Quatrième dimanche du CARÊME, année A

Posté par diaconos le 31 mars 2011

Introduction

Le quatrième dimanche de carême c’est la joie de l’étape de la mi-carême. Dans le temps, c’était une petite fête d’anticipation de la joie de Pâques pour une chrétienté qui observait toutes les austérités du jeûne et de l’abstinence. À Rome, la station de ce dimanche est à l’église Sainte Croix de Jérusalem, choisie pour chanter les joies et les grandeurs de la Jérusalem nouvelle. L’antienne de l’introduction à l’eucharistie du quatrième dimanche du Carême porte encore l’historique de ce dimanche, « Laetare «  (Réjouissez-vous). Dimanche dernier, avec la Samaritaine nous avons découvert  Jésus comme l’eau vive pour la soif de l’homme en faisant jaillir de son intérieur la source d’eau vive. Ce dimanche, avec l’aveugle-né, nous découvrirons qu’il est la « lumière du monde », dans un long récit admirablement mené, plein de finesse et de détails qui nous disent que l’auteur a vu ce qui s’est passé et qu’il ne peut oublier comment les événements se sont précipités avec une rapidité telle que tout le monde fut pris au vif dans ce récit.

La première lecture est tirée du premier livre de Samuel au chapitre 16,1.6-7.10-13.

Commentaire : SAÜL, le premier roi d’Israël s’est laissé griser par le pouvoir et parce qu’il a désobéi aux ordres de Dieu, il sera destitué par Samuel. Il faut un autre roi,  Samuel, sur l’ordre de Dieu, se rend chez Jessé où après avoir vu défiler tous ses fils, choisit le dernier qu’il oint et consacre roi d’Israël. C’est le roi DAVID, figure du MESSIE.

Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l’ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t’envoie chez Jessé de Bethléem, car j’ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l’onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le coeur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé l’envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C’est lui ! Donne-lui l’onction. » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 23, 1-6.

Commentaire : le psaume 23 est un vrai chef d’oeuvre de la littérature psalmiste. Il est aussi le plus connu et probablement le plus pieux de tous les psaumes. Du point de vue de sa structure, ce psaume attribué à David,  se divise en deux parties. 1° Le chant du pasteur (v 1 à v 4) et 2° Le chant de l’hôte (v 5 et v 6).

Le chant du pasteur proclame le thème du psaume en v 1 a : »Le Seigneur est mon berger » ; il donne ensuite la description d’un endroit qui invite au repos et à la confiance (v1b à v3a). Sans pasteur, la brebis aurait erré, cherchant en vain son chemin vers de bons pâturages. Mais le pasteur connaît ses brebis et il les conduit   vers les lieux  où il fait bon vivre et refaire ses forces pour mieux reprendre la route ensuite. Le chant du pasteur s’achève par la description de la migration avec les versets 3 et 4. L’itinéraire du pasteur va vers un but bien précis et arrivés à un endroit où l’on peut trouver une halte hospitalière, la caravane s’arrête, les bédouins étendent la natte, qui servira de table, sur le sol et la tente est aussitôt  dressée. L’hôte qui accueille,  c’est  Dieu ;   son hospitalité est décrite au moyen de deux symboles traditionnels,  l’onction d’huile et la coupe.

Le parfum,  répandu sur la tête de l’invité,  avant de se mettre à table, fait partie du rite solennel de l’hospitalité orientale. Quant à la coupe, est signifie que la soif de l’invité est enfin assouvie. Au verset 6, la tente hospitalière devient « la maison du Seigneur», c’est à dire le Temple  de Jérusalem.

1. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. 2. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

3. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
4. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
5. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
6. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens, au chapitre 5,8-14.

Commentaire : par son Baptême, le chrétien est devenu un être de LUMIÈRE, une Lumière qui doit se répandre dans le monde entier. Voyant clair, il sait déceler les vraies valeurs, celles qui répondent aux désirs du Seigneur. Il est aussi capable de démasquer le mensonge du monde. C’est un être éveillé de la mort par Jésus-Christ qui lui a communiqué sa Lumière. Devenus LUMIÈRE, les chrétiens doivent vivre comme des enfants de LUMIÈRE.

Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière ; or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte d’en parler. Mais quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité apparaît grâce à la lumière, et tout ce qui apparaît ainsi devient lumière. C’est pourquoi l’on chante : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 9,1-41.

Commentaire : Cet homme qui ne voit pas, Jésus l’a vu. En lui, Jésus reconnaît tous les hommes, ces aveugles de naissance qui ne parviennent pas à voir clair dans ce monde et qui restent obstinément dans leur univers de ténèbres et de violence… Pourquoi rester dans nos ornières, baissant nos fronts comme si nous étions encore des aveugles-nés ? C’est toujours le temps de TÉMOIGNER de la puissance de l’amour de notre Dieu. Jésus veut toujours nous guérir. Pour nous, il serait bon de nous mettre sur la route de Jésus afin qu’IL vienne au secours de nos misères et de nos faiblesses… Il est toujours le même… Il nous AIME infiniment et ne veut pas la souffrance ni le mal… 

 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il m’en a frotté les yeux et il m’a dit : ‘Va te laver à la piscine de Siloé.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’il voie maintenant ? » Les parents répondirent : « Nous savons que c’est bien notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »

Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’ votre péché demeure.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊   Homélie pour le quatrième dimanche, année A →   Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière ! (Jn 9,1-41)

