La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

Posté par diaconos le 19 août 2010

24ième dimanche du temps ordinaire C    

Lectures bibliques et commentaires   → Ex 32, 7.11.13-14Psaume 50Tm 1, 12-17Lc 15, 1-32

La miséricorde de Dieu

Les trois paraboles de l’évangile de ce jour, nous donnent comme modèle le comportement de ceux et de celles qui invitent à se réjouir parce qu’ils ont retrouvé ce qui était perdu.

Le berger qui ne veut abandonner aucune de ses brebis et préfèrera abandonner tout son troupeau tant qu’il n’aura pas retrouvé celle qui s’était écartée ; la femme qui met tout son soin à retrouver la pièce qu’elle avait égarée ; le père qui, par sa prodigalité, fait absolument tout pour permettre à ses fils de participer au festin de la fête.

Dans ces trois paraboles, Jésus nous montre jusqu’où peut aller l’amour de Dieu. Ce qui met en fête le cœur de Dieu, c’est d’être en mesure, à travers son Fils, Jésus, de montrer sa tendresse pour les pécheurs et les égarés ; c’est de pouvoir après les avoir longtemps cherchés, nous associer à sa joie : « Réjouissez-vous avec moi ! » La conversion d’un seul d’entre nous pécheurs, compte plus à ses yeux que la persévérance de nonante neuf  justes.

 Si nous achoppons sur cette parabole, n’est-ce pas la preuve que nous sommes bien loin d’avoir épousé les sentiments du cœur du Christ. Serions-nous de ceux et de celles qui disent : « Je ne fais pas de mal, je suis une brave personne, je n’ai pas de péché ! » Pourtant dans l’épître de ce jour, Paul nous le répète : Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Et nos liturgies dominicales sont remplies de cette réalité du salut et du péché pardonné. Sommes-nous de ceux qui ne voient le péché que dans les autres ?

Avant d’aller plus loin dans notre méditation, reprenons conscience que nous sommes bel et bien pécheur, ne fusse qu’en évoquant les manquements qui marquent nos journées. Aucun homme, aucune femme, aucun enfant n’est jamais abandonné par Dieu. Aucun n’est jamais définitivement perdu puisqu’il est recherché sans cesse par Dieu qui l’aime. Dieu ne se contente pas d’attendre que le pécheur revienne, il part à sa recherche. Chaque fois qu’un pécheur se convertira, il y aura de la joie dans le ciel, et chaque fois que le mal recule un peu sur la terre.

La seconde parabole nous redit la même chose sous une image complémentaire. Jésus nous réaffirme ici l’amour inouï de Dieu : cette femme, mise en scène dans ce récit, était pauvre, elle ne possédait que dix drachmes ! Cette pièce d’argent, perdue et puis retrouvée, représentait le salaire moyen d’un jour d’ouvrier agricole. (Mt 20,2) Ce n’était donc pas une grosse fortune qu’elle avait retrouvée. Mais elle veut communiquer sa joie. C’est ainsi qu’est Dieu.

 Encore mieux, c’est comme la joie d’un père lorsque son fils revient à la maison. Cette troisième parabole est beaucoup plus élaborée que les deux autres : « Il était perdu et il est retrouvé » Le fils prodigue est revenu auprès de son père. Dieu nous invite à tout instant à nous convertir : à rebrousser chemin, lorsque nos manques de foi, de confiance, d’amour nous égarent sur des sentiers de perdition. Il nous ouvre les bras, il est notre Père.

Par ces paraboles, Jésus enseigne que ce qui est vraiment important n’est pas ce que nous sommes, mais ce que Dieu est puisque, en définitive, nous sommes tous pécheurs. Et c’est là aussi la leçon de la lecture du livre de l’Exode concernant Moïse. Dieu écoute Moïse non pas parce qu’il serait saint et différent du reste du peuple, mais au contraire parce qu’il est et qu’il veut demeurer quelqu’un du peuple ; et rien, même pas une promesse faite par Dieu, ne peut briser cette solidarité avec les siens.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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