14ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 29 juin 2011

La  Bonne Nouvelle du Royaume ne saurait être assimilée à un quelconque système d’idées que l’on pourrait faire entendre à force de répétitions. C’est un secret que seuls peuvent entendre les coeurs disponibles. Elle s’est diffusée dans le monde à partir de la croix de Jésus…

Parlons-nous de l’Évangile autour de nous ?… Nos voisins peuvent-ils dire : « Voyez comme ils s’aiment ! » ?

Si oui, la Parole de Dieu que nous proclamerons germera dans les coeurs qui nous entourent.

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La première lecture est tirée du livre de Zacharie au chapitre 9, 9-10.  [1]

Commentaire : des siècles avant l’événement, il est donné à Zacharie de voir l’Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem une semaine avant sa Passion… Il annonce un Roi de PAIX qui régnera sur tout l’Univers…

Exulte de toutes tes forces, fille de Sion [ 2] ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune. Ce roi fera disparaître d’Ephraïm [3] les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat, il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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Psaume 145

Commentaire : Louange et Bénédiction à notre Dieu tout-puissant ! Car IL est tendresse et pitié, plein d’Amour et d’une bonté infinie. IL est le soutien de ceux qui tombent et IL relève avec douceur ceux qui sont accablés par la vie.

Pour une analyse plus complète au sujet de tout le psaume (21 versets), cliquez ici sur ce lien  Étude du psaume 145

1.  Je veux t’exalter, ô Roi, mon Dieu, bénir ton nom toujours et à jamais !

2.  Chaque jour, je veux te bénir, louer ton nom toujours et à jamais.

8. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ;
9. le Seigneur est bonté envers tous, et sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

10. tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce, et que tes fidèles te bénissent !.
11.Ils disent la gloire de ton règne, qu’ils fassent le récit de tes merveilles.

13b. Le Seigneur est vérité en ses paroles, amour en toutes ses œuvres ;
14. il retient tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui sont courbés.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains. (Rm 9, 11-13)[1]

Commentaire : L’Esprit de Dieu nous habite. Vérité incroyable pour la raison humaine. Pourtant, PAUL ne cesse de le répéter : L’ESPRIT DE CELUI QUI A RESSUSCITÉ JÉSUS HABITE EN NOUS. Cet ESPRIT nous donne la même vie que celle du Ressuscité. Désormais, nous vivons de la même vie éternelle donnée par le Père à son Fils bien-aimé. Il nous faut tourner le dos à la vie de la chair pour entrer dans cette vie de l’ESPRIT, nous tourner vers le Père par Jésus qui est le Chemin vers LUI.

Frères, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous l’emprise de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais ce n’est pas envers la chair : nous n’avons pas à vivre sous l’emprise de la chair. Car si vous vivez sous l’emprise de la chair, vous devrez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les désordres de l’homme pécheur, vous vivrez.

Textes liturgiques © AELF, Paris

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu au chapitre 11, 25-30

Commentaire : Le Seigneur parle au cœur des petits et des humbles… Nous le constatons dans les choix du Seigneur qui se penche vers les petits et les humbles… Bernadette, à Lourdes et les enfants de Fatima ont attiré les faveurs de Notre Dame par leur simplicité… Si nous nous mettons à l’école des petits et des humbles, nous découvrirons combien leur coeur peut être près du SeigneurIl ne faut pas réfléchir longtemps pour réaliser combien nous sommes petits devant le Seigneur… Nous sommes à la merci d’un arrêt de circulation, d’un microbe invisible à l’oeil nu et porteur de la mort… Le Psaume dit : « Notre vie est un souffle, une ombre qui passe… » Notre corps est une merveille que les techniques humaines tentent d’imiter, mais n’arrivent jamais à une telle perfection de coordination… Nous sommes sans cesse CRÉÉS, en ce sens que nos cellules humaines se renouvellent sans cesse… Oui, vraiment notre vie est un « souffle », mais un SOUFFLE soutenu par un AMOUR DIVIN qui lui donne l’immortalité et lui promet une félicité éternelle… Reconnaître notre « grandeur » en sachant qu’elle est soutenue dans l’existence par l’AMOUR de DIEU, c’est cela, se mettre à sa place et attirer les regards du Seigneur…

[1]. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté[2]. Tout m’a été confié par mon Père [3] ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau [4], et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug [5], devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur  [6], et vous trouverez le repos [7]. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger [8]. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

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Venez à moi, entrez et vous trouverez le repos. (Mt 11, 28)

