• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 28 juin 2009

L’épître à Philémon

Posté par diaconos le 28 juin 2009

Philémon était un personnage important, converti à la foi chrétienne et membre de l’Église de Colosses. C’était un ami de l’apôtre Paul (v. 1). Il avait un esclave, nommé Onésime, qui s’était enfui de chez lui.

L’épître à Philémon, la plus courte des lettres de saint Paul, aborde un cas concret :  un esclave évadé est converti par Paul qui écrit à son maître pour intercéder en sa faveur. Mais dans quel but précis ?

La lettre à Philémon : pour lire cette lettre, cliquez sur les titres ci-dessous :

→ Les auteurs de la lettre sont Paul et Timothée mais aussi indirectement Épaphras, Marc, Aristarque, Démas et Luc.

Le corps de cette lettre est celui d’une lettre de recommandation : le formulaire épistolaire qui l’entoure et le contexte de communication qu’il établit sont ceux des grandes épîtres apostoliques. Les signataires de la lettre sont Paul et Timothée.

Structure et contenu

La lettre commence par une action de grâce, dont la fonction argumentative apparaît à partir de la requête de Philémon 8-10 : le rappel de l’amour et de la foi de Philémon et l’exhortation apostolique à faire connaître tout le bien que les croyants peuvent accomplir en Jésus Christ (v 6), constituent la base sur laquelle Paul présente la suite de ses demandes.

Les demandes de l’apôtre sont au nombre de trois :

  1. Philémon est appelé à recevoir Onésime comme un frère bien-aimé.

  2. Paul le prie de le recevoir comme un frère bien-aimé → Philémon libèrera son esclave.

  3. Philémon fera sans doute plus encore(v 21b) et pensera à renvoyer son frère Onésime auprès de l’apôtre.

Les personnages de cette lettre :

Philémon a reçu de Paul l’Évangile et s’est convertit au christianisme. (Phm 19)

Paul se trouve momentanément en prison (v1, 10,13) et a reçu la visite de l’esclave de Philémon. (v11, 15)

Onésime pendant son séjour auprès de Paul s’est converti à l’Évangile (v 10)

Les raisons pour lesquelles Onésime se trouve auprès de Paul ne sont pas claires : Onésime aurait cherché refuge auprès de l’apôtre après une dispute avec Philémon, Paul promet à ce dernier une compensation pour le temps qu’Onésime a passé auprès de lui.

Le scénario

La stratégie argumentative de l’épître consiste à opposer les unes aux autres trois hiérarchies organisant les rapports entre Philémon, Paul et Onésime : l’ordre juridique, l’ordre ecclésiastique et l’ordre christologique.

L’argumentation de l’épître se joue à plusieurs niveaux.

 Les destinataires

Le cercle des destinataires comprend Philémon, Appia, Archipe et toute l’église qui se réunit chez lui (Philémon accueille dans sa maison l’église ou une communauté de l’église de Colosses). Ce double élargissement du cercle des auteurs et des lecteurs est caractéristique du genre de la lettre apostolique tel que Paul l’a inventé. Les deux noms d’Onésime et de Philémon constituent un programme à eux seuls : Philémon signifie « aimable » et Onésime signifie « utile ».

Ayant bien reçu la lettre de Paul que lui apportait Onésime, Philémon le renvoie vers Paul, comme cela lui avait été suggéré.

Lieu et date de composition de cette lettre

Lieu : la tradition manuscrite plaide pour Rome, mais la proximité géographique nécessaire à ce qu’Onésime puisse aller chercher refuge chez Paul rend Éphèse plus plausible.

Date : probablement lors du séjour effectué par Paul en Asie entre 51-52 et 54- 55.

La requête de la lettre est cohérente avec le principe paulinien de Ga 3, 28 selon lequel il n’y a plus en Christ ni juif, ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : chacun y est reconnu et aimé comme une personne, indépendamment de son statut et de ses qualités. La reconnaissante et l’amour mutuels ne sont pas compatibles avec des relations maître esclave ; le baptême d’Onésime entraîne sa libération par Philémon.

C’est l’appartenance au Christ qui,  à l’intérieur de la communauté, établit entre les membres des relations de frères et sœurs et qui,  à l’extérieur de la communauté permet de vivre dans la liberté les obligations de la vie quotidienne. La foi conduit les chrétiens à inventer de nouveaux comportements dans leur existence et dans l’espace de liberté constitué par l’Église ; elle ne leur permet pas de transformer la société.

Note : la  relation de Philémon à Onésime n’est pas une affaire privée ; elle concerne l’attitude prise à l’égard de l’esclavage à l’intérieur des communautés chrétiennes.

Publié dans épîtres | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS