Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ! (Lc 3, 10-18)

Posté par diaconos le 12 novembre 2009

Les évangélistes Mathieu (Mt 3,1 à-20) , Marc (Mc 6.14 -29) et Luc (3.1 à 3.20) nous invitent à la conversion.

 Cliquez sur les titres en bleu ci-dessus pour comparez ces textes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre trois

10 Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » 11 Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » 12 Des publicains (collecteurs d’impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » 13 Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.  14 A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »  15 Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. 16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. 17 Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. »18 Par ces exhortations et bien d’autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

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◊  ◊  ◊

Catéchèse en famille

Cet extrait de l’évangile de Luc comprend deux parties…

  1. Les foules demandent à Jean Baptiste :  » Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10)
  2. Le peuple qui s’interroge au sujet du messie et qui vit dans l’attente de sa venue.

D’un côté, il y a des groupes nombreux de personnes désireuses de l’entendre. Dans ces foules, Luc reconnait deux groupes qu’il distingue à cause de leurs professions…

  1. Ce sont d’abord les collecteurs d’impôts. (Lc 3, 12a)

  2. Avec les publicains se présentent devant Jean Baptiste des soldats romains. (Lc 3, 14a)

Pour tous, une seule question se pose : « Que devons-nous faire ? »

Les réponses données à cette question sont diverses. C’est, selon Jean-Baptiste,  des gestes de pénitence , de conversion (Lc 3,8) ; ou encore des prières (Lc 5,33). À  ses auditeurs, Jean Baptiste  donne ensuite des conseils de modération, de justice, (Lc 3,13) de douceur (Lc 3, 14b), de partage fraternel (Lc 3, 11).

Mais à côté de ces foules désireuses de savoir « Que faut-il faire ? », Luc aperçoit d’autres gens : c’est le peuple (Lc 3, 15). Le peuple, c’est à dire tout Israël est en attente d’un sauveur.  Attendre en cherchant et en se posant des questions, c’est ce que fait ce peuple au sujet de Jean Baptiste et du messie :  » ne serait-ce pas lui le messie ? » (Lc 3, 15b)

Jean Baptiste donne une réponse qui révèle sa conception du messie (Lc 3, 16-17).

  »Moi, je vous baptise avec de l’eau » (Lc 3, 16a)

  • L’eau est l’image de la purification, et Jean l’administre pour ou en vue de la repentance et de la régénération.

« Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu » (Lc 3, 16c)

  • L’Esprit et le feu, ne sont pas deux choses différentes, pas plus que l’eau et l’Esprit (Jn 3.5), mais l’un est l’image de l’autre. Le feu est le symbole de l’Esprit en tant qu’il pénètre avec une irrésistible puissance et purifie les métaux les plus durs. Telle est l’action de l’Esprit-Saint sur le cœur et sur la vie des personnes, et c’est aussi sous ce symbole qu’il descendit au jour de la Pentecôte (Actes 2). Mais le feu, dont l’action est toujours une souffrance peut devenir le feu du jugement divin en ceux  et en celles qu’il ne purifie pas du péché et de la souillure.

« Il tient à la main la pelle à vanner (voir dessin)  pour nettoyer son aire à battre le blé » (Lc 3, 17a)

  • L’aire en Orient, était préparée et aplanie sur le champ même où l’on moissonnait. On y foulait le blé au moyen de bœufs ou d’instruments propres à cet usage, puis on le vannait, la paille était rejetée sur le champ et brûlée, tandis que le grain était recueilli dans les greniers. Voir aussi à Mt 3, 11-12 et à Mc 1, 7-8

« Il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » (Lc 3, 17b)

  • Jean Baptiste utilise cette image pour montrer qu’elle sera l’oeuvre que le messie accomplira dans  ce monde : cette séparation commence d’une manière intérieure et invisible, dès ici-bas, elle sera consommée plus tard et manifestée au dehors par l’exclusion des impies du royaume des cieux, représenté par le grenier.

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Et pour nous, en quoi ceci nous concerne-t-il ? 

Luc montre ici qu’une vraie conversion doit se traduire par des actes et non seulement par un changement de mentalité ou de volonté. Ces actes de la conversion, Luc les place toujours dans la vie sociale ou professionnelle : partager, accomplir son devoir d’état avec justice, ne pas profiter de sa situation. Le messie qu’annonce Jean Baptiste est avant tout  un justicier, charger de trier les bons des mauvais (Lc 3, 17).

