• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 20 avril 2010

La tour de Babel (Gn 11, 1-9)

Posté par diaconos le 20 avril 2010

Introduction L’histoire de la tour de Babel a pour réplique l’évènement de la Pentecôte… La tour de Babel est l’image de la division entre les hommes et la Pentecôte est la source de leur rassemblement.

 Extrait du livre de la Genèse au chapitre onze

01 Toute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots.

02 Au cours de leurs déplacements du côté de l’orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et ils s’y installèrent.

03 Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier.

4 Ils dirent : « Allons ! bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n’être pas dispersés sur toute la terre. »

05 Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.

06 Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même langage : s’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu’ils décideront.

07 Eh bien ! descendons, embrouillons leur langage : qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. »

08 De là, le Seigneur les dispersa sur toute l’étendue de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville.

09 C’est pourquoi on l’appela Babel (Babylone), car c’est là que le Seigneur embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute l’étendue de la terre.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊  ◊  ◊

Ce récit relatant la construction  de la tour de Babel, comme les autres récits  des onze premiers chapitres  du livre de la Genèse, n’est pas  de l’histoire au sens strict. Il reproduit en partie des légendes sur la ville de Babylone avec ses bâtiments de brique  et ses étranges tours inachevées. L’auteur de ce récit retient une expression ambigüe provenant de cette légende païenne où les dieux prennent peur  de l’arrogance des hommes qui les menacent dans leur résidence céleste.

795pxbruegheltowerofbabel.jpg

◊ Reproduction photographique fidèle  de « La Tour de Babel »  de l’œuvre  de  Pieter  Bruegel,  l’Ancien (XVIe siècle).  L’œuvre d’art  est dans le domaine public.

Cependant,  cet extrait du livre de la Genèse nous donne symboliquement une profonde vision de l’humanité !

Dans ce récit, Dieu a confié aux hommes la mission d’occuper toute la terre pour la faire fructifier : « c’est à partir des descendants de Noé que les peuples se dispersèrent sur toute la terre »(Gn 10,32b). Des peuples marchèrent vers l’Orient et ils trouvèrent des terres nouvelles (Gn 11,2). Ils utilisèrent de nouvelles techniques en construction et voulurent construire une tour très haute qui sera le  symbole de leur puissance créatrice (versets 3 et 4).

L’orgueil, symbolisé par la démesure. Conquérir le ciel, c’est toujours le vieux rêve de se passer de Dieu !

Selon l’auteur de ce récit, le Seigneur s’indigna : cette façon de construire l’humanité n’est pas celle qu’il avait prévue. Avant  la fin de la  construction de la tour, le Seigneur intervient. Son plan doit s’exécuter : les hommes se disperseront, qu’ils le veuillent ou non. C’est en se séparant en groupes distincts qu’ils arriveront à développer dans toute leur diversité et leur richesse les facultés dont le Seigneur les a doués ; et ce sera là aussi le moyen de les préserver de la corruption totale qu’aurait amenée leur concentration en un même lieu. (versets 5 et suivants)

Ce récit de la tour de Babel est toujours d’actualité ! Babel, c’est aujourd’hui…, c’est l’histoire de notre monde,  de  notre famille, de notre milieu de vie : plus que jamais, nous connaissons les difficultés de communication, de nous  faire comprendre, de comprendre les autres…

Entre classes sociales différentes, on ne se comprend plus. Entre les parents et les enfants, l’incompréhension s’insinue et s’installe. Entre époux, entre collègues, certains silences, qui s’installent  et qui durent, sont le signe que l’on a plus rien à se dire.

L’unité véritable se construit par unanimité, dans le respect des différences et des richesses variées de chaque personne, sans tentative de nivellement. Comme il fait bon de vivre entre personnes qui s’aiment et se comprennent !

