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Le diacre permanent reste-t-il laïc ?

Posté par diaconos le 18 juin 2009

Reçu par e-mail…

Voici quelques citations importantes publiées dans les documents officiels de l’Église :

1. Le diacre permanent est un clerc selon le droit canonique.

2. Le diaconat permanent, comme le diaconat temporaire, est un ministère ordonné.

Voir le site des diacres du diocèse de Namur : cliquez ici →  Diaconamur questions réponses

Par définition, une fois ordonné, le diacre (comme le prêtre et l’évêque) n’est plus laïc. Il est « ministre » comme le prêtre et l’évêque. …

www.diacresnamur.net/Formation/questionreponse.htm, cliquez ici → En cachePages similaires

3. Le diacre ordonné reste-t-il laïc?

- Le Concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent et a rappelé que le sacrement de l’Ordre comprend trois degrés :
1° l’épiscopat (les évêques).
2° le presbytérat (les prêtres)
3° le diaconat (les diacres)

Par définition, une fois ordonné, le diacre (comme le prêtre et l’évêque) n’est plus laïc. Il est « ministre » comme le prêtre et l’évêque. Ainsi, aux yeux de la loi belge, le diacre est considéré, lui aussi, comme « ministre du culte ».

Ministères ordonnés

Il y a trois ministères ordonnés : le diaconat, le presbytérat et l’épiscopat.

→ Les diacres, prêtres et évêques sont choisis, appelés, ordonnés pour une mission précise, de caractère sacramentel et de façon définitive. Ils sont désormais clercs, (membres du clergé), non plus laïcs.

Avec toute mon AMITIÉ

Paul LAURENT, diacre permanent du diocèse de Tournai.

 Merci à Paul Laurent pour ce rappel. Salutations amicales et fraternelles.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Diacres, Messages | 3 Commentaires »

« Ta foi t’a sauvée ! » (Mt 9, 22c ; Mc 5,34 ; Lc 8, 48)

Posté par diaconos le 18 juin 2009

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc au chapitre cinq

21  Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
22  Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
23  et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24  Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
25  Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… -
26  Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – …
27  cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
28  Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
29  A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
30  Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31  Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ‘Qui m’a touché ?’ »
32  Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
33  Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34  Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
35  Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
36  Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
37  Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.

 

Jésus guérit la fille de Jaïre

 

◊ Gravure de Julius Schnorr Von Carolsfeld. Peintre allemand (Leipzig 1794 – Dresde 1872

 Source de l’image : cliquez ici → Évangile d’une grandmère – Wikisource

Jésus guérit la fille de Jaïre38  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
39  Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
40  Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
41  Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
42  Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
43  Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés

Marc réunit ici dans un même récit deux histoires imbriquées l’une dans l’autre. Matthieu et Luc ont suivi le même procédé.

L’enchaînement est le suivant : 1° La supplique de Jaïre (Mc 5, 21-24 ; Mt 9, 18-19 ; Lc 8, 40-42). 2° La guérison de la femme incurable (Mc 5, 25-34  ; Mt 9, 20-22 ; Lc 8, 49-56). 3° La guérison de la fille de Jaïre (Mc 5, 35-43 ; Mt 9, 23-26 ; Lc 8, 49-56).

les deux récits ainsi liés ne sont pas sans points communs. D’abord deux figures sont en scène. Deux figures féminines : une fillette et une femme. Et dans les deux cas la foi est au coeur des démarches entreprises auprès de Jésus.

Dans le cas de la femme incurable, il n’y a aucune requête. C’est une démarche de foi et d’espérance en Jésus de la part de cette femme qui lui vaudra une guérison immédiate. Et à travers ce récit, je saisis toute l’importance de cette démarche de Foi et d’Espérance. (Mt 9, 20-21 ; Mc 5, 27-28 ; Lc 8, 44)

 Dans ce récit tout est réuni pour la manifestation de la puissance salvatrice de Jésus.

