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Voir et croire (Jn 20, 19-31)

Posté par diaconos le 10 août 2009

Extrait de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 20

19i  C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : “La paix soit avec vous !”

20  Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

21  Jésus leur dit de nouveau : “La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.”

22  Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint

23  Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus.”

24  Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu.

25  Les autres disciples lui disaient : “Nous avons vu le Seigneur ! ” Mais il leur déclara : “Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas !”

26  Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : “La paix soit avec vous !”

27  Puis il dit à Thomas : “Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant.”

28  Thomas lui dit alors : “Mon Seigneur et mon Dieu !”

29  Jésus lui dit : “Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu.”

30  1l y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.

31  Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Copyright AELF – 1980 – 2006 – Tous droits réservés

  • Dans la colonne de droite et à droite du titre “Nouveau Testament annoté”,  dans la liste déroulante, sélectionnez  “Jean” et ensuite dans la colonne de gauche, choisissez (liste déroulante) 20.19 à 20.33 et 20.24 à 20.29

◊ ◊ ◊ 

Catéchèse

“C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : ” La 179bweb.gifPaix soit avec vous” et il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur…. ” (Jn 20, 19)

Lorsque Jésus se manifeste au milieu des disciples réunis, il leur dit tout d’abord “La paix soit avec vous”.  Ce n’est qu’après avoir reçu et assumé cette paix qu’ils seront dégagés de leur peur et qu’ils auront plus tard le courage de dire aux Juifs : “Dieu l’a fait Seigneur et Messie ce Jésus que vous, vous avez crucifié.” (Actes 2, 36).

Il n’y a donc pas une présence automatique de Jésus : IL VIENT… Et il s’agit de le reconnaître. Comment ? En regardant ses plaies.

Jésus,  mort sur une croix, s’est manifesté bien vivant le soir du premier jour de la semaine. C’était un dimanche.

Est-ce par hasard ?

Les premiers chrétiens ne se réunissaient pas tous les jours. Ils ne pouvaient pas être toujours ensemble et ils avaient choisi le dimanche pour leur rencontre hebdomadaire en souvenir de cet évènement extraordinaire de la résurrection de Jésus.

C’est donc dans le cadre de leur réunion  que Jésus ressuscité vient.

 ”Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs”  (Jn 20, 19a) -  Quand Jean écrivit cela, c’était un temps de peur et de persécution et les disciples avaient peur et ils s’étaient enfermés pour se protéger. Nous aussi, nous sommes souvent tentés de “verrouiller nos portes… Demandons-nous de quelle situation sans issue, de quelle situation de peur, de quelle 179dweb.gifsituation bloquée, le Christ veut nous libérer. Tel péché, telle épreuve de santé, telle difficulté familiale qui nous paraît insurmontable… autant de verrous qui nous isolent…

“Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.” (Jn 20, 20b) – La joie de la résurrection, c’est celle qui vient après la peur. Pour les disciples de Jésus, c’était la joie et un sentiment profond de paix ressenti à présent que Jésus bien vivant est là, au milieu d’eux. Pour nous, c’est la joie et la paix qui viennent de la foi en Jésus : “Quand plusieurs sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux” (Mt 18, 15-20)

 “Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus(Jn 20,23) – C’est l’appel à se libérer mutuellement en se pardonnant les uns les autres.

“Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! (Jn 2o, 25) – Revendication légitime puisque Jésus va accepter d’y répondre… mais seulement la semaine suivante ! Thomas, c’est l’homme qui ne se fie qu’à son bon sens, l’homme qui se défie des audaces de Jésus : “Seigneur, nous ne savons pas où tu vas” (Jn 13, 15). Quand Jésus parlait de la résurrection de Lazare, Thomas, lui, ne voyait que la mort (Jn 11, 15-16).

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Thomas enfin : il voit, il touche, et que lui dit Jésus ? Non pas : tu vois maintenant. Mais : “Crois ” -  “Ne sois plus incrédule mais croyant”. Et le voici croyant quand il tombe aux pieds de Jésus clamant “Mon Seigneur et mon Dieu”.

Voir et croire – Il y a toujours deux étapes : voir, recevoir un témoignage direct, et croire, qui va bien jusqu’à Dieu même.

“Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. “  (Jn 20, 29) – Heureux ceux et celles qui croient ! En sommes-nous ?  Notre foi nous rend-elle heureux ? C’est un bon critère de l’authenticité de celle-ci.

“Allez dans la paix du Christ” – Ces paroles, que prononce ou chante le diacre à la fin de la messe, reprennent celles que Jésus adressa à ses disciples apeurés, précisément pour les apaiser. Il leur donne la paix. (Jn 20, 19d et Jn 20, 26c) – Dans notre monde de violence, d’insécurité et de peur, n’avons-nous pas le désir d’être rassuré  Alors tournons-nous vers le Christ car c’est bien lui qui nous apaisera et nous donnera son Esprit.

Au cours de cette semaine efforçons-nous  de dire à Jésus, comme Thomas, notre foi. C’est à un dialogue de coeur que nous sommes appelés… Il en jaillira un vrai bonheur, que nous pourrons partager autour de nous.

Michel

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Liens externes

♥ Jésus vint et il était là au milieu d’eux, cliquez ici → Les disciples, Thomas et Jésus ressuscité

Croire sans voir, cliquez ici →  2° dimanche de Pâques

Le souffle de Dieu – Thomas (Jn 20,19-29), cliquez ici → Rencontres avec le ressuscité

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Donnons à Dieu la première place (Mc 7, 1-23)

Posté par diaconos le 10 août 2009

22ième dimanche du temps ordinaire B               

Pour les lectures et commentaires, cliquez ici sur les titres ci-dessous

→ Dt 4, 1-8Psaume 14 Jc 1, 17-27 ; Mc 7, 1-23

Donnons à Dieu la première place

Lorsque nous voulons faire plaisir à quelqu’un, nous cherchons un cadeau à lui offrir ; nous le choisissons avec le plus grand soin car nous voulons qu’il soit un témoignage de notre affection pour cette personne. Puis nous demandons au vendeur de nous faire un paquet cadeau avec un beau papier…

L’évangile de ce dimanche nous parle de gestes religieux traditionnels : se laver les mains, laver les coupes,  faire des aspersions… Normalement, ces gestes devraient  être le signe d’une volonté de purification intérieure. C’est un peu comme le papier qui enveloppe le cadeau que l’on veut offrir. Le problème c’est qu’à l’intérieur, il n’y a rien de bon. Il n’y a aucune démarche de vraie conversion. Nous  agissons souvent  pour préserver les apparences : nous voulons  que les gens aient une bonne opinion de nous. Dieu, nous ne pouvons pas le tromper  car il voit ce qu’il y a dans notre coeur.

 « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. Le culte qu’ils me rendent est inutile, » Les scribes et les pharisiens reprochent à Jésus de ne pas suivre la tradition des anciens. Mais pour Jésus, la vraie pureté, la vraie source de toute moralité, c’est notre cœur.

Ce mot est répété deux fois : « Son cœur est loin de moi… C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » » Nous sommes invités par Jésus à faire la vérité en nous. Il s’agit de vérifier l’authenticité de nos actes. Il y a souvent un décalage important entre ce que les autres peuvent voir de nous et nos attitudes profondes. C’est cela l’hypocrisie, c’est vouloir paraître ce que l’on n’est pas.

Cet évangile,  nous rejoint dans le concret de nos vies. Les plus beaux sentiments peuvent rapidement se dégrader en banalité superficielle. Par exemple, c’est important que des parents se préoccupent de l’hygiène physique de leurs enfants ; mais ils doivent aussi veiller sur la formation de leur conscience. On voit des jeunes ou des adultes qui ne supporteraient pas la moindre tache de saleté sur le bout des ongles et qui laisseraient leur cœur s’envahir de pourriture morale. Si l’extérieur ne correspond pas à l’intérieur, nos gestes sont vides.
En ce dimanche, posons-nous les bonnes questions : Nos gestes religieux sont-ils vrais ? Sont-ils du fond du cœur ?

Aujourd’hui, nous avons entendu cette parole des prophètes reprise par Jésus : « Il est inutile le culte qu’ils me rendent… »  Cette formule va très loin : Chacun de nous doit s’interroger sur ses propres pratiques ; ce culte inutile que nous rendons parfois à Dieu, qu’est-ce que c’est ? Parfois, nous entendons ce reproche : « Vous allez à la messe tous les dimanches mais vous ne manquez pas une occasion de critiquer le voisin…

Ce culte inutile c’est aussi quand nous nous  contentons d’un programme minimum pour nous  donner bonne conscience, quand nous  faisons  juste ce qu’il faut pour être en règle, quand nous  pensons  que la messe du samedi matin peut compter pour celle du  dimanche. En agissant ainsi, nous mesurons  ce que nous allons  donner au Seigneur. Nous oublions  une chose : c’est que Jésus n’a pas mesuré son amour pour nous. Il s’est donné jusqu’au bout : les commandements de Dieu se résument dans l’amour.

Ce que Dieu attend de nous : c’est que toute notre vie soit remplie de sa présence et de son amour. Donnons  à Dieu la première place dans nos vies et laissons-le  agir en nous. S’il nous montre notre péché, notre hypocrisie, ce n’est pas pour nous enfoncer mais pour nous guérir.

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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