 

Liens  externes

◊ La tour de Babel  et l’histoire : cliquez ici → LA MONTAGNE QUI TOUCHE LE CIEL

◊ Comprendre l’histoire de la tour de Babel : cliquez ici → La Tour de Babel

◊  Jouez avec vos chers petits : cliquez ici → jeu Babel-Pentecôte

◊  Catéchisme pour adultes →  La tour de Babel , un mythe bien réel

Publié dans Ancien testament, Bible, Catéchèse, Histoire, Page jeunesse | 4 Commentaires »

Pentecôte : « Recevez l’Esprit Saint. » (Jn 20, 19-23)

Posté par diaconos le 20 avril 2010

Lectures bibliques et commentaires → Ac 2, 1-11Psaume 103 ; 1 Co 12, 3b-7.12-13  ; Jn 20, 19-23

Recevez l’Esprit Saint

Dans l’évangile de Jean, c’est le soir même de Pâques (Jn 20,19) que l’Esprit Saint est donné aux apôtres, et que l’Église naît, du souffle même de Jésus. Pour Jean La résurrection de Jésus et le don de l’Esprit Saint aux apôtres, eurent lieu le premier jour de la semaine.

Le premier jour de cette semaine-là, un monde nouveau commence, une vie nouvelle. Pour qu’il y ait vie, il faut le souffle créateur de Dieu. Pour qu’il y ait Église, il faut le souffle créateur de l’Esprit. L’Église est née avec cet évènement de la Pentecôte. Depuis ce jour-là, les chrétiens se réunissent de « premier jour de la semaine » en « premier jour de la semaine »… de dimanche en dimanche. L’’Église naît de ce rassemblement rythmé, de semaine en semaine, depuis des siècles et aujourd’hui encore.

Ce n’est pas par hasard que Jean fait un lien entre la résurrection de Jésus et le don de l’Esprit.

 Alors que les disciples s’étaient enfermés au Cénacle car ils avaient peur, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. L’irruption soudaine de Jésus parmi ses disciples enfermés signifie qu’il ne peut être retenu par aucun obstacle pour être parmi les siens.

Jésus leur dit : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21)  Ils furent remplis de joie en voyant le Seigneur. D’enfermés qu’ils étaient, les voici envoyés en mission. Le don de l’Esprit vient rendre possible cette mission ; mission de transmettre le Salut, le Pardon, la Sainteté.

 Méditons les paroles de Jésus, comme un sacrement de la présence de Dieu, La parole de Jésus est une des bases  de la vie chrétienne véritable. Méditation d’une parole à laquelle on est fidèle, d’une parole vécue, c’est à dire d’une parole qui est mise en pratique. La Parole de Jésus n’est pas une chose, c’est quelqu’un : Jésus étant parti, il y a un autre qui vient prendre  le relais, envoyé par le Père au nom de Jésus : c’est l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint n’ajoute rien à Jésus, comme Jésus n’ajoutait rien au Père : Ce sont trois qui ne font qu’un !

L’Esprit Saint est celui qui communique toute la vie de Dieu à l’humanité. C’est l’Esprit Saint qui aidera l’Église  à comprendre progressivement le don de Dieu, révélé en Jésus Christ. Et aujourd’hui, l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles » (Mt 28,20) disait Jésus. L’Église a encore beaucoup à comprendre, à découvrir et à vivre et cela, est encore plus vrai pour chacun de nous. 

Il est important de saisir que la fête de la Pentecôte (Première lecture) n’a pas eu lieu seulement pour les apôtres : le vent violent a été perçu aussi par une multitude d’hommes et de femmes  à Jérusalem : chacun entendait proclamer dans sa propre langue les merveilles de Dieu. (Ac 2, 5-11)

Pour qu’une personne reconnaisse dans la parole d’une autre, la Parole de Dieu, il y faut l’action de l’Esprit Saint. « C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rm 8 , 16 )  

 La fête de la Pentecôte est non seulement la fête de la naissance de l’Église par les pouvoirs transmis aux apôtres mais elle est aussi la fête du renouvellement du monde par l’action de l’Esprit Saint qui conduit progressivement toute l’humanité à la compréhension du message de Jésus : «  L’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire  tout ce que je vous ai dit ! » ( Jn 14, 26)

Prions l’Esprit Saint  de nous enseigner à comprendre et à vivre l’Évangile aujourd’hui.

Amen

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans fêtes religieuses, Foi, Homélies, L'Église, Temps pascal | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS