par s’installer en nous. Demandons au Seigneur de nous aider dans cet effort de redécouverte de l’Écriture.

(1) Pas de Bible chez vous ? → Utilisez les outils d’étude biblique (colonne de gauche sur cette page)

Mode d’emploi Par exemple, Vous souhaitez lire la lettre aux Romains en utilisant l’outil d’étude biblique “Nouveau Testament” (sur cette page dans la colonne de gauche) : cliquez sur “Nouveau Testament annoté en ligne” ; en haut et à droite du titre “Nouveau Testament”, cliquez sur et dans la liste déroulante choisissez “Romains” , vous avez la lettre aux Romains. Dans la colonne de gauche (jaune clair), cliquez sur la rubrique qui vous intéresse par exemple 1.18 à 1.32 , dans la colonne de droite (de couleur jaune) vous avez le texte correspondant à votre requête. À la suite de cet extrait , viennent des notes et des commentaires. Vous utiliserez par la suite, la même façon de procéder pour toute autre recherche dans le Nouveau Testament.

Par contre, si vous désirez lire un passage de l’Ancien Testament : utilisez l’outil d’étude biblique “La Bible annotée”.

Étude du texte  (Jn 15, 9-17)

Ce texte se trouve dans la première partie du deuxième discours d’adieu que Jésus fit à ses disciples.

  • Ce discours comprend quatre parties

1. Je suis la vigne, produisez du fruit en moi (Jn 15, 1-17)

2. Le monde déteste Jésus et les siens (Jn 15, 18-26)

3. L’Esprit viendra (Jn 16, 1-15)

4. D’ici peu, vous ne me verrez plus (Jn 16, 16-31)

D’abord dans la parabole de la vigne, Jésus utilise une image biblique ; mais il en change le sens comme il avait fait  en parlant du bon Pasteur (Jn 10, 11-18). La vigne représentait le peuple d’Israël.  Maintenant Jésus est la vraie vigne. Il en  est le tronc d’où sortent les sarments, c’est à dire que nous  vivons par lui. L’important est que chacun de nous soit relié à Jésus par la foi, la prière et sa parole ; comme au chapitre dix du même évangile, ce sont les personnes qui comptent.

Après avoir spécifié que nous dépendons totalement de lui, Jésus répète son commandement : l’amour.

→ Pour une catéchèse sur le bon pasteur, cliquez sur la référence biblique(en bleu) ci-dessus.

  Plan du texte et notes pour chaque verset, cliquez ici →  Jn 15, 1 à 15, 17  

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 15

09i  À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
10  Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
11  Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
12  Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
13  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
14  Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
15  Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
16  Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera.
17  Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés

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Seul le Christ a fait la révolution de la charité :  « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13)

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. (Jn 15, 13)

Amis de Jésus

Les chrétiens portent ce beau titre : « Amis de Jésus ». Nous sommes ses amis parce qu’il a donné sa vie pour nous, parce qu’il nous a introduits dans le secret du projet de Dieu sur le monde, parce qu’ils nous a choisis (Jn 15, 16).

Cette amitié est le fait du grand amour du Christ pour tous. Cependant nous ne pourrions nous prévaloir de cette amitié sans en vivre les exigences, c’est à dire sans demeurer fidèles aux commandements du Père et sans accomplir la mission pour laquelle le Christ nous envoie dans le monde (Jn 15, 17).

◊  Es-tu heureux (heureuse) d’avoir été choisi (choisie) comme ami (amie) par Jésus Christ ?

◊ Travaillons à faire connaître, là où nous vivons, cette amitié du Christ pour tous. 

♣ Pour bien accomplir cette tâche, conduisons nous en amis du Christ par le témoignage de notre vie et en répondant « OUI » aux appels du Père, par un véritable amour fraternel les uns pour les autres, par une prière qui manifeste notre joie de passer du temps avec notre Ami Jésus. 

◊  ◊  ◊

  • Jésus ne s’est pas contenté de dire  « Aimez-vous les uns les autres » mais il précise :  « Comme le Père m’a aimé«  (Jn 15, 9) » Comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12).

  • L’essentiel du message chrétien se trouve dans ces paroles de Jésus et tout est dans ce mot « Comme » → Jésus nous demande de vivre ce que lui même a vécu. En vivant ainsi nous serons de vrais témoins du Christ.