Posté par diaconos le 22 juin 2011

14ième dimanche du temps ordinaire, année A

Lectures bibliques et commentaires →  Première lecture ; Psaume ; Épître ;   Évangile

Venez à moi, entrez et vous trouverez le repos. (Mt  11, 28)

« Venez à moi, entrez et vous trouverez le repos. » Nous devrions  inscrire cette parole de Jésus sur un grand panneau à l’entrée  de nos églises : « Entrez, vous trouverez le repos ». Cela aiderait peut-être à les remplir, parce que spontanément, je crois que beaucoup de personnes aimeraient pouvoir se reposer. Certaines personnes ne trouvent pas l’occasion de se reposer parce qu’elles sont actives dans  de trop  nombreux organismes ou domaines ,  c’est dommage !

Jésus aime le repos, Il nous y invite aujourd’hui, Il nous le promet. Le repos est donc quelque chose de bien, de bon.

Mais qu’est-ce qui repose vraiment notre cœur ? Eh bien, Jésus nous le dit : « Venez à moi, et moi Je vous procurerai le repos ». Venir à Lui, être avec Lui…

Jésus invite toutes les personnes à venir à lui. Il  n’a pas dit, « cette personne-là » ou « celle-ci » ou bien encore « Vous, venez à moi, » mais « Vous tous, venez à moi ! » Son invitation est une invitation universelle, ouverte à chaque personne. Jésus connaît notre coeur et il voit le joug lourd du péché qui pèse sur chacun.

Je vous donnerai le repos, nous dit Jésus. Combien de fois nous cherchons le repos et la relaxation dans des choses matérielles. Nous oublions que nos coeurs ne pourront se reposer qu’en Dieu.

Et Jésus insiste en disant  : « Prenez sur vous mon joug  » (Mt 11, 29a), autrement dit : « Attachez vous à Moi, devenez mes disciples, mettez-vous à mon école, et vous trouverez le repos ».

Être capable de dire : « Venez tous à Moi… Moi, Je vous donnerai le repos !«  suppose une remarquable capacité d’accueil, une très forte conscience, aussi, de ses propres possibilités !
La douceur du cœur de Jésus est d’une force extraordinaire ! Qui d’autre se sentirait en état de n’exclure absolument personne et de promettre à chacun le repos de ses peines, de ses inquiétudes les plus profondes ?

Nous trouverons le repos en venant à Jésus parce que dit-Il : « Je suis doux et humble de cœur ». Et sa douceur n’a rien à voir avec la mièvrerie ou la sensiblerie.  

Douceur et humilité ne sont toujours pas des valeurs médiatiques. Les média relatent quotidiennement  cette réalité dramatique de la violence capable d’opprimer, d’humilier des personnes et des populations entières. Mais aussi  proche de nous parfois, dans bien des domaines. La franchise, l’honnêteté, la douceur, la courtoisie passent aux yeux de certaines personnes pour de la faiblesse. L’Église aussi dans ses membres et ses œuvres, n’échappe pas à cette tentation de l’orgueil et de la violence.

 Le Christ doux et humble de cœur  est aussi celui qui répond à celui qui le frappe :  » Si j’ai mal parlé, montre où est le mal, mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?« . (Jn 18,22-23)

Il est celui qui déclare aux pharisiens : « Cessez de juger sur l’apparence, jugez selon la justice ». (Jn 7,24)

Saint Paul, dans sa lettre aux Galates, nous enseigne que Le fruit de l’Esprit Saint est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur et  maîtrise de soi.  (Ga 5,22-23)

Et dans la lettre aux Romains, dont nous avons écouté un extrait aujourd’hui, nous pourrions remplacer le mot de « chair » par celui de  » violence  » ou  » d’orgueil « , car pour l’apôtre  Paul, la chair  c’est la nature humaine livrée à ses passions, nature humaine désordonnée par ses passions, déréglée. Et, il  ajoute : « Si vous vivez sous l’emprise de la chair, si vous vivez sous l’emprise de la violence, vous mourrez. Mais si par l’Esprit Saint vous tuez les désordres de la chair, de l’orgueil, de la violence, alors vous vivrez. » (Rm 8, 9.11-13)

Oui, c’est par un patient compagnonnage avec Jésus,  évoqué par cette image du joug, que nous pourrons être peu à peu libérés de cette loi de la violence : compagnonnage avec sa parole, avec sa présence offerte dans les sacrements.

