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Le premier novembre, nous fêtons tous les saints – Solennité

Posté par diaconos le 27 octobre 2010

Fête de tous les saints

Auteur :  Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France)

L’immense cortège de tous les saints

Textes bibliques et commentaires : cliquez ici → Solennité de la Toussaint

Le premier novembre, nous fêtons tous les saints - Solennité dans Accueil sur mon blog tous-l10En ce jour de Toussaint, comme le jour de Pâques, nos églises accueillent plus de monde que les autres dimanches. Nombreux sont ceux qui, ce jour-là, reviennent à leur paroisse d’origine. C’est sans doute parce que le souvenir de nos défunts reste bien vivant. C’est vrai que depuis de nombreuses années, l’Église est arrivée à éliminer la confusion entre la fête de tous les saints et le jour de prière pour les défunts. Quand nous nous rendons au cimetière, nous devons réentendre cette parole de l’évangile : « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant. » Et nous n’oublions pas cette autre parole du Christ : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. »

La solennité qui nous rassemble en ce jour nous permet de fêter tous les saints anonymes, tous ceux et celles qui ont fait notre histoire de génération en génération. Les uns et les autres nous ont transmis, chacun à sa manière, le beau message de l’évangile. Nous leur devons toute notre reconnaissance et nous chantons notre merci au Seigneur pour tout ce qu’ils ont été pour nous. Par leur témoignage, ils nous montrent ce à quoi nous sommes appelés. Quelle que soit notre situation et nos difficultés, nous sommes tous invités à « marcher allègrement » sur le chemin des béatitudes que le Christ est venu nous montrer.

En définitive, ce jour c’est aussi notre fête, celle de tous les futurs saints et saintes que nous sommes tous. C’est donc notre vocation de chrétiens que nous fêtons. Saint Paul avait déjà pris l’habitude d’appeler ses frères dans la foi des « saints ». Et pourtant, ils n’étaient pas plus saints que nous. D’ailleurs, il a dû les reprendre plusieurs fois pour les ramener à une meilleure vie chrétienne. S’il parle de leur sainteté, ce n’est pas au regard de leurs actions mais au regard du Christ. Il emploie les termes de « saints en Jésus Christ » et « saints par vocation ». Au jour de leur baptême, ils ont été plongés dans la vie de Jésus mort et ressuscité. Cela signifie qu’ils ont été immergés dans la sainteté du Christ. Cette sainteté est donc un appel lié au baptême et non une affaire d’enfant sage.

Tout cela est également vrai pour nous. En chacun, il y a l’étoffe d’un saint. Car il faut le dire et le redire, la sainteté grandit en nous avec des hauts et des bas. Dans toute vie, il y a des échecs, des chutes et même des péchés. Le plus grave serait de croire qu’au point où nous en sommes, la situation est désespérée. Le Christ est toujours là pour nous relever et nous montrer la direction. Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». C’est par lui que nous passons pour aller au Père ; et rien ni personne ne saurait nous séparer de son amour. C’est donc la joie et l’espérance qui doivent remplir notre cœur.

Ce jour de fête nous montre que la sainteté a mille visages. Comme nous la rappelle l’apocalypse dans la première lecture, ils sont une foule immense. Nous avons entendu 144 000 ; c’est un chiffre symbolique qui désigne l’humanité toute entière. Cette foule est composée d’hommes, de femmes et d’enfants de toute nation, race, langues et peuples. Leur vie a été un combat très rude contre les forces du mal, mais ils ont été vainqueurs grâce à leur attachement et leur fidélité au Christ. En ce jour, nous rendons grâce à Dieu pour les saints de nos familles, nos paroisses et nos milieux de vie. Ils se tiennent debout devant le trône de Dieu dans une attitude de louange et d’action de grâce. Le fait d’être debout évoque leur victoire sur la mort. Le mot « trône » est aussi un mot de victoire qui symbolise la souveraineté de Dieu. Ce récit de l’Apocalypse est un message d’espérance qui nous transporte vers le futur. Il nous dit que nous sommes faits pour un bonheur sans fin. C’est ce message d’espérance qui donne tout son sens à notre vie.

Certains risquent de croire que la sainteté ce n’est pas pour eux. Ce n’est pas vrai. Nous y sommes tous appelés et nous ne devons pas nous en effrayer. Comprenons bien, il ne s’agit pas d’une vocation à l’héroïsme. Le plus important, ce n’est pas d’accomplir des performances ni de battre des records. L’évangile des béatitudes nous montre un autre chemin. Il nous invite à avoir un cœur de pauvres. Il n’est plus question de nous appuyer sur nos propres forces mais sur Dieu qui nous a aimés le premier. L’important c’est d’accueillir le Christ et de le laisser s’occuper de nous.

Cet appel à la pauvreté de cœur et à la soif de justice nous rejoint dans un monde dur et violent qui donne la première place à l’argent roi. Mais si nous, chrétiens, nous n’allons pas à contre courant de cette mentalité, personne ne le fera. Sin nous le voulons bien, l’Esprit Saint sera toujours avec nous pour nous aider à relever ce défi. La sainteté n’est pas une œuvre humaine ; c’est une qualité divine dans laquelle l’Esprit saint nous introduit. C’est ainsi que nous deviendrons de plus en plus semblables à notre Père du ciel. Voilà ce bonheur que Dieu souhaite pour chacun de ses enfants.

En ce jour de Toussaint, nous nous tournons vers toi, Seigneur. Nous te demandons d’être notre guide, notre lumière et notre chemin comme tu l’as été pour tous les saints que nous fêtons en ce jour. C’est avec toi et par toi que nous pourrons entrer dans la joie du Père. En union avec la foule immense de tous les saints du ciel et avec tous les chrétiens du monde entier, nous te chantons notre action de grâce. Et nous te demandons de nous donner force et courage pour faire de notre vie une marche vers lui, vers ce Royaume que tu as préparé pour tous ceux et celles qui acceptent de te suivre.

D’après diverses sources

Merci au père Jean Compazieu pour cet article.

Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

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Saint Marcel, le Centurion, martyr avec ses trois fils (+ 298)

Posté par diaconos le 26 octobre 2010

L’Acta s. Marcelli rapporte que Marcellus, centurion de la légion Trajane, a été décapité  le 30 octobre 298 à Tanger. À cette époque régnait  Dioclétien. Le 21 juillet, Marcellus ne voulut pas  prendre part aux banquets et aux sacrifices pour la célébration de l’anniversaire de l’empereur. Ces festins étaient accompagnés de sacrifices aux divinités de l’empire, auxquels on obligeait tout le monde à prendre part. C’est pourquoi le centurion Marcel ne voulut pas y participer et il abandonna  son baudrier et son épée devant ses hommes en disant d’une voix forte : « Je suis soldat de Jésus Christ, le Roi éternel. »

Il jeta aussitôt, au pied des drapeaux de sa légion, sa canne (le symbole de sa fonction) en disant :  » Je ne veux plus servir vos empereurs, et je ne veux pas adorer vos dieux de pierre et de bois qui ne sont que des idoles sourdes et muettes. »

Marcellus déclara alors qu’il était chrétien et qu’il ne voulait plus combattre que pour Jésus Christ. Sa profession de foi le conduisit au martyre.

Prions le Seigneur

 

priereintercession.jpg♦ Avec les martyrs qui ont donné leur vie pour la Parole de Dieu, louons notre Sauveur, le témoin fidèle.

Nous t’acclamons Seigneur de gloire !

♦  Par Saint Martin le centurion et ses trois fils qui ont accepté de mourir pour témoigner de leur foi, donne-nous Seigneur l’esprit de liberté.

♦  Par les martyrs qui ont versé leur sang pour confesser ton nom, accorde-nous Seigneur la force de la foi.

 

  • Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses,comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.

Source de l’image → Delegación Diocesana de Juventud. Diócesis de Córdoba 

  • Seigneur, la gloire de tes élus est un reflet de ta splendeur, et tu as consacré ce jour par le martyre de saint Marcel le centurion et de ses trois fils ; accorde à ton Église, qui fête avec joie leur entrée dans le ciel, de trouver, à leur exemple et par leur prière, le chemin de ta miséricorde.

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Liens externes

◊ Saint Marcellus, martyr    →  Saint Marcel centurion

◊   Document  : cliquez ici → La passion de saint Marcel le centurion   

-  Titre :  L’elogium dans la Passion de saint Marcel le Centurion -   Auteur : B.  DE GAIFFIER, S. J.   - Éditeur Union Académique Internationale, Bruxelles, Belgique Date 1941

◊  Vies des pères et martyrs (éd. P. L. Lekens 1797) – tome X, pages 430-432 →  Saint Marcel le centurion

◊    Mémoire de saint Marcel (1732) : tome IV, pages 575 à 578 →    Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique

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Le CHRIST, ROI DE L’UNIVERS (Lc 23, 35-43)

Posté par diaconos le 25 octobre 2010

Le CHRIST,  ROI DE L’UNIVERS

 Couleur liturgique : blanc                                               

Lectures bibliques et commentaires →   P2 S 5,1-3Psaume 121Col 1, 12-20  ;  Lc 23, 35-43

Pourquoi l’Église a-t-elle choisi cet extrait du récit de la Passion du Christ pour nous parler de sa sublime royauté ? La passion du Christ n’est pas un échec mais elle est  vraiment  une victoire de la vie. Le prêtre l’affirme dans la prière eucharistique : « Il a vaincu la mort et renouvelé la vie » et l’apôtre Paul, dans sa lettre aux Colossiens, affirme : « Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts » (Col 1, 18b) 

 Le Christ est roi, parce qu’il est le premier à entrer dans la Vie avec son humanité et il nous y introduit avec lui : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ! »(Lc 23, 43)  Cette promesse faite au larron confirme qu’au cœur même de la souffrance, l’espérance a jailli et que la Vie a eu le dernier mot. Le Christ est Roi de miséricorde : mis au défit de se sauver lui-même et les autres avec lui, Jésus crucifié prend avec lui le brigand sur le chemin de la Résurrection. Ce condamné professe « In extremis » la foi qui le sauve : il reconnaît que Jésus inaugure à ce moment –là un Royaume où il invite les pécheurs. Il a tout compris cet homme, disciple de la toute dernière heure.

Comment affirmer aujourd’hui Jésus « Roi de l’univers », alors que nous voyons bien  que le monde se construit en dehors de lui ? Il s’est d’ailleurs lui-même enfui quand la foule voulut le faire roi après la multiplication des pains… . Roi, il ne l’est pas à la manière des hommes a-t-il répondu lors de son procès. Il l’est dans le sens où il se sent pleinement responsable de son peuple, où il est prêt à aller jusqu’à donner sa vie pour lui. Roi de l’univers, il l’est parce qu’il en est à l’origine et que le Père lui a confié de tout conduire à l’accomplissement total. Roi, il l’est en ce sens qu’il mérite le respect de tous. Mais il ne règnera dans nos vies que lorsque  à sa suite nous servirons au lieu de nous faire servir.

C’est justement en ce temps où le monde ne fait plus guère référence à Dieu que nous devons avoir le courage de  proclamer, avec force « Jésus, Roi de l’univers » afin que le monde le redécouvre comme le seul pour qui compte vraiment l’unité et le bonheur de tous. C’est de l’univers que Jésus est Roi. C’est de l’ensemble du genre humain qu’il veut faire un seul peuple. « Dieu nous a fait entrer dans le Royaume de son Fis bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés »  Jésus est Roi de Pardon.

Aujourd’hui, frères et sœurs, réaffirmons notre foi en Jésus, Roi de l’univers et reconnaissant que nous sommes pécheurs, osons-lui dire avec confiance comme le bon larron de l’évangile : « Souviens-toi de moi Seigneur Jésus ! »(Lc 23,35a)   Oui, aujourd’hui, l’Église nous dit : « Voilà votre Roi. Regardez-le. Contemplez-le. De grâce, ne passez pas trop vite sans prendre le temps de rendre hommage à votre roi. »  Il installe un royaume où l’on ne pense pas à soi, mais aux autres, où le pouvoir est de servir. Il installe un royaume où la violence cède à la douceur. Il installe un royaume où la haine est remplacée par le pardon. Oui, surtout, regardez-le pardonner : il excuse ses bourreaux auprès de son Père !

En conclusion  Comme le bon larron qui a mis son espoir en Jésus, nous sommes, nous aussi,  invités à une semblable conversion intérieure. Faisons-lui totale confiance. Jamais il ne nous abandonnera.

Amen.                                   

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. (Lc 21, 19)

Posté par diaconos le 24 octobre 2010

05 Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit :

06 « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

07 Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? »

08 Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux !

09 Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. »

10 Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.

11 Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel.

12 Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l »on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom.

13 Ce sera pour vous l’occasion de rendre témoignage.

14 Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense.

15 Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction.

16 Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.

17 Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.

18 Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.

19 C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

◊  ◊  ◊

Quand se termine l’année liturgique, l’Église nous parle de la fin du monde, mais elle ne perd pas de vue notre condition humaine : il faut d’abord vivre à fond notre vie terrestre.

 ♦ Ce n’est pas pour tout de suite la fin du monde

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♦ Jésus invite à la persévérance et au témoignage.

La question posée dans cet extrait de l’Évangile de Luc a trait à la date et aux signes annonciateurs de la destruction du Temple de Jérusalem. (Lc 21, 7)

Jésus, dans sa réponse, en profite pour mettre en garde ses disciples contre les imposteurs qui annonceront la proximité de l’avenue du Christ et de la fin des temps.  (Lc 21, 8 )

Une longue période doit s’écouler avant cette venue  : « Ce ne sera pas tout de suite la fin. » (Lc 21,9b) Mais avant cet évènement les disciples de Jésus seront persécutés (Lc 21, 12).

Cette persécution se prolongera jusqu’à la venue du Christ d’où la condition des chrétiens est de se trouver continuellement en butte aux tracasseries et aux  moqueries, à cause de leur foi. 

Ces persécutions seront provoquées encore par l’inimitié de leurs proches. Le nom de Jésus excitera contre eux une haine universelle. Mais Dieu les protégera efficacement, et, par leur patience, ils sauveront leur âme. (Lc 21, 12-19)

Il suffit de lire les réactions de certains visiteurs de journaux en ligne présentant des articles visant les croyants en un DIEU, créateur de l’Univers pour s’en convaincre.

Ne nous laissons pas abattre par ces accusations gratuites, ces insultes à notre égard et cette haine affichée sur le Net. Luc s’empresse de signaler des éléments réconfortants. (Lc 21, 13-14)

La porte du ciel est à la fois une porte étroite et une porte grande ouverte. C’est en aidant les autres à se sauver que nous nous sauverons nous-mêmes.

La plus grande difficulté de la vie chrétienne, c’est de persévérer jour après jour dans la foi et la charité.

Jésus veut ardemment que tous connaissent son salut ; il est prêt à ouvrir toute grande la porte du ciel, la porte de son coeur brûlant d’amour infini.

  • Aidons les jeunes, les nouveaux baptisés, les enfants qui ont fait leur profession de foi, à persévérer dans leur attachement à Jésus, le Christ.

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Liens externes

◊ Prière et méditation → C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants → 33° dimanche ordinaire, année C

◊ Parler de Dieu et de la Bible avec ses enfants → La destruction du temple

◊  Mots croisés bibliques sur le texte d’Évangile ci-dessus →Lc 21, 5-19

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