Quatrième dimanche du CARÊME, année A

Posté par diaconos le 31 mars 2011

Introduction

Le quatrième dimanche de carême c’est la joie de l’étape de la mi-carême. Dans le temps, c’était une petite fête d’anticipation de la joie de Pâques pour une chrétienté qui observait toutes les austérités du jeûne et de l’abstinence. À Rome, la station de ce dimanche est à l’église Sainte Croix de Jérusalem, choisie pour chanter les joies et les grandeurs de la Jérusalem nouvelle. L’antienne de l’introduction à l’eucharistie du quatrième dimanche du Carême porte encore l’historique de ce dimanche, « Laetare «  (Réjouissez-vous). Dimanche dernier, avec la Samaritaine nous avons découvert  Jésus comme l’eau vive pour la soif de l’homme en faisant jaillir de son intérieur la source d’eau vive. Ce dimanche, avec l’aveugle-né, nous découvrirons qu’il est la « lumière du monde », dans un long récit admirablement mené, plein de finesse et de détails qui nous disent que l’auteur a vu ce qui s’est passé et qu’il ne peut oublier comment les événements se sont précipités avec une rapidité telle que tout le monde fut pris au vif dans ce récit.

La première lecture est tirée du premier livre de Samuel au chapitre 16,1.6-7.10-13.

Commentaire : SAÜL, le premier roi d’Israël s’est laissé griser par le pouvoir et parce qu’il a désobéi aux ordres de Dieu, il sera destitué par Samuel. Il faut un autre roi,  Samuel, sur l’ordre de Dieu, se rend chez Jessé où après avoir vu défiler tous ses fils, choisit le dernier qu’il oint et consacre roi d’Israël. C’est le roi DAVID, figure du MESSIE.

Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l’ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t’envoie chez Jessé de Bethléem, car j’ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l’onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le coeur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé l’envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C’est lui ! Donne-lui l’onction. » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 23, 1-6.

Commentaire : le psaume 23 est un vrai chef d’oeuvre de la littérature psalmiste. Il est aussi le plus connu et probablement le plus pieux de tous les psaumes. Du point de vue de sa structure, ce psaume attribué à David,  se divise en deux parties. 1° Le chant du pasteur (v 1 à v 4) et 2° Le chant de l’hôte (v 5 et v 6).

Le chant du pasteur proclame le thème du psaume en v 1 a : »Le Seigneur est mon berger » ; il donne ensuite la description d’un endroit qui invite au repos et à la confiance (v1b à v3a). Sans pasteur, la brebis aurait erré, cherchant en vain son chemin vers de bons pâturages. Mais le pasteur connaît ses brebis et il les conduit   vers les lieux  où il fait bon vivre et refaire ses forces pour mieux reprendre la route ensuite. Le chant du pasteur s’achève par la description de la migration avec les versets 3 et 4. L’itinéraire du pasteur va vers un but bien précis et arrivés à un endroit où l’on peut trouver une halte hospitalière, la caravane s’arrête, les bédouins étendent la natte, qui servira de table, sur le sol et la tente est aussitôt  dressée. L’hôte qui accueille,  c’est  Dieu ;   son hospitalité est décrite au moyen de deux symboles traditionnels,  l’onction d’huile et la coupe.

Le parfum,  répandu sur la tête de l’invité,  avant de se mettre à table, fait partie du rite solennel de l’hospitalité orientale. Quant à la coupe, est signifie que la soif de l’invité est enfin assouvie. Au verset 6, la tente hospitalière devient « la maison du Seigneur», c’est à dire le Temple  de Jérusalem.

1. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. 2. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

3. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
4. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
5. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
6. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens, au chapitre 5,8-14.

Commentaire : par son Baptême, le chrétien est devenu un être de LUMIÈRE, une Lumière qui doit se répandre dans le monde entier. Voyant clair, il sait déceler les vraies valeurs, celles qui répondent aux désirs du Seigneur. Il est aussi capable de démasquer le mensonge du monde. C’est un être éveillé de la mort par Jésus-Christ qui lui a communiqué sa Lumière. Devenus LUMIÈRE, les chrétiens doivent vivre comme des enfants de LUMIÈRE.

Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière ; or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte d’en parler. Mais quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité apparaît grâce à la lumière, et tout ce qui apparaît ainsi devient lumière. C’est pourquoi l’on chante : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 9,1-41.

Commentaire : Cet homme qui ne voit pas, Jésus l’a vu. En lui, Jésus reconnaît tous les hommes, ces aveugles de naissance qui ne parviennent pas à voir clair dans ce monde et qui restent obstinément dans leur univers de ténèbres et de violence… Pourquoi rester dans nos ornières, baissant nos fronts comme si nous étions encore des aveugles-nés ? C’est toujours le temps de TÉMOIGNER de la puissance de l’amour de notre Dieu. Jésus veut toujours nous guérir. Pour nous, il serait bon de nous mettre sur la route de Jésus afin qu’IL vienne au secours de nos misères et de nos faiblesses… Il est toujours le même… Il nous AIME infiniment et ne veut pas la souffrance ni le mal… 

 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il m’en a frotté les yeux et il m’a dit : ‘Va te laver à la piscine de Siloé.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’il voie maintenant ? » Les parents répondirent : « Nous savons que c’est bien notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »

Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’ votre péché demeure.

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◊   Homélie pour le quatrième dimanche, année A →   Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière ! (Jn 9,1-41)

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants →  Liturgie pour enfants

◊  Catéchèse en famille avec vos enfants → L’aveugle-né

◊  Mots croisés bibliques → Jésus guérit un aveugle de naissance

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La promulgation de la Loi sur le mont Sinaï (Ex 20,1-17)

Posté par diaconos le 31 mars 2011

Sur le mont Sinaï, Dieu s’adressa  à Moïse

01 et Dieu prononça toutes les paroles que voici :

02 « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.

03 Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.

04 Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

05 Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;

06 mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu’à la millième génération.

07 Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.

08 Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré.

09 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;

10 mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville.

11 Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.

12 Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

13 Tu ne commettras pas de meurtre.

14 Tu ne commettras pas d’adultère.

15 Tu ne commettras pas de vol.

16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

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Ces dix paroles que Dieu prononça sur le mont Sinaï sont le code de conduite pour son peuple sorti de l’esclavage et qui marche vers la liberté sous la conduite de son Seigneur. (verset 2)

« Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole. » (versets 3 et 4a) : aucune chose matérielle ne mérite notre adoration !

Quelles sont les idoles qui t’asservissent : l’adoration de l’argent, de la puissance, de la réussite à tout prix ?

Nous sommes souvent tentés de nous donner des idoles, de nous attacher à des choses qui ne le méritent pas et qui risquent de devenir de terribles chaînes (argent, tabac, alcool, drogues…)

Toutes les sociétés civilisées enseignent ces préceptes : tu ne voleras pas, tu ne tueras pas. Mais ici, Dieu parle avec autorité : Il veut faire de son peuple, un peuple libre et Il lui impose  les lois fondamentales sans lesquelles ils redeviendraient vite des esclaves. (versets 12 à 16)

Ces paroles ont pour but de garantir et de baliser cette marche en dénonçant les idoles (versets 3 à 5a) qui asservissent les hommes et en les  mettant en garde contre la tentation d’asservir leur prochain en convoitant sa  femme, en  volant ses biens ou en nuisant à sa réputation. (verset 17)

Dieu veut nous libérer de nos agressivités, de nos instincts égoïstes 

  • Aie le respect total de ton prochain : bannis le racisme, le dénigrement et la calomnie.
  • Respecte son foyer, ses biens, sa vie (comportement au volant)

  • Quelle est ton attitude envers tes parents âgés ?
  • Quelle place Dieu tient-il dans ta vie, les dimanches et les autres jours de la semaine ?

L’humanité entière progresserait si ce programme était respecté… si nous savions vraiment aimer les autres.

Nombreuses sont les personnes qui, sans connaître l’Évangile, essayent de vivre cet idéal humain fondamental.

◊  ◊  ◊

Liens externes

◊  Étude détaillée de cet extrait du livre de l’Exode → La promulgation de la Loi (Ex 20, 1-21)

  Du site http://www.idees-cate.com  → Moïse: L’Alliance. Les dix paroles pour Vivre

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Je crois, Seigneur ! (Jn 9,38a)

Posté par diaconos le 29 mars 2011

01 Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.

