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Le temps qui passe est précieux ! (Mc 13, 24-32)

Posté par diaconos le 17 octobre 2009

homélie pour le 33ième dimanche ordinaire, année B

lectures bibliques et commentaires : cliquez ici → Dn 12, 1-3Psaume 44  ;  He 10, 31-14.18  ;  Mc 13, 24-32

Le temps qui passe est précieux !

« En ces temps-là, après une  terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat, les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées » (Mc 13,  24)  Voilà une parole qui glace ! La grande finale de l’humanité sera un passage difficile. Il est inutile de faire des suppositions scientifiques de la fin du monde. Toutes ces suppositions ne sont que des romans de science-fiction. Cet événement sera surtout très surprenant car inattendu. « Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père) (Mc 13, 32). Nous devons veiller et prier car personne ne pourra dire. « C’est le moment ! »

Tel est le jour du Seigneur annoncé par les Écritures ! Cependant, n’oublions pas que ce jour est déjà là, il a débuté le soir du Vendredi Saint quand le jour s’est obscurci et il s’est réalisé,  plus visiblement, à la résurrection, quand le mal a été vaincu.

Notre marche vers Dieu se fait toujours à travers les détresses de notre  vie et celles du monde.  Nous  ne pouvons  aller au Christ, accueillir sa venue parmi nous, sans prendre en compte ces détresses, pour les combattre ou pour  les soulager. Derrière les épreuves dont on nous parle souvent : la maladie, le chômage, les violences, les  guerres, se cachent des détresses insoupçonnées dont on ne parle guère, comme par exemple : la précarité de la vie, surtout pour les jeunes ou les personnes âgées ou encore  les drames de l’abandon et de la solitude.

Devant ces détresses, nous sommes tentés  de désespérer.  Mais pour Jésus, ces temps d’épreuves de la vie ne sont jamais une fin, c’est plutôt le commencement d’une ère nouvelle. Pour  nous aider à comprendre sa pensée, Jésus nous propose une image suggestive qui pourrait être une consigne de vie pour temps difficiles : « Regardez le figuier, dit Jésus, quand ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même lorsque vous verrez arriver ces choses, sachez que le Fils de l’Homme est proche, à votre porte. » (Mc 13, 28-29)

La grande espérance qui jaillit de notre évangile, c’est que la souffrance et la mort n’auront jamais le dernier mot. Le croyant sait que le Fils de l’Homme viendra sur les nuées avec grande puissance et majesté. Les gens qui dorment dans la poussière de la terre s’éveilleront pour toujours dans la lumière de Dieu. Toute notre histoire, avec ses horreurs et ses péchés, ses calamités et ses persécutions, ne va pas à la catastrophe, elle s’achemine, en dépit des apparences, vers le triomphe de l’Amour.

Tous les textes de  la messe de ce dimanche sont importants : d’un côté, nous sommes invités à reconnaître le Christ dans notre existence de tous les jours et, d’un autre côté, cette reconnaissance  nous prépare à notre rencontre définitive avec le Seigneur à la fin de notre vie.

Nous sommes appelés à développer chaque jour, nos réflexes de foi pour reconnaître le Christ partout où il se trouve. :  rencontrons-le par la prière quotidienne,  voyons-le dans les personnes que nous rencontrons  sur  la rue, aux repas, etc. Découvrons-le dans la beauté de  la nature… Rendons-lui grâce pour tout et à propos de tout, particulièrement lorsque nous venons à la messe.  Quelle belle manière que voilà, de nous  préparer à la venue définitive du Seigneur dans notre  vie !

Nous sommes également appelés à maintenir et à développer notre espérance en la venue du Seigneur au cours et à la fin de notre vie. Le temps qui passe est précieux. Ne gâchons pas notre vie en ne nous donnant qu’aux réalités périssables. Ce qui est définitif, c’est le verre d’eau donné, le morceau de pain partagé, le réconfort apporté au malade, le temps consacré à l’enfant qui pleure, l’aumône faite dans le secret, la présence aux autres, l’accueil de l’étranger, le pardon. En un mot, tout ce que nous accomplissons par amour nous achemine directement vers l’entrée dans la joie éternelle.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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