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26ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 24 septembre 2011

Bonjour chers amis et chères amies dans le Christ, les chrétiens ne sont pas forcément meilleurs que les autres. Ce sont leurs actes et non pas leurs paroles qui comptent. C’est la question fondamentale de la sincérité du coeur qui est abordée dans les lectures bibliques de ce dimanche et en particulier dans l’évangile. Cette question nous est posée, quelque soit notre position sociale ou religieuse.

  »Ne vous contentez pas de dire oui, agissez ! » Tel est le message de ce passage de l’évangile selon Matthieu. Les paroles s’envolent et les gestes demeurent, pourrions-nous ajouter. Nous pouvons toujours, par nos actes remédier  à nos paroles : tel est le comportement du premier fils (évangile).

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Source de l’image → Paroles de Vie

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et dans la rubrique « Divers » mon homélie que je vous offre ainsi que quelques pistes intéressantes pour votre réflexion et pour la catéchèse.

Avec mes salutations amicales et fraternelles.

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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La première lecture est tirée du livre d’Ezéchiel au chapitre 18,25-28.

Commentaire : Ézéchiel nous annonce que Dieu est prêt à pardonner tout coupable à condition qu’il se repente, mais qu’il punirait le juste s’il venait à renier son passé d’honnêteté ! Cette conduite de Dieu nous paraît étrange ; elle est à l’opposé de la conduite de nombreuses personnes. Dans nos sociétés, une personne est très souvent classée selon son passé. Si cette personne est mauvaise on ne lui laissera aucune chance de refaire sa vie ; mais si elle est bonne, on n’imagine pas qu’elle garde la liberté de renier Dieu. IL n’est cependant jamais trop tard pour revenir vers le Seigneur. Convertissez-vous et vous aurez la vie !

Et pourtant vous dites : ‘La conduite du Seigneur est étrange.’ Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c’est à cause de sa perversité qu’il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu’il a ouvert les yeux, parce qu’il s’est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Psaume 25(24),4-9.

Commentaire : À toute personne brisée par le malheur, l’angoisse, le poids de ses fautes, il lui faut toujours une porte de sortie. Tous nos chemins peuvent finalement déboucher dans l’Amour plus fort que toutes les forces du monde. L’auteur de ce psaume est un pénitent sincère et sa prière exprime toute sa confiance dans le Seigneur. Son souhait, c’est une réponse favorable de la part du Seigneur.

Heureux celui qui se détourne de ses fautes. Heureux l’homme simple, attentif au chemin que Dieu lui trace ! 

◊  Étude détaillée du psaume 25 →   Psaume 25 : Prière dans l’épreuve

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. C’est toi que j’espère tout le jour en raison de ta bonté, Seigneur. Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne m’oublie pas. Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens au chapitre 2,1-11.

Commentaire : Les chrétiens de la ville de Philippes ne s’entendaient plus., et Paul, dans sa lettre au chapitre deux, leur rappelle le chemin à suivre pour se réconcilier : « Ayez entre-vous les dispositions que doivent avoir de vrais disciples du Christ → Ne nous estimons pas supérieurs aux autres. Mais soyons plutôt préoccupés des autres : notre famille, ces personnes de notre quartier dans le deuil ou la maladie, nos compagnons de travail licenciés, mais aussi envers les jeunes de notre communauté paroissiale.

Recherchons l’unité  à la manière du Christ serviteur.

S’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage dans l’amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.  Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix.

C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 21,28-32.

Commentaire : ce ne sont pas nos paroles qui comptent mais les actes que nous accomplissons. Dans cette histoire (Parabole des deux fils), deux frères obéissent très différemment à leur Père. L’aîné, représente tous les païens et le cadet représente le peuple juif. Jésus, par cette parabole, nous enseigne que ce ne sont pas nos  paroles qui comptent mais les actes que nous accomplissons.

Ce qui compte ce sont les actes. Beaucoup de mamans ont dit, un jour ou l’autre à leur enfant : « Arrête de me dire que tu m’aimes bien, je préfère que tu me le prouve ! »

Souvent, dans notre prière, nous disons à Dieu que nous l’aimons bien, mais il attend patiemment que nous lui manifestons notre amour et notre confiance. Nous devons traduire en actes notre foi. En agissant de la la sorte, nous vivrons de notre foi. Rendons grâce au Seigneur par nos actes.

Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas !  Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Divers

Homélie du diacre : c’est ici Va travailler aujourd’hui à ma vigne ! (Mt 21, 28-32)

Liens externes

Avec le mouvement des Cursillos francophones du Canada » →   Préparons la messe du dimanche

♥  Du site  » Interparole catholique des Yvelines  →   « La vigne du Seigneur (documents, jeux et dessins) »   

♥ Avec Guillemette, catéchiste → Idées-Caté: plein d’idées pour le caté, la catechese, le catechisme

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25ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 14 septembre 2011

Bonjour chers amis et chères amies dans le Christ, le Royaume des cieux est un Royaume où disparaissent les règles du marché. On rêve du jour où on cessera de juger les êtres à partir de leur rendement économique mais où on les reconnaîtra pour eux-mêmes. Cela semble une utopie et pourtant, Jésus l’affirme dans l’Évangile de ce jour. C’est une modification radicale des vues humaines, sous la poussée de l’Esprit qui veut manifester le règne de l’Amour gratuit dans le monde :la volonté Dieu est d’être bon, d’aimer gratuitement.

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et mon homélie que je vous offre.

Avec mes salutations amicales et fraternelles

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

—————————————————————————————————————–La Première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 55, 6-9 : l’acte d’espérance du prophète Isaïe

Commentaire : ISAÏE, le Prophète, nous rappelle que les pensées de Dieu ne sont pas les nôtres. Notre fâcheuse tendance de vouloir réduire Dieu à notre mesure nous fait perdre de vue son infinie Miséricorde. Dieu nous aime d’un AMOUR sans limite… Son Pardon aussi est sans limite. Faisons-Lui confiance quoiqu’il arrive.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme pervers, ses pensées ! Qu’il reviennevers le Seigneur, qui aura pitié de lui, vers notre Dieu, qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins. Parole du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

Textes liturgiques © AELF, Paris

————————————————————————————————————————————————————————–Psaume 145 Psaume 145

Commentaire :   Dieu si grand se fait proche de nous car il nous aime. Bénissons-le de tout notre coeur !… La meilleure façon de le faire, c’est de se jeter dans ses bras avec une confiance totale. Cliquez ici pour une analyse plus détaillée Étude du psaume 145

Chaque jour, je veux te bénir louer ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, et comblé de louanges ! Pas de limite à sa grandeur.

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.
La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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La deuxième lecture est  tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens (I 20c-24.27a)

Commentaire : Paul réalise que pour AIMER vraiment le Christ, il doit d’abord LE servir dans ses frères. C’est pourquoi il prend position dans le dilemme qui est le sien : mourir pour entrer dans la vie éternelle ou bien vivre pour aider ses frères à mieux connaître le Christ.

Frères, soit que je vive, soit que je meure, la grandeur du Christ sera manifestée dans mon existence. En effet, pour moi vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je voudrais bien m’en aller pour être avec le Christ, car c’est bien cela le meilleur ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est beaucoup plus nécessaire. Quant à vous, menez une vie digne de l’Evangile du Christ.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu  au chapitre 20, 1-16a.

Commentaire : cette parabole n’a pas pour but de nous enseigner la méthode qu’un chef d’entreprise doit employer pour payer le juste salaire de ses ouvriers. Il est question dans ce récit du Royaume de Dieu où le Christ accueille avec bonté les premiers comme les derniers venus.

Qui sont ces premiers ? – Matthieu, disciple de Jésus, pense certainement aux juifs qui répondirent à l’appel du Christ. ils ont ainsi reçu leur salaire : la grâce de voir le messie promis à leurs ancêtres. Quant aux derniers embauchés, ils allèrent travailler sans promesse d’un salaire.

Ici, Matthieu pense aux pécheurs et aux païens qui entrent en masse dans cette Église du premier siècle pour y recevoir le même don de Dieu, la connaissance du Sauveur.

La  jalousie et la colère des premiers  rappellent les attaques des pharisiens contre Jésus à cause de sa bonté à l’égard des pécheurs.

Cette parabole nous rassure parce que l’amour de Dieu nous comblera au delà de nos mérites.

Jésus disait cette parabole :
« le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne.’
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?’
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

Archives

* Homélie : cliquez ici  La bonté du Seigneur est pour tous.(Ps 144,9a)

Catéchèse cliquez ici  Propriétaire qui embauche des travailleurs pour sa vigne ! (Mt 20, 1-16)

 Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants → La générosité

◊  Catéchèse en famille : Dieu ne juge pas comme nous Parabole des ouvriers de la onzième heure

♥ Un maître étonnant →  Parabole des ouvriers de la onzième heure. Matthieu 20,1-16.

