À l’écart, dans la solitude reposez-vous ! (Mc 6,31a)

Posté par diaconos le 29 juin 2009

Homélie pour le 16ième dimanche du temps ordinaire, année B

◊ Lectures bibliques et commentaires, cliquez sur les titres ci-dessous…

→  Jr 23, 1-6 ; Psaume 22 ; Ep 2, 13-18 ; Évangile de Marc (6, 30-34)

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À l’écart, dans la solitude reposez-vous ! 

Les apôtres reviennent de leur tournée apostolique et se réunissent auprès de Jésus  à qui ils font un compte rendu détaillé de leur action et de leur enseignement. Ils ont fait l’expérience de la force de l’Évangile  mais surtout ils ont expérimenté les résistances, les refus, l’indifférence…

C’est le moment important du compte rendu. Ils ont agit et à présent ils font le point avec le maître, avec Jésus : « Ils lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné »  – Établir le bilan d’une action, d’une mission, c’est important pour mieux la comprendre et pour l’améliorer dans les prochaines interventions. Nous le faisons régulièrement dans nos réunions paroissiales.

Aujourd’hui, on se réunit beaucoup. On travaille beaucoup en groupe : associations et comités  de toutes sortes, convoquent leurs membres pour mettre en commun idées et projets, et l’on parle beaucoup de concertation, de dialogue.

Beaucoup de chrétiens ont compris combien leur foi serait plus forte s’ils arrivaient à se réunir avec d’autres chrétiens pour en discuter et  partager l’Évangile.

C’est déjà le but de la participation à la messe du dimanche : après une semaine vécue au travail et dans notre milieu, nous nous retrouvons le dimanche avec Jésus. Est-ce que j’ai alors quelque chose à lui dire ? Quel bilan de ma semaine vais-je lui présenter ?

La mission des apôtres fut très active et ils sont vraiment  fatigués, harassés et ont un urgent besoin de se reposer. Jésus le remarqua et leur dit :« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez vous un peu » Jésus propose à ses amis harassés par le travail un temps de détente, un temps de repos. Jésus veut des hommes, des femmes équilibrés, sereins, paisibles.  C’est indispensable de prendre du repos, surtout de nos jours, dans notre monde survolté. Nous entendons souvent des plaintes du genre :  Je suis fatigué, je suis à bout, je ne sais plus où donner de la tête, j’en ai marre … »

Quelle est ma part de calme que je mets volontairement dans mes journées, dans mes semaines ? Comment je passe mes vacances ? Profitons de nos vacances pour nous retremper par la lecture et la prière dans l’intimité du Christ sauveur.

À l’écart, dans la solitude reposez-vous ! La vie intérieure exige le recueillement. L’agitation extérieure n’engendre rien de bon. Toute vie sérieuse oscille entre  des temps d’activité au dehors et des temps de réflexion à l’intérieur : voir, juger, agir. Revoir, rejuger, agir à nouveau. Il n’y a pas de vie chrétienne solide sans ce double rythme : la vie intérieure et l’activité extérieure.

M’arrive-t-il, dans ma journée,  de prendre du temps pour prier  ? Se retirer dans l’intimité avec Jésus, ce n’est jamais se couper des autres, eux-mêmes viendront nous chercher. Quand Jésus vit que la foule les avait rejoints, il ne la renvoya pas. Il vit ce qu’il lui manqua. Il eut pitié de cette foule. Prier, c’est nous rendre plus attentifs aux autres pour mieux remarquer leurs besoins réels et mieux y répondre.

Que chacun de nous garde précieusement dans son coeur la parole que Dieu lui a adressée personnellement aujourd’hui.

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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L’épître à Philémon

Posté par diaconos le 28 juin 2009

Philémon était un personnage important, converti à la foi chrétienne et membre de l’Église de Colosses. C’était un ami de l’apôtre Paul (v. 1). Il avait un esclave, nommé Onésime, qui s’était enfui de chez lui.

L’épître à Philémon, la plus courte des lettres de saint Paul, aborde un cas concret :  un esclave évadé est converti par Paul qui écrit à son maître pour intercéder en sa faveur. Mais dans quel but précis ?

La lettre à Philémon : pour lire cette lettre, cliquez sur les titres ci-dessous :

→ Les auteurs de la lettre sont Paul et Timothée mais aussi indirectement Épaphras, Marc, Aristarque, Démas et Luc.

Le corps de cette lettre est celui d’une lettre de recommandation : le formulaire épistolaire qui l’entoure et le contexte de communication qu’il établit sont ceux des grandes épîtres apostoliques. Les signataires de la lettre sont Paul et Timothée.

Structure et contenu

La lettre commence par une action de grâce, dont la fonction argumentative apparaît à partir de la requête de Philémon 8-10 : le rappel de l’amour et de la foi de Philémon et l’exhortation apostolique à faire connaître tout le bien que les croyants peuvent accomplir en Jésus Christ (v 6), constituent la base sur laquelle Paul présente la suite de ses demandes.

