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Dieu n’a pas calculé, il a tout donné. (Mc 12, 38-44)

Posté par diaconos le 11 octobre 2009

32ième dimanche du Temps ordinaire, année B

Lectures bibliques et commentaires, cliquez ici  →  1R 17, 10-16 ; Psaume 145 ; He 9, 24-28   ;  Mc 12, 38-44

Homélie                              Dieu n’a pas calculé, il a tout donné.

L’hypocrisie, les faux-semblants, les critiques feutrées, les sourires qui en disent long est monnaie courante dans la vie de chacun où le souci de paraître passe avant le souci d’être authentiquement vertueux. Le Christ, si miséricordieux pour la femme adultère ou la prostituée, a des paroles très dures pour ces scribes, ces théologiens de l’époque, spécialistes de l’hypocrisie religieuse !  Cette page de l’évangile de Marc met en lumière le personnage effacé de l’humble veuve : elle sort de l’ombre car elle a donné malgré sa pauvreté. Pour elle, le paraître ne compte pas, mais seul l’être et le faire ont leur importance.

N’est-ce pas la première question que nous devrions nous poser ? Qu’est-ce qui est le premier pour nous : le souci de l’être ou le souci de paraître ?

Ce que Jésus reproche aux scribes de son temps, c’est donc leur vanité, leur cupidité et leur hypocrisie. Ils devaient demander des honoraires exorbitants à ceux et à celles qui venaient les consulter… attitude très grave pour des gens considérés comme pieux et qui priaient longuement !

Notre civilisation est celle du toc et du tape à l’œil, du faire semblant et de l’apparence à sauver. Toutes les relatons humaines, au nom d’une politesse qui se veut charité, sont empreintes d’un brin de fourberie ou de mensonge, de compliments de convenance qui même vrais ne sont plus crédibles. Il y a des « Ma chère amie » qui sonnent d’autant plus faux qu’ils sont dit avec force. Il arrive même parfois que le mensonge n’arrive pas à se dissimuler : « Chère amie, si tu savais comme cette robe te va bien »

Le plus grave, c’est lorsqu’un croyant a lui aussi une attitude semblable dans sa foi. Celui qui prétend proclamer les exigences de la Parole de Dieu doit être très exigent pour lui-même. « Dieu entend le cri des pauvres et des malheureux, il fait justice aux opprimés, il soutient la veuve et l’orphelin » (psaume 145) Ceux et celles qui prétendent être du côté de Dieu, par la prière, doivent être spécialement intègres et justes.

Quelle est notre réaction devant cet évangile ? Il nous dérange, il nous agace ? Il nous laisse bien tranquille avec un petit haussement d’épaule ? Dans notre société d’abondance, quelle est notre attitude envers certains métiers réservés aux pauvres ? N’ y  a-t-il pas des gens que je méprise à cause de leur race, de leur milieu social, de leur profession, de leur pauvreté ?

Nos gaspillages crient vers Dieu, à la face des pauvres : Jésus osait dire que certains de son temps avaient du superflu… et aujourd’hui, que dirait-il ?

La veuve de l’Évangile a tout donné, sans calcul, tout ce qu’elle avait pour vivre : deux  lepta, la plus petite pièce en circulation. Jésus a été  bouleversé et a fait l’éloge de cette veuve aux deux piécettes.

« Heureusement que pour les pauvres, il y a les pauvres » constatait l’Abbé Pierre dont l’action fantastique fut d’avoir utilisé pour reloger des pauvres, des pauvres plus paumés qu’eux !

Que pense Jésus de notre générosité ? Est-ce que nous donnons facilement ? Cette femme de l’Évangile avait des raisons valables de garder son argent et de laisser les autres donner…

Cette femme est l’image de Dieu qui donne tout, tout ce qu’il faut pour vivre ! L’amour ne calcule pas ! Dieu est Amour : il n’as pas calculé… il a tout donné.

Oui, frères et sœurs, en cette femme qui a tout donné, Jésus s’est reconnu.

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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