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« Tout est accompli ».

Posté par diaconos le 12 novembre 2009

Textes bibliques : Is 25, 6a.7-9 et  Jn 14, 1-6

Homélie pour les funérailles de monsieur Daniel J.

« Tout est accompli ». Ces derniers mots de Jésus prononcés sur la croix, je les fais miens pour exprimer l’heure du grand sens, l’heure de l’accomplissement de toute vie. Devant nos yeux, une vie accomplie.

« Tout est accompli  » Daniel a atteint le but de sa vie. Il  entend le Seigneur Dieu lui dire comme dans la parabole des invités au banquet : « Entre dans la joie de ton maître « .

Veux-tu savoir, demande un philosophe, si l’œuvre de ta vie est terminée ? Si tu es toujours en vie, elle ne l’est pas.  Ce qu’exprime ce philosophe,  la bible le dit autrement : la mort ouvre sur l’accomplissement de la vie.  Elle transforme la vie en  plénitude de Vie.

Beaucoup autour de nous ont l’intuition que la mort n’est pas le dernier mot de la vie ; qu’il y a un « après » ; mais la question demeure, là, terrible.

Avec une admirable subtilité, en utilisant toute la délicatesse de son art divin, Jésus nous dit : « Il y a beaucoup de places dans la maison de mon Père ; sinon, je vous l’aurais dit. Et quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi. »

Qui d’autre au monde a pu dire cela ? Jésus est le seul à avoir franchi le mur de la mort (He 10,19-20), il  est le seul à avoir placé, dans la brèche de la mort, son corps ressuscité pour en faire la porte du ciel (Jn 10,7.10) : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie « . Quelle Vérité, il exprimait à Thomas ! Quelle Vie, il lui offrait !

Cette place que nous prépare Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où les talents et les qualités personnelles ainsi que les limites se révèlent. Le chemin de Daniel G. vous est connu. Il était généreux et attentionné, et quand la maladie s’est déclarée, il a manifesté une patience remarquable.

Ce ne sont que des aperçus furtifs du chemin qui fut le sien, car le mystère des personnes n’est connu que de Dieu seul. Nous en connaissons bien peu en somme.

Au terme de son chemin personnel de vie, Daniel, nous renvoie à nous-mêmes…

Quel est mon chemin de vie ? Comment est-ce que je le vis ? Où me conduit-il ? Vers quelle place me dirige-t-il ?

Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi « .

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ! (Lc 3, 10-18)

Posté par diaconos le 12 novembre 2009

Les évangélistes Mathieu (Mt 3,1 à-20) , Marc (Mc 6.14 -29) et Luc (3.1 à 3.20) nous invitent à la conversion.

 Cliquez sur les titres en bleu ci-dessus pour comparez ces textes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre trois

10 Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » 11 Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » 12 Des publicains (collecteurs d’impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » 13 Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.  14 A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »  15 Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. 16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. 17 Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. »18 Par ces exhortations et bien d’autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

◊  ◊  ◊

Catéchèse en famille

Cet extrait de l’évangile de Luc comprend deux parties…

  1. Les foules demandent à Jean Baptiste :  » Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10)
  2. Le peuple qui s’interroge au sujet du messie et qui vit dans l’attente de sa venue.

D’un côté, il y a des groupes nombreux de personnes désireuses de l’entendre. Dans ces foules, Luc reconnait deux groupes qu’il distingue à cause de leurs professions…

  1. Ce sont d’abord les collecteurs d’impôts. (Lc 3, 12a)

  2. Avec les publicains se présentent devant Jean Baptiste des soldats romains. (Lc 3, 14a)

Pour tous, une seule question se pose : « Que devons-nous faire ? »

Les réponses données à cette question sont diverses. C’est, selon Jean-Baptiste,  des gestes de pénitence , de conversion (Lc 3,8) ; ou encore des prières (Lc 5,33). À  ses auditeurs, Jean Baptiste  donne ensuite des conseils de modération, de justice, (Lc 3,13) de douceur (Lc 3, 14b), de partage fraternel (Lc 3, 11).