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24ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 8 septembre 2011

Introduction     Ce vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire pourrait bien s’intituler « le dimanche du pardon ». La Parole de Dieu de ce jour nous met en présence de cette réalité profondément humaine et authentiquement chrétienne qu’est  le pardon : elle nous fait réfléchir sur les obstacles au pardon et sur les chemins qui nous y conduisent.

Il nous est difficile de pardonner. Les textes choisis pour la messe de ce dimanche nous en font le devoir. Lisons-les avec notre coeur et méditons-les.Demandons à Jésus de nous apprendre à pardonner comme nous avons besoin d’être pardonnés nous-mêmes.

Voici les textes bibliques pour cette célébration liturgique ainsi que quelques commentaires.

Première lecture : elle est tirée du livre de Ben Sirac le Sage au chapitre vingt-sept (Si 27, 30-28,9)

 Commentaire : si tu n’as pas de pitié pour les autres, comment peux tu t’adresser à Dieu pour implorer son pardon pour tes propres fautes ? La norme de notre conduite c’est le jugement de Dieu : nous serons jugés avec la même mesure que celle que nous aurons utilisé pour juger les autres.

Pardonne sans t’obstiner dans ta rancune et ta colère. Sois de ceux et de celles qui veulent la réconciliation à tout prix. Aie conscience d’être en paix quand tu vas à l’église avec tes frères.

Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s’obstine.
L’homme qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.

Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses propres fautes ?
Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ?
Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements.

Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et oublie l’erreur de ton prochain.

Textes liturgiques © AELF, Paris

Extrait du Psaume 103  (22 versets)

Commentaire : Ce psaume, qui nous fait méditer sur la tendresse de Dieu à notre égard,  proclame la grâce divine dans toute sa richesse.  Il est tout entier contenu en germe dans le nom du Seigneur  tel qu’il fut reçu par  Moïse, dans la vision qu’il eut sur le mont Horeb :  » Le Seigneur passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération, supporte faute, transgression et péché, mais ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération. » (Ex 34, 6-7)

Le psaume 103 est l’une des plus belles prière du psautier. Il était chanté à l’occasion de la fête du Kippur  célébrée  le dix du mois de Tishri. C’est un hymne dont le mot clé est bénir.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son saint nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses, et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe, et te couronne d’amour et de tendresse.

Il ne fait pas des procès sans fin, ne maintient pas pour toujours ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes ne nous rend pas selon nos offenses.

Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

Comme le ciel qui domine la terre, fort est son amour pour qui l’adore ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

Textes liturgiques © AELF, Paris

Deuxième lecture : elle est tirée de la lettre de l’apôtre Paul aux Romains (Rm 14, 7-9)

Commentaire : nous appartenons au Seigneur et non pas à mous-mêmes. Le Christ mobilise nos forces, notre coeur et notre intelligence à son service ; il  donne sens et consistance à notre vie, à nos joies et à nos peines mais aussi à nos propres souffrances et à notre mort. Pour ce motif, Paul dénie à quiconque le droit de juger ses frères ou de condamner les personnes qui pensent et agissent d’une manière différente de la sienne.

Texte

Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi même, et aucun ne meurt pour soi même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur des morts et des vivants.

Textes liturgiques © AELF, Paris

De l’Évangile de Matthieu au chapitre dix-huit (Mt 18, 21-35)

Commentaire : au jour du jugement, Dieu agira envers nous comme nous aurons agi envers les autres. Il nous laisse choisir la manière dont nous voulons être jugés par lui. Pour Dieu, nous sommes tous dans la situation de ce serviteur qui doit à son maître une somme importante. Par son amour infini Dieu nous a remis notre dette. Comment à notre tour pourrions nous avoir envers un compagnon de service une rigueur extrême et mesurer notre patience à pardonner ?

À notre tour, donnons sans attendre de retour !

Texte

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
e devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

◊  HoméliePardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés !

Dans les archives

◊ Cliquez ici →   Catéchèse : “Nous devons pardonner comme Dieu nous pardonne.” (Mt 18,15-20)

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants → La demande de pardon

Un blog du feu de Dieu : « Le lapin bleu » →   Quand on est froissé, faut-il pardonner ?