Exemples Dès le début du récit la  foule est nombreuse (Mc 5, 21) et vient un des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, donc quelqu’un de connu, une personne importante jouissant de privilèges et d’une certaine notoriété, personne influente et respectée. cet homme fait preuve d’une grande vénération et d’une grande confiance envers Jésus (Mc 5, 22b). Sa prière révèle une foi profonde en Jésus, sa petite fille est à toute extrémité entre la vie et la mort (Mc 5, 23). Jésus est sensible à sa détresse et il s’en va avec lui suivi par une foule écrasante (Mc 5, 24). Et c’est dans ce cadre de bousculade que survint une femme derrière Jésus (Mc 5, 25 ; Mt 9, 20 ; Lc 8,43-44).

Marc est le seul parmi les évangélistes synoptiques à souligner l’état désespéré de cette femme, que la médecine de cette époque n’a fait qu’empirer (Mc 5, 26). 

Pourquoi surgit-elle de la foule ? Pourquoi ne la recommande-t-on pas à Jésus ? Pourquoi n’ose-t-elle pas s’adresser directement ce Jésus en qui elle a un grande confiance ? Les réponses à ces questions sont à trouver dans la loi juive pour qui cette femme se trouve en état d’impureté légale et par conséquent tout contact avec elle est sévèrement proscrit.

Le Lévitique en son chapitre 15, 19-27 apporte des éléments de réponse à mes questions …

« Quand une femme aura son écoulement de sang, elle restera impure durant sept jours, et quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir » (Lv 15, 19)

« Quand une femme aura un flux de sang pendant plusieurs jours en dehors du temps de ses règles ou si le flux de sang  se prolonge au-delà de son temps d’impureté, elle  sera impure tout le temps de ce flux comme au temps de ses règles » (Lv 15, 25)

C’est la foi ardente de cette femme, sa confiance sans limite en Jésus et son pouvoir, qui la pousse à toucher en s’approchant par derrière, le bord du vêtement de Jésus (Mc 5, 27b). À la lecture de la remarque précédente, nous  saisissons bien à présent tout le sens de sa démarche et l’on peut très bien imaginer son état intérieur et sa tension nerveuse tout au long de l’action.

En agissant de la sorte, elle désobéit à la loi juive, de plus elle viole un autre interdit plus grave encore : les franges du vêtement de l’homme sont un rappel de la présence de Dieu et de sa loi et les toucher en état d’impureté est un sacrilège.

Dans l’Orient ancien, le vêtement est le symbole de la personnalité et toucher le vêtement de quelqu’un, c’est l’atteindre lui-même. Dans l’antiquité, il était usuel de mettre le corps du malade en contact avec le corps de son guérisseur. Ce contact établi, l’écoulement de sang cessa à l’instant même, et elle le ressent physiquement.( Mc 5, 29 ; Lc 9, 44b)

De son côté Jésus réalise que sa puissance a été réellement efficace (Mc 5, 30a ; Lc 8, 46). Mais la scène qui suit, relatée par Marc et Luc, attire l’attention sur le problème religieux en cause (Voir remarque précédente). Jésus demande qui l’a touché (Mc 5, 30b ; Lc 9, 49). La femme dans la crainte de son geste  ose lui avouer sa guérison (Mc 5, 33 ; Lc 8, 47). Elle s’attend au blâme de Jésus respectueux de la loi mais voilà Jésus lui délivrant un message libérateur : « Ta foi t’a sauvée ! »  (Mt 9, 22c ; Mc 5,34 ; Lc 8, 48)

Cette parole de Jésus met en valeur la signification de l’évènement : au-delà de la guérison physique l’important est la foi qui sauve.

◊ Ce qui est intéressant à souligner dans une homélie sur ce texte, c’est le double sens du mot  « TOUCHER » car l’on peut ainsi montrer que la résurrection de Jésus a des retombées très concrètes dans notre vie. 

Je m’explique : « Qui a touché mes vêtements ? » (Mc 5, 30) - «  Tu vois la foule qui te presse et tu demandes: ‘ Qui m’a touché ? «   (Mc 5, 31)

Il y a donc deux façons de toucher Jésus. La différence réside non pas dans l’usage de notre sens du toucher dont usent aussi bien la foule que la femme ; mais dans le fait que le sens du toucher de la femme est transfiguré par l’Esprit Saint. Voilà ce qui me paraît nouveau. Et ce qui est donné à cette femme peut aussi nous être donné.

