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Laissez les enfants venir à moi. (Mc 10, 13-16)

Posté par diaconos le 24 septembre 2009

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc au chapitre 10

13  On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.
14  Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
15  Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
16  Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

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« On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher » (Mc 10, 13a). Marc ne  dit rien de leur âge et ne donne pas le motif pour lequel on désire que Jésus les touche. L’attitude franchement hostile des disciples (Mc 10, 13b) nous heurte.

Pourquoi ses disciples  veulent-ils les écarter ?

La raison est à chercher dans les moeurs de cette époque : les enfants sont objet de mépris de la part des adultes. À l’époque de Jésus, l’enfant est d’abord, en raison de sa petitesse,   de sa pauvreté et de  son ignorance de la Loi de Moïse, un  exclu comme les malades, les femmes et les esclaves.

Jésus nous offre les trésors de son coeur. Il s’émerveille devant une vie qui commence remplie de possibilités. Il découvre l’image de son Père dans tous ces enfants qu’on lui a présenté.

Comment Jésus, qui nous demande d’espérer, pourrait-il oublier que les enfants sont aussi  notre espoir ?

Oublions notre sagesse, notre suffisance et l’amertume de nos expériences passées, afin de recevoir les dons de Dieu et d’accueillir ses paroles vivifiantes, dans l’émerveillement et la simplicité d’un enfant. (Mc 10, 15)

Faut-il devenir comme des enfants pour suivre Jésus ?

Ce qui nous intéresse ici dans l’image de l’enfant (Mc 10, 15) ce sont les qualités qu’on attend du disciple de Jésus et que l’image de l’enfant peut nous faire découvrir.

  Voici trois  qualités de l’enfant qui nous invitent à lui ressembler pour pouvoir entrer  dans le Royaume des cieux.

  1. Tout d’abord la confiance, une confiance qui lui fait se tourner vers son père ou sa mère sans crainte, qui le voit se réfugier sur leurs genoux, les supplier parfois, s’endormir dans leurs bras. Il en va ainsi de l’accueil du Royaume de Dieu qui est avant tout l’accueil d’une personne.
  2. Ensuite, la dépendance : l’enfant a besoin de ses parents, de ceux et celles qui sont autour de lui, où il attend tout des autres (vêtement, nourriture, amour, affection). Eh! bien, nous sommes un peu dans la même situation : « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jn 4, 7-11).  N’est-ce pas ce qui arrive à l’enfant ? Il dépend, il reçoit, il accueille l’amour de ses parents .
  3. L’émerveillement : l’enfant qui s’émerveille de l’adresse de son père à lancer sa ligne à la pêche, qui apprend avec sa mère à jouer d’un instrument, qui se sent touché et comblé parce que l’on s’intéresse à lui malgré sa petitesse, son jeune âge et qui dira sa reconnaissance en offrant une fleur cueillie maladroitement ou un dessin naïf parfois.

En face de Dieu, nous sommes, comme l’enfant, émerveillés de ce qu’Il nous donne, « puisque l’amour vient de Dieu » (1 Jn 4, 7) et qu’Il nous permet de nous aimer les uns les autres. Émerveillés et reconnaissants puisque ce don est gratuit, sans mérite de notre part. C’est ce qui faisait dire à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Nous n’avons pas à devenir des enfants, nous le sommes « .

L’amour libérateur de Dieu est gratuit. Il s’offre volontiers, avant même que d’être imploré. Il est attention active et délicate à l’égard de chaque personne. Il est attentif  à  nos peines, nos misères, nos angoisses.

La gratuité de l’amour de Dieu jaillit en un flot continu de pardons offerts. Il voudrait qu’ils soient reçus comme une tendresse, comme un baiser d’amitié qui donne la paix à notre coeur. L’amour de Dieu a toute la gratuité de l’amour maternel.
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Jésus a dit  » Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.  » (Mc 10, 14)

Un doux reproche qui en dit long sur Jésus. Sa réaction première, son premier réflexe c’est l’accueil.

Pour Jésus, les personnes quelles qu’elles soient sont importantes. Qu’elles soient des enfants, des femmes comme la Samaritaine ou  des personnes moins recommandables comme les publicains  de ce temps-là, elles ont toutes une extrême valeur pour Jésus. Il les aime vraiment d’un amour qui vient de Dieu. À travers lui, se manifeste l’amour de Dieu pour nous car Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.

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 Liens externes

◊ Catéchèse : Laissez les enfants venir à moi… Suite → Jésus a pris les enfants dans ses bras.

