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L’épître aux Hébreux

Posté par diaconos le 21 septembre 2009

L’épître aux Hébreux

Note préliminaire : Au temps des apôtres on qualifiait d’Hébreux les juifs qui vivaient en Palestine.

Quand cette lettre a-t-elle  été  écrite ?

La rédaction de cette lettre est certainement antérieure à la destruction du Temple et de la ville de Jérusalem en 70 ap. J.-C. – Son auteur parle de la liturgie du Temple comme d’une liturgie actuelle et toujours vivante.

Destinataires

Cette lettre est adressée aux premières communautés chrétiennes de la Palestine qui s’étaient formées de Juifs après l’évènement de la Pentecôte. Beaucoup de ces nouveaux chrétiens avaient été persécutés et certains avaient eu leurs biens confisqués. Ils étaient isolés et pour survivre, ils devaient s’encourager les uns les autres.

Contenu de la lettre

Pour confirmer leur foi, cette lettre leur montre que la religion juive, avec ses cérémonies grandioses au Temple de Jérusalem, n’était que l’image imparfaite de quelque chose de plus grand. L’importance de cette lettre dans le cadre du Nouveau Testament vient de ce qu’elle présente Jésus comme l’aboutissement et le dépassement des institutions cultuelles de la première Alliance.

Le point de départ de l’auteur et de son sermon est le texte grec de l’Ancien Testament.  Le culte lié au Temple  et aux sacrifices ne peut assurer à l’homme le pardon et la communion avec Dieu.

L’argumentation de l’épître cherche le sens véritable des ordonnances vétéro- testamentaires. La lettre contient une foule de références vétéro-testamentaires et de citations. Le but est d’opérer le lien entre les deux testaments.

Message de la lettre aux Hébreux

 ♥ Jésus est le seul médiateur entre Dieu et les hommes.Par le Christ, nous avons un Dieu miséricordieux et clément.

Ce titre de « médiateur » est appliqué trois fois au Christ dans cet écrit :

  1. Le service que Jésus doit assurer est d’autant plus élevé que l’Alliance dont il est médiateur est plus parfaite et repose sur des promesses plus parfaites. (He 8, 6)
  2. Jésus est le médiateur d’une Alliance nouvelle, d’un Testament nouveau  ;  puisqu’il est mort pour le rachat des fautes commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel déjà promis. (He 9, 15)

  3. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une Alliance nouvelle, et vers son sang répandu sur les hommes, son sang qui parle plus fort que celui d’Abel.(He 12, 24)

L’idée de la médiation est la dominante de ce sermon et pour être médiateur, le Christ a dû participer à notre condition humaine, dans toute sa faiblesse : « Puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le démon. » (He 2, 14)

Jésus a partagé nos faiblesses, il a connu l’épreuve (He 4, 14-16). Cette affirmation est réconfortante pour tous ceux et toutes celles qui souffrent à cause d’eux-mêmes, à cause des autres. Imiter Dieu, être parfait comme le Père céleste, suivre Jésus, semble parfois hors de portée tant on se sent faible, un peu perdu et lamentable. C’est alors que rencontrer Jésus partageant nos faiblesses, nos épreuves, est une grande grâce, un secours :  » Jésus a connu l’épreuve comme nous « (He 4, 15b).

◊ Melchisédek apparaît deux fois dans l’Ancien Testament :

  1. La première fois, il apporte pain, vin et bénédiction à Abraham (Ge 14, 18-20).
  2. La deuxième fois, il  est mentionné dans les promesses messianiques du Psaume 110 : « Le Seigneur l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur à toujours, à  la manière de Melchisédek. » (Ps 110, 4)

Dans ces deux textes de l’Ancien Testament, l’auteur trouve les éléments nécessaires à la caractérisation de Jésus comme grand prêtre :  Mechisédek est la figure de l’envoyé céleste du Très Haut. L’ordre céleste et parfait de Melchisédek est le modèle dont le culte vétéro-testamentaire était la parabole imparfaite et terrestre. (He 7,4-28)

◊  Le grand prêtre divin et eschatologique

Les présupposés de l’emploi du titre de grand prêtre sont…

  1.   un éloignement géographique et idéologique suffisant de Jérusalem et de la réalité du temple et de son culte.
  2. un éloignement géographique et idéologique suffisant de Jérusalem et du culte sacrificiel.

  3. l’interprétation allégorique de la figure du grand prêtre dans le judaïsme alexandrin.

◊ Dans la lettre aux Hébreux le grand prêtre est le Sauveur.

L’œuvre de salut est décrite dans la lettre par la combinaison originale de deux métaphores différentes du Temple :

  1. Le temple terrestre comme image du temple céleste.Le point de départ de cette métaphore se trouve dans l’Ancien Testament : «  Aie soin de le faire sur le modèle qui t’en est indiqué sur la montagne. »(Ex 25, 40)
  2. Le temple comme métaphore du cosmos. Le Salut réside dans l’entrée du Sauveur  et de ses frères dans le Saint des saints : « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédek. » (He 6, 20)
  • Le temple céleste est le cosmos. Le monde terrestre est la partie du temple accessible aux humains. , elle se trouve devant le rideau. C’est l’espace des réalités temporelles et terrestres
  • Le Saint des saints (derrière le rideau) il est le domaine céleste et divin.

→ L’œuvre du Salut consiste pour le Christ à conduire ses frères (nous) à travers le rideau du Temple.

Les patriarches, Moïse et les prophètes sont les héros de la foi.

Notre foi prend ses racines dans les  ancêtres d’Israël qui ont cru au projet de Dieu pour son peuple et pour le monde. Ils ont engagé leur vie sur cette espérance

  • La foi est une manière de posséder déjà ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas. La foi est la condition posée à l’obtention de la paix eschatologique. L’auteur de la lettre aux Hébreux maintient une claire distance entre ses destinataires et lui-même d’une part et les anciens d’autre part.
  • La foi, fondement de l’espérance donne l’audace de s’engager dans l’histoire pour changer la vie.

Vocabulaire.

Vétéro- testamentaires : adjectif singulier invariant en genre relatif à l’Ancien testament de la Bible 

Herméneutique : [nom féminin] Art, science de l’interprétation des livres sacrés et des textes anciens. Interprétation des signes propres à une culture.     Allégorique : qui a rapport à l’allégorie

Allégorie : Expression dont le sens doit être deviné sous le sens littéral , sorte de métaphore.

eschatologique : discours sur la fin des temps. Il relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps.

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