Le Seigneur m’a faite pour lui. (Sg 8, 22a)

Posté par diaconos le 30 avril 2010

Extrait du livre des Proverbes au chapitre huit

17 « Moi, j’aime ceux qui m’aiment ceux qui me recherchent me trouveront.

18 Avec moi il y a richesse et gloire, fortune durable et prospérité.

19 Mon fruit vaut plus que l’or, que l’or fin ; mon produit vaut plus que l’argent le meilleur.

20 Sur le chemin de la justice je m’avance, sur le sentier du droit.

21 Je donne un héritage à ceux qui m’aiment, je remplis leurs trésors.

22 Le Seigneur m’a faite pour lui au commencement de son action, avant ses oeuvres les plus anciennes.

23 Avant les siècles j’ai été fondée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.

24 Quand les abîmes n’existaient pas encore, qu’il n’y avait pas encore les sources jaillissantes, je fus enfantée.

25 Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée.

26 Alors que Dieu n’avait fait ni la terre, ni les champs, ni l’argile primitive du monde,

27 lorsqu’il affermissait les cieux, j’étais là. Lorsqu’il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,

28 chargeait de puissance les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme,

29 lorsqu’il imposait à la mer ses limites, pour que les eaux n’en franchissent pas les rivages, lorsqu’il établissait les fondements de la terre,

30 j’étais à ses côtés comme un maître d’oeuvre. J’y trouvais mes délices jour après jour, jouant devant lui à tout instant,

31 jouant sur toute la terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Les écrits de sagesse abondaient depuis au moins trente siècles avant la naissance de Jésus. Les Israélites entrèrent dans ce genre littéraire à l’époque du roi Salomon, lequel avait réuni les premiers Sages.  Le livre des Proverbes rassemble des maximes de la sagesse populaire ; il est un genre littéraire présentant la vie et la foi sous un autre aspect que les livres prophétiques.

La première partie du livre des Proverbes ( chapitres 1 à 9) date du deuxième siècle avant le Christ. Elle nous donne une méditation sur la Sagesse de Dieu d’où dérive toute sagesse humaine. Le sommet de cette méditation se trouve au chapitre huit (vois l’extrait ci-dessus).

Lorsqu’il contemplait l’Univers, l’homme de l’antiquité était interpellé par sa beauté grandiose et par son harmonie. il y voyait la marque de la Sagesse de Dieu et de son habileté créatrice. Cette sagesse qui présida à la création du monde , les Hébreux la savaient encore à l’oeuvre dans l’Histoire, puisque Dieu s’était lié avec le peuple qu’il avait choisi, pour en révéler aux hommes la source : son amour pour tous.

Dans ce texte,  la Sagesse est présentée comme une personne, comme si elle était une fille de Dieu : Moi (v 17) – Avec moi (v 18) – Mon fruit (v 19) – Je m’avance (v 20) – Je donne (v 21) - Le Seigneur m’a faite pour lui (v22). 

La Sagesse personnifiée ici est très proche de la présentation de l’Esprit Saint dans le Nouveau Testament, figure révélant aux disciples qui est Dieu et quel est son  projet pour le monde. La Sagesse  a été, non seulement le témoin de l’œuvre de la création, mais encore l’auxiliaire de Dieu dans la fondation du monde (versets 22 à 31)

« Dès le commencement. » (v 23b) : à l’aurore de la création j’étais là ! Ce verset rappellent Colossiens 1, 15 et Apocalypse 3, 14, sans que pour cela nous devions identifier la Sagesse avec la seconde personne de la Trinité.

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Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. (Jn 16, 13a)

Posté par diaconos le 27 avril 2010

 Extrait de l’Évangile de Jean au chapitre seize
12 J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous n’avez pas la force de les porter.

13 Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu’il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

14 Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

15 Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊  ◊  ◊

À la lecture des évangiles nous découvrirons que les apôtres n’ont découvert que progressivement le mystère de la personne de Jésus. D’abord, ils l’ont considéré comme étant un prophète : « C’est vraiment lui le prophète qui doit venir (Jn 6, 14) ;  un grand prophète a surgi parmi nous (Lc 7, 16) ; c’est le prophète Jésus de Nazareth (Mt 21, 11).

Ensuite ils virent en Jésus un maître en Écriture : « Maître, tu enseignes en toute droiture (Mt 22, 16) ; tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité (Mc 12, 14b).