◊ Méditation catholique : cliquez ici → Les enfants du royaume

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Pour les jeunes…

Laissez les enfants venir à moi. (Mc 10, 13-16) dans Catéchèse Michel-Houyoux-Diacre-permanent

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Viens, suis-moi ! (Mc 10, 17-30)

Posté par diaconos le 24 septembre 2009

Homélie pour le 28ième dimanche du temps ordinaire, année B           

Lectures bibliques et commentaires : cliquez sur les titres ci-dessous

Sg 7, 7-11 ; Psaume 89 ; He 4, 12-13Mc 10, 17-30

Viens, suis-moi !

L’Évangile de ce jour met sous nos yeux l’histoire d’un homme qui voulait ajouter au nombre de ses possessions matérielles une autre possession, celle de la vie éternelle. Il est sans doute bien brave, cet homme, mais il reste centré sur lui. Il désire ardemment rencontrer le maître : arrivant tout essoufflé et se jetant aux pieds de Jésus, il lui dit. « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Visiblement, il en veut. Il est extrêmement poli ! Jésus le calme : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. » Jésus lui dit ensuite : « Tu connais les commandements et surtout ceux qui demandent de ne pas léser son prochain » Le jeune homme répliqua :  sur ce point, vous n’aurez rien à me reprocher. Mes parents sont de fidèles paroissiens et m’ont élever dans l’observation stricte de la Loi.  Jésus, bouleversé par l’élan de son désir, aima soudain ce jeune homme et lui proposa aussitôt : « Ne bricole plus. Une seule chose te manque : lâche tout de qui t’empêche de décoller vraiment, ton compte en banque et tes propriétés ; donne tout  aux pauvres et, puisque tu veux investir pour le ciel, viens, suis-moi ! »

« Viens, suis-moi » fut son premier appel : « Venez à ma suite…laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent » (Mc 1,17-18). Ce fut sa première instruction aux disciples  en les envoyant en mission : « Il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, pas de pain, pas de sac pas de monnaie dans la ceinture » ( Mc 6, 8 ). C’était la première conséquence à tirer de l’annonce de sa passion : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même » (Mc 8, 34)

« Viens, suis-moi », Jésus n’a jamais parlé autrement ! Il demande un choix radical.

Nous deviendrons  vraiment disciples de Jésus si nous adhérons à sa mission, si nous recherchons comme lui à réaliser le bon vouloir de son Père. Cette attitude de vrai disciple grandit et s’affermit dans une prière intérieure et profonde. C’est là où la véritable intelligence nous est donnée : « J’ai prié et l’intelligence m’a été donnée. J’ai supplié et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. » (Première lecture.)

Nous avons à découvrir que certains détachements sont libérateurs et à comprendre qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Pourtant, comme le jeune homme riche, nous avons des filins qui nous maintiennent solidement au sol. Ballons captifs, nous sommes retenus par ces fils nombreux qui nous empêchent vraiment de décoller. Repérons-les pour prendre enfin notre envol : la peur de Dieu, la paresse, l’égoïsme, l’argent…

Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité : il faut choisir entre les deux trésors, celui de la terre et celui du ciel. Que l’argent soit nécessaire, Jésus n’en disconvient pas. Que l’argent nous serve. Jésus est d’accord ! Que l’argent nous domine, que nous en devenions esclaves, Jésus ne peut le supporter

Nous voulons tous  avoir en héritage la vie éternelle. En cela, nous ressemblons beaucoup à l’homme riche de l’évangile. C’est alors être sage que de chercher le chemin qui va nous conduire à cette richesse à nulle autre pareille. Le Christ nous indique ce chemin : observer les commandements (l’aimer, aimer son prochain et s’aimer d’un bon amour) et faire une place privilégiée aux plus mal pris que nous en leur réservant une partie, même infime, de nos biens. Alors, non seulement nous devenons de vrais sages, mais surtout nous posséderons la seule vraie richesse : le Seigneur lui-même et la vie éternelle qu’il nous réserve.

En conclusion, cet évangile est une bonne nouvelle que nous sommes tous invités à accueillir. Retenons en particulier cette parole : « Tout est possible pour Dieu. »  (Mc 10, 27b)

Il est le Dieu libérateur qui ne pense qu’à retrouver la brebis égarée pour la sortir des pièges de la richesse. Il a tous les moyens pour nous sauver. Lui seul peut et veut nous libérer.

Amen

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Homélies, Temps ordinaire | 1 Commentaire »

 

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