Vendredi Saint

Posté par diaconos le 29 mars 2010

Vendredi saint

stazione12.jpg

 source de l’image →   www.vatican.va/news_services/liturgy

Vendredi Saint, la croix s’est dressée sur le monde. Le Vendredi Saint n’est pas seulement l’anniversaire d’un évènement passé. L’Église nous demande surtout de croire que, par sa mort, le Christ nous apporte la certitude de notre résurrection.

Le récit de la Passion du Christ nous le connaissons bien parce que nous l’avons entendu et médité nombre de fois. Et pourtant, il ne peut jamais nous laisser indifférent. C’est la Passion d’un homme abandonné, trahi et bafoué. Elle nous montre un chemin déroutant, révoltant où apparemment Dieu se tait.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 14, 13).

Il est impossible de séparer ce que nous avons vécu  le « Jeudi Saint » de ce que nous allons vivre le lendemain,  le «  Vendredi Saint ». Les extraits du livre d’Isaïe (première lecture) et de la lettre aux Hébreux (deuxième lecture) donnent sens à  cette terrible et ignoble souffrance. Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  C’est par lui que nous sommes sauvés, sa mort nous ouvre la vie.

Le deuxième moment important de la célébration liturgique du Vendredi Saint est la grande prière universelle. Il s’agit de prier le Christ, espérance pour tous les hommes et de lui demander sa lumière pour ceux et celles qui en ont particulièrement le plus besoin.  

En ce Vendredi Saint, les uns pour les autres, nous prierons l’Esprit Saint pour qu’il ouvre chacun de nos cœurs à l’intelligence de plus en plus grande de ce mystère d’amour qu’est le mystère de la Croix. Et c’est alors seulement que nous pourrons chanter en toute vérité : « Victoire ! Tu règneras. O croix, tu nous sauveras. »

◊  ◊  ◊

 

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe aux chapitres 5 2 et 53( 13-15; 53, 1-12)
Dans cet extrait du livre d’Isaïe, le prophète dresse un tableau saisissant  du Christ au moment de sa passion. Le triomphe du Christ stupéfie les puissants et les foules qui n’imaginèrent jamais que la voie douloureuse qu’il suivait pourrait changer la marche du monde.

13  Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
14  La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’aspect d’un fils d’Adam.
15  Et voici qu’il consacrera une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu’on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

53

01  Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? À qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ?

02  Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive, enracinée dans une terre aride. Il n’était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, Vendredi Saint dans Dieu clip_image002son extérieur n’avait rien pour nous plaire.
03  Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
04  Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, clip_image002 évangile de Jean dans fêtes religieusesfrappé par Dieu, humilié.

05  Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

06  Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui clip_image002 la passion de Jésus dans Histoire du Salutnos fautes à nous tous.
07  Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.
08  Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est soucié de son destin ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de son peuple.
09  On l’a enterré avec les mécréants, son tombeau est avec ceux des enrichis ; et pourtant il n’a jamais commis l’injustice, ni proféré le mensonge.
10  Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. Mais, s’il fait de sa vie un sacrifice d’expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s’accomplira la volonté du Seigneur.

11  À cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.
12  C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort,
il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

« Copyright  AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

Psaume 30 (2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

 Ce psaume pourrait s’intituler  » Psaume des hasidim »

Note « hasidim » : Ce mot hébreux signifie « Pieux »; il désigne le groupe des fidèles auquel appartenait  vraisemblablement l’auteur de ce psaume.  Contrairement aux mains des impies (mentionnées au verset 16), les mains de Dieu s’ouvrent pour accueillir, protéger et guérir. Puisqu’il en est ainsi, le psalmiste n’hésite pas à mettre dans les mains de Dieu ce qu’il a de plus précieux : son esprit ( verset 6a)

Le verset 25 identifie les « Hasidim » avec ceux qui mettent leur espérance en Dieu. Jésus lui-même a suivi la directive du psalmiste : à l’heure de son agonie sur la croix, il a mis son espérance en Dieu, son Père en citant, selon Luc (23, 46) le verset 6 de ce psaume : « entre tes mains  je remets mon esprit » Depuis ce jour, ces paroles constituent une bonne prière du soir. Puissions-nous nous habituer à prononcer ces paroles pour les redire au soir de notre vie.

2a  En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
2b  garde-moi d’être humilié pour toujours.
06  En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
12  Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins,  je fais peur à mes amis  (s’ils me voient dans la rue, ils me fuient).
13  On m’ignore comme un mort oublié,  comme une chose qu’on jette.
14a  J’entends les calomnies de la foule :
14d  ils s’accordent pour m’ôter la vie.
15  Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,  je dis : « Tu es mon Dieu ! » 

16  Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.
17  Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;  sauve-moi par ton amour. 

25  Soyez forts, prenez courage,  vous tous qui espérez le Seigneur !

« Copyright  AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».  

 ♦

La deuxième lecture est tirée de la lettre aux Hébreux aux chapitres 4 et 5 (14-16; 5,7-9)

 Le Christ à voulu connaître toutes les épreuves et s’est offert pour nous. Les souffrances du Christ ne sont pas seulement un évènement du passé que sa résurrection et sa vie auprès du Père lui auraient fait oublier. L’expérience qu’il a faite de la souffrance, des larmes, de la prière suppliante d’une personne aux prises avec l’angoisse  et la peur de la mort, lui permet de comprendre nos faiblesses dans l’épreuve.  Aucune personne ne peut désormais se dire  solitaire ou abandonnée dans sa peine : Jésus  est à ses côtés le compagnon de sa douleur  qui lui apporte secours et miséricorde.

14i  Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
15  En effet, le grand prêtre que nous avons n’est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous, et il n’a pas péché.
16  Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

5

07  Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé.
08  Bien qu’il soit le Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa Passion ;
09  et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

« Copyright  AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».   

La Passion de Jésus-Christ selon saint Jean(Jn 18, 1-40; 19, 1-42)

Nous nous retrouvons ce soir au pied de la Croix : le récit de la Passion n’est pas seulement un rappel  des faits, mais un regard sur la suprême étape de la mission du Christ : aimer Dieu et les hommes en donnant volontairement sa vie.

Pour lire la passion de Jésus selon saint Jean : cliquez ici →  La passion de Jésus selon l’Évangile de St Jean

Lien externe

Je partage volontiers ce que je reçois. 

Voici une création du Père Paul Belboom, salésien de Don Bosco , spécialiste en montage de diaporamas !

Méditation : cliquez ici pour ouvrir le diaporama →  La passion de Jésus Christ.pps

Merci au diacre Paul Laurent (diocèse de Tournai – Belgique) pour cet envoi

Avec mes salutations amicales et fraternelles en Christ

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS