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Purifie-moi et envoie-moi. (Lc 5, 1-11)

Posté par diaconos le 30 décembre 2009

5ième dimanche du Temps ordinaire C                    Is 6, 1-8 ; Ps 137 ; 1 Co 15, 1-11 ; Lc 5, 1-11

Purifie-moi et envoie-moi

La lettre de Paul aux Corinthiens (deuxième lecture), rappelle que la mission essentielle de l’apôtre est d’annoncer le Christ mort et ressuscité. C’est parce que le Christ l’a appelé à le suivre qu’il est devenu ce qu’il est ;  tout comme Pierre et ses compagnons suivirent Jésus, avant lui,  après la pêche miraculeuse  dans le lac de Génésareth.

Dans cet épisode de la pêche miraculeuse, chaque détail du récit renvoie à une réalité spirituelle toujours d’actualité.

Premier exemple : Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis, il s’assit et, de la barque, il enseignait la foule.  (Lc 5, 3)

Avec Jésus, tout lieu est propice à l’enseignement, après les synagogues et le désert, il va s’exprimer à partir d’une barque immobilisée près du rivage. Aujourd’hui comme durant sa vie terrestre, le Christ arpente nos rivages et nos chemins. Inlassablement le Christ annonce et propose sa Bonne Nouvelle de conversion, de guérison, de libération. 

Deuxième exemple : Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : «  Avance au large et jette les filets pour prendre du poisson » (Lc 5, 4)

Bien que ces pêcheurs n’eussent rien pris au cours de la nuit, Simon et ses compagnons obéissant à cet ordre absurde de Jésus qui appelle une fois de plus, à recommencer ce qui a échoué, repartirent au large pour jeter à nouveau leurs filets. Reprendre la tâche avec courage, sans mesurer les chances de succès, c’est cela qui remplira les filets.

Avec le Seigneur et sur son ordre, l’Eglise doit avancer au large, en eau profonde, lieu de tous les dangers, là règnent les esprits mauvais et Satan ; l’Église, doit  oser aller  proclamer la Bonne Nouvelle de l’Évangile hors de ses murs.

Pêche impossible proclament les experts, risques incalculables disent les sages. Mais il faut faire confiance au Maître, comme le fit Simon et ses compagnons. Sortir de ses habitudes, avancer au large et courir les risques de la foi.

Ce message s’adresse à chacun de nous aussi, nous qui avons revêtu le Christ lors de notre  Baptême ;  osons à l’exemple du Christ, proclamer la Bonne Nouvelle dans notre entourage immédiat auprès de  nos enfants et de nos petits enfants.

Troisième exemple : Ayant jeté les filets sur l’ordre de Jésus, ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient et qu’ils durent appeler à l’aide les occupants de l’autre barque : La pêche fut si abondante qu’ils remplirent les deux barques au point qu’elles s’enfonçaient… (Lc 5, 6).

Ce miracle de la pêche miraculeuse témoigne d’une puissance qui dépasse les forces humaines, il est l’un des signes attestant l’authenticité de la mission de Jésus : c’est au nom de Dieu qu’il parle et agit. Il est aussi le signe visible d’une mission spirituelle que Jésus va préciser et confier  à Simon lorsqu’il lui dira : « Désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Lc 5, 10b)

Pêcheurs d’hommes ! Cette mission nous semble-t-elle réservée aux autres et pas à nous ? N’est-ce pas pour autant dans notre métier, dans nos gestes quotidiens, que le Christ nous demande d’être  ses témoins ?

Peut-être nous semble-t-il qu’après toute une vie d’efforts sans rien prendre, mieux vaut ne plus jeter le filet, ne même plus prêter nos services car nous ne savons  jamais où cela peut nous entraîner ?

Savons-nous alors dire au Seigneur : « Maître sur ton ordre, je vais jeter les filets » ?

L’amour de Dieu  étant éternel, nous pouvons toujours compter sur son puissant secours et sans fin chanter ses louanges (psaume  138, 8 )

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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La charité est le tout de la vie chrétienne. (1 Cor. 12,31-13, 13)

Posté par diaconos le 28 décembre 2009

Parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. (12, 31)

01 J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

02 J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

03 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

04 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

05 il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

06 il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

07 il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

08 L’amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra.

09 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel disparaîtra.

11 Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant.

12 Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m’a connu.

13 Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

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Certaines personnes croient aimer mais se trompent lourdement : l’amour ne s’enseigne pas dans les livres, il ne consiste pas à en savoir beaucoup ; il n’est pas un moment émotionnel passager, ni le fruit d’actions spectaculaires  pour se mettre au premier plan.

L’amour vrai consiste à vivre avec beaucoup d’oubli de soi les petites comme les grandes choses de chacune de nos journées.

Dans cet extrait, tiré de sa première lettre aux chrétiens de Corinthe, l’apôtre Paul retrace le caractère de la charité : elle n’est pas un simple sentiment du cœur, mais  elle est la direction la plus intime de notre être tout entier vers Dieu et vers sa volonté. Paul nous énumère alors les qualités  de l’amour vrai. (versets 4 à 8 )

Vérifions si notre amour est vrai… →  Est-il patient…, serviable …, sans jalousie…, sans calcul ? Suscitons-nous autour de nous des élans collectifs de partage devant les détresses qui nous entourent ?

L’amour vrai est charité (Agapé). La charité, c’est Dieu lui même habitant dans le croyant, de telle sorte que des sources d’eau vive jaillissent de lui en vie éternelle (Jn 4, 14)

Au jour de la résurrection des corps, nous nous trouverons face à face avec Dieu et nous découvrirons ce que c’est qu’aimer. Dieu seul sait aimer vraiment, pleinement.

L’amour de la mère pour son enfant, de l’enfant pour sa mère, ne sont que de faibles images de cet amour de Dieu.

La foi, l’espérance et la charité sont trois éléments de la vie du chrétien :

  1. La foi est la source de toute connaissance vraie.

  2. L’espérance, qui repose sur la foi, n’en diffère qu’en tant qu’elle est entièrement dirigée vers l’avenir, vers la délivrance, vers la perfection.

  3. La charité  est au-dessus de l’une et de l’autre, non seulement parce qu’elle subsistera quand la foi sera changée en vue et que l’espérance sera accomplie ;mais encore parce que la charité est l’âme, la vie de l’espérance et de la foi. La charité, c’est Dieu en nous ; et Dieu sera tout en tous. La charité est éternelle. (verset 13)

Quand la foi, l’espérance et la charité ne sont pas exercés, nous perdons tout car il ne nous reste que le monde matériel, qui passe. Saint Paul nous enseigne, « la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l’incorruptibilité » (1 Cor 15, 50).

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Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. (Lc 4, 24)

Posté par diaconos le 20 décembre 2009

De l’Évangile selon Luc au chapitre quatre

21 Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » 22 Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’ » 24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. 25 En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie (1), lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 26 pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon (2). 27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman (3), un Syrien. » 28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas (4). 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

“Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés”. 

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Catéchèse familiale

« Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit  » (verset 21), ce qui revient à affirmer :  » Je suis le Messie que vous attendez « . Jésus n’a pas été accepté  de ses compatriotes, car il a été trop franc avec eux !

Dans la lecture biblique que Jésus vient de faire dans la synagogue de Nazareth (5), il a volontairement sauté la fin de la phrase où le prophète Isaïe annonçait l’arrivée d’un jour de vengeance pour votre Dieu. On s’étonne à Nazareth de voir Jésus, le fils de Joseph (Lc 4, 22c) , prendre une telle liberté avec la Parole de Dieu et n’annoncer qu’un message de grâce et d’amour , quand tout le peuple attend sa revanche sur l’occupant romain.

Oui, Jésus n’a annoncé qu’un message de grâce et d’amour concernant tout le monde. Son message d’amour concerne aussi, et avec prédilection, les païens : toute l’histoire biblique est là  pour le prouver.

Dessin 1 : C’en est trop ! Ce nouveau prophète doit mourir (Lc 4, 28).

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Jésus  mourra plus tard à cause de son projet d’amour universel.

Oui, vraiment, Dieu aime sans frontières : il aime les incroyants, les pêcheurs, les ingrats,… Ne soyons pas jaloux , soyons prêts à imiter la gratuité de l’amour de Dieu. Pour réaliser le projet d’amour universel de Dieu, nous risquons de rencontrer l’incompréhension, même parmi nos proches ; en sommes-nous paralysés, ou allons-nous droit notre chemin ?

« Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays » (Lc 4, 24c ) : personne n’a plus de difficulté à reconnaître les dons de Dieu dans un homme que ceux qui vivent familièrement avec lui.

Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité (Lc 4,25a), comme un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez ; » et Jésus va en fournir des preuves historiques (Lc 4, 25-27)

Par ces deux exemples, Jésus veut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans le don  de ses grâces.

Dessin 2 : À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.  Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. (Lc 4, 28-29) 

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Note 1 : Élie ou Elijah  dans la Bible, ou إِلْيَاس [ilyās] dans le Coran) est un prophète dans les religions juive, chrétienne et musulmane. Prophète d’Israël du IXe siècle avant J.-C. après la mort de Salomon, cité dans le Coran. Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des Cananéens, Baal. Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois.

Note 2: Sidon serait l’une des plus vieilles villes de la côte phénicienne, fondée par le fils de Canaan, petit-fils de Noé.

Note 3 : Naaman (hébreu : נַעֲמָן – « agréable »), lieutenant de Benadad, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre après s’être baigné sept fois dans le Jourdain sur le conseil du prophète Elisée.

