Troisième dimanche de Pâques, année A

Posté par diaconos le 5 mai 2011

Être témoins du Christ ressuscité, les apôtres l’ont été jusqu’au bout. À leur suite, sommes-nous prêts à ne pas faillir pour le nom de Jésus ? Que ce temps pascal que nous vivons nous permette d’approfondir notre foi et le témoignage à donner dans notre milieu de vie.

Voici les textes bibliques choisis pour la messe du troisième dimanche de Pâques, année A ainsi que quelques explications

La première lecture est tirée du livre des Actes des Apôtres au chapitre 2,14.22-33.

Commentaire :  Dès les premières heures de la Pentecôte, Pierre est transformé. Le voilà rempli de courage et de Sagesse. Avec une grande vigueur, il n’hésite pas à s’adresser à la foule. Habité par l’ESPRIT SAINT, Pierre ne connaîtra plus jamais la peur… C’est dans une Joie débordante qu’il proclame hautement la RÉSURRECTION du CHRIST…

Pour Pierre la résurrection de Jésus n’est pas un à-côté, mais l’événement central, le noyau autour duquel gravite « tout le reste ». Toute la prédication des apôtres a comme thème central cette résurrection. Par exemple dans ces extraits (Ac 3,15), (Ac  4,10), (Ac 5,30 ), (Ac 10,40), (Ac 13,33)… Celui qui est loin de Dieu peut trouver un sens à sa vie ; mais seulement un sens court : les valeurs terrestres, l’or et l’argent… tout sera détruit. Et alors la vie se trouve sans but. Mais Christ nous a libérés de cette aliénation, lui, le vrai Agneau pascal. La  résurrection de Jésus est  la pierre d’angle sur laquelle repose notre destinée. Grâce au Christ ressuscité notre  corps  reposera dans l’espérance. La mort n’est plus la fin de notre vie, mais un passage qui débouche sur la lumière où, à notre tour,nous serons  élevés dans la gloire. En sommes-nous assez convaincus, nous auxquels Nietzsche reproche justement de n’avoir pas des mines de ressuscités ? Laissons-nous prendre par cette allégresse, cette joie, cette espérance de la jeune église dont Pierre est dans ce texte le dynamique porte-parole.

Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d’une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd’hui, écoutez bien ce que je vais vous dire.
Hommes d’Israël, écoutez ce message. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien.
Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l’avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens. Or, Dieu l’a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle le psaume de David :Je regardais le Seigneur sans relâche, s’il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon coeur est dans l’allégresse, ma langue chante de joie ;ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux pas m’abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m’as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu’il est mort, qu’il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas connu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous : c’est cela que vous voyez et que vous entendez.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Psaume 16,1-2.5.7-10.11.

Commentaire Ce psaume exprime bien les sentiments éprouvés après la découverte de la RÉSURRECTION du Christ. C’est un chant de joie et de confiance. Le verset 1 résume tout le psaume par l’évocation de deux actions ; l’une du côté de Dieu : « Garde-moi » ; l’autre du côté du priant : « J’ai fait de toi mon refuge ». Au verset 2, le priant semble sorti de ses interrogations au sujet de Dieu. Pour lui, Dieu est désormais  le seul  capable de lui procurer le bonheur. Au verset 5, les mots « mon partage, ma coupe et mon sort »  se retrouvent dans le langage des lévites (tribu sacerdotale de Lévi). Verset 7 :  Le Seigneur n’abandonne pas le fidèle qui  se confie à lui, il le protège et le conseille. Verset 8 : le Seigneur précède son protégé sur le chemin de sa vie et se tient à sa droite, prêt à le défendre. Le verset 9 exprime la joie du pèlerin qui vit dans l’intimité avec Dieu. Le verset 10 exprime que la corruption est le malheur dont le fidèle veut être préservé pour vivre éternellement en communion parfaite avec le Seigneur. Ce verset 10 est cité par l’ apôtre Pierre dans la première lecture  (Ac 2,22) et par l’apôtre Paul  en (Ac 13, 35). En résumé : le psaume 16. avec sa haute spiritualité,  prélude à la foi en la résurrection

1. Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. 2. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

5. Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. 7. Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon coeur m’avertit.

8. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

 9. Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance :
10. tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. 11. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de saint Pierre Apôtre au chapitre 1,17-21.

Commentaire   Le sang du premier agneau pascal avait sauvé les Israélites quand ils sortirent d’Égypte (Ex 12,1-14). Le sang du Christ, autrement précieux, nous a libérés en profondeur : de l’absurde, du vide, de la mort définitive. Car il en a triomphé : Dieu l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire. Ne nous fions pas aux libérations courtes. Mettez votre foi et votre espérance en Dieu. Vivez donc dans la crainte de Dieu, crainte faite de vénération, de délicatesse du coeur – un des sept dons de l’Esprit. 

Vous invoquez comme votre Père celui qui ne fait pas de différence entre les hommes, mais qui les juge chacun d’après ses actes ; vivez donc, pendant votre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu. Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache. Dieu l’avait choisi dès avant la création du monde, et il l’a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers. C’est par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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De l´Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 24,13-35.

Commentaire : Lorsque Jésus rejoint ses disciples découragés, IL reprend avec eux les Écritures… Nous lisons souvent les Écritures, mais avec routine, ne cherchant pas à confronter notre vie à ce que le Seigneur a vécu sur terre. Nous sommes convaincus d’avance que nous savons tout de l’ÉVANGILE que nous lisons depuis longtemps… L’ÉVANGILE est une Bonne Nouvelle qui se présente toujours NEUVE avec une vraie NOUVELLE… C’est une LETTRE D’AMOUR… Demandons à Jésus de se faire notre Compagnon de route lorsque nous ouvrons le LIVRE de la PAROLE

Cet extrait de l’Évangile de Lus est un admirable récit qui s’agence comme une messe : la venue du Christ au milieu de l’assemblée, la méditation des événements de Jésus à la lumière de l’Écriture, la fraction du pain. C’est dans cette dernière que la révélation du Christ, la communion avec lui atteint son maximum d’intensité ; et, si le coeur est déjà brûlant tandis qu’il parle, c’est dans l’Eucharistie que nos yeux s’ouvrent et que nous le reconnaissons. Puis nous sommes envoyés pour témoigner, raconter ce qui s’était passé sur la route. Qui d’entre nous ne s’est, plus d’une fois, retrouvé sur la route d’Emmaüs déçu, doutant de tout ? Pourvu que nous ne soyons pas indifférents. Alors le compagnon invisible, comme, vers le soir, se joindra à nous et nos yeux, tout à coup, seront illuminés.

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Et nous qui espérions qu’il serait le libérateur d’Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu’elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : « Notre coeur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » A l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C’est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon Pierre. A leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils l’avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Archive à consulter

◊ Temps pascal →  Le Seigneur a tant de manières de nous rejoindre

Liens externes

 ♥   Du site Croire.com  :   Divorcé-remarié : peut-on communier ?

                  Cliquez ici pour lire la suite   → Je me penche sur la question

Leurs yeux s’ouvrirent… : cliquez ici  → Les disciples d’Emmaüs

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants → 3° dimanche de Pâques

Une Réponse à “Troisième dimanche de Pâques, année A”

  1. Jean C dit :

    Nous comprenons tous la tristesse et la déception de ces deux disciples de Jésus dont nous parle l’évangile de ce dimanche. Ils l’ont vu arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Ils repartent complètement désemparés par les événements tragiques qu’ils viennent de vivre. Ils avaient tout quitté pour suivre Jésus. Ils comptaient sur lui pour libérer le peuple d’Israël de l’occupation des soldats romains. Mais en quelques heures, tout a basculé ; tout espoir humain est perdu. Ils repartent chez eux pour oublier ce cauchemar.

    Quand nous lisons cet évangile, il ne faut pas seulement y voir la belle histoire qui se termine bien. Le plus important c’est d’accueillir le message que saint Luc annonce aux communautés chrétiennes de son temps et à celles d’aujourd’hui. Il faut le dire et le redire : ce récit évangélique nous parle de nous et de notre vie. Chacun d’entre nous est ce deuxième disciple, celui qui n’est pas nommé. Comme lui, nous marchons souvent sur la route en tournant le dos à Jérusalem et à nos espérances. Le doute, la tristesse et le découragement nous accablent ; nous gardons les yeux rivés sur nos problèmes et nos ennuis.