Plus tard, ils reconnurent en lui le Messie : « Nous avons trouvé  le Messie (ce qui signifie le Christ) , dit André à Simon Pierre (Jn 1, 41) et enfin le fils de Dieu révélé dans sa mort et sa résurrection : « Et moi je l’ai vu, et j’ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu (Jn 1, 34) ; Dieu envoya son Fils, né d’une femme (Ga 4, 4) ; Dieu a envoyé son Fils comme sauveur du monde (1 Jn  4, 14) »

Leur connaissance du mystère de Dieu s’effectua selon la même progression : de la constatation de l’intimité que Jésus avait avec Dieu, ils découvrirent progressivement sa relation filiale avec Dieu, grâce à l’action de l’Esprit Saint, dont le rôle a été de leur faire prendre conscience de la signification de leur expérience de vie avec Jésus (Jn 16, 12-15).

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 Source de l’image → Icône de la trinité (Roublev)

Pour que l’Esprit Saint puisse convaincre le monde, il fallut d’abord qu’il ait agi dans les apôtres qui devinrent, après l’évènement de la  Pentecôte,  les instruments de son action sur le monde. C’est pourquoi après avoir décrit celle-ci, Jésus promit à ses disciples que l’Esprit les conduira dans toute la vérité et complétera l’instruction qu’ils ont reçue de lui.

L’amitié, l’amour des époux, l’union au coeur de nos familles, la ferveur de nos communautés paroissiales sont autant de reflets de la vie intime de Dieu Père, Fils et Esprit. Donnons en l’image dans notre milieu de vie.

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 Liens externes

◊  Catéchèse  (Jn 16, 12-15) : cliquez ici →  J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici → Fête de la Sainte Trinité

◊ Au nom du Père et  du Fils et du Saint Esprit : cliquez ici → Histoire

◊  Quatre rencontres de catéchèse : cliquez ici →  «  Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !  »

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Fête de la Sainte Trinité : Dieu n’est pas le solitaire de l’Univers.

Posté par diaconos le 26 avril 2010

Dieu n’est pas le solitaire de l’Univers. Il est la famille créatrice, la famille de l’Esprit qui nous fait vivre dans la foi, l’amour et l’espérance. Les chrétiens croient en un seul Dieu en trois personnes et chacune des trois personnes divines est Dieu tout entier.

Le mystère de la Sainte Trinité est le mystère central de notre foi. Il est la source de tous les autres mystères de la foi. Jésus a révélé que Dieu est Père dans un sens inouï.

Au cours des premiers siècles, l’Église a cherché à formuler sa foi trinitaire. Ce fut le travail des conciles anciens , aidés par le travail des théologiens et surtout celui des Pères de l’Église : Théophile d’Antioche, Irénée, Tertullien, Athanase d’Alexandrie, Basile de Césarée, Ambroise et Augustin nous font découvrir leur approche de la Trinité de Dieu.

Théophile d’Antioche  (v. 180 – ?) a été  le premier écrivain catholique qui ait employé le mot trinitas (trinité) au sujet de Dieu. Il a régulièrement désigné dans ses écrits les personnes divines par les mots Dieu, Logos et Sagesse.

Saint Irénée de Lyon (130 ?-202) a affirmé avec force la coexistence de Jésus avec le Père depuis le commencement avant la création du monde et sa présence aux hommes même avant son incarnation !

L’Adversus Praxeam (Contre Praxeas),  un écrit du début du troisième siècle, est le plus clair exposé de la doctrine de l’Église  qui ait été publié à l’époque précédent le Concile de Nicée. Son  auteur (Tertullien) s’est appliqué à prouver l’existence de la Trinité divine, en considérant surtout la personne de Jésus Christ ; de plus, il parle sans ambiguïté de deux natures dans l’unique personne du Christ : « Deum et hominem Iesum »(Ad. Prax. 27). Les miracles de Jésus manifestent sa divinité et ses sentiments et ses souffrances témoignent de la vérité de son humanité.

Saint Athanase d’Alexandrie (vers 298- 2 mai 373), dans son exposé sur la doctrine de l’Église  à propos de la Trinité, apporta plus clairement que les théologiens antérieurs ce qu’il faut comprendre du concept de la trinité de Dieu : le Père et le fils sont deux, mais ils ont la même nature. Quand le fils dit : « Le Père est plus grand que moi. » , cela signifie que le Père est la source, le fils la dérivation. Au synode d’Alexandrie en 362, saint Athanase  affirma la divinité  de l’Esprit Saint par la formule suivante : « Le Saint Esprit sort du Père  par le Fils et c’est du Fils qu’il est donné à tous. »

Saint Basile de Césarée (329-379), avec la plupart des Pères de l ‘Église de cette époque, fait procéder le Saint  Esprit du Père par le Fils. Quant à Grégoire de Nazianze, il affirma publiquement dès 372 la divinité de l’Esprit Saint.