Note 4 :  Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Note 5 : L’office, à la synagogue, comportait au moins deux lectures, parfois trois. La première était le seder, tiré de la Torah (Pentateuque) ; la deuxième, la haftarah, était toujours empruntée à un livre prophétique, et c’est celle-là qui fut confiée à Jésus. En général le passage à lire était prévu à l’avance ; il suffisait de dérouler le parchemin jusqu’au signet.

Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots soulignés dans les notes ci-dessus.

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Liens externes

◊  Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin…  Suite →  Dans la synagogue de Nazareth

◊ L’amour don de Dieu : cliquez ici → Liturgie de la Parole avec des enfants

Publié dans Catéchèse, DESSINS ET BIBLE, Temps ordinaire | 1 Commentaire »

Être Diacre permanent aujourd’hui ? Oui… Mais…

Posté par diaconos le 19 décembre 2009

Diacres permanents

L’ordination d’un diacre permanent est  l’aboutissement d’un long cheminement, marqué par divers engagements dans l’Église et une formation pendant quatre ans. Elle est aussi le fruit d’une décision mûrie en famille. Car même si c’est l’homme qui est ordonné, l’épouse doit
donner son accord.

Ni sous prêtres, ni super laïcs, souvent méconnus du grand public, les diacres trouvent petit à petit leur place dans l’Église. Leur mission peut se résumer en un mot : servir (diakonos est un mot grec désignant le  serviteur). Rattachés directement à l’évêque, mais ils sont insérés dans une paroisse ou dans un doyenné. Outre la présence à l’autel lors des offices, ils sont appelés à exercer un service dans la société : auprès des malades, des pauvres, des jeunes par exemple. Traits d’union entre le monde et l’Église, issus de milieux sociaux et professionnels très divers, les diacres sont les signes d’un nouveau mode de présence de l’Église dans la société.

Envoyés pour servir : les diacres permanents

Le diaconat se déploie dans une triple direction: le service de la charité, le service de la liturgie et le service de la parole de Dieu. Mais c’est le premier qui colore les deux autres. Le service de la charité se traduit de multiples façons: pauvres d’ici ou du Tiers-Monde, malades, marginaux de l’Église ou de la société, prisonniers, étrangers. Il s’agit d’un ministère du seuil, fait d’attention et d’accueil, spécialement pour ceux qui ne sont pas ou plus dans le giron de l’Église. Le diacre a ainsi sa place dans la préparation aux baptêmes et aux mariages. Il est aussi le délégué tout indiqué de la communauté auprès des personnes touchées par la dureté de la mort. Le service de la liturgie s¹exprime par la présence à l’autel lors de la messe, de la célébration ou de la célébration des baptêmes, mariages ou funérailles, ainsi que par la participation à la prière de l’Église dans la Liturgie des Heures. Le diacre y rend présents à la communauté ceux qu’il a rencontrés dans son ministère et qui sont souvent absents de l’église. Le service de la Parole s’exerce dans l’homélie, la catéchèse, les cours de religion, l’animation de groupes de réflexion. Ici encore, le diacre veille à vivre lui-même, au sein de sa famille et de son milieu professionnel, ce qu’il pourra proposer aux autres. Jadis, les prêtres assumaient souvent des tâches spécifiquement diaconales, notamment ertaines aumôneries. C’est aux diacres quil revient souvent aujourd’hui de les assumer. Par là, ils ne remplacent pas les prêtres. Car on ne remplace un prêtre que par un prêtre ! Mais, en communion avec les prêtres de la paroisse, du secteur ou du doyenné, ils assument les tâches diaconales qui leur reviennent. Ils entraînent ainsi la communauté sur le chemin du service, afin que l’Église entière soit diaconale. C’est un beau ministère, porteur d’espérance, duquel j’attends beaucoup pour le diocèse. Le cheminement vers le diaconat se fait durant une période d’au moins 4 années dont la première est consacrée au discernement de la vocation et les 3 autres à la formation théologique. Je souhaite bon vent au diaconat dans notre diocèse ! (Mgr Léonard)

Le diaconat  permanent  est une fonction à la  fois ancienne et nouvelle : apparue  dès les premières communautés chrétiennes, comme le mentionnent les Actes des apôtres, le diaconat, réduit à une fonction liturgique, tomba peu à peu en désuétude. Il n’était plus qu’une étape avant l’ordination sacerdotale.

Il faudra attendre 1964 et le concile Vatican II pour voir le diaconat restauré comme un état permanent dans l’Église avec son identité propre.