    • Pourquoi ces verbes au passé : mon Père m’a aimé, je vous ai aimés ? Parce que Jésus, qui touche à la fin de sa vie, jette un regard en arrière et constate avec émotion que jamais l’amour de son Père ne lui a fait défaut (Jn  5, 20 ; Jn 8, 29 ; Jn 10, 17) et que lui-même a toujours tendrement aimé les siens. (Jn 13, 34)

Liens externes

Liturgie avec des enfants : cliquez ici → 6° dimanche de Pâques

Catéchèse : cliquez ici → Demeurez dans mon amour

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C’est quoi être chrétien ? (Jn 15, 1-8)

Posté par diaconos le 23 avril 2009

Homélie pour le cinquième dimanche de Pâques, année B

Pour les lectures bibliques, cliquez sur les titres → Ac 9, 26-31  ;  Psaume, 211 Jn 3, 18-24 ; Jn 15, 1-8

C’est quoi être chrétien ?

Avec cette page d’évangile de Jean, nous sommes au cœur même de la foi : Jésus achève d’expliquer à ses disciples ce qu’est « être son disciple »..

Jésus n’est pas seulement un guide ou un compagnon, un ami ou un frère. Il  est notre vie. Il est vivant en chacun de nous et  il nous fait vivre de sa vie divine. Il nous enseigne qu’il est la vraie vigne mais pas à lui tout seul ; il est le cep, le tronc auquel il veut rattacher tous ceux et celles  qu’il fait vivre : « Je suis la vigne, et vous, les sarments. » Nous avons dans la première lecture l’exemple de quelqu’un qui s’est laissé émonder.  Sur le chemin de Damas Paul a été dépouillé de tout et greffé sur la vraie vigne qu’était le Christ, dont il allait être l’un des sarments les plus féconds.

Nous chrétiens, nous sommes associés à lui par la foi et par le baptême. Ce que Dieu attend de nous, c’est que nous soyons un rameau vivant et porteur de fruits. Tout cela ne sera vraiment possible que si nous sommes reliés au Christ ; il y a un mot qui revient sept fois en quelques lignes, c’est le verbe « demeurer ». « Demeurez en moi ! » nous dit Jésus. Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui demeurent dans le Christ.

Alors se pose l’inévitable question : Demeurer en Jésus, oui mais comment ? Comment pouvons-nous être sûrs de le rencontrer ? Cela ne se passe pas comme avec notre voisin de quartier ou de village. On ne rencontre pas Jésus en direct mais par des intermédiaires. Nous avons  trois chemins pour cela : Celui de la Parole de Dieu, celui de la prière et des sacrements et celui de la vie quotidienne.

Le chemin de la Parole de Dieu : pour demeurer dans le Christ, il nous faut demeurer dans sa Parole. Nous devons nous  donner du temps pour l’accueillir. Cette Parole de Dieu nous est donnée par la Bible, l’Evangile, une revue, un livre religieux, une radio chrétienne ou une émission religieuse de la télévision, et  aussi par celle qui est proclamée au cours de la messe du dimanche. Est-ce que nous nous donnons du temps pour accueillir cette Parole ? 

Le deuxième chemin pour demeurer dans le Christ, c’est celui de la prière et des sacrements. Pour demeurer en sa présence, il faut lui parler et l’écouter. C’est la prière fidèle, régulière et fréquente, pas seulement une petite prière de temps en temps. Nous nous  entretenons  avec Jésus pour lui confier quelqu’un ou pour lui dire merci ou encore pour lui demander d’éclairer notre vie. La prière nous aide à rester en communion avec le Christ. Cette communion se réalise aussi par les sacrements, en particulier par l’Eucharistie : elle est source et sommet de toute vie chrétienne. Elle nous donne d’être unis au Christ, de faire corps avec lui. Nous y recevons son amour pour en vivre dans notre vie de tous les jours.

Troisième chemin, celui de la vie quotidienne : ce qui fait la valeur d’une vie, ce n’est pas les belles paroles mais l’amour mutuel, les gestes de partage, d’accueil et de solidarité.

Ne nous décourageons pas  lorsque nous avons étés infidèles, lorsque  nous nous sentons comme des sarments desséchés. Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout.  Son amour miséricordieux peut toujours nous rattacher à la vraie vigne et nous faire porter du fruit en abondance.

En résumé, ce que Jésus  nous demande, c’est d’être rattachés à lui dans toutes les situations de notre vie. Alors notre vie portera du fruit et Dieu sera fier de nous. C’est là que nous trouverons le véritable sens de notre vie.  