◊  Mots croisés bibliques → Savoir pardonner aux autres

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A.D.A.L. pour le 24ème dimanche du Temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 7 septembre 2011

Assemblée dominicale animée par des laïcs

Rappel 

Il ne peut y avoir d’assemblée sans prêtre dans l’église où est célébrée la messe le même dimanche ( y compris le samedi soir) !

L’assemblée dominicale est  animée par une équipe de laïcs en lien avec le prêtre chargé de la paroisse.

24ème dimanche du temps ordinaire         

Lectures et commentaires →  Si 27,30-28,9 ; Psaume 102 (103) ; Rm 14, 7-9 ; Mt 18, 21-35                      

Chant d’entrée  votre sélection.

Animateur de la célébration : Au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit.            Tous : Amen

MONITION D’ACCUEIL

Animateur de la célébration : Nous savons que nous ne sommes pas parfaits et nous estimons avoir droit à de l’indulgence : Pourquoi donc sommes-nous si intransigeants, si impatients avec ceux qui nous entourent ?

Confions-nous à la miséricorde du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

Que Dieu, le Père  de Jésus Christ, notre sauveur, nous affermisse par la foi et qu’il nous donne d’être son peuple dans le monde.

Tous : Béni soit Dieu maintenant et toujours !

PRÉPARATION PÉNITENTIELLE

Animateur de la célébration Pour pouvoir reprendre pardonnés, les chemins d’une vie nouvelle, reconnaissons nos torts, notre péché à l’égard de Dieu et de nos frères…

 Tous :   Je confesse à Dieu…

Lecteur ou enfants…

  • Seigneur Jésus, toi qui as pardonné à ceux qui t’ont conduit à la croix, prends pitié de nous. (Chant)
  • O Christ, doux et humble de cœur, prends pitié de nous. (chant)
  • Seigneur, toi qui – par ton Esprit – nous pousse vers les chemins de réconciliation, prends pitié de nous.  (chant)

Animateur de la célébration :  Que Dieu tout-puissant « qui n’est pas toujours en procès et ne nous rend pas selon nos offenses » nous fasse miséricorde, qu’il « mette loin de nous nos péchés » et nous conduise à la vie éternelle.

Tous : AMEN !

On pourrait réserver le Gloire à Dieu pour les jours de fête…

car il n’est pas opportun de chanter régulièrement le « gloire à Dieu »  dans une Adal car cet hymne est très liée à la célébration eucharistique (messe)

PRIÈRE D’OUVERTURE

 Animateur de la célébration : Seigneur, Dieu d’amour et de tendresse, ta miséricorde est inépuisable. Prends patience envers nous. Au souffle de ton Esprit d’amour, fais-nous sortir de nos rancunes et de nos colères. Que nous puissions pardonner à nos frères comme tu nous pardonnes  au-delà de toute mesure. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Tous : Amen !

LITURGIE DE LA PAROLE

 Animateur de la célébration : Il nous est difficile de pardonner ; pourtant les textes de cette liturgie de la Parole nous en font un devoir. Écoutons-les avec notre cœur, et demandons à Jésus Christ de nous apprendre à pardonner comme nous avons besoin d’être pardonnés nous-mêmes.

Dans une célébration animée par des laïcs, le siège de la présidence ne sera pas occupé !

 Animateur de la célébration :  Les conflits interminables et les règlements de comptes montrent combien le pardon est difficile. Il est pourtant la seule voie de la sagesse et la seule solution d’avenir, dans les communautés et entre les peuples.

Lecture du Siracide par ……………………………………………………………………………………..  (Si 27, 30… 28,7)               

Animateur de la célébration : Nous rencontrons maintenant quelques versets du  psaume 102 (22 versets) : la théologie et la spiritualité de ce psaume en font l’une des plus belles prières du Psautier. On le chantait à l’occasion de la grande fête du pardon (Kippur) qu’on célébrait le 10 du mois de Tishri. Le mot clé du psaume est le verbe bénir  qui revient du début à la fin. D’un côté Dieu bénit (première strophe) ; de l’autre côté, l’homme répond en bénissant Dieu par la louange (la suite  du psaume). Ce psaume nous fait méditer sur la tendresse de Dieu à notre égard.