1970 voit l’ordination des premiers diacres permanents. Leur nombre est en progression constante : il y en a 64 pour le diocèse de Namur Luxembourg. Les diacres permanents ont un double enracinement : l’Église et le monde (plus de 2000 en France) Lors de la cérémonie de l’ordination, le candidat diacre reçoit le sacrement de l’Ordre, au même titre que le prêtre et l’évêque. Par conséquent, le diacre est membre du clergé. La plupart sont mariés et ont une activité professionnelle. Parfois difficile à appréhender pour le public, ce double enracinement est au coeur de l’identité du diacre et constitue la spécificité de ce ministère.

Le diacre est comme un pont, un trait d’union entre l’Église et la société, manifestant la proximité de l’Église auprès des hommes d’aujourd’hui, en particulier de ceux qui sont blessés par la vie. Cette ouverture au monde est renforcée par le fait que les diacres sont issus de différents milieux sociaux et engagés dans une grande variété de milieux professionnels.

Relevé pour le diocèse de Namur (Belgique)

Dessinateur industriel (1), employé (1), éducateur (2), ouvrier communal (1), construction (1), inspecteur à la sûreté de l’État (1), enseignants (8), électromécanicien (2), pompier (1), direction foyer st François, et les autres sont des retraités (21). Le plus âgés étant le diacre René Compère (06/09/1918) et le plus jeune étant Jacques Gérardy (23/12/1964). 22 diacres du diocèse ont plus de 70 ans. Les recrues sont rares : cette année, il y a eu quatre candidats en formation (un en troisième année, deux en deuxième et un en première. En pré cheminement ?

Les lettres de mission elles-mêmes sont diversifiées.

Voici pour le diocèse de Namur un bref aperçu de celles-ci :

1. Préparation aux mariages (1)

2. Pastorale des communications sociales (1)

3. Pastorale de l’enseignement (2)

4. Accueil de pèlerins au sanctuaire saint Antoine (1)

5. animateur de groupes bibliques (1)

6. accompagnement de personnes âgées (5)

7. Pastorale des immigrés (1)

8. Pastorale hospitalière (4) et soins palliatifs (2)

9. Pastorale des personnes handicapées (1)

10. Pastorale des malades (5)

11. Accompagnement de jeunes (6)

12. Accueil de visiteurs (ND du Sablon (1)

13. Pastorale des baptêmes (8)

14. Pastorale des funérailles (2)

15. École des devoirs et alphabétisation (1)

16. attaché à un secteur pastoral (19)

17. Pastorale des familles (3)

18. Catéchèse (2)

19. Webmaster (3)

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Le diacre est le ministre de la Parole par excellence.

Le diacre est ordonné non au sacerdoce mais au service de l’évêque. Toute l’Église doit discerner les signes des temps, entendre les appels des hommes et des femmes de notre époque, et en particulier des pauvres, et cerner les urgences auxquelles l’Église doit faire face pour y répondre. Mais c’est le rôle des diacres de l’aider dans cette tâche.

Ce sont les besoins de la mission d’aujourd’hui qui ont justifié la décision de retrouver un ministère disparu (le diaconat). Les deux textes fondateurs (Lumen Gentium 29 et Ad Gentes 16), votés respectivement en 21 novembre 1964 et 1965, en énumèrent quelques facettes :

  • les nécessités de la prédication
  • l’animation de communautés chrétiennes
  • l’exercice de la charité dans les œuvres sociales et caritatives…

Ces deux textes affirment la sacramentalité de ce ministère et ce point est essentiel : le ministère du diacre est au service de l’Évangile et de la croissance de l’unique corps du Christ. Les tâches diaconales mentionnées dans les textes conciliaires sont diverses. Elles semblent insister davantage sur la liturgie et les sacrements que sur les autres éléments. Le rapport du ministère diaconal aux autres ministères ordonnés est essentiel. Il a rapport à l’Église et au corps du Christ.

Qu’en est-il de la réception de ce ministère ? Elle est variée selon les pays. Mais en fait, c’est le service des paroisses, l’assistance aux prêtres qui occupent majoritairement les diacre permanents.

Le ministère diaconal, un triple service polarisé par la charité Parole, liturgie et charité sont les trois pôles. Le diacre est dans l’Église, une icône vivante du Christ Serviteur, dit la commission Théologique internationale.

Diacre de l’évêque, diacre du Christ Serviteur ? Le diacre est d’abord le diacre du Christ. En théologie des sacrements, on dira que le lien à l’évêque est instrumental par rapport à la relation directe entre le diacre et le Christ.

Le diacre n’a pas la mission d’agir en la personne du « Christ chef »  mais d’assister la communauté dans le service de la liturgie, de la Parole et de la charité. Il n’est pas sensé assumer la charge pastorale qui est celle du prêtre. Le diacre permanent n’est pas un sous prêtre !  Le ministère du diacre est axé sur le service de la communauté. (Extrait du  Motu proprio  de Benoît XVI, publié le  mardi 15 décembre 2009 au Vatican.)

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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