Le deuxième dimanche de Carême, année A

Posté par diaconos le 8 mars 2011

 

Introduction

Abraham est le père des croyants. Il est notre modèle et notre guide en ce Carême parce qu’il eut foi dans le Seigneur sans hésitation (première lecture). Le psalmiste affirme avec assurance :  » Le Seigneur est fidèle en tout ce qu’il fait, il est un appui pour nous » (Psaume 33) et saint Paul nous exhorte à ne pas avoir honte de rendre témoignage au Seigneur (2ième lecture). Toutes les lectures du deuxième dimanche du carême nous interpellent sur notre foi. Avoir la  foi ne nous épargne pas des moments de doute et ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi : par la lecture de la Bible et en particulier des évangiles, par le jeûne qui libère, par l’amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous. Dans la page d’Évangile de ce dimanche, cette phrase est très  importante : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »   

 Écouter le Christ, c’est reprendre, méditer l’Évangile ; on peut le faire seul, on peut aussi profiter des diverses propositions offertes avant Pâques (conférences, veillées, sessions). Écouter le Christ, c’est le regarder aimer, et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

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La première lecture est tirée du livre de la Genèse au chapitre 12, versets 1 à 4..

Commentaire  : Avec l’histoire d’Abraham commence la grande aventure de la foi. Les textes de la Genèse sont des textes fondateurs : trois religions y font référence : : le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Note 1 : Abram est considéré comme le père du monothéisme par la Bible hébraïque et le Coran.

Note 2 : Loth est un patriarche de la Bible. Il est le neveu d’Abraham.

Note 3 : Harran (Harra ou Charan), connu pour être à la fois un grand centre caravanier et l’un des deux principaux sanctuaires (avec Ur) qui soit dédié au Dieu-Lune Sîn vénéré par les mésopotamiens.

Pour des informations complémentaires, cliquez sur les mots écrits en bleu. (Liens externes)

Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.

Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harran.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 33  (32) versets   4-5.18-20a.22.

Commentaire : ce psaume de 32 versets est un hymne à la Providence. Il invite les hommes justes et droits à une grande célébration liturgique qui se déroulera au Temple de Jérusalem. En témoigne, la mention des instruments de musique  au verset 2 (Cithare et harpe : voir texte complet) et que la célébration sera rehaussée de chants nouveaux (voir verset 3). Nous avons  trois fois le mot « amour » dans ces quelques versets ; et cette insistance répond fort bien à la première lecture.

 4. Oui elle est droite la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. 5. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.

18. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, 19. pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

20a. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. 22. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la deuxième  lettre de saint Paul Apôtre à Timothée au chapitre 1, versets 8 à 10

Commentaire : Paul est en prison à Rome, il sait qu’il sera prochainement exécuté : il donne ici ses dernières recommandations à Timothée

N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile,

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

 De l’Évangile  de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 17, versets 1 à 9.

Commentaire :  l’expression « mon fils bien-aimé, celui qu’il m’a plu de choisir. Écoutez-le » désigne Jésus comme le Messie.

Note « Dressons trois tentes » : cette phrase de Pierre suggère que l’épisode de la Transfiguration a peut-être eu lieu lors de la Fête des tentes

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Liens externes

◊  Liturgie avec des enfants → Deuxième dimanche de Carême, année A

◊ Écoutez-le nous dit le Père  → Mt 17, 1-9

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Sainte Louise de Marillac (1591-1660)

Posté par diaconos le 7 mars 2011

louisedemarillac.jpgLouise de Marillac naquit le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie (France). Le 16 février 1613  elle épousa Antoine le Gras, écuyer du Roi. De cette union, le 18 octobre 1613  vint au monde un fils (Pierre-Antoine) et dès les premiers jours de 1619, Louise de Marillac recueillit les sept enfants de Valence,  veuve de Octavien Doni d’Attichy (+ 1614), l’une de ses cousines décédée en 1617.

De 1625 à 1633, Louise de Marillac collabora avec Vincent de Paul qui avait établi des confréries de Charité (les lazaristes).  Le 25 mars 1642, Louise et quatre religieuses font vœu de s’offrir  au service du Christ en la personne des pauvres : c’est le début de la compagnie des filles de la Charité.

Louise de Marillac mourut le 15 mars 1660. Elle a été béatifiée le 9 mai 1920 par le pape Benoît XV, canonisée le 11 mars  1934 par le pape Pie XI et proclamée patronne des œuvres sociales en 1960 par le le pape Jean XXIII.