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent    

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« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments »(Jn 15, 1-8)

Posté par diaconos le 21 avril 2009

De l’Évangile de Jean au chapitre 15 

01i  À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
02  Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu’il en donne davantage.
03  Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
04  Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
05  Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
06  Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu’on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
07  Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez.
08  Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés

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Les conditions pour être apôtre du Christ sont lui faire totalement confiance et nous aimer les uns les autres. Les contradictions ne nous manqueront pas  plus qu’elles n’ont manqué à l’apôtre Paul, mais Dieu sera avec nous.

L’apôtre Jean, dans sa première lettre, résume tout le christianisme en cette phrase :  Voici le commandement de  Dieu : « avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu’il demeure en nous,puisqu’il nous a donné son Esprit. » (1 Jn 23-24) et dans cette page de l’Évangile, Jean nous rappelle que dans son enseignement, Jésus va droit à l’essentiel.

♣ 

Jésus nous explique qu’il y a trois sortes de sarments…

  1. D’abord les anciens sarments desséchés qui ne laissent plus passer la sève. Le mieux à faire est de les brûler au plus vite. Dans chacune de nos vies, nous trouvons toujours des moments, des attitudes, des choix, qui ont été stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur : ils nous éloignent du Seigneur.

  2. Ensuite l’on repère assez facilement une autre sorte de rameaux : les sarments à faible rendement : ils  profitent  trop peu de la sève. Ils poussent tout en bois, tout en feuilles, tout en vrilles, et souvent, de l’extérieur, ils ont belle apparence.  Mais  plus la vigne est touffue, moins elle est féconde, et au bout du compte on n’y trouvera que quelques grappes de médiocre qualité.

  3. La troisième sorte de sarments, ce sont les sarments où la sève circule librement et porte des fruits sans entraves. Ce sarment bien nourri de la sève, c’est un croyant qui demeure en Jésus et en qui Jésus peut demeurer ; c’est un croyant en qui demeure et travaille la parole de Jésus ; c’est un disciple fermement ancré dans son amour et dans le commandement de l’amour : « Aimez vous les uns et les autres comme je vous ai aimés »

 

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Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. (Jn 15, 5) »

Quand la sève circule bien, les fruits sont beaux. Quand l’amour de Dieu n’est pas pas refusé, quand sa présence est accueillie, quand on n’impose plus de délais à la charité, les fruits viennent en abondance.

Jésus insiste très fort : le lien avec lui est décisif mais n’est jamais acquis une fois pour toutes – ni par un rite ni par une inscription dans une religion ni par des mots. Seule l’obéissance, la pratique fidèle et persévérante de SA PAROLE peut nous assurer que nous  demeurons bien en lui « Le CHRIST », un vrai sarment de la Vigne

♥ 

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. (Jn 15, 8

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Prions

Seigneur Jésus, je crois que tu m’aimes et que tu désires que je partage cet amour. Je m’offre à toi aujourd’hui selon ta volonté. Je sais qu’ainsi tu produiras du fruit spirituel dans ma vie. Je t’aime, Seigneur, pour tout ce que tu m’as donné et parce que tu m’as confié ta parole à partager avec mes frères et soeurs. Seul je ne peux rien faire, mais si je m’unis à toi, tu feras des merveilles. Rends-moi généreux. Fais de moi ce que tu désires, Seigneur.

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 Liens externes

On ne peut porter du fruit tout seul : cliquez ici → Liturgie de la Parole avec les enfants

La vigne du Seigneur :  cliquez ici →  JE SUIS LA VRAIE VIGNE 

« Moi, je suis la vigne » cliquez ici →  Unis à la vigne

Catéchèse :    Moi je suis la vraie vigne… Cliquez ici →La vigne et les sarments

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PSAUME 21 : « SOUFFRANCES ET ESPOIR DU JUSTE »

Posté par diaconos le 18 avril 2009

PSAUME 21 : « SOUFFRANCES ET ESPOIR DU JUSTE » (1)

LES PSAUMES - PRIÈRE DE L´ÉGLISE 1    Du maître de chant. Sur la biche de l’aurore. Psaume de David

2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

3 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.

4 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !

5 C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.
6 Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n’étaient pas déçus.

7 Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.
8 Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :
9 « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

10 C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’a mis en sûreté entre ses bras.
11 A toi je fus confié dès ma naissance ;  dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

12 Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider.
13 Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m’encerclent.
14 Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

15 Je suis comme l’eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.
16 Ma vigueur a séché comme l’argile, ma langue colle à mon palais. Tu me mènes à la poussière de la mort.

17 Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ;
18 je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent.

19 Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

20 Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !
21 Préserve ma vie de l’épée, arrache-moi aux griffes du chien ;
22 sauve-moi de la gueule du lion et de la corne des buffles. Tu m’as répondu !