Partons pleins d’espérance. En  marchant  avec Jésus, rien  ne pourra briser notre élan. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien

Amen.

  lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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La fête du corps et du sang du Christ (fête du Saint Sacrement)

Posté par diaconos le 21 juin 2011

Jadis Dieu a nourri son peuple au désert en lui donnant la manne. Aujourd’hui il le nourrit du corps du Christ. La communion au corps et au sang du Christ n’est pas seulement l’union à Jésus, mais le signe et l’aliment de l’unité entre les hommes. (1 Co 10, 16-17).

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. » (Jn 6,56)

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La fête du corps et du sang du Christ (fête du Saint Sacrement) fut célébrée pour la première fois à Liège en 1247 (Belgique).  En 1264, le pape Urbain IV institua une nouvelle fête qui devra  être célébrée en l’honneur du Saint Sacrement : elle fut intitulée « Fête de l’Eucharistie »

Plusieurs paroisses organisent des processions à l’occasion de la fête du Saint Sacrement. La fête du Saint Sacrement a lieu le deuxième dimanche après la Pentecôte, après le dimanche de la Sainte Trinité.

Voici les lectures pour la fête du Saint Sacrement

La première lecture est tirée du Deutéronome 8,2-3.14-16

Commentaire : Moïse rappelle ici, c’est la sollicitude de Dieu pour son peuple au coeur même de ces épreuves. Plus que tout le reste, l’expérience la plus marquante du désert, c’est l’Alliance conclue au Sinaï. Et cette Alliance a été vécue au jour le jour dans des événements extrêmement concretsIl présente ces épreuves comme un temps d’apprentissage imposé par Dieu (1). Ces épreuves sont un lieu de vérité, et doublement : vérité de notre pauvreté et vérité de la sollicitude constante de Dieu.

Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert (1) ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le coeur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait connaître la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. n’en tire pas orgueil, et n’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères – pour te faire connaître la pauvreté et pour t’éprouver avant de te rendre heureux.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Psaume 147,12-15.19-20.

Commentaire : Dieu nous comble de ses faveurs, de son Amour. Proclamons très haut sa bonté sans limite… . Ce psaume, comme beaucoup d’autres, mêle étroitement les thèmes de la beauté de la nature, d’une part, et de la puissance de la parole de Dieu, d’autre part. « Il dit et cela fut » dit le livre de la Genèse dans ce fameux poème de la Création, écrit justement pendant l’exil. C’est le même Dieu qui a créé l’univers et les étoiles et qui a recréé son peuple en rassemblant les dispersés.  d’Israël. Cette parole de pardon, Israël a eu le privilège de l’entendre le premier : « Pas un peuple qu’il ait ainsi traité, nul autre n’a connu ses volontés » . « Volontés », cela veut dire « Pardon » en langage de Dieu ! (1)

Glorifie le Seigneur Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants ;

il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés (1). Alléluia !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens, chapitre 10,16-17.

Commentaire :  Saint Paul attire notre attention sur la signification profonde du mot COMMUNION qui nous unit par un lien sans pareil au Corps et au Sang du Christ. Cette UNION est si forte que nous en venons à ne former ENSEMBLE et avec le CHRIST qu’un CORPS UNIQUE qui est l’Église. Savons-nous quelle force inouïe cela représente ? Prions l’Esprit-Saint de nous aider à mieux comprendre l’Église… Parmi les Corinthiens fraîchement convertis au Christianisme, il y avait des gens qui jusqu’à leur conversion avaient participé aux sacrifices d’animaux de la religion grecque et aux repas qui suivaient ces cérémonies. Il semble bien, d’après le contexte de notre lettre, que certains d’entre eux avaient encore la tentation de continuer à participer à ces repas dans les temples des idoles ; là Paul est très ferme, il faut choisir : ou entrer en communion avec le Dieu vivant ou rechercher une autre communion. Il n’est pas question, dit-il, de participer à la fois à la table du Seigneur et à celle des idoles.

La coupe d’action de grâce que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 6,51-58.

Commentaire : Si nous savions le Don de Dieu et qui vient nous habiter ! Nous trouverions sûrement le moyen d’aller très souvent puiser à cette source intarissable qu’est l’EUCHARISTIE. L’Église a multiplié les facilités pour les fidèles de s’approcher de l’EUCHARISTIE… Les messes se célèbrent à des heures très accommodantes… En profitons-nous ?… Beaucoup se plaignent que leurs enfants ne pratiquent plus… Si nous compensions par une MESSE supplémentaire au lieu de discuter interminablement ?… Qu’est-ce que le Seigneur nous demande ?…

Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel[1] : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement[2]. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?[3] » Jésus leur dit alors : « Oui, vraiment, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous[4]. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour[5]. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui[6]. De même que le Père, qui est la vie, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi[7]. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts[8] ; celui qui mange ce pain vivra éternellement[9].