 Source de l’image → Vincentian encyclopédia

Lettre de Louise de Marillac au père  Vincent de Paul

Le petit chapelet est la dévotion que j’ai demandé la permission à votre charité de faire, il y a trois ans et que je fais en mon particulier. J’ai dans une petite cassette quantité de ces petits chapelets, avec les pensées écrites sur ce sujet, pour laisser à toutes nos sœurs après ma mort, si votre charité le permet ; pas une ne le sait. C’est pour honorer la vie cachée de Notre-Seigneur dans l’état d’emprisonnement aux entrailles de la Sainte Vierge, et la congratuler de son bonheur durant ces neuf mois, et les trois petits grains pour la saluer de ses beaux titres de Fille du Père, Mère du Fils, épouse du Saint-Esprit. Voilà le principal de cette dévotion que, par la grâce de Dieu, très indigne que je suis, je n’ai point arrêtée, depuis le temps marqué, et que j’espère quitter, aidée de la même grâce de Dieu, si votre charité me l’ordonne. Et ce petit exercice, en mon intention, est pour demander à Dieu, par l’Incarnation de son Fils et les prières de la Sainte Vierge, la pureté nécessaire à la Compagnie des sœurs de la Charité et la fermeté d’icelle Compagnie selon son bon plaisir.

Prière de sainte Louise de Marillac

Je suis à vous, sainte Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu. Apprenez-moi à imiter votre sainte vie. Je désire, comme vous, accomplir ce que Dieu demande de moi.  En toute humilité, je requiers votre assistance. Vous connaissez ma faiblesse, mais vous voyez le désir de mon coeur.

C’est de votre cher Fils, mon Rédempteur, que vous avez pris les héroïques vertus , que vous avez pratiquées sur la terre. Qu’à votre exemple toutes mes actions glorifient sans cesse son saint Amour. Que chacun vous regarde comme un chemin sûr pour aller à Dieu, qu’il vous aime par préférence à tout autre. Que chacun vous rendre gloire que vous méritez comme Fille bien-aimée du Père, mère du Fils et digne épouse de Saint-Esprit.

Prions

Dieu notre Père, par ton Fils Jésus Christ qui s’est fait homme et qui nous  a demandé de nous aimer les uns et les autres comme il nous a aimés, aide-nous à suivre l’exemple de Saint-Louise de Marillac. Nous te le demandons par notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour toujours. Accorde-moi à reconnaître chez les autres, Seigneur Dieu, l’éclat de ton visage

Notre Père…  Je vous salue Marie… Gloire au Père…

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Liens externes

◊  Biographie → L’histoire vraie de Sainte Louise de Marillac

◊   Documents externes →  Louise de Marillac

◊   Notes sur la vie de sainte Louise de Marillac → Les Cahiers de Cassiciacum

    Relations de Vincent de Paul avec Louise de Maurillac →  Leurs Relations

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Jésus est tenté par le démon au désert (Mt 4, 1-11)

Posté par diaconos le 5 mars 2011

Jésus est tenté par le démon au désert

♦ Extrait de l’évangile de Matthieu au chapitre quatre

1 Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. 3 Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » 

4 Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

5. Alors le démon l’emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et 6 lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

7 Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

8 Le démon l’emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. 9 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m’adorer. »

10 Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c’est lui seul que tu adoreras. »

11 Alors le démon le quitte. Voici que des anges s’approchèrent de lui, et ils le servaient.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊  ◊  ◊

Jésus a été  conduit par l’Esprit Saint dans le désert  pour se préparer dans la solitude,  la méditation et  la prière à l’œuvre qu’il allait entreprendre. Dans le désert,  Il jeûna quarante jours et il  eut faim. Cette privation de nourriture devint pour Jésus une souffrance, qui pouvait ouvrir la porte à la tentation. C’est ce que marque l’évangéliste Matthieu par cette expression « après cela il eut faim« (versets 1 et 2) et c’est aussi à ce besoin naturel que le démon s’attaqua en premier lieu. (verset 3)

Le démon essaya de le déstabiliser par différentes initiatives.