Mais Jésus a récusé ce rôle, lui, l’ami des publicains et des pécheurs, sa fonction de juge ne s’est pourtant pas éclipsée : la Bonne Nouvelle de l’Évangile fait déjà le partage entre les personnes. Il y a celles qui en l’entendant changent leur vie et celles qui ne changent rien ou se contentent de bonnes intentions.

◊ Alors à nous, quel changement de mentalité Jésus nous demande-t-il ?

◊  Comment traduire cela en actes, dans notre vie professionnelle, dans ma famille, dans  mes relations ?

Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec les enfants : cliquez ici → 3° dimanche de l’avent

3e dim. de l’Avent C  : Le peuple était en attente : cliquez ici →  Que devons-nous faire ?

◊ Il tient en main la pelle à vanner : cliquez ici →  La charité pour tous

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Prière communautaire du chapelet avec méditation des mystères du Christ glorieux

Posté par diaconos le 10 novembre 2009

Prière communautaire du Chapelet  avec méditation des mystères du Christ glorieux » à partir de paroles et d’écrits de sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)

Introduction

En 1866, Bernadette Soubirous entre au couvent des Sœurs de la Charité de Nevers, et prend  l’habit sous le nom de sœur Marie Bernard. Si Massabielle, l’endroit où elle vit la Vierge Marie reste toujours le lieu de son âme, dans la vie religieuse elle poursuit l’itinéraire enseigné par laVierge. Les notes qu’elle a laissées, les textes qu’elle a relevés en témoignent.
En récitant son chapelet à la Grotte, Bernadette a appris à fixer ses yeux sur la Vierge, avec intensité, avec ferveur. Toutes les personnes qui virent prier Bernadette, même loin de la Grotte de Massabielle, diront quel sentiment de présence se dégage alors de toute son attitude, de toute sa personne.
Bernadette se révèle à nous comme cet homme nouveau (Homo novus), cette personnalité de grâce, toute traversée, transfigurée de vie divine qu’est le chrétien quand il a revêtu le Christ. Elle est « Fille de lumière », « Fille de Dieu ». Les pensées de Dieu sont devenues ses pensées, les voies de Dieu, sa voie.

Premier mystère → LA RÉSURRECTION

Méditation

Les femmes venues au tombeau, à l’aube du premier jour de la semaine, reçurent de l’ange la mission d’annoncer la nouvelle de la résurrection de Jésus aux disciples… «Hâtez-vous d’aller dire aux disciples qu’il est ressuscité d’entre les morts. Il vous précède en Galilée, c’est là que vous le reverrez. Voilà ce que j’avais à vous dire. » (Mt 28,7)

La vie, la lumière, en toi ont rayonné. Tu crois la première : il est ressuscité!
Ave, ave, ave Maria! Ave, ave, ave Maria! (Chanté si possible)
 » Le juste ne doit pas craindre la dissolution de son corps, puisqu’il doit un jour ressusciter glorieux et tout resplendissant de gloire. Faisons toutes nos actions pour plaire à notre Seigneur avec esprit de foi.

Pourquoi Dieu nous a-t-il créés et nous conserve-t-il ?

C’est pour le connaître, l’aimer, le servir et par ce moyen acquérir la vie éternelle. »

Source : Carnet des notes intimes 1873-1874

« Mon Dieu, Donnez-moi l’esprit de foi » - Source : Notes de retraite en 1875

« Mon Dieu ! Que l ‘homme est aveugle, s’il n’ouvre pas son cœur à la lumière de la foi! »
(Lettre 1875)
« Quand l’émotion sera trop forte, me rappeler cette parole de Notre Seigneur: « C’est moi, ne crains pas ! »  – Source : Notes spirituelles 1871

 » Oh ! oui, Jésus ! Soyez seul désormais mon tout et ma vie  ; je vous suivrai partout où vous irez « . «   – Source : Carnet des notes intimes 1874

Prions → Première dizaine du chapelet

Intention de prière → Prions pour nous tous, ici rassemblés: que nous reconnaissions notre péché devant la splendeur et la beauté de la gloire du Christ ressuscité !

◊   ChantChercher avec toi, Marie (couplet 1 et refrain)

Deuxième mystèreL’ASCENSION

Méditation

« Jésus les conduisit vers Béthanie. Élevant les mains, il les bénit. Pendant cette bénédiction il se sépara d’eux et s’éleva au ciel  » (Lc 24, 50-51.)