 Pour d’autres renseignements, cliquez sur les nombres écrits en bleu (liens externes)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Dans les archives

Fête du Saint Sacrement (Solennité)

Celui qui mange ce pain, vivra éternellement (Jn 6, 51)

Première communion

Liens externes

◊  Fête du Saint Sacrement → Corps et Sang du Seigneur

◊ Fiche liturgique  pour une liturgie avec des enfants → Fête du Saint Sacrement, année A

◊ Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel →  Année A – Saint-Sacrement

◊ Catéchèse en famille → Corps et sang

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Le corps du Christ, pain de vie (Jn 6,48)

Posté par diaconos le 20 juin 2011

 

Le corps du Christ, pain de vie

C’est aujourd’hui une fête solennelle, une fête au cours de laquelle nous revivons la première Eucharistie au soir du Jeudi Saint : c’est la fête du corps et du sang du Christ, la fête du saint Sacrement, la fête de Dieu.

 À travers un acte public et solennel, nous glorifions et nous adorons le Pain et le Vin qui sont devenus le Corps véritable et le Sang véritable du Christ Rédempteur. La veille de sa Passion, au cours du dernier repas avec ses disciples, Jésus prit le pain entre ses mains et, l’ayant béni, il le rompit et le leur donna en disant: « Prenez, ceci est mon corps ». Puis, prenant la coupe, il rendit grâces, la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude » (Mc 14, 22-24).

 Toute l’histoire de Dieu avec les hommes est résumée dans ces paroles.

Comme signe de sa présence parmi nous, Jésus a choisi le pain et le vin. Il se donne entièrement. La prière à travers laquelle l’Église, au cours de la liturgie de la messe, offre ce pain à Dieu, le qualifie de fruit de la terre et du travail des hommes.

Ce pain, fruit du travail des hommes  et fruit de la terre,  est un don du Ciel. Le fait que la terre porte du fruit n’est pas seulement un mérite à nous ; étant donné que seul Dieu, créateur du monde, pouvait lui accorder la fertilité

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Source de l’image → Mouvement Eucharistique des Jeunes : fête du Saint Sacrement

Nous pouvons ainsi affirmer que le  pain est fruit de la terre et du ciel. Il suppose la synergie des forces de la terreet des dons d’en-haut, c’est-à-dire du soleil et de la pluie. Nous ne pouvons pas non plus produire seuls l’eau, dont nous avons besoin pour préparer le pain.

 

Alors, en observant de plus près, ce petit morceau d’Hostie, ce pain des pauvres, nous apparaît comme une synthèse de la création.  Ainsi, nous commençons à comprendre pourquoi Jésus  choisit ce morceau de pain comme son signe.

 » Moi, Jésus, Je suis le pain vivant qui est descendu du Ciel «  (Jn 6,51)

C’est donc un pain qui nous interroge sur la nature de notre faim. Qu’est-ce que vivre pour moi ? Si je n’ai pas envie de recevoir Jésus, le pain vivant descendu du ciel, quel type d’anémie me guette ? De quoi est-ce que je me nourris ? D’avoir ? De jouir ? De consommer ?  Quels sont mes appétits spontanés et élémentaires ?

Jésus résume tout ce qu’il vient de dire en affirmant que c’est lui-même qui est ce pain vivant et par conséquent vivifiant, puisqu’il fait vivre éternellement ceux qui se l’approprient par la foi et par une communion vivante avec lui : «  Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous »

Jésus nous confirme, par une déclaration positive, la pensée qu’il a exprimée négativement. Comme il est lui-même la vie, celui qui mange sa chair et boit son sang, et s’approprie ainsi sa personne, tout son être, par une communion intime et vivante avec lui, a, dès ce moment, une vie impérissable, la vie éternelle.

En cette fête du Corps et du sang du Christ, nous regardons surtout le signe du pain. Celui-ci nous rappelle également le pèlerinage d’Israël au cours des quarante années passées dans le désert.

Le saint Sacrement est notre manne à travers laquelle Jésus nous nourrit ; il est  véritablement le pain du ciel à travers lequel Il se donne lui-même.

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Au cours de cette messe, prions le Seigneur d’intensifier notre foi dans l’Eucharistie qui nous fait communier au corps du Christ. Que notre communion à son corps et à son sang fortifie notre fidélité à l’Évangile et rendent plus vivants nos liens fraternels.

Amen

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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