  • Première tentation
    • Le démon  lui insinua un doute sur sa qualité de Fils de Dieu, qui contraste avec sa triste situation au désert et le poussa à prouver qu’il l’est en faisant un miracle pour se procurer de la nourriture : « Si tu es le fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains « .  Jésus lui opposa une parole de l’Écriture qui exprime sa pleine confiance en Dieu et son désir de lui obéir absolument. (versets 3 et 4)

  • Seconde tentation
    • Le diable le transporta à Jérusalem et le déposa en haut du temple, il  l’invita  à se précipiter dans le vide pour prouver  sa confiance en Dieu. Jésus lui cita  une parole de l’Écriture qui semble justifier une telle confiance. Jésus répondit au démon qu’il est aussi écrit : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu «  (versets 5 à 7)

  • Troisième tentation
    • Le démon  le transporta ensuite  sur une haute montagne et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, il lui offrit  la domination universelle à condition qu’il se prosterne pour l’adorer ! Jésus chassa alors le démon en lui disant  : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c’est lui seul que tu adoreras » . (versets 8 à 11.)

Liens externes

◊  Jésus est tenté par Satan au désert : clique ici    →  La tentation au désert (Mt 4, 1-11)

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◊ Liturgie du premier dimanche du carême avec des enfants   : clique ici    →  Premier dimanche de Carême, année A

La sélection de la Maison Arc en Ciel : clique ici    →    Pâques et Carême – Sites chrétiens pour enfants

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Dieu seul est Dieu ! (Mt 4,1-11)

Posté par diaconos le 4 mars 2011

 

Premier dimanche du Carême, année A              

Lectures bibliques et commentaires   →   Gn 2,9-2,1-7Psaume 51  ;  Rm 5, 12-19   ; Mt 4, 1-11

 

Dieu seul est Dieu !

« Jésus après son baptême, fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon »  Cela se passa juste après le baptême de Jésus. Les évangélistes Marc, Matthieu et Luc ont souligné dans leur évangile, le lien entre la tentation de Jésus et son baptême. Il est historiquement certain que Jésus ait voulu prendre un temps de réflexion avant de commencer son ministère. Le désert est le lieu idéal pour cela, c’est un lieu de silence et de solitude.

Pourquoi donc Dieu envoya-t-il son Fils au désert pour y être tenté par le démon ? 

En le conduisant au désert, l’Esprit veut que Jésus soit tenté, confronté au démon, afin de démontrer la force du messie et sa victoire sur toutes les tentations. Les tentations que Jésus a subi au désert sont les mêmes  que celles qu’il rencontrera par la suite. L’identité de son adversaire et son projet se résument dans la troisième tentation, qui est la synthèse de  toutes les autres, c’est la pire de toute,  c’est la  tentation du pouvoir !  

Il y a une différence énorme entre autorité et pouvoir. Ainsi,  au cours de son ministère, Jésus a toujours parlé et agi avec autorité. Il a toujours refusé le pouvoir : « Il enseignait en homme qui a autorité » (Mt 7, 29).

Chacune des tentations rapportées par Matthieu, invite Jésus à s’isoler, à ne vivre que pour lui-même comme le font certaines personnes qui détiennent le pouvoir.

Premier exemple : le démon invite Jésus a changer des pierres en pain pour apaiser sa faim.

Deuxième exemple : le démon invite Jésus à se jeter du haut du temple pour forcer Dieu à lui venir en aide, autrement dit : utiliser Dieu à son profit ! Eh bien, les mêmes tentations nous guettent régulièrement. Mais c’est la tentation du pouvoir qui est la plus dangereuse, pouvoir que nous sommes invités par le démon à exercer sur notre propre existence (drogue, excès en tout genre, suicide) ; mais aussi,  que nous sommes invités à exercer sur les autres et pourquoi pas  sur Dieu lui-même !

Nous sommes tentés de diviniser toutes sortes de choses. Tout ce qui tend de prendre la place de Dieu : l’argent, le confort, le prestige, la domination, le pouvoir, le plaisir,  écrasement des plus faibles, notre milieu ou tout simplement telle bagatelle à laquelle nous attachons tant d’importance ! Voilà quelques exemples concrets.

Dieu seul est Dieu !  « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur » (Mc 12, 29). « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, à lui seul tu rendras un culte » (Mc 4,10-Dt 6, 13).

Nous croyons connaître le catalogue des tentations. Souvent  nous nous laissons piéger et la faute est commise. Comme nous retombons facilement dans les mêmes pièges, nous risquons de nous décourager et de n’avoir plus la force de mener le combat spirituel. Or le Carême qui vient de commencer avec le mercredi des cendres, est justement une occasion pour reprendre ce combat.  Jésus nous est donné en exemple : il a triomphé du démon avec l’arme de la Parole de Dieu. Cette Parole est une force pour nous, car elle nous donne des raisons d’espérer, et donc de continuer la lutte.

Amen.        

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent                                                                                       

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