Les décisions prises au premier Concile de Nicée en 325  conduisirent à la définition du dogme de la Trinité.

Saint Ambroise (vers 340 et mort en 397) enseigna et mit constamment en évidence la divinité de l’Esprit Saint et son égalité avec les deux autres personnes  de la Trinité : « Spiritus Sanctus procedit a Patre et Filio »

Saint Augustin (354-430), philosophe et théologien (Traité de la Foi, de l’Espérance et de la Charité) enseigna que l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils  est l’amour mutuel du Père et du Fils, amour devenu une personne et toute activité de Dieu est commune à toutes les trois personnes divines.

 Pour d’autres informations (liens externes), cliquez sur les mots  écrits en bleu.

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 Prions

Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux  hommes ton admirable mystère ; donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en adorant son Unité toute-puissante.

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Bien-aimés de Dieu, Trinité d’amour (Jn 16, 12-15)

Posté par diaconos le 25 avril 2010

 

Homélie  : Dimanche de la Sainte Trinité                                        

Lectures bibliques et commentaires : cliquez ici →  Pr 8, 22-31 ; Psaume 8Rm 5, 1-5 ;   Jn 16, 12-15

Bien-aimés de Dieu, Trinité d’amour

Quand il s’agit de parler de Dieu, aucune expression ne peut prétendre dire pleinement et parfaitement qui Il est. Ce que nous pouvons en dire de mieux, c’est ce que Jésus nous a révélé : Dieu est Père, Fils et Esprit. Nous privilégions ces trois noms et nous les considérons comme les trois plus beaux noms de Dieu.

Aujourd’hui, en cette fête de la Sainte Trinité, nous sommes invités à contempler Dieu sous ces trois beaux noms. Nous pouvons ainsi saisir l’occasion de reconnaître les dons de la famille divine comme ce que nous devons, sur un autre plan, à nos pères et à nos mères. Ces dons peuvent se résumer dans trois bienfaits essentiels :

le don de la vie, don de Dieu créateur. En son Fils, il nous appelle à la vie éternelle : « Jesuis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10).

Prendre par la main : Cette expression de la chanson d’Yves DUTHEIL exprime bien le précieux et affectueux accompagnement dont nous avons été l’objet. Nos parents nous ont pris par la main, portés dans leurs bras, serrés sur leur cœur. Ils nous ont protégés et consolés. Dieu, Père de tendresse, nous a pris par la main  et nous a fait entrer dans sa famille. Par le baptême, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, il a fait de nous ses héritiers, héritiers avec le Christ »

Transmettre un patrimoine : celui des valeurs humaines et spirituelles. La mission éducatrice des parents est de transmettre les valeurs qu’ils ont eux-mêmes reçues en y ajoutant celles qu’ils ont acquises.

 Par son Fils, Jésus,  le Père nous a transmis les valeurs  infinies de sa vie : « De sa plénitude, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce… La grâce et la vérité nous sont venues par Jésus-Christ » (Jn 1, 16-17). Le message évangélique central : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »  (Jn 13, 34-35) ; n’est pas seulement un précepte à pratiquer ; c’est la transmission de la valeur  suprême qui fait vivre Dieu Père, Fils et Esprit, car Dieu est Amour

Fêtons donc Dieu notre Père et célébrons  le mystère de Dieu en lui-même, pour lui-même. Nous sommes renvoyés au cœur de notre foi chrétienne ! Le ministère public de Jésus commence avec son baptême dans les eaux du Jourdain et lorsque qu’il descendit dans les eaux du fleuve, pour y être baptisé par Jean, l’Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe, et il entendit la voix du Père disant: « Tu es mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances. » (Mc 1, 11 ; Mt 3, 17 ; Lc 3, 22))

Plus tard,  lors de sa dernière apparition à ses disciples, après sa Résurrection, au moment de les quitter,  il leur commande d’aller enseigner toutes les nations, d’en faire des disciples et de les baptiser « au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». (Mt 28, 19)

Jésus nous enseigne que son Père et Lui sont un, unis par l’Esprit d’amour qui leur est commun.  Et, il nous révèle que nous aussi nous sommes appelés à vivre la même relation.    Dieu est amour, Dieu est communauté de personnes s’aimant dans l’unité du saint Esprit.

Célébrer, c’est chanter la louange, rendre grâce, bénir, adorer, et c’est aussi parler. Chacun d’entre nous peut et doit rendre témoignage de sa foi au Dieu unique et Trinité, dans sa vie de tous les jours. Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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