Fête de l’Épiphanie (6 janvier)

Posté par diaconos le 10 décembre 2010

L’Épiphanie est une fête chrétienne qui a lieu le 6 janvier (ou le premier dimanche après le 1er janvier). Épiphanie est un mot d’origine grecque, πιφάνεια Epiphaneia qui signifie « manifestation » ou « apparition » (du verbe φάινω phainô, « se manifester, apparaître, être évident » ). La fête a des sens différents selon les confessions chrétiennes.

Dans l’Église latine, cette fête célèbre la visite de l’enfant Jésus par les mages, couramment appelés les Rois mages qui s’appellent respectivement : Balthazar, Melchior et Gaspard.

 Christus natus est nobis, venite, adoremus.  Jésus vient de naître pour nous, venez, adorons-le.

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Allons dire à tous nos frères le nom du Sauveur !

Plus de classes sociales, plus de divisions.

Plus de races ni de frontières !

Ouvrons nos coeurs, ouvrons nos mains à tous ! 

Dans les Églises byzantines, la fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, la descente du Fils de Dieu au milieu de sa création, la stupeur de cette création qui reconnaît son créateur et la manifestation de la Sainte Trinité.

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Dans l’Église arménienne, la fête est une des plus grandes fêtes de l’année car Noël n’est pas fêté le 25 décembre mais, selon l’usage chrétien ancien, le 6 janvier. (selon le calendrier julien).

Comme les mages, nous nous sommes mis en marche pour venir à la rencontre du Seigneur. Nous n’avons pas les mains ni le coeur vides : nous offrons notre vie, telle est l’offrande qui plaît à Dieu.

◊ En cliquant sur les termes écrits en bleu , d’autres informations vous seront données…

Pour d’autres informations, cliquez ici sur ce lien → http://www.joyeux-noel.com/epiphanie.html


La première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 60,1-6.

Commentaire : dans cet  extrait, le prophète Isaïe affirme avec force que Jérusalem va devenir un pôle d’attraction pour les païens. L’humiliée voit venir vers elle ses anciens persécuteurs qui, comme des serviteurs apportent les cadeaux les plus riches. Le triomphe du peuple de l’Alliance est éclatant. Hélas, aujourd’hui , nous ne voyons  pas cette paix universelle. Jérusalem n’est pas une terre ouverte à toutes les nations. Ne sommes-nous pas, plus que les paysans de Bethléem, dans l’attente, trop obscurcie, du Maître de la Paix ?

Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Regarde : l’obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi.

Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton coeur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t’envahiront, des dromadaires de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens et proclamant les louanges du Seigneur.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

Psaume 72,1-2.7-8.10-11.12-13.

Commentaire : le Psaume 72 est une prière en faveur du chef de l’état. Il désigne en premier lieu le roi Salomon, successeur de David, mais aussi tous ceux qui à l’image du Messie exercent une autorité sur la Cité.  Ce Psaume donne un idéal aux chefs de la société civile qui veulent s’inspirer de la Bible. La justice (vv. 1, 3 et 7) doit être la norme du gouvernement. Elle n’est pas strictement appliquée puisqu’elle marque une préférence pour les pauvres (vv. 2, 3, 12 et 13). La recherche de la paix va également faire l’objet d’une poursuite inlassable (v. 3, v. 7). Le nom de Salomon signifie « Paix » (Shlomo = une forme de Shalom = paix en français). Jésus qui est entré à Jérusalem à dos d’âne a ainsi informé ses admirateurs qu’il était un roi de paix. Lorsque nous récitons le Notre Père, nous disons  : « Que ton règne vienne! » Nous souhaitons qu’un règne dont la venue ne dé pend pas de nous s’établisse pourtant à l’intérieur de nous-mêmes.

Note 1 : Tarsis : c’est Gibraltar à l’extrémité occidentale de la Méditerranée .  L’idée d’un roi qui choisit la justice comme plan de gouvernement n’est pas propre à la Bible. Cela se retrouve en Égypte et en Mésopotamie. Cependant, c’est dans la Bible qu’on en trouve des réalisations concrètes. Josias est donné en exemple à son fils  par le prophète Jérémie : « Ton père pratiquait justice et équité. Alors tout allait bien pour lui! Il défendait la cause du pauvre et du malheureux » (Jérémie 22, 15). Le sermon sur la montagne avec les béatitudes montre que Jésus a vécu selon cet idéal : « Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux! » (Matthieu 5, 3) Jésus s’est mêlé constamment aux plus démunis. Les malades ont eu sa faveur.

Note 2 : Seba et Saba : ce sont des royaumes de l’Arabie. La reine de Saba a fait une visite à Jérusalem pour admirer la sagesse de Salomon.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».  

-Deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens au chapitre 3,2-3.5-6.

Commentaire : à l’époque de saint Paul, un disciple rédigeant la lettre aux Éphésiens, y voit « le mystère du Christ » (3,3). L’affluence inespérée d’étrangers dans les rangs de l’Église naissante prouve que Dieu les appelait à recevoir le salut, eux aussi, au nom de Jésus, « lumière des nations ». Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

Vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l’avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l’a révélé maintenant par l’Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  au chapitre 2, versets 1 à 12

Commentaire : ce récit, à partir du rôle joué par l’étoile, se divise en deux parties et dessine une opposition entre l’attitude des mages et celle d’Hérode. Ains dans la première partie, le drame se noue (v1 à v 8 ) et  la deuxième partie (v9 à v12) dénoue le drame.

Quatre pistes d’observation pour parcourir ce texte…

Cliquez ici → http://www.bible-service.net/site/576.html

Note 1 : les mages étaient des prêtres, des conseillers des cours royales d’Orient. Adeptes des sociétés secrètes de l’antiquité, descendants des cultes égyptiens. On les retrouve organisés chez les Chaldéens en 5 classes allant du magicien à l’exorciste, en passant par le sorcier, le devin, l’interprète des rêves

Note 2 :la visite des mages fait partie de ces épisodes évangéliques sur lesquels l’imaginaire chrétien s’est enflammé (Suite…)

Note 3 : Hérode Ier le Grand, fils d’Antipater, est né à Ascalon en 73 av. J.-C. et mort à Jérusalem en 4 av. J.-C. Il est roi de Judée de 37 av. J.-C. à 4 av. J.-C.  Hérode le Grand est l’un des personnages les plus importants de l’histoire de l’époque du Second Temple. Son histoire est surtout connue par les écrits de Flavius Josèphe. Grand bâtisseur, il fut placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Pour garantir la séparation du culte et de l’État, il retire le pouvoir politique aux prêtres, qui n’ont plus qu’un rôle spirituel. Par peur des complots, sa folie passagère l’amène à faire assassiner son épouse Mariamne ainsi que plusieurs de ses enfants. Son impopularité a laissé des traces dans l’Évangile selon Matthieu : selon celle-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du « roi des Juifs » et Hérode l’ayant fait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants de la ville âgés de moins de deux ans.

En cliquant sur les termes soulignés ci-dessus, d’autres informations vous seront données…

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent.Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.

En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

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Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».  

Une Réponse à “Fête de l’Épiphanie (6 janvier)”

  1. Ashi dit :

    I found it very good! In few words has given the full significant!

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