Le Christ en victoire fascine ton regard! Royaume de gloire : chacun aura sa part…
Ave, ave, ave Maria! Ave, ave, ave Maria! (Chanté si possible)

« Que sert à l ‘homme de gagner tout l’univers, s’il vient à perdre son âme? Ô pensée terrible, mais profondément vraie ! Que la terre me parait peu de chose quand je considère le Ciel, s’écrie saint Ignace «   - Source ; Carnet des notes intimes 1873

« Aimez bien le Bon Dieu pendant toute votre vie, c’est le plus grand bonheur que vous puissiez avoir sur cette terre, et le seul qui nous rendra éternellement heureux au Ciel » (Lettre 1874)

« Désirs de Jésus : la gloire de son Père et le salut des âmes » » - Source : Notes de retraite 1876-77

 » Me rappeler souvent cette parole : Dieu seul est bon, et de lui seul j’attends la récompense » - Source : Notes de retraite 1875

Prions →  Deuxième dizaine du chapelet

Intention de prière → Prions pour ceux et pour celles qui sont dans la détresse morale ou physique. Que des témoins leur apportent lavraie lumière pour qu’ils puissent se reposer en Toi Seigneur !

◊   ChantChercher avec toi, Marie (couplet 2 et refrain)

Troisième mystère → LA PENTECÔTE

Méditation
« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.  » (Rm5,5)

En toi la mouvance au souffie de l’Esprit, dévoile la science du cœur de Jésus Christ.

Ave, ave, ave Maria! Ave, ave, ave Maria! (Chanté si possible)

« Divin cœur de mon Jésus, donnez-moi pour partage de vous aimer toujours et toujours d’avantage !  » – Source : Carnet de notes intimes 1873

« Plus je donnerai à Jésus, plus aussi Jésus me donnera » – Source : Carnet de notes intimes 1873

« Ô très aimable Jésus, c’est vers vous vous que montent les soupirs de mon cœur. -   Source : Carnet de notes intimes 1873

« J’aurai toujours assez de santé, mais jamais assez d’amour pour notre Seigneur » – Source : Lettre 1873.

Demandez pour moi à Notre Seigneur de vouloir bien me donner une petite étincelle de son amour: si vous saviez combien j ‘en ai besoin » (Lettre 1875)

Source : Carnet de notes intimes 1873

Prions → Troisième dizaine du chapelet

Intention de prière → Prions pour ceux et pour celles qui cherchent Dieu et pour les personnes qui les accompagnent.

◊   ChantChercher avec toi, Marie (couplet3 et refrain)

Quatrième mystère → L’ASSOMPTION DE MARIE

Méditation

Cette fête rappelle que le corps inanimé de Marie n’a subi aucune corruption, mais aussi qu’elle a triomphé de la mort, et qu’elle a été glorifiée dans le ciel, à l’exemple de son Fils unique Jésus Christ.

« Elle monta au ciel avec son corps, elle qui était sans péché et avait porté dans son corpsJésus le Fils de Dieu. »

Tu es la réponse au cri des malheureux, la vie qui annonce la joie qui vient de Dieu.

« Que mon âme était heureuse, bonne Mère, quand j’avais le bonheur de vous contempler! Que j’aime à me rappeler ces doux moments passés sous vos yeux pleins de bonté et de miséricorde pour nous ! » - Source : Carnet Reine du Ciel: 12/05/1866

« Oh ! qu’il fait bon se confier à cette bonne Mère, non jamais on ne l’invoquera en vain, jamais elle n’est sourde à la prière qui lui a été adressée par la confiance et par l’amour » – Source : lettre écrite en 1866

« Je m’abandonne entre les mains de Notre Seigneur et de la très Sainte Vierge  » – Source : lettre écrite en  1873

« Ô très doux Jésus, ne soyez pas mon juge, mais mon Sauveur » – Carnet des notes intimes 1873
« C’est ordinairement de notre vocation que dépend notre bonheur éternel  » – Source :  lettre  écrite en 1876

Prions → Quatrième dizaine du chapelet

Intention de prière → Prions pour nos défunts afin qu’ils se retrouvent tous dans la lumière de Dieu et pour la vie éternelle.

◊   ChantToi Notre Dame  (couplet1 et refrain)


Cinquième mystère → LE COURONNEMENT DE MARIE

Méditation

« Lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne de gloire qui ne se flétrit jamais »  (1 P 5, 4)

Marie, Souveraine, d’en bas nous te chantons : tu es notre Reine. Au Ciel, nous te verrons. Tu es la réponse au cri des malheureux, la vie qui annonce la joie qui vient de Dieu.

Ave, ave, ave Maria! Ave, ave, ave Maria! (Chanté si possible)

« 0 Marie, soyez mon refuge, assistez-moi, protégez-moi, donnez-moi de souffrir patiemment dans cette vie, afin d’espérer dans la mort et d’être couronnée dans l’éternité »  – Source : prière de Bernadette, religieuse

« Voilà la vie.. des peines et des sacrifices, qui doivent nous faire voir que le bonheur n’est pas de ce monde » – source : lettre écrite en 1876

« Elle me dit aussi qu’elle ne me promettait pas de me rendre heureuse dans ce monde, mais dans l’autre » – Source : 2ième apparition, 14 février 1858

 » Au Ciel, nous nous reverrons, là il ne faudra plus se séparer » (Lettre 1873)

Prions → Cinquième dizaine du chapelet

Intention de prière  Prions pour nos prêtres : qu’ils soient habités par l’amour du Père et portent le souci des présents et des absents !

◊   ChantChant: Toi Notre Dame (Couplet 2 et refrain)

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« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. » (Lc 3, 1-6)

Posté par diaconos le 9 novembre 2009

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre trois

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d’Abilène, les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie.

Il parcourut toute la région du Jourdain ;  il proclamait un baptême de  conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe : À travers le désert, une voix crie : « Préparez le chemin du Seigneur,aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits,  les routes déformées seront aplanies ; et tout homme verra le salut de Dieu. »

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés”.  

♣ 

Dessin → En l’an 28, Jean Baptiste parcourut la région du Jourdain pour appeler le peuple à la conversion, les mots qui lui viennent à la mémoire sont ceux du prophète Isaïe : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. »

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Quelle réponse donneras-tu à cet appel de Jean Baptiste ?

Préparer le chemin du Seigneur, aplanir sa route sont deux actions qui te sont demandées d’accomplir.

Comment peux-tu répondre  positivement à cet appel ?

→ Voici quelques pistes …

◊  en corrigeant ta conduite,

◊ en cessant de faire le mal, et te mettre à faire le bien,

◊ et en te retournant vers Dieu, tu donneras un nouvel élan à ta vie.

La conversion que Jean nous demande d’accomplir, tous,  c’est un retournement vers Dieu : il s’agit de nous tourner vers Dieu, avec des conséquences morales et sociales : lutte contre l’égoïsme, l’injustice, l’esclavage du plaisir et de l’argent, l’impureté, la paresse, la domination des autres…

  • Jean Baptiste proclamait un baptême de  conversion  pour le pardon des péchés.
    • Le pardon des péchés est un acte de Dieu, toujours offert à tous. Il ne peut devenir efficace que si nous l’accueillons librement.

◊ ◊ ◊ ◊

Pour les jeunes…

Aimes-tu dessiner ?

  • Clique sur le dessin pour le voir plus grand, l’imprimer et le colorier.

  • Souhaites-tu montrer ton dessin dans la rubrique “Page jeunesse”, et y faire figurer ta photo, signaler ton âge et ta localité ? Il te suffit de me les faire parvenir par courrier à l’adresse suivante : Diacre Michel Houyoux, 67 rue de la Station  – B 5621  Morialmé (Belgique) ou par e mail en “document attaché” à l’adresse : “michel.houyoux@base.be” . Fais-toi aider par un membre de ta famille si tu n’en sors pas. Tu peux y mentionner ton prénom, ton âge, ta localité (pays ?) et aussi un petit commentaire en rapport avec le thème proposé. Avec un peu d’imagination, tu peux réaliser de jolis dessins. Pour voir les dessins en plus grand, clique deux fois dessus.

  • Aimerais-tu colorier d’autres dessins bibliques ? Dans la colonne de droite, sous le titre “Catégories”, clique sur le titre “Dessins et Bible” et choisis ceux que tu aimes colorier.

Diacre Michel.

