• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 8 novembre 2009

11 novembre : »Nous ne pouvons manquer le rendez-vous de la fraternité. »

Posté par diaconos le 8 novembre 2009

   Lectures choisies pour la messe du 11 novembre   Ph 1-12.14.18 ; Ps  37 ; Lc 6, 27-38

Homélie à l’occasion de la messe du 11 novembre

En cette célébration nationale du 11 novembre, nous faisons mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont donné leur vie pour défendre notre  patrie afin qu’elle demeure une terre de liberté et de fraternité. Ces valeurs ne prennent toute leur dimension que dans un contexte de paix et d’harmonie entre tous les hommes. Nous ne pouvons oublier, en cette commémoration de l’armistice de 1918, tout ce que les générations précédentes ont enduré d’épreuves, de souffrances, mais aussi tout ce qu’elles ont déployé comme efforts de bonne volonté, de réconciliation et de dialogue pour qu’advienne durablement la paix entre les peuples et les nations en Europe.

Nous savons bien que cette paix demeure toujours fragile et qu’elle nous requiert à la vigilance pour régner durablement. C’est un enjeu de la construction européenne dans laquelle nous sommes engagés, et ce n’est pas le moindre enjeu. L’élargissement de l’Union européenne nous situe en fidélité avec ce qu’ont vécu les générations précédentes, elle nous place dans une dynamique de reconnaissance mutuelle, de réconciliation et de dialogue.

C’est peut-être sur ce point que la lettre de Paul à Philémon (Première lecture) nous rejoint et nous parle. Celui qui, aux yeux de Philémon, était son esclave, Paul le renvoie vers lui et l’invite à le reconnaître comme frère. (Phl 1, 15-16) Ce que le Seigneur nous demande par ces paroles de Paul que nous recevons en ce jour anniversaire du 11 novembre, c’est de porter un regard nouveau sur ceux et sur celles que nous croisons chaque jour.

Ces personnes  peuvent être des collègues de travail, des personnes assurant divers services pour rendre notre quotidien plus aisé. Elles  peuvent être aussi des voisins, des concurrents, des adversaires de nos idées ou de nos intérêts, des étrangers, des sans emploi, des laissés pour compte.. .

Face à elles, le Christ nous invite à évangéliser notre regard. Ce sont d’abord des êtres aimés de Dieu avec autant d’intensité que nous. Cet unique amour qui nous est porté à tous, est plus fort que nos divergences, nos différences de statut social, d’opinions ou de cultures.

Cet amour, nous révèle le Christ, est plus fort que nos divisions et nos conflits, il porte en lui une puissance de réconciliation. Aimés de Dieu, accueillis comme ses enfants, nous devons  d’abord être des frères. Cette fraternité, qui a sa source en Dieu,  devrait  se refléter dans nos gestes d’entraide, dans nos actes de solidarité et dans nos efforts de partage.

Frères et sœurs, lorsque le sens de la fraternité disparaît, la liberté devint  menacée : les crises épisodiques, dans les banlieues de nos grandes villes, en sont la triste illustration. Une société fraternelle ne peut se concevoir sans une reconnaissance effective d’une égale dignité ni une promotion de la liberté de l’autre dans le souci de le faire grandir et s’épanouir.

Nous ne  pouvons  manquer le rendez-vous de la fraternité plus que jamais nécessaire dans notre monde actuel, car notre foi est porteuse d’une dynamique de fraternité qui  se fonde sur le Christ, le Christ  qui s’est fait proche de chaque  être humain.

Être fils de Dieu très bon, nous révèle l’Évangile, c’est être généreux envers ses frères et toutes ses recommandations, appellent toutes à la générosité dans les relations avec le prochain, dans le pardon, la remise des dettes, le refus de juger, le partage, l’humilité.

Nous sommes requis, au nom de notre foi, à travailler à l’avènement de la civilisation de l’amour. Ne nous privons donc pas de coopérer pour cela avec les autres croyants, avec toutes les personnes et les groupes de bonne volonté, même ceux qui ne font pas référence à une foi religieuse. Que vivent enfin pour tous la liberté dans une authentique fraternité. C’est cette fraternité là, que nous, chrétiens,  venons maintenant, ici,  puiser à la source dans cette Eucharistie.