Mais à côté de ces foules désireuses de savoir « Que faut-il faire ? », Luc aperçoit d’autres gens : c’est le peuple (Lc 3, 15). Le peuple, c’est à dire tout Israël est en attente d’un sauveur.  Attendre en cherchant et en se posant des questions, c’est ce que fait ce peuple au sujet de Jean Baptiste et du messie :  » ne serait-ce pas lui le messie ? » (Lc 3, 15b)

Jean Baptiste donne une réponse qui révèle sa conception du messie (Lc 3, 16-17).

  »Moi, je vous baptise avec de l’eau » (Lc 3, 16a)

  • L’eau est l’image de la purification, et Jean l’administre pour ou en vue de la repentance et de la régénération.

« Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu » (Lc 3, 16c)

  • L’Esprit et le feu, ne sont pas deux choses différentes, pas plus que l’eau et l’Esprit (Jn 3.5), mais l’un est l’image de l’autre. Le feu est le symbole de l’Esprit en tant qu’il pénètre avec une irrésistible puissance et purifie les métaux les plus durs. Telle est l’action de l’Esprit-Saint sur le cœur et sur la vie des personnes, et c’est aussi sous ce symbole qu’il descendit au jour de la Pentecôte (Actes 2). Mais le feu, dont l’action est toujours une souffrance peut devenir le feu du jugement divin en ceux  et en celles qu’il ne purifie pas du péché et de la souillure.

« Il tient à la main la pelle à vanner (voir dessin)  pour nettoyer son aire à battre le blé » (Lc 3, 17a)

  • L’aire en Orient, était préparée et aplanie sur le champ même où l’on moissonnait. On y foulait le blé au moyen de bœufs ou d’instruments propres à cet usage, puis on le vannait, la paille était rejetée sur le champ et brûlée, tandis que le grain était recueilli dans les greniers. Voir aussi à Mt 3, 11-12 et à Mc 1, 7-8

« Il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » (Lc 3, 17b)

  • Jean Baptiste utilise cette image pour montrer qu’elle sera l’oeuvre que le messie accomplira dans  ce monde : cette séparation commence d’une manière intérieure et invisible, dès ici-bas, elle sera consommée plus tard et manifestée au dehors par l’exclusion des impies du royaume des cieux, représenté par le grenier.

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Et pour nous, en quoi ceci nous concerne-t-il ? 

Luc montre ici qu’une vraie conversion doit se traduire par des actes et non seulement par un changement de mentalité ou de volonté. Ces actes de la conversion, Luc les place toujours dans la vie sociale ou professionnelle : partager, accomplir son devoir d’état avec justice, ne pas profiter de sa situation. Le messie qu’annonce Jean Baptiste est avant tout  un justicier, charger de trier les bons des mauvais (Lc 3, 17).

Mais Jésus a récusé ce rôle, lui, l’ami des publicains et des pécheurs, sa fonction de juge ne s’est pourtant pas éclipsée : la Bonne Nouvelle de l’Évangile fait déjà le partage entre les personnes. Il y a celles qui en l’entendant changent leur vie et celles qui ne changent rien ou se contentent de bonnes intentions.

◊ Alors à nous, quel changement de mentalité Jésus nous demande-t-il ?

◊  Comment traduire cela en actes, dans notre vie professionnelle, dans ma famille, dans  mes relations ?

Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec les enfants : cliquez ici → 3° dimanche de l’avent

3e dim. de l’Avent C  : Le peuple était en attente : cliquez ici →  Que devons-nous faire ?

◊ Il tient en main la pelle à vanner : cliquez ici →  La charité pour tous

Publié dans Catéchèse, évangiles, Temps de l'Avent | 1 Commentaire »

 

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