02 Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? »

03 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui.

04 Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir.

05 Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

06 Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle,

07 et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie : Envoyé). L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.

08 Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »

09 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C’est bien moi. »

10 Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts ? »

11 Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il m’en a frotté les yeux et il m’a dit : ‘Va te laver à la piscine de Siloé.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »

12 Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »

13 On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle.

14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.

15 A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. »

16 Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.

17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »

18 Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents

19 et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’il voie maintenant ? »

20 Les parents répondirent : « Nous savons que c’est bien notre fils, et qu’il est né aveugle.

21 Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »

22 Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie.

23 Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »

24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »

25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. »

26 Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »

27 Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? »

28 Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.

29 Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »

30 L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.

31 Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.

32 Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.

33 Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.

35 Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »

36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »

37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »

38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui.

39 Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »

40 Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? »

41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’ votre péché demeure.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Le chemin de la foi n’est pas facile : nous le constatons dans ce récit de la guérison de l’aveugle-né, la timidité de ses parents le parti-pris des ennemis de Jésus

Ce miracle que Jésus a accompli illustre bien sa parole : « Je suis la lumière du monde. »  (versets 1 à 5)

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La guérison de l'aveugle né (Jn 9, 1-41)Jésus est la lumière : l’aveugle voit la lumière du jour. (versets 6 et 7)  Jésus est la lumière, mais les gens se divisent à son égard. Certaines personnes s’ouvrent à la lumière, mais d’autres restent aveugles et refusent de croire à Jésus. L’évangéliste Jean nous relate les réactions des voisins et des badauds face au miracle. : ils sont dans le doute sur son identité, et lui demandent comment il a été guéri. Il fait le récit de sa guérison, affirme que c’est Jésus qui l’a guéri, mais ne peut dire où il est (versets 8 à 12)

C’était un jour de sabbat que Jésus lui avait rendu la vue. (verset 14)

Enquête des pharisiens

L’aveugle ayant été amené aux pharisiens, il fut interrogé par ceux-ci :  il raconta comment la guérison a été opérée. Les pharisiens furent  divisés ; les uns se heurtèrent  à la violation du sabbat, les autres considérèrent le miracle. Ils demandèrent à l’aveugle son opinion sur Jésus. Il le tint pour un prophète.  (versets 15 à 17)

Les pharisiens ne crurent pas que cet homme qui voyait avait été aveugle ; ils convoquèrent ses parents pour le vérifier (verset 18).  Ils attestèrent que c’est bien leur fils, et qu’il est né aveugle, mais n’osèrent rien dire au sujet de sa guérison, par crainte des Juifs qui avaient décidé d’exclure de la synagogue les adhérents de Jésus. (versets 19 à 22)

Ses parents ne voulant pas se compromettre par peur de leurs réactions  dirent alors : «  Il est assez grand, interrogez-le ! » (verset 23b)

Les pharisiens, ayant rappelé l’aveugle, l’adjurèrent de donner gloire à Dieu et lui déclarèrent que Jésus est un violateur de la loi. Ils le questionnèrent de nouveau sur l’acte de Jésus. Il s’en référa à ce qu’il avait déjà dit. Ayant deviné qu’ils cherchaient quelques chose qui puisse servir à accuser Jésus, l’aveugle guéri passa de la défensive à l’offensive ; sa parole devint ironique et il  leur demanda s’ils voulaient, eux aussi, eux, les savants, les magistrats du peuple, devenir ses disciples !  Ils répondirent par des injures. (versets 24 à 27)

L’évangéliste n’a rien rapporté de leurs injures, il ne mentionne que leur argumentation : « Toi, nous le voyons bien maintenant, tu es disciple de cet homme là , mais nous, nous ne reconnaissons pour maître que Moïse.  » (versets 28 et 29)

C’est ce qui est étonnant, répliqua l’aveugle, car il m’a ouvert les yeux ; or Dieu n’exauce pas les pécheurs ; si donc Jésus ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. Les pharisiens reprochèrent à l’aveugle de prétendre les enseigner, lui qui était né tout entier dans le péché, et ils le chassèrent. (versets 30  à 34.)