Amen

 

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans homélies particulières | Pas de Commentaire »

Préparez le chemin du Seigneur ! (Lc 3, 1-6)

Posté par diaconos le 8 novembre 2009

2ième dimanche de l’Avent  ( Année C)

Couleur liturgique : violet                         

Lectures pour la messe et quelques commentaires : cliquez sur les titres ci-dessous…

→  Ba 5, 1-9  ; Psaume 125  Ph 1, 4-6.8-11 ; Lc 3, 1-6

Homélie

Préparez le chemin du Seigneur ! …

Jean- Baptiste se tenait à Betharaba, un gué, sur le Jourdain à quelques kilomètres de son embouchure  dans  la Mer Morte. Là se faisaient tous les passages de troupeaux, de marchands et  de voyageurs qui désiraient se rendre d’une rive à l’autre. C’est là qu’il prêchait et ce qu’il avait à dire, il le disait d’une manière rude et forte, en termes parfois violents.  Cette voix qui criait dans le désert a converti beaucoup de  gens. Écoutons-la aujourd’hui !

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tous les ravins seront comblés, toutes les montagnes et collines seront abaissés ; les passages sinueux seront redressés, les routes déformées seront aplaties ; et tout homme verra le Salut de Dieu. » (Lc 3, 1-6). Nous savons combien d’énergie dépensée  et d’efforts humains sont nécessaires pour mener à bien la construction d’une route. Nous savons aussi que pour notre sécurité, les routes doivent être régulièrement entretenues, réparées ou rénovées.

Préparer le chemin du Seigneur et aplanir sa route est une opération bien plus importante encore car elle nous concerne directement.

« Préparez le chemin du Seigneur » : ce cri a retenti trois fois dans l’histoire du Salut.

  •  La première fois, c’était avec Isaïe pour la libération du peuple d’Israël qui a été   déporté   à Babylone.
  • La deuxième fois, avec Jean- Baptiste qui annonçait la venue du Seigneur dans l’histoire de l’homme.
  • La troisième fois, c’est aujourd’hui, c’est à nous que l’Eglise adresse cette invitation

« Préparez le chemin du Seigneur » pour qu’il vienne dans nos cœurs etdans le cœur des hommes.

Pendant ce temps de l’Avent ouvrons bien grandes nos oreilles et surtout notre cœur pour accueillir la Parole de Dieu car son message s’adresse à tous les hommes, toutes les femmes, pour les sauver tous !

Aujourd’hui encore, bien des obstacles s’opposent dans notre vie à l’accueil de l’Évangile : les rugosités de notre caractère, les déviations de notre foi, les fossés d’incompréhension entre nous, nos préjugés, notre indifférence aux autres, notre manque de générosité, la faiblesse de notre charité,  notre façon de vivre trop axée sur les biens matériels et l’argent.

« Préparez le chemin du Seigneur » : cette parole est pour nous une exhortation à un véritable renouvellement de vie.

Frères et sœurs, en cette 2ième semaine de l’Avent,  laissons-nous toucher par cet appel de Jean pour nous remettre en question, redresser nos mauvais penchants et pour changer de cap. Que de trous, de ravins ou même d’abîmes à combler en nous ! Le rôle de l’Avent est de tracer bien droit le chemin par lequel le Seigneur viendra dans notre âme. Si nous n’avons encore rien entrepris de tout cela, depuis le début de cet Avent,  il serait urgent de nous demander : « Voulons-nous vraiment que le Christ vienne en nous ? Le désirons-nous de tout notre cœur ?

Pendant ces quelques jours qui nous séparent de Noël,  mettons de l’ordre dans notre cœur !  Débarrassons-le de tout ce qui l’encombre, plus nous le viderons et plus le Seigneur pourra le combler. Invitons- le,  à venir chez nous, redisons-lui ce cri de l’Avent : « Viens, Seigneur Jésus, viens, ne tarde plus…

À Noël il nous dira alors ces paroles de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si tu entends ma voix et ouvres ta porte, j’entrerai chez toi pour souper comme avec un ami, moi près de toi et toi près de moi. » (Ap 3, 20)   Lui ouvrirons-nous alors la porte ?   

Amen.                                                                                   

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Histoire du Salut, Homélies, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS