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Bienheureuse Chiara Luce Badano (1971-1990)

Posté par diaconos le 29 septembre 2010

Bienheureuse Chiara Luce Badano (1970-1999) Jeune fille italienne, Chiara Luce Badano naquit à Sassano le 29 octobre 1971. En 1980, elle fit une rencontre fondamentale pour le reste de sa vie lors d’un rassemblement d’enfants  du Mouvement des focolari, un des nombreux courants spirituels nés au vingtième siècle au sein de l’Église catholique.

Comme tous les adolescents, elle aimait retrouver ses copains et copines en fin de semaine.   Elle adorait chanter et danser. Elle  pratiquait le tennis, la natation et appréciait  les balades en montagne.

À 17 ans, lors d’un match de tennis elle éprouva une douleur subite et lancinante à l’épaule. Les analyses médicales révélèrent qu’il  s’agissait d’une forme de cancer des os parmi les plus graves et les plus douloureuses, qui lui fit gravir son chemin de Croix, les yeux toujours rivés vers le Christ.

Son rayonnement fut  immédiat  et aujourd’hui, c’est dans le monde entier que sa lumière rayonne.

Chiara accueillit cette nouvelle avec courage. Après un long silence, sans pleurs ni rébellion, elle dit : « Je suis jeune, je m’en sortirai ! » Pour elle, commença ensuite une rapide ascension vers la sainteté.

Elle puisa sa force dans sa foi, dans sa découverte à travers la spiritualité des Focolari et  de  Jésus abandonné lors de son cri d’abandon sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » (Mt 27, 46)

Pour moi, il n’y a que la volonté de Dieu qui importe : la faire bien, vivre l’instant présent, entrer dans le « jeu » de Dieu.  ( Paroles de Chiara Luce Badano)

Chiara Luce Badano décéda, après plusieurs mois d’agonie, le dimanche 7 octobre 1990. Ses dernières paroles furent pour sa maman :  » Sois heureuse car je le suis ! « .  Dans ses dernières volontés, elle offrit ses yeux qui, greffés, permirent à deux garçons de retrouver la vue.

La cérémonie de béatification a eu lieu le samedi 25 septembre à Castel di Leva près de Rome par Mgr Amato, Préfet de la Congrégation pour la cause des saints. Cette  messe fut concélébrée avec 3 cardinaux, 15 évêques , 200 prêtres et en présence d’une foule évaluée à plus de dix mille fidèles.  Le lendemain , une messe d’action de grâce a été présidée par le cardinal Bertone, secrétaire d’État, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Prions

prir.gifÔ Père, source de tout bien qui, par les mérites de Ton Fils Jésus, suscites des merveilles de bonté en ceux qui se confient à Ton Amour, nous Te rendons grâces pour le témoignage chrétien de Chiara Luce Badano.

Animée par l’ardeur de Ton Esprit, elle a trouvé dans l’union avec Jésus l’idéal de vie et la force d’accomplir, en filial abandon à Ta Volonté, l’offrande de sa jeunesse pour le bien de l’Église.

S’il est conforme à Ton dessein que l’exemple de la Vénérable Servante de Dieu soit proposé à la vénération des fidèles, nous Te prions, accorde-nous la Grâce….. (formuler sa demande) pour l’exaltation de Ta Bonté de Père.

Nous Te le demandons par le Christ, notre Seigneur. Amen.

source →  Ave Crux, Ave Crux

Liens externes

◊  L’histoire émouvante de Chiara Luce Badano : cliquez ici →  Chiara Badano

◊  La bienheureuse Chiara Luce Badano : cliquez ici → Biographie et photos

◊ Une jeune fille de dix-neuf ans béatifiée… Suite ici → Bienheureuse Chiara Luce Badano – France Catholique

Du mouvement des Focolari →   Histoire de Chiara Luce Badano

Publié dans Enseignement, fêtes religieuses, Foi, Page jeunesse, Prières, Religion | 2 Commentaires »

Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. (Lc 18, 9-14)

Posté par diaconos le 28 septembre 2010

Extrait de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre dix-huit.

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres : 10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain. 11 Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. 12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’

13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’ 14 Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Dans cette parabole, Jésus nous met en présence de ces deux hommes dont les dispositions morales sont totalement aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fait exprimer clairement leurs pensées.

Le pharisien est un homme pieux et honnête respectant la Loi  juive  et la mettant en pratique : il est en matière de religion pour la stricte observance pratiquant même plus que ne lui demande la Loi. Il est venu au Temple pour rendre grâces à Dieu, d’abord du mal qu’il ne fait pas, puis de tout le bien qu’il fait (versets 9 à 12.)

« Il priait pour  lui-même. » (v 11a) : ses pensées, s’arrêtant avec complaisance sur lui-même ne s’élevaient pas jusqu’à Dieu. Dans son examen de conscience, il prend pour mesure, non pas la loi de Dieu, mais les autres  hommes (v 11b) ; et ces hommes, il exagère leurs vices jusqu’à la calomnie (voleurs, injustes, adultères…), car ils ne sont pas tous comme il les décrit. Enfin, son dernier mot trahit un profond mépris  pour le publicain

La prière du Pharisien et celle du publicain

Dans sa prière le Pharisien rappelle à Dieu qu’il jeûne deux fois par semaine (v 12a) et qu’il donne le dixième de ce qu’il gagne au Temple (v 12b). Jeûner deux fois la semaine (le lundi et le jeudi), et donner la dîme de tous ses revenus, tel était le devoir de tout Israélite. Peut-être souhaite-t-il que Dieu le félicite pour son attitude ?

Quant au publicain, lui, il appartient à la catégorie des pécheurs publics. Tout, dans cet homme, dénote la plus profonde repentance de ses péchés, son attitude aussi bien que ses paroles : il se tenait à distance du sanctuaire (v 13a) ; il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel (v13b), de peur d’y rencontrer son Juge ; il se frappait  la poitrine, en signe de profonde douleur (v 13c).

Sa prière est une humble confession et une ardente supplication. Elle ne compte  pas beaucoup de paroles, elle est un cri du coeur.

D’un côté, un homme plein de lui-même et de ses mérites (le pharisien) qui estime que Dieu est en dette envers lui  et se doit de le féliciter  et de l’autre côté, un homme (le publicain) qui connaît sa misère morale et qui sait qu’il peut obtenir son pardon : il s’en remet humblement à Dieu, pour être sauvé ; il a plein de confiance et espère  bénéficier de la miséricorde de Dieu. Il sait que Dieu aime gratuitement !

Devant Dieu, nous sommes tous et toutes au même point que ce publicain. Pécheurs, nous sommes incapables de nous sauver seuls !Nous avons besoin de nous en remettre à l’amour du Christ.

* Quelle est ton attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

*  Crois-tu que Jésus peut seul te sauver par une parole de Pardon ? (Sacrement de réconciliation)

* Où en es-tu de l’amour de Dieu et de tes frères ?

Liens externes

◊  Qui étaient les publicains ?  Cliquez ici pour mieux les connaître → Les Publicains

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants →      Jésus dénonce l’attitude de ceux qui sont satisfaits d’eux-mêmes.

◊ Catéchèse familiale : cliquez ici  → Le pharisien et le publicain

◊  Explications du Pape Benoît XVI → Le pharisien et le publicain

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Saint Jérôme, prêtre et docteur de l’Église (340-420) – Mémoire

Posté par diaconos le 27 septembre 2010

jerome0031.jpgLe 30 septembre, l’Église célèbre dans sa liturgie la mémoire de saint Jérôme. Jérôme naquit en 340 à Stridon.

À l’âge de vingt -cinq ans, il se convertit au christianisme. En 373, il partit  en Syrie 0ù il séjourna dans les environs de Chalcis  et là, il mena une vie ascétique.

En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demanda de traduire la Bible en latin. Saint Jérôme traduisit le texte original de  l’évangile des  hébreux (écrit en langue araméenne) en grec et en latin.  Ce texte antérieur à l’an 150 était employé dans la liturgie chez les Judéo-chrétiens de Palestine et de Syrie qui parlaient l’araméen.

Il passa les trente cinq dernières années de sa vie à Bethléem, près de l’endroit où Jésus naquit. C’est en ce lieu qu’il étudia avec assiduité la Bible et la commenta.

Ses commentaires bibliques sont le fruit d’un travail énorme. Il y travaillait avec rapidité et son principal souci était d’accumuler les interprétations de ses prédécesseurs, plutôt que de porter un jugement sur eux. Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction de la Bible officiellement reconnue par l’Église catholique.

  Source de l’image : cliquez ici → Site Web de Alexandrina de Balasar

Saint Jérôme, un Père de l’Église qui a placé la Bible au centre de sa vie : il l’a traduite en langue latine, il l’a commentée dans ses œuvres, et il s’est surtout engagé à la vivre concrètement au cours de sa longue vie.(Citation de Benoît XVI – audience générale du 7 novembre 2007) 

Il mourut  à Bethléem le 30 septembre 420.

→ Pour des informations complémentaires, cliquez sur les mots   écrits en bleu  dans cet article.

Prions

prir.gifDieu qui a donné à saint Jérôme de g0ûter la sainte écriture et d’en vivre intensément, fais que ton peuple soit davantage nourri de ta parole et trouve en elle une source de vie.

Notre Père…      Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Liens externes

◊  Bibliographie : cliquez ici → Oeuvres de saint Jérôme

◊ Catéchèse de Benoît XVI →   saint Jérôme

◊ Extrait des oeuvres de saint Jérôme →  Épistola XL.VIII  de saint Jérôme contre l’hérétique Jovinien

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Dieu seul peut justifier ! … (Lc 18, 9-14)

Posté par diaconos le 27 septembre 2010

 

30ième dimanche du temps ordinaire C     

Lectures bibliques et commentaires → Si 35, 12-14.16-18   ; Psaume 332 Tm 4, 6-8.16-18  ;  Lc 18, 9-14

Dieu seul peut justifier ! …

Plus un être est déficient, abîmé, malade, défiguré… plus Dieu l’aime. Plus un être pourrait mériter le mépris et plus il a besoin d’être aimé d’un amour gratuit. Le vrai Dieu, celui que Jésus a révélé, est le Dieu des paumés, des rejetés, des condamnés, des marginaux, des non-aimés. Mépriser ! Comment Dieu pourrait-il mépriser une seule de ses créatures ?

« Le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes. Il ne défavorise pas le pauvre. Il écoute la prière de l’opprimé, il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve»  (Si 35, 16-17) C’est une certitude : le cri de l’homme est toujours entendu de Dieu. Dieu exauce et accueille celui qui le sert de tout  son cœur.   L’amour le plus pur, le plus gratuit va vers l’être qui en a le plus besoin… et qui, à la limite, ne peut pas rendre l’amour. Dieu, en tout cas, est ainsi. Amour sans calcul et sans retour. Amour absolu.

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres. Un Pharisien et un Publicain montèrent tous les deux au Temple pour prier. (Lc 18, 9-10) Le Pharisien pria vraiment, et sa prière pourrait bien être considérée humble : il  est conscient de sa justice, mais il sait que celle-ci est un don de Dieu. Il remercie Dieu de la grâce qu’il a reçue d’être un homme juste : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes… je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. » (Lc 18, 11-12)

Son attitude n’est pas très différente de celle de Paul dans la lettre à Timothée : « J’ai combattu le bon combat, je suis au bout de ma course, j’ai gardé la foi… » (2 Tm 4, 7) Quant au Publicain, il n’ose même pas lever les yeux vers le ciel. Il dit simplement : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! » (Lc 18, 13b)

C’est certain que personne dans notre assemblée ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens, ce sont toujours les autres. Difficile aussi de se reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Et pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi, un publicain qui aurait bien besoin de se reconnaître comme tel.

Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver seuls, nous avons besoin de nous en remettre à l’amour du Christ.

Quelle est notre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

Notre foi, notre charité, nos efforts sont-ils pour nous des motifs d’orgueil ? Sommes-nous contents de nous, au lieu d’être contents de Dieu ?

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. Nous arrive-t-il de croire que nous n’en sommes vraiment pas dignes et de croire que Jésus seul nous sauve par une parole de pardon ?

« Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes les angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Ps 33, 18-19) Apprenons du psalmiste à relever la tête. Partageons avec ceux et celles que nous rencontrerons cette certitude d’être tous écoutés  et aimés de Dieu, attentif à toutes nos supplications.

En conclusion, retenons que tout pardon vient de Dieu. Lui seul peut justifier, rendre juste. Il suffit pour cela que l’homme se reconnaisse pécheur. Il suffit surtout que nous croyions que la miséricorde de Dieu est sans commune mesure avec notre misère.

Amen.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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