Troisième dimanche du Carême, année A

Posté par diaconos le 19 mars 2011

 

Introduction

 

Il  n’est pas facile de s’entendre dire qu’il faudrait changer pour s’améliorer… Nous ne nous trouvons pas si mal que cela…

Les premiers mots de la prédication de Jésus sont « Convertissez-vous ! »

C’est un appel  qui nous est donné au début de chaque eucharistie en ce temps de Carême.

La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre 17, versets 3 à 7.

Commentaire : en ce dimanche, centré sur le thème de l’eau, cette eau sortie du rocher est le signe précurseur d’une autre eau, celle du baptême qui donne la vie

Le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »  Moise cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Défi) et Mériba (c’est-à-dire : accusation), parce que les fils d’Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant : « Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

Psaume 95(94),1-2.6-9.

Commentaire : ce psaume fait explicitement allusion au ’récit de la première lecture, au désert où vos pères m’ont tenté et provoqué. Vivons les exigences de notre baptême. Entretenons cette vie en écoutant sa parole. En nous nourrissant d’elle. Et, pendant ce Carême, retournons-nous vers lui, ne lui fermons pas notre coeur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-2.5-8.

Commentaire : toi qui doutes, qui désespères, sors de tes hésitations. Aie la foi. Car si tu as la foi (le mot revient trois fois), il te devient clair que Dieu a fait de nous des justes en harmonie avec lui.

Dieu a donc fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 4, versets 5 à 42.

Commentaire : trois entretiens composent comme autant de scènes successives : Jésus avec la femme, puis avec ses disciples, enfin avec les gens de la ville.

Note  L’eau est une réalité vitale. Il n’y a aucune vie sans eau ! Dans un milieu sémite, à une époque où les moeurs sont strictes, un homme ne peut pas échanger un simple verre d’eau sans que cela soit interprété comme une quasi demande en mariage. Le symbole de l’eau remplit l’évangile de Jean : l’eau changée en vin à Cana (Jn 2, 7), l’eau dans laquelle l’infirme voulait se plonger à la piscine de Bethesda (Jn 5, 7), le fleuve d’eau vive qui coule du sein du Christ, annoncé sur l’esplanade du temple (Jn 7, 38) … Le symbole de l’eau est central dans la liturgie du baptême dans laquelle trois gestes en déploient la portée symbolique.

Il arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.» Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »

La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

 Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas pris de peine, d’autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

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Dans les archives

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Étude d’un texte du nouveau testament : Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 1-42)-

Liens externes

◊    Jésus rencontre la Samaritaine au bord d’un puits. Cliquez ici →    Jn 4, 5-42

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici →  Donne-moi à boire, dit la Samaritaine

◊ Une  Samaritaine rencontra Jésus. Voici son histoire racontée aux enfants →  Histoire

 

Une Réponse à “Troisième dimanche du Carême, année A”

  1. Steph LAPAILLE dit :

    SONDAGE : Ce n’est pas une question phloosophique, ni de tradition. Entre les deux : QUESTION DE SENS

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