23 Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée.

24 Vous qui le craignez, louez le Seigneur, glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob, vous tous, redoutez-le, descendants d’Israël.

25 Car il n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s’est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte.

26 Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
27 Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent : « À vous, toujours, la vie et la joie ! »

28 La terre entière se souviendra  et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui :
29 « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »

30 Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ; promis à la mort, ils plient en sa présence.

31 Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
32 On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son oeuvre !

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés -

Source de l’image, cliquez ici → http://salveregina.over-blog.com/categorie-1242057.html

(1) Ravasi, 1, pages 395 à 424 

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Ce psaume évoque la situation d’une personne qui souffre et qui a  le sentiment d’être abandonnée de tous, de Dieu comme de ses proches. Mais si elle s’en sort, elle associe spontanément les siens à son bonheur.

Ce psaume comporte trois parties bien distinctes :

  1. Une supplication (versets 2 à 22b)
  2. Une action de grâce (versets 22c à 27)
  3. Un hymne triomphal  (versets 28 à 32)

v1 : L’expression « La biche de l’aurore » désigne l’air sur lequel on chantait ce psaume.

v2 :  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?  » -  Sur la croix, Jésus a prononcé les premières paroles de ce psaume : « Eli, Eli, lamma sabachtani ?  » (Mt 27, 46 ; Mc 15, 34) Elles expriment une détresse immense mais pas le désespoir. Cette plainte est une prière à Dieu.

v3 a :  » Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas » – L’accusation est impudique, directe. C’est un reproche clair et quelque chose d’incompréhensible  Quelqu’un qui aime et a mis toute sa confiance et se trouve abandonné (apparemment), cela est incompréhensible.

versets 4 à 6 : « Toi, pourtant, tu es saint…, c’est en toi que nos pères espéraient…,  dans la douleur, le souvenir de l’amour apporte un apaisement quelle que soit la douleur présente. Ici, c’est le souvenir de cet amour et de la connaissance du Seigneur qui resurgissent.

verset 6b : « En toi ils espéraient et n’étaient pas déçus. » – Confiance est le mot qui résume les versets 4 à 6.

versets 7 et 8 – La description de la réalité  est intense, sans camouflage : c’est vraiment ce que ressent celui qui est atteint en son coeur, en son intime, dont le rêve vécu est détruit.  Toute personne qui subit cela ne peut pas se défendre. Il n’y a guère d’armes devant la méchanceté gratuite.

versets 10 à 12 -  Ces versets  prennent une forme de relation mère-enfant. Cet  écart doit  nous faire comprendre que la véritable relation doit être celle de la confiance vitale et assurée comme celle que doit prend le bébé puisqu’il n’a aucune possibilité pour vivre en autonomie.

versets 13 à 19 – À présent,  les ennemis du psalmiste surgissent et l’assaillent comme des fauves (v13a), comme des taureaux (v 13b), comme des lions (v 14). Le psalmiste compare sa plainte au rugissement du lion. Alors même que l’on n’entendrait rien au dehors, toute sa vie intérieure n’est qu’un cri, une supplication, des paroles, telles que celles que prononça Jésus en Gethsémani lorsqu’il offrit à Dieu avec de grands cris et avec larmes des prières, des supplications :  « Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé. » (He 5, 7)

versets 20 à 22b – À  la fin de la première partie de sa prière, le psalmiste reprend le thème du prologue(v 2) et du verset 12 sur l’apparente indifférence de Dieu :  » Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider. »

versets 22c et 23 :  » Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. » – Le ton de la prière change totalement : de la détresse, le psalmiste passe à la louange. Remarquez ici l’emploi de « Tu » , c’est que le fidèle, entré dans le temple, s’adresse directement à Dieu.

versets 23 à 25 – Plus la situation a été désespérée, plus aussi la gloire de Dieu éclate dans la délivrance de celui qui a tant souffert. Aussi l’effet de cette délivrance sera-t-il que Dieu sera glorifié en Israël et jusqu’au bout du monde.

La fin du psaume (versets 26 à 32) prophétise les chrétiens de toutes races qui, comme saint Paul , se tourneront vers le Seigneur.

Michel.

♣ 

Liens externes

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

   Cliquez ici   Prier avec le psaume 21   – Sur la page d’accueil de ce site, cliquez sur les titres  écrits en vert (Colonne de gauche)

Thème du psaume et sa structure, cliquez ici →  Psaume 21

 La Bible annotée : notes et commentaires, cliquez ici →  Souffrance et délivrance

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