Aujourd’hui, il nous est impossible de toucher Jésus à la manière de la foule. Mais il se donne encore à toucher comme à la femme. De sorte que cette guérison nous apprend que Jésus est corporellement présent et pas seulement spirituellement ; il nous reste tangible et nous pouvons toujours puiser en lui les forces dont nous avons besoin pour notre vie.

Est-il important que nous puissions encore le toucher aujourd’hui ? Oui ! Car ce qui est en jeu, c’est la manière concrète dont nous pouvons vivre le mystère de la résurrection. Tout cet épisode montre que la foi en Jésus parvient même à lui arracher un miracle totalement involontaire.

Cet intermède achevé, l’histoire interrompue de Jaïre reprend. Jésus est en chemin avec ce chef pour aller guérir sa fille qui est à l’agonie selon Marc (Mc 5, 24) et selon Luc(Lc 8, 42b) (morte pour Matthieu en  Mt 9, 19) 

Voici quelqu’un de sa maison (Lc 8, 49), des gens de sa maison (Mc 5, 35) venus lui annoncer le décès de l’enfant. Les propos tenus par les envoyés dénotent de leur part un réel manque de foi. Matthieu ne rapporte pas cet évènement et c’est bien normal puisque dans sa version la fillette est décédée (Mt 9, 18b).

Jésus ne reste pas sans réagir (Mc 5, 36 ; Lc 8, 50) et le voici qu’il entre en action (Mc 5, 37 ; Lc 8, 51). Dès  son entrée dans la maison de Jaïre Jésus se trouve en présence de personnes en pleurs, criant et gémissant, bref, un tumulte propre aux maisons en deuil dans cette région (Mc 5, 38 ; Lc 8, 52 ; Mt 9, 23). La coutume pour un deuil dans les pays du Moyen Orient se traduit souvent, encore de nos jours, par des pleurs (pleureuses) et tout un tumulte. Mais pour Jésus l’enfant n’est pas morte, elle dort (Mc 5, 39b ; Lc 8, 52b ; Mt 9, 24a) .

« Et ils se moquaient de lui » (Mc 5, 40a ; Lc 8, 53 ; Mt 9, 24b). Ce passage dans les trois récits montre bien le manque total de foi des gens ici réunis. Devant cette attitude Jésus chasse les gens (Mc 5, 40b ; Mt 9, 25a). Par contre Luc ne mentionne pas cet acte de Jésus.

Remarque« Et ils se moquaient de lui » – ici dans les textes des trois évangélistes est une allusion à la scène des dérisions, de moqueries dont Jésus sera l’objet de la part des chefs des prêtres et des scribes lorsqu’il sera sur la croix ( Mt 27, 41 ; Mc 15, 31 ; Lc 23, 35).

Jésus saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum » (Mc 5, 41 ; Lc 8, 54a ; Mt 9, 25a), c’est à dire « Je le veux, lève-toi ! ». La guérison est immédiate après le contact physique avec le guérisseur.

Dans la théologie de Marc le miracle décrit présente souvent un contact physique avec Jésus.

◊ Exemples :

  1. La guérison d’un lépreux, cliquez ici → Mc 1, 41
  2. La guérison d’un sourd bègue, cliquez ici → Mc 7, 33-34
  3. La guérison de l’aveugle de Besaïde, cliquez ici → Mc 8, 23-24
  4. La guérison du fils possédé par un esprit muet, cliquez ici → Mc 9, 27

L’ordre de donner à manger ( Mc 5, 43) est un ajout original dans le récit de Marc. Ce détail  est là pour confirmer la guérison.

En guise de conclusion La remise debout de la fille de Jaïre évoque la résurrection de Jésus. Ce récit dans nos évangiles synoptiques est un témoignage du pouvoir souverain de Jésus sur la vie et sur la mort. Jésus  en effet est pleinement victorieux sur les forces du mal et de la mort.

Pour tous le Christ n’est pas seulement victorieux du mal et de la mort : il nous donne son Esprit qui nous fait vivre déjà d’une vie nouvelle, laquelle saisit tout notre être, corps et âme. En particulier, l’Esprit transforme nos sens corporels et les adapte pour les rendre aptes à percevoir Jésus ressuscité, qui continue à se rendre présent à nous, corporellement, dans ce monde (dans l’Eucharistie notamment).

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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