Les demandes de l’apôtre sont au nombre de trois :

  1. Philémon est appelé à recevoir Onésime comme un frère bien-aimé.

  2. Paul le prie de le recevoir comme un frère bien-aimé → Philémon libèrera son esclave.

  3. Philémon fera sans doute plus encore(v 21b) et pensera à renvoyer son frère Onésime auprès de l’apôtre.

Les personnages de cette lettre :

Philémon a reçu de Paul l’Évangile et s’est convertit au christianisme. (Phm 19)

Paul se trouve momentanément en prison (v1, 10,13) et a reçu la visite de l’esclave de Philémon. (v11, 15)

Onésime pendant son séjour auprès de Paul s’est converti à l’Évangile (v 10)

Les raisons pour lesquelles Onésime se trouve auprès de Paul ne sont pas claires : Onésime aurait cherché refuge auprès de l’apôtre après une dispute avec Philémon, Paul promet à ce dernier une compensation pour le temps qu’Onésime a passé auprès de lui.

Le scénario

La stratégie argumentative de l’épître consiste à opposer les unes aux autres trois hiérarchies organisant les rapports entre Philémon, Paul et Onésime : l’ordre juridique, l’ordre ecclésiastique et l’ordre christologique.

L’argumentation de l’épître se joue à plusieurs niveaux.

 Les destinataires

Le cercle des destinataires comprend Philémon, Appia, Archipe et toute l’église qui se réunit chez lui (Philémon accueille dans sa maison l’église ou une communauté de l’église de Colosses). Ce double élargissement du cercle des auteurs et des lecteurs est caractéristique du genre de la lettre apostolique tel que Paul l’a inventé. Les deux noms d’Onésime et de Philémon constituent un programme à eux seuls : Philémon signifie « aimable » et Onésime signifie « utile ».

Ayant bien reçu la lettre de Paul que lui apportait Onésime, Philémon le renvoie vers Paul, comme cela lui avait été suggéré.

Lieu et date de composition de cette lettre

Lieu : la tradition manuscrite plaide pour Rome, mais la proximité géographique nécessaire à ce qu’Onésime puisse aller chercher refuge chez Paul rend Éphèse plus plausible.

Date : probablement lors du séjour effectué par Paul en Asie entre 51-52 et 54- 55.

La requête de la lettre est cohérente avec le principe paulinien de Ga 3, 28 selon lequel il n’y a plus en Christ ni juif, ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : chacun y est reconnu et aimé comme une personne, indépendamment de son statut et de ses qualités. La reconnaissante et l’amour mutuels ne sont pas compatibles avec des relations maître esclave ; le baptême d’Onésime entraîne sa libération par Philémon.

C’est l’appartenance au Christ qui,  à l’intérieur de la communauté, établit entre les membres des relations de frères et sœurs et qui,  à l’extérieur de la communauté permet de vivre dans la liberté les obligations de la vie quotidienne. La foi conduit les chrétiens à inventer de nouveaux comportements dans leur existence et dans l’espace de liberté constitué par l’Église ; elle ne leur permet pas de transformer la société.

Note : la  relation de Philémon à Onésime n’est pas une affaire privée ; elle concerne l’attitude prise à l’égard de l’esclavage à l’intérieur des communautés chrétiennes.

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L’envoi en mission (Mc 6, 7-13)

Posté par diaconos le 27 juin 2009

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc au chapitre 6

07  Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais,

 Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais

08  et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture.

09  « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »

10   Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.

Jésus leur a dit  : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.

11  Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en  secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »

12  Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

13  Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

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L’envoi en mission est aussi relaté par Matthieu au chapitre 10 (versets 1 à 15) et chez Luc au chapitre 9 (versets 1 à 6).

Dans l’évangile de Matthieu, ce récit est précédé des noms des douze apôtres :   » Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;  Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;  Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. » (Mt 10, 2-4).  La mission que Jésus leur confie est admirablement préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouvait le peuple, semblable à des brebis sans berger : « La moisson est abondante, disait-il, est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux. »(Mt 9, 37-38)

Et pour la première fois (Mc 6, 7a) ; ces mots ne sont pas superflus ; Marc indique par là le point de départ d’une mission qui devait se perpétuer et s’étendre à la vie entière des apôtres.

- Deux à deux (Mc 6, 7b), trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part du Sauveur. Par là il s’accommode à la faiblesse de ses disciples, il répond à des besoins profonds de leur âme, il prévient les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre.

Un petit rappel : dans la loi de Moïse, deux témoins sont  nécessaires pour authentifier une décision (Dt 19, 15). Mais le nombre deux est aussi le symbole de la communauté. Jésus les envoie deux par deux pour que le message ne soit pas celui d’une seule personne, mais l’expression d’un groupe uni dans une même mission. Croyons-nous à l’importance du témoignage d’une équipe, d’une communauté chrétienne plus qu’à notre seul témoignage individuel ?

