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Va, et désormais ne pèche plus ! (Jn 8,11b)

Posté par diaconos le 31 janvier 2010

Extrait de l’évangile de Jean au chapitre huit.

01 Jésus s’était rendu au mont des Oliviers ;

02 de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.

03 Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils la font avancer,

04 et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère.

05 Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »

06 Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.

07 Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. »

08 Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.

09 Quant à eux, sur cette réponse, ils s’en allaient l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.

10 Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t’a condamnée ? »

11 Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

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 Jésus dit à  la femme adultère : « Vaet désormais ne pèche plus !  » (Jn 8,11b) – Nous ne devons pas conclure pour autant que le passé n’a aucun poids. La femme adultère voit s’ouvrir devant elle un nouvel avenir, alors que son passé la conduisait devant sa fin, par lapidation.

Jésus resta seul et la femme en face de lui. Debout l’un et l’autre, se regardant en face, après que tous les autres furent partis…  Jésus marque de l’intérêt pour cette femme, et non pour son péché. Jésus manifeste toujours sa miséricorde envers les pécheurs, la compassion manifestée lorsqu’il se trouvait en leur présence surprenait et même scandalisait les pharisiens. Ils ne comprenaient pas l’attitude de Jésus tant ils étaient préoccupés par le péché. En effet ils enfermaient les personnes dans des catégories. Voici ce qu’ils disent à Jésus : « Dans la Loi Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »  (Jn 8,5)

La femme qu’ils ont amenée à Jésus n’est pas pour eux une personne avec un nom et une histoire. Elle est simplement  » une de ces femmes-là « . Ne faisons-nous pas souvent la même chose, sur un plan personnel ou de manière plus générale : Tel homme ou telle femme est ce genre de personne avec qui il n’est pas possible de dialoguer ? Pour Jésus, personne n’appartient à une catégorie. Chacun est unique et doit être reçu, accepté et aimé comme une personne unique.

Les pharisiens invitent Jésus à agir comme un juge… (Jn 8,4)  et nous voyons Jésus se mettre à tracer des signes sur le sol (Jn 8,6), sans doute pour indiquer qu’il ne prend aucun intérêt à ce qu’ est leur  jugement. Et quand ils persistent à l’interroger il leur cite simplement un passage de la Loi (Jn 8, 7), mais en le modifiant (une modification en fait lourde de sens…).

 Selon la Loi juive, le témoin d’un crime devait lancer la première pierre lors de la lapidation d’un criminel…

En indiquant « celui qui est sans péché » Jésus ramène les accusateurs à leur propre conscience. Ils partent tous, l’un après l’autre, reconnaissant ainsi qu’ils sont, eux aussi, pécheurs. Et notons que Jésus ne cherche pas à triompher à leurs dépens, manifestant ainsi de la bonté à leur égard. Nous le voyons se pencher de nouveau vers le sol, pour leur laisser la possibilité de partir sans être humiliés… (Jn 8, 8 )

Et lorsqu’ils sont tous partis (Jn 8,9), voici que Jésus s’adresse à la femme, ce qui la restaure dans sa dignité. 

Elle accueille la parole de Vie : « Va  et ne pèche plus ! » (Jn 8,11b)

Que pouvons-nous retenir de ce récit ?

De cette page d’Évangile, retenons  ce qu’est l’attitude de Dieu envers les pécheurs que nous sommes. Le péché de cette femme n’intéresse aucunement Jésus,  Il ne le mentionne même pas. Il ne s’intéresse qu’à son avenir : « Va, et désormais ne pèche plus. »  Jésus ne donne pas à cette femme une liste de recommandations et de mises en garde. Il lui laisse toute la possibilité d’organiser sa propre vie. Il ne la met pas en garde contre un péché en particulier ;  il est plus exigeant : il lui rappelle l’importance de ne pas pécher du tout.

En ce temps de Carême Dieu veut que nos regards soient tournés vers la joie de La Résurrection : qu’au lieu de ruminer nos péchés passés nous nous acheminions d’un pas ferme vers une vie nouvelle où le péché n’aura jamais le dernier mot.

♥ 

 ◊ La miséricorde de Dieu

Jésus n’est pas venu parmi nous  pour appeler les justes mais les pécheurs (Mc 2,7). Il nous invite à la conversion sans laquelle nous ne pourrons pas entrer dans le Royaume, mais il nous montre en parole et en acte la miséricorde sans bornes de son Père pour tous les pécheurs (Lc 15, 11-32) et l’immense joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent (Lc 15,7). La preuve suprême de cet amour est donnée par Jésus lui-même qui sacrifia  sa  vie en rémission de nos péchés (Mt 26,28).

Liens externes

◊    Comprenons-nous l’enjeu de cette situation ?… Cliquez ici →   La femme adultère

◊  Moi, non plus, je ne te condamne pas… Cliquez ici →  Méditation

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici → 5° dimanche de carême

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Dieu sauve et pardonne. (Jn 8, 1-11)

Posté par diaconos le 29 janvier 2010

5ième dimanche du Carême, année C             

Références bibliques :  Is 43, 16-21 ; Ps 125 ; Phil. 3, 8-14 ; Jn  8, 1-11

 La femme adultère

Ce jour là, Jésus était assis dans la cour du Temple de Jérusalem et enseignait la foule qui l’avait suivi. Lorsque survint un groupe de scribes et de pharisiens en colère, entraînant de force une femme qu’on avait  surprise en train de commettre l’adultère. Ils dirent à Jésus :  » Maître, on l’a trouvée chez un homme…elle trompe son mari…elle mérite la mort…la loi est formelle.  »

Comment se fait-il qu’ils n’amènent que la femme ? Dans un adultère, il y a aussi un homme, que la loi juive en vigueur condamne de la même manière (Dt 22, 23-24 ; Lv 20, 10)

« Ayant été prise en flagrant délit d’adultère, selon la Loi de Moïse, elle doit être lapidée. Et toi, Maître, qu’en dis-tu ? »

La réaction de Jésus est étonnante : il ne fait rien, il ne répond pas, il fait des dessins sur le sol : il ne lève même pas son regard vers la femme, car il sait sa honte. Il semble se désintéresser.

Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et dit :  » Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! «   Jésus les renvoie à leur conscience, il  place le débat à un autre niveau : nous sommes tous pêcheurs et nous avons besoin d’être tous pardonnés !

Cette page de l’Évangile de Jean nous enseigne que Dieu ne veut pas la mort du pêcheur, mais il veut qu’il se convertisse et qu’il vive. Soyons miséricordieux comme Dieu l’est envers nous. Ne nous posons pas en juges et nous ne serons pas jugés ! Ne condamnons pas et nous ne serons pas condamnés !  C’est la mesure, dont nous  nous servons pour les autres, qui servira aussi de mesure pour nous  (Lc 6, 36, 38)

Sur cette réponse de Jésus, ils s’en sont allés, l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés. Les dernières paroles de Jésus sont pour la femme : « Moi non plus, je ne te condamne pas ; va et désormais ne pèche plus ! »

Dans  cette expérience unique,  qu’elle a vécu, cette femme a découvert qu’elle était aimée au-delà de son péché et donc pardonnée. Nous sommes tous appelés à faire cette expérience du Pardon de Dieu en recevant le sacrement de Réconciliation. C’est là que nous rencontrons l’Amour Infini de Dieu : un Amour qui sauve parce qu’il ne nous confond jamais avec nos péchés. Essayons, comme Jésus, de redonner un avenir à celles et à ceux que leur péché condamnait à la mort spirituelle.

Paul a bien saisi cette leçon : tout ce qui lui apparaissait comme une réussite humaine, ne compte désormais pour rien au regard de la rencontre du Christ qui a bouleversé sa vie. C’est à un complet renversement des valeurs de son existence qu’il assiste. Il n’a plus qu’un but : se laisser conduire et modeler par le Christ et n’attacher du prix qu’à ce qui compte pour lui ( 2ième lecture) et nous, qu’avons-nous quitté de nos habitudes, de notre mode de vie, de nos conceptions de l’existence, pour suivre le Christ ?

Ne regardons pas le chemin déjà parcouru dans notre existence mais tournons notre regard vers celui qui reste à faire pour appartenir totalement au Christ : « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau ; il apparaît déjà, ne le voyez-vous pas ? » (1ière lecture)

« Ta Parole Seigneur est vérité et ta loi délivrance »,  avons-nous chanté avant la lecture de l’Évangile. Pâques deviendra-t-il la fête de notre propre délivrance, par un Dieu qui sauve et qui pardonne ? Changez vos cœurs, changez de vie et croyez que Dieu vous aime.

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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Psaume 34 – Invitation à la louange divine

Posté par diaconos le 28 janvier 2010

 01 De David, lorsqu’il contrefit le fou Akish melek et que, chassé par lui, il s’éloigna.

 02 Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.

03 Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !

04 Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom.

05 Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.

06 Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.

07 Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

08 L’ange du Seigneur campe à l’entour pour libérer ceux qui le craignent.

09 Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !

10 Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent.

11 Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

12 Venez, mes fils, écoutez-moi, que je vous enseigne la crainte du Seigneur.

13 Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ?

14 Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides.

15 Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la.

16 Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris.

17 Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire.

18 Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

19 Il est proche du coeur brisé, il sauve l’esprit abattu.

20 Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.

