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Savoir dire merci à Dieu… (Lc 17, 11-19)

Posté par diaconos le 10 septembre 2010

28ième dimanche du temps ordinaire     

Lectures bibliques et commentaires →  2 R 5, 14-17 :   Psaume 97  ;  2 Tim 2, 8-13Lc 17, 11-19

Savoir dire merci à Dieu

Jésus a souffert de l’ingratitude des hommes et l’Évangile de ce jour nous révèle combien il a été touché profondément dans son amour propre et par la suite franchement déçu. Des dix lépreux qui furent guéris par Jésus, un seul revint vers lui pour lui rendre grâce, c’est à dire pour le remercier.

« Or, c’était un samaritain » C’est donc l’étranger, l’hérétique, le plus méprisé qui a le geste le plus humain, le plus naturel : rendre grâce, remercier.

Pour le Christ, son miracle est un échec car il n’a pas produit l’effet qu’il était en droit d’en attendre : pour les neuf autres lépreux, ce miracle n’a pas produit la « foi »qui est la seule chose qui compte vraiment pour Jésus…  d’où sa tristesse.

Cependant cette guérison exceptionnelle,  accomplie loin du Maître alors que  les lépreux s’en allaient, sur son injonction, faire constater leur guérison avant même que leur maladie ait disparu, nous invite à y lire un signe.

Jésus peut aussi me purifier. Jésus peut me sauver, moi aussi. Ne lui demandons pas d’abord des bienfaits matériels.

Rendons-nous souvent grâce à Dieu ou occasionnellement ? Autrement dit dans le langage populaire savons-nous remercier Dieu pour toute son attention envers notre personne et  son amour infini pour tous les hommes ?

La célébration Eucharistique, c’est avant tout l’Église qui entre dans la grande action de grâce de Jésus à son Père : « Il prit le pain, il prit le vin, il rendit grâce et dit : ceci est mon corps, ceci est mon sang, donnés pour vous »

Jésus ne cessait de rendre grâce à Dieu pour sa tendresse, sa bonté, pour ce monde immense et beau qu’il a créé et qui nous donne tant de bonnes choses et en particulier notre nourriture pour vivre. Reconnaissons-le ! Nous ne savons plus dire merci à Dieu. Nous employons ce mot par habitude, sans y penser vraiment. Nous disons merci par routine et dans toutes les circonstances ; par exemple : à table,  sur le trottoir, dans un magasin,  à la poste… et en beaucoup d’autres lieux. Dire merci devrait nous faire communiquer avec une personne. Dire merci, c’est fixer les yeux de quelqu’un qui nous a rendu heureux. ! Le lépreux reconnaissant de l’Évangile, c’est le visage de Jésus qu’il a voulu retrouver. C’est pour cela qu’il a rebroussé chemin. Il est revenu vers Lui pour lui dire merci.

Savons-nous reconnaître que Dieu n’agit avec efficacité que par des hommes pauvres et petits devant lui, dans les circonstances ordinaires de la vie, sans moyens prestigieux ?

Plutôt que de rêver de faire de grandes choses pour Dieu, saisissons les petites occasions  de lui manifester notre foi et notre amour pour lui et pour nos frères. 

La guérison du renommé général Naaman (Première lecture) est une image anticipée du baptême  qui nous purifie du péché. La guérison est gratuite et le fabuleux trésor que Naaman avait amené pour remercier le prophète Élisée n’est pas accepté. Par ce que Dieu donne et ne se fait jamais payer ! Tout ce que Dieu nous demande si nous découvrons son amour miséricordieux, c’est de lui rendre la même monnaie.

L’Eucharistie que nous célébrons est l’occasion sans cesse renouvelée de louer Dieu et de le remercier pour cette œuvre de salut  qu’il opère dans la vie et dans le cœur de chaque croyant. Puisse  cette louange et cette action de grâce se prolonger dans nos vies.

Amen.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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