Pouvoir ou autorité → Matthieu et Luc ajoutent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies : « Guérissez les malades, purifiez les lépreux, chassez les démons » (Mt 10, 6a) ; «  Il leur donna autorité sur tous les démons , et la puissance pour guérir les  malades » (Lc 9, 1)

« Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. »

Nous tous en tant que chrétiens sommes appelés à cette mission → L’annonce de la Bonne Nouvelle sans besace, ni menue monnaie, ni tunique… (Mc 6, 8-9) est destinée à ma famille, sur mon lieu de travail et à toutes les personnes que je croise chaque jour sur mon chemin. C’est par mon témoignage de joie et de fidélité que le Seigneur m’appelle à évangéliser.

→ C’est donc, envoyée par Jésus, que la communauté de ses disciples, c’est-à-dire l’Église, le peuple de Dieu, évangélise. Ceux  et celles qui exercent, à leur tour, la mission de Jésus, le font toujours en relation avec d’autres. 

Cette mission suppose toujours une rencontre réelle de ceux et de celles que l’on évangélise au nom de Jésus :  « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. » (Mc 6, 10)

Il faut rester chez eux, accepter et prendre le temps de recevoir d’eux, d’apprendre leur langue, de pénétrer leur culture, de partager leur vie. Ce qui implique qu’on se fasse admettre dans leur existence, qu’on se mette à l’écoute de leur expérience, qu’on les accueille avec sincérité.

Liens externes

Les conseils pratiques pour l’envoi en mission des Douze sont…

Cliquez ici pour la suite →  Liturgie de la Parole avec les enfants

Pour la 1ère fois, il les envoie deux par deux.., cliquez ici pour la suite → Envoi des disciples

Jésus appelle les douze et…, cliquez ici pour la suite →  Envoi en mission (Mc 6, 7-13)

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Envoyés en mission (Mc 6, 7-13)

Posté par diaconos le 24 juin 2009

15ième dimanche du temps ordinaire, année B -

Lectures bibliques  et commentaires, cliquez ici→ Am 7. 12-15  ; Psaume 84 ; Ep, 13-14 ; Mc 6, 7-13

Envoyés en mission

L’un des premiers actes de Jésus au début de sa vie publique fut de choisir douze  collaborateurs. Les premiers chapitres de l’Évangile de Marc nous les montrent accompagnant Jésus. Et dans la  page d’Évangile de ce jour, Jésus les appelle pour la première fois, et les envoie deux par deux en mission (Mc 6, 7). Pour la première fois, ils se retrouvent seuls, sans Jésus, chargés de prêcher, c’est déjà le temps de l’Église qui commence.

Jésus les envoya en mission deux par deux : cette manière de faire facilite l’entraide et le soutien mutuels, surtout dans les moments difficiles. Mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est que le message soit transmis d’un commun accord, d’une seule voix. C’est toute la communauté qui est appelée à témoigner solidairement de l’évangile révélé par Jésus Christ. La première règle de l’apostolat, c’est de faire équipe. La vie fraternelle est  déjà une prédication de l’amour, avant même d’en parler. Chrétiens, chrétiennes, comme membres du Christ vivant, nous avons le devoir d’évangéliser.

À quoi bon croire au vrai Dieu si je ne parle jamais de lui ?  Dieu nous envoie porter autour de nous la bonne nouvelle de l’Évangile. Il nous envoie proclamer la Parole, qui demande un changement de vie, une conversion. Il nous demande de combattre le mal et d’agir en faveur des pauvres

Se convertir, tel est le premier contenu  de la prédication des disciples : changez de vie… Convertissez -vous ! Option tellement radicale qu’elle suscite une opposition farouche. Les gens, en moyenne, n’aiment pas changer de vie. Qu’on nous laisse tranquilles ! Dieu dérange ! Lui qui nous demande de nous engager dans une vie nouvelle. Il s’agit de changer de cap. La foi est une nouvelle façon de vivre qui tranche avec celle des autres.

C’est dans notre famille et dans notre quartier que nous avons à le vivre, sur notre lieu de travail ou de vacances. Nous n’avons pas besoin de rechercher les grands moyens. Ce que Jésus attend de nous, c’est seulement notre témoignage. Nous sommes capables de vaincre le mal là où nous sommes et vivre déjà en hommes libérés. C’est cela qui nous permettra d’être témoins du Christ devant les autres.

Comme le prophète Amos (première lecture) et comme les Douze (évangile), nous sommes invités à donner le meilleur de nous-mêmes à ce témoignage que le Seigneur nous confie. En participant à la messe et par l’Eucharistie, nous puisons à la source.

Celle qui nous ouvre la première le chemin de l’évangélisation, de la mission, c’est la Vierge Marie. Prions la sainte Vierge Marie, la mère de Jésus,  de nous aider à devenir par toute notre vie, d’authentiques porteurs de Lumière, d’Amour et de Vérité, auprès de ceux et de celles qui nous entourent.

Amen.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent 

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