    Mais il y a quelqu’un qui cherche à nous rejoindre pour marcher à nos côtés. Comme les deux disciples, nous pouvons lui parler de ce qui nous accable et nous fait souffrir. Déjà le premier Testament affirmait que Dieu est proche de ceux qui l’invoquent. C’est repris d’une manière encore plus forte dans l’évangile. En Jésus Christ, il est « Emmanuel », Dieu avec nous jusqu’à la fin des temps. Son amour nous est acquis une fois pour toutes et, en ce qui le concerne, rien ne peut nous en séparer. Il attend de nous que nous lui ouvrions la porte de notre cœur et de notre vie.

    Le problème, c’est que nous ne savons pas le reconnaître. Il est là, bien présent, mais nous sommes ailleurs. C’est ce qui est arrivé aux disciples d’Emmaüs. Nous pensons aussi à Marie Madeleine. Quand Jésus lui est apparu, elle croyait voir le jardinier. Quant aux apôtres, ils pensaient voir un fantôme. Ces précisions sont très importantes pour nous. Elles nous disent que les yeux du corps ne suffisent pas pour reconnaître le Christ ressuscité. Nous avons besoin d’être conduits au-delà de l’immédiatement visible. Jésus veut nous faire franchir un seuil, nous mener à un acte de foi qui dépasse l’expérience humaine de la vie et de la mort. Pour cela, deux étapes sont nécessaires.

    La première, c’est ce qui se passe sur la route : le Christ ouvre nos yeux à « l’intelligence des Ecritures ». C’est en regardant vers Dieu et en écoutant sa parole que la lumière revient et que l’espoir renaît. La Bible ne parle que si on la fait parler. C’est Jésus qui ouvre le Livre pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Comme autrefois à Nazareth, il nous redit : « Aujourd’hui, cette Ecriture est accomplie pour vous qui l’entendez » (Luc 4. 21). Cette bonne nouvelle fait renaître l’espérance dans le cœur des disciples. Leur cœur devient « brulant » tandis qu’il leur explique les Ecritures. Ils découvrent que même la mort de Jésus a du sens ; un avenir nouveau s’ouvre pour eux. Nous aussi, nous avons à demander au Seigneur d’ouvrir nos cœurs à l’intelligence des Écritures. Nous n’aurons jamais fini de comprendre ce que Dieu nous dit dans le Livre de sa Parole.

    La deuxième étape se passe à la maison. Elle commence par cette prière : « Reste avec nous ! » Une rencontre aussi bouleversante, on ne va pas l’interrompre parce qu’on est arrivé à un carrefour. L’inconnu qui est devenu le Maître va devenir le compagnon avec qui on partage le pain. Alors, leurs yeux vont s’ouvrir et ils pourront le reconnaître. Ils savent définitivement que Jésus crucifié est vivant. Cette bonne nouvelle, ils ne peuvent la garder pour eux. Ils se mettent en route pour partager leur foi toute neuve.

    Si saint Luc nous raconte longuement cette rencontre des disciples d’Emmaüs avec le Ressuscité, c’est pour nous parler de nous. Comme les disciples, nous sommes souvent englués dans les ténèbres. L’actualité vertigineuse de ces derniers mois nous laisse bien désemparés. Tous les jours, on nous parle de guerres, de violences et de crises. Alors, nous avons du mal à donner du sens à ce que nous avons à vivre. Pour parvenir à la lumière de la foi, nous avons besoin d’être éclairés et réchauffés par la Parole de Dieu et de l’Eglise. Nous avons également besoin d’être fortifiés par la Pain eucharistique. Cette rencontre avec le Christ vivant nous pousse à nous lever pour annoncer cette bonne nouvelle à tous nos frères.

    L’Eucharistie, c’est toi, Seigneur, qui continues à rester avec nous. Lorsque l’avenir nous semble bouché, tu viens nous ouvrir un chemin d’espérance. Donne-nous ton Esprit Saint pour continuer notre route et porter aux autres le joyeux message de ta présence fidèle. Amen
    D’après diverses sources

    http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/
    http://dimancheprochain.org

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