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants →  Liturgie pour enfants

◊  Catéchèse en famille avec vos enfants → L’aveugle-né

◊  Mots croisés bibliques → Jésus guérit un aveugle de naissance

Une Réponse à “Quatrième dimanche du CARÊME, année A”

  1. Jean C dit :

    Ouvre mes yeux, Seigneur…

    « Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. » En le voyant, ses disciples ne peuvent s’empêcher de se poser des questions et d’interpeller Jésus : « Qui a péché pour qu’il soit né ainsi, lui ou ses parents ? » Cette question est souvent la nôtre aussi : D’où viennent les souffrances, les maladies, les catastrophes de plus en plus fréquentes qui accablent tant de personnes aujourd’hui ? Est-ce une punition de Dieu pour nos péchés ? Et aujourd’hui, Jésus nous apporte la réponse : non, ces malheurs ne viennent pas de Dieu. Il ne faut pas le voir comme un juge irrité qui voudrait nous punir de nos péchés. Dieu est un Père qui aime chacun de ses enfants. Et tout au long des Evangiles, nous découvrons en Jésus l’Envoyé du Père qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

    Cet aveugle sur la route, c’est toute l’humanité. Elle est plongée dans les ténèbres de l’ignorance religieuse et du péché. Jésus a vu toute cette détresse. Et il continue à venir pour nous apporter la véritable libération. Ils sont nombreux ceux et celles qui s’égarent sur des chemins de perdition. Beaucoup sont aveuglés par leurs certitudes. Ils se détournent du vrai Dieu pour s’attacher à l’argent, aux richesses et aux petits bonheurs qui ne peuvent vraiment les combler. C’est de cet aveuglement que Jésus veut nous guérir. Nous avons peut-être lu ou entendu des témoignages de personnes qui ont eu le bonheur de rencontrer le Christ. Toutes sont unanimes pour dire : « Il a changé ma vie. »

    Dans l’Evangile de ce jour, c’est Jésus qui vient à la rencontre de l’homme aveugle. Et nous le voyons accomplir un geste surprenant. Il crache sur le sol et avec la salive, il fait de la boue qu’il applique sur les yeux de l’aveugle. Non, ce n’est pas le remède miracle. Ce geste a une signification bien précise. Il nous renvoie au récit de la création dans le livre de la Genèse quand Dieu a façonné l’être humain avec la poussière du sol (Gn 2. 7) En Jésus, une création nouvelle s’accomplit. Par lui, c’est un homme nouveau qui est en train de naître. Voilà une bonne nouvelle qui doit nous remplir de joie et d’espérance. Le Christ vient nous donner un regard neuf capable de « voir » Dieu.

    Pour mieux comprendre toute la portée du geste de Jésus, il nous faut revenir sur cette boue sur les yeux. Elle nous rappelle celle du péché qui déforme notre regard. Ce péché c’est celui qui nous empêche de voir Dieu comme un père et de regarder nos semblables comme des frères aimés de Dieu. Cette boue embrouille également le regard que nous portons sur nous-mêmes. Mais le Seigneur est là. Il ne demande qu’à nous rejoindre pour nous ouvrir à la lumière de la foi. Il ne cesse de nous tendre la main pour nous sortir du bourbier de nos péchés, de nos faiblesses et de nos mensonges. Saint Paul nous le dit à la manière : « Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé » (Rm 5. 20)

    Cette guérison de l’homme aveugle est un véritable bouleversement dans sa vie mais aussi dans celle des témoins de cet événement. Il doit s’expliquer sur ce qui s’est passé : « Il m’a mis de la boue, je me suis lavé et maintenant je vois. » Cet homme guéri a été affronté aux incrédules, à ses parents qui ne veulent pas se compromettre, aux autorités religieuses qui l’injurient et l’expulsent hors du temple. Les chrétiens d’aujourd’hui qui veulent témoigner de leur foi sont également affrontés à toutes sortes d’oppositions. Les pharisiens d’autrefois sont toujours bien présents. Ce pharisien c’est celui qui juge et condamne l’autre, celui qui l’enfonce dans son passé et sa mauvaise réputation. En agissant ainsi, nous faisons obstacle au projet du Christ qui continue à vouloir chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

    Comme l’aveugle guéri, nous sommes tous appelés à faire un chemin de foi. Le Christ ouvre nos yeux pour que nous croyions. Il est venu enlever de notre regard intérieur ce qui le souille, nous rendre la vue pour apercevoir les merveilles de Dieu. Il veut nous rendre forts dans ce monde marqué par l’incroyance, l’indifférence et même les persécutions et les moqueries. Rien ne doit nous empêcher de rendre compte de l’espérance qui est en nous. Notre Dieu est plein d’amour pour tous. Il est celui qui s’approche de l’homme, des plus petits, des plus délaissés. Alors oui, laissons-nous éclairer par celui qui nous dit : « Je suis la Lumière du monde. »

    Cet Evangile nous apporte un éclairage nous apporte un éclairage nouveau sur ce que doit être le Carême. Ce n’est pas d’abord un temps de privation mais un temps pour accueillir la Lumière qui vient de Jésus. Il est venu pour que les aveugles retrouvent la vue. Il nous attend pour raviver notre foi et guider nos pas sur nos routes humaines. Au cours de cette Eucharistie, nous le supplions : « Seigneur, ouvre nos yeux pour que nous te reconnaissions à la fraction du pain.
    D’après diverses sources.

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