21 Il veille sur chacun de ses os : pas un ne sera brisé.

22 Le mal tuera les méchants ; ils seront châtiés d’avoir haï le juste.

23 Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Ce psaume est un chant d’action de grâce : il loue le Seigneur pour ses interventions à l’égard des personnes. Les premiers mots évoquent clairement bénédiction et louange envers le Seigneur : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. » (versets 2-3)

Il a été composé à l’occasion de la tentative désespérée que fit David poursuivi par Saül, de se réfugier chez les Philistins. Il eût péri à Gath, si Dieu n’eût incliné le cœur du roi  Akish à la pitié envers David qui semblait atteint de folie. (1 Sam 21, 10-15)

Outre le prologue (vv 1-3) et l’épilogue (v 23), le psaume se divise en deux sections bien distinctes :

  1. Première section :  l’expérience personnelle du sage (Ps 34 4-11)
  2. Deuxième section : l’enseignement qui en résulte. (Ps 34, 22-22)

Première section - le Seigneur est intervenu pour sauver David. Celui-ci, heureux d’avoir échappé au malheur, loue sans cesse son sauveur  et en plus, il invite ses amis à se joindre à sa joie. Trois idées fortes expriment cette séquence :

  1. une invitation à la louange (verset 4)
  2. l’expérience personnelle (versets 5 à 8 )
  3. la pieuse exhortation (versets 9 à 11)

Deuxième section  - l’enseignement qui en résulte comporte trois parties :

  1. une invitation à écouter (verset 12)
  2. une question et sa réponse (versets 13 à 15)
  3. le problème de théologie (versets 16 à 22)

◊ ◊ ◊

Lien externe

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Un Père prodigue d’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. (Lc 15, 11-32)

Posté par diaconos le 24 janvier 2010

4ième dimanche du Carême. Année C

Références bibliques →  Jos 5, 10-12 ; Ps 33 ; 2 Co 5, 17-21 ; Lc 15, 1-3.11-32

Nous avons la mauvaise habitude de n’écouter que la première partie de ce  passage de l’ Évangile selon Luc que nous appelons . « la parabole de l’enfant prodigue ». Or, c’est manifestement le Père qui est le personnage principal : « Un homme avait deux fils… ».  C’est la parabole du père prodigue que nous avons entendue. Ce  père a vécu un drame en deux actes : le conflit entre lui et ses deux fils , également et follement aimés. Une histoire qui se revit dans beaucoup de familles. Papas et mamans dans une situation conflictuelle avec l’un ou l’autre de vos enfants, c’est le drame de Dieu que vous vivez. Cette page d’Évangile donne la plus belle histoire d’amour, la plus belle image de Dieu.

Dans le premier acte, l’attitude du Père envers le cadet , révèle que ce père  n’est que gratuité, partage, don total et désintéressé, respectueux de la personnalité  de son enfant ingrat : il ne lui veut que du bien, il l’aime sans réserve ! À travers ce père, Jésus nous parle de Dieu.  Est-ce ainsi que nous nous représentons Dieu ?

Ce fils révolté, revendiquant son indépendance représente l’athéisme de tous les temps : profiter des biens de Dieu, sans le reconnaître, être loin de Lui, faire ce qu’on veut sans contrôle : ni Dieu, ni maître. Son retour à  la maison, malgré les belles phrases, n’est qu’un sordide calcul pour retrouver le gîte et le couvert. Il a perdu l’habitude d’aimer…Il ne pense encore et toujours qu’à lui !

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut, fut saisi de pitié , courut se jeter à son cou, et le couvrit de baisers » C’est  le Père qui fait tout ici ! Quatre gestes : il l’aperçoit, il est ému, il court et il l’embrasse ! Le geste de courir est le plus fort de toute cette parabole : il n’est pas dans les habitudes d’aucune époque qu’un supérieur courre vers un inférieur, surtout quand celui-ci a eu envers lui une attitude scandaleuse. Le comportement de ce père montre qu’il ne se soucie pas le moins du monde de savoir si son fils manifeste une vraie contrition : d’aussi loin qu’il le voit, il court à sa rencontre.

Dans cette scène, Jésus met l’accent sur l’amour gratuit du Père…un Père qui pardonne avant tout aveu, sans condition !

Le fils ingrat revenu, on fit la fête sans compter !

L’acte deux décrit l’attitude du père envers l’aîné : pour lui, le père manifeste la même bonté. Souvent la Bible revient sur ce thème de la gratuité absolue des dons de Dieu. Il n’y a aucune injustice dans cette attitude divine : Dieu aime tous les hommes (*)

L’attitude du fils aîné révèle qu’il n’a pas vu tout l’amour dont il était aimé. .. : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. » À travers cette parabole en deux actes, nous sommes invités à entrer dans cet amour de Dieu et dans sa joie de retrouver les pêcheurs.

Dans sa seconde lettre aux Corinthiens, Paul leur déclare : « Nous sommes les ambassadeurs du Christ, laisser-vous réconcilier avec Dieu » (2ième lecture) . Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie, à l’appel de Dieu, à nous réconcilier entre nous. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus Christ nous a révélé combien Dieu, notre Père , est gratuité, don, désintéressé, amour. Jésus nous y a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu méchant, jaloux, mal intentionné. Un Père prodigue d’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons-lui pardon de tous nos manques de confiance et d’amour.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Carême, Homélies | Pas de Commentaire »

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