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Liens externes

 La parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean…

Outils pour la catéchèse : cliquez ici → Jean le Baptiste

Vivre la liturgie du dimanche avec les enfants : cliquez → 2° dimanche de l’Avent

Explication de mots : cliquez ici → Jean-Baptiste

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11 novembre : »Nous ne pouvons manquer le rendez-vous de la fraternité. »

Posté par diaconos le 8 novembre 2009

   Lectures choisies pour la messe du 11 novembre   Ph 1-12.14.18 ; Ps  37 ; Lc 6, 27-38

Homélie à l’occasion de la messe du 11 novembre

En cette célébration nationale du 11 novembre, nous faisons mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont donné leur vie pour défendre notre  patrie afin qu’elle demeure une terre de liberté et de fraternité. Ces valeurs ne prennent toute leur dimension que dans un contexte de paix et d’harmonie entre tous les hommes. Nous ne pouvons oublier, en cette commémoration de l’armistice de 1918, tout ce que les générations précédentes ont enduré d’épreuves, de souffrances, mais aussi tout ce qu’elles ont déployé comme efforts de bonne volonté, de réconciliation et de dialogue pour qu’advienne durablement la paix entre les peuples et les nations en Europe.

Nous savons bien que cette paix demeure toujours fragile et qu’elle nous requiert à la vigilance pour régner durablement. C’est un enjeu de la construction européenne dans laquelle nous sommes engagés, et ce n’est pas le moindre enjeu. L’élargissement de l’Union européenne nous situe en fidélité avec ce qu’ont vécu les générations précédentes, elle nous place dans une dynamique de reconnaissance mutuelle, de réconciliation et de dialogue.

C’est peut-être sur ce point que la lettre de Paul à Philémon (Première lecture) nous rejoint et nous parle. Celui qui, aux yeux de Philémon, était son esclave, Paul le renvoie vers lui et l’invite à le reconnaître comme frère. (Phl 1, 15-16) Ce que le Seigneur nous demande par ces paroles de Paul que nous recevons en ce jour anniversaire du 11 novembre, c’est de porter un regard nouveau sur ceux et sur celles que nous croisons chaque jour.

Ces personnes  peuvent être des collègues de travail, des personnes assurant divers services pour rendre notre quotidien plus aisé. Elles  peuvent être aussi des voisins, des concurrents, des adversaires de nos idées ou de nos intérêts, des étrangers, des sans emploi, des laissés pour compte.. .

Face à elles, le Christ nous invite à évangéliser notre regard. Ce sont d’abord des êtres aimés de Dieu avec autant d’intensité que nous. Cet unique amour qui nous est porté à tous, est plus fort que nos divergences, nos différences de statut social, d’opinions ou de cultures.

Cet amour, nous révèle le Christ, est plus fort que nos divisions et nos conflits, il porte en lui une puissance de réconciliation. Aimés de Dieu, accueillis comme ses enfants, nous devons  d’abord être des frères. Cette fraternité, qui a sa source en Dieu,  devrait  se refléter dans nos gestes d’entraide, dans nos actes de solidarité et dans nos efforts de partage.

Frères et sœurs, lorsque le sens de la fraternité disparaît, la liberté devint  menacée : les crises épisodiques, dans les banlieues de nos grandes villes, en sont la triste illustration. Une société fraternelle ne peut se concevoir sans une reconnaissance effective d’une égale dignité ni une promotion de la liberté de l’autre dans le souci de le faire grandir et s’épanouir.

Nous ne  pouvons  manquer le rendez-vous de la fraternité plus que jamais nécessaire dans notre monde actuel, car notre foi est porteuse d’une dynamique de fraternité qui  se fonde sur le Christ, le Christ  qui s’est fait proche de chaque  être humain.

Être fils de Dieu très bon, nous révèle l’Évangile, c’est être généreux envers ses frères et toutes ses recommandations, appellent toutes à la générosité dans les relations avec le prochain, dans le pardon, la remise des dettes, le refus de juger, le partage, l’humilité.

Nous sommes requis, au nom de notre foi, à travailler à l’avènement de la civilisation de l’amour. Ne nous privons donc pas de coopérer pour cela avec les autres croyants, avec toutes les personnes et les groupes de bonne volonté, même ceux qui ne font pas référence à une foi religieuse. Que vivent enfin pour tous la liberté dans une authentique fraternité. C’est cette fraternité là, que nous, chrétiens,  venons maintenant, ici,  puiser à la source dans cette Eucharistie.

Amen

 

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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