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N’ayons pas peur ! (Mc 4, 35-41)

Posté par diaconos le 10 juin 2009

Homélie pour le douzième dimanche du Temps ordinaire, année  B

Lectures bibliques, cliquez ici →  Jb 38, 1.8-11 ; Ps 107  ; 2 Co 5, 14-17  Mc 4, 35-41

N’ayons pas peur !

  En ce jour là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive » (Mc 4,35).  Ce jour là n’a pas été un jour ordinaire, Pierre s’en est souvenu toute sa vie. Le soir venu, pas seulement la douceur du soir qui descend, mais aussi l’heure des ténèbres, l’heure des épreuves (Mc 14,17).  L’autre rive, pas seulement la rive opposée du lac, mais aussi ce grand passage de l’autre côté, qui est le sort de toute personne, au soir de sa vie, et qui est son grand jour, le jour de Dieu, auquel tous les autres jours le préparent. Tu m’invites Seigneur à passer sur l’autre rive, à vaincre mon respect humain pour dire l’Évangile, à m’engager au service de mes frères, à rompre avec mes habitudes mauvaises.

« Survient une violente tempête avec des vagues qui se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. » (Mc 4, 37) Le lac de Tibériade est réputé pour ses coups de vent inattendus et violents qui descendent en rafales des collines du Golan. Mais, il n’y a pas besoin d’être en mer, pour subir des tempêtes. Toutes les langues du monde utilisent ce mot pour dire l’épreuve soudaine qui s’abat sur quelqu’un : les moqueries, notre vie qui ne nous appartient plus, échecs et rechutes, peur de perdre nos sécurités.

« Jésus, lui dormait sur le coussin à l’arrière »  (Mc 4, 38) Lève-toi Seigneur, pourquoi dors-tu ? Réveille-toi ! Ses compagnons, le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (Mc 4, 38b)  - Admirable prière à faire nôtre, dans nos propres tempêtes. Quelles sont mes tempêtes à moi ? Dieu va-t-il les apaiser ? Oui pendant nos tempêtes intérieures que c’est vrai ! Tu sembles dormir Seigneur, je me débats seul, cela ne te fait rien ?

« Portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, ils étaient malades à rendre l’âme. Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur et lui, les a tirés de leur détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues »  (Ps 107, 26-29)

C’est du milieu de la tempête que le Seigneur rappelle à Job qu’il est le maître, capable de lui imposer des limites et d’arrêter l’orgueil de ses flots. Alors Job s’incline dans la foi.

Les disciples de Jésus, pêcheurs expérimentés étaient épouvantés de se voir perdus. En réalité, il leur manquait seulement la foi, autrement dit la confiance de l’amour, ayant sans doute compris le Christ à la manière humaine (2ième  lecture). Ce n’est pas n’importe quelle foi qui apaise nos tempêtes intérieures, c’est la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité. Jésus est près de nous, invisible. Certes, il n’enlève pas nos difficultés, mais, il nous donne la force intérieure de les porter : « Là où le mal abondera,  ma grâce surabondera » Toute sa vie,  Jésus nous a montré que la condition humaine ne le laisse pas indifférent. Il nous promet le bonheur… La traversée de la vie est courte. La vie n’est pas la vie, ne l’oublions pas. Jésus nous aidera à accoster au port de l’éternité, là où l’amour fait la fête avec la joie.

Le grand message de cet évangile c’est que, au plus fort de la tempête, Jésus est là avec nous, avec son Église. Il ne nous abandonne jamais, même lorsqu’il semble dormir et être indifférent à ce qui se passe. Pour nous aider à comprendre cela, voici un commentaire de Saint Augustin : « Quand on dit que Dieu dort, c’est nous qui dormons ; et quand on dit que Dieu se lève, c’est nous qui nous réveillons. En effet, le Seigneur dormait dans la barque, et si elle était secouée, c’est que Jésus dormait. Ta barque c’est ton cœur. Et Jésus, dans la barque, c’est la foi dans ton cœur. Si tu te souviens de ta foi, ton cœur n’est pas agité, mais si tu oublies ta foi, le Christ dort et tu risques le naufrage. » (Saint Augustin).

Ne nous gênons pas pour appeler le Christ avec force au cœur des tempêtes de nos vies. Les disciples l’ont fait. Ne doutons jamais de la présence du Seigneur même quand tout va mal. Gardons confiance ! N’ayons pas peur ! Rendons grâce au Seigneur ressuscité toujours présent au cœur de nos vies et de nos tempêtes.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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