Les pharisiens qui croyaient voir grâce à la lumière de la Loi s’aveuglèrent, l’aveugle de naissance qui a été guéri par Jésus a reçu de Lui la lumière de la foi. Ce qu’il exprima par cette belle et courte profession de foi : « Je crois, Seigneur ! » (verset 38a)

N’ayant dès lors, dans son  cœur, plus d’autre sentiment que celui de l’adoration, il se prosterna devant Jésus.

Si dans l’acte de foi l’intelligence doit chercher à comprendre, elle ne peut que nous aveugler si notre esprit n’est pas disponible pour accueillir la lumière du Christ

Beaucoup de personnes pensent que la foi est une utopie, qu’elle cache la réalité et que le réel a pour limite la matière : ce qui peut se toucher, se voir, se compter, se mesurer.

Les personnes qui croient en Dieu voient les mêmes choses que d’autres voient et connaissent ; mais en plus, elles saisissent quelques chose qui échappe à celles qui n’ont pas la foi.

Que notre foi soit une compromission pour le Christ, quelles que soient les réactions de notre entourage.

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◊ Cliquez ici pour ouvrir →   Dessins, proposés aux jeunes, pour illustrer la page du 4ième dimanche du Carême

Liens externes

  Liturgie de la Parole avec les enfants → La préférence va aux petits

Catéchèse pour la quatrième semaine de Carême →  L’aveugle-né

Du site  http://lapinbleu.over-blog.net →   Année A – Carême 4ème Dimanche

♥  Du site  http://www.idees-cate.com →    L’aveugle-né.

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Troisième dimanche du Carême, année A

Posté par diaconos le 19 mars 2011

 

Introduction

 

Il  n’est pas facile de s’entendre dire qu’il faudrait changer pour s’améliorer… Nous ne nous trouvons pas si mal que cela…

Les premiers mots de la prédication de Jésus sont « Convertissez-vous ! »

C’est un appel  qui nous est donné au début de chaque eucharistie en ce temps de Carême.

La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre 17, versets 3 à 7.

Commentaire : en ce dimanche, centré sur le thème de l’eau, cette eau sortie du rocher est le signe précurseur d’une autre eau, celle du baptême qui donne la vie

Le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »  Moise cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Défi) et Mériba (c’est-à-dire : accusation), parce que les fils d’Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant : « Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? »

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Psaume 95(94),1-2.6-9.

Commentaire : ce psaume fait explicitement allusion au ’récit de la première lecture, au désert où vos pères m’ont tenté et provoqué. Vivons les exigences de notre baptême. Entretenons cette vie en écoutant sa parole. En nous nourrissant d’elle. Et, pendant ce Carême, retournons-nous vers lui, ne lui fermons pas notre coeur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-2.5-8.

Commentaire : toi qui doutes, qui désespères, sors de tes hésitations. Aie la foi. Car si tu as la foi (le mot revient trois fois), il te devient clair que Dieu a fait de nous des justes en harmonie avec lui.

Dieu a donc fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 4, versets 5 à 42.

Commentaire : trois entretiens composent comme autant de scènes successives : Jésus avec la femme, puis avec ses disciples, enfin avec les gens de la ville.

Note  L’eau est une réalité vitale. Il n’y a aucune vie sans eau ! Dans un milieu sémite, à une époque où les moeurs sont strictes, un homme ne peut pas échanger un simple verre d’eau sans que cela soit interprété comme une quasi demande en mariage. Le symbole de l’eau remplit l’évangile de Jean : l’eau changée en vin à Cana (Jn 2, 7), l’eau dans laquelle l’infirme voulait se plonger à la piscine de Bethesda (Jn 5, 7), le fleuve d’eau vive qui coule du sein du Christ, annoncé sur l’esplanade du temple (Jn 7, 38) … Le symbole de l’eau est central dans la liturgie du baptême dans laquelle trois gestes en déploient la portée symbolique.

Il arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.» Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »

La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

 Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas pris de peine, d’autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

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Étude d’un texte du nouveau testament : Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 1-42)-

Liens externes

◊    Jésus rencontre la Samaritaine au bord d’un puits. Cliquez ici →    Jn 4, 5-42

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici →  Donne-moi à boire, dit la Samaritaine

◊ Une  Samaritaine rencontra Jésus. Voici son histoire racontée aux enfants →  Histoire

 

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