Le psaume 102 est lu par ………………………………………….ou est chanté par  la chorale

Refrain pour le psaume

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Animateur de la célébration : Dans la deuxième lecture, tirée de la lettre de saint Paul aux Romains,  l’apôtre affirme que Notre Seigneur Jésus Christ était devenu son unique raison de vivre. Pour le suivre, il avait tout quitté. Par son témoignage, il nous communique directement son expérience.

Deuxième lecture par……………………………………  (Rm 14, 7-9)

 

Acclamation par la chorale.

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur nous a laissé un commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». Alléluia !

Animateur de la célébration :Pardonner c’est commencer à jeter un regard nouveau sur celui qui m’a agressé, c’est essayer de le comprendre, de voir ce qui a pu l’amener à agir ainsi. Pardonner c’est remonter la pente fatale où la blessure nous entraînait, en souhaitant du bien, et peut-être même en en faisant, à ceux qui nous ont fait tant souffrir. En toute situation, Dieu est pour nous la référence et le modèle.  C’est surtout le cas pour cet acte si difficile qu’est le pardon.  Jésus nous instruit en rappelant l’immense pardon de Dieu à notre égard.

L’animateur de la célébration dit alors : “De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu”

Cette personne lit ensuite l’Évangile du jour  à  Matthieu 18:21-35    
Si c’est une personne laïque qui proclame l’Évangile, elle omet la salutation initiale et aussi l’acclamation finale.

Homélie par  l’animateur de la célébration  ou par un autre membre de l’équipe liturgique →  Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés !

Animateur  de la célébration :ensemble proclamons notre foi (Credo récité ou chanté)

Prière universelle introduite par l’animateur de la célébration : Le premier, Dieu nous a pardonné. Que notre prière nous entraîne dans la spirale de son pardon sans mesure.

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Enfants  ou lecteur (lectrice)………………………………………

  • Aux Églises chrétiennes séparées, aujourd’hui en quête d’unité, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain)
  • Aux peuples prisonniers de leur rancune et de leur désir de vengeance, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain).
  • Aux voisins qui s’ignorent ou se querellent, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain)
  • Aux époux au bord de la rupture, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain)
  •  Aux parents et aux enfants qui ne se parlent plus, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain)
  •  Aux membres de notre communauté en conflit les uns avec les autres, accorde de pardonner comme toi tu pardonnes, nous te prions ! (Refrain)

 

 

Animateur de la célébration :  Prions, Père très bon, reçois la prière de tes enfants. Exauce-la à la mesure du pardon infini que tu nous accordes sans cesse. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur 

Tous : Amen.

La collecte se fait maintenant,  après la prière universelle.

Action de grâce et le Notre Père

Animateur de la célébration

 Frères et sœurs, en ce dimanche le Christ ressuscité se tient au milieu de nous et c’est lui qui inspire notre prière,  rendons-lui grâce pour son amour et pour sa grâce.

Chant en l’honneur de Dieu :

Suggestion : Que tes œuvres sont belles (A 219) ;  Peuple de prêtres (C 49) ; Terre entière (I 33) ; Peuple de Dieu, marche joyeux ; Chantons à Dieu ce chant nouveau (L 211)  Peuple, criez de joie (M 27) ou un autre chant de votre répertoire.

Prière de louange et d’intercession

PRIÈRE DE LOUANGE par……………………………………………………………… 

  • Béni sois-tu, Dieu de miséricorde ! Tu entends la prière des justes mais tu ne méprises pas celle de tes enfants pécheurs. Tu reconduis sans cesse ton Alliance : de dimanche en dimanche tu nous révèles ton cœur. Ton pardon nous apprend à pardonner et nous appelle à vivre dans l’amour.

Tous : BÉNI SOIS-TU DIEU NOTRE PÈRE !

  • Béni sois-tu pour ton Fils Jésus ! Il a connu la mort, puis la vie, pour devenir le Seigneur des morts et des vivants. Saisi de pitié pour nous, il a mis sa joie à nous sauver, à nous introduire à la joie du pardon donné, à renouveler notre vie. Toute sa vie est une        parole qui nous indique le chemin vers toi.

 

Tous : BÉNI SOIS-TU DIEU NOTRE PÈRE !

  •   Béni sois-tu pour ton Esprit : il nous rend capables du pardon qui coûte mais qui donne la vie.

Tous : BÉNI SOIS-TU DIEU NOTRE PÈRE !

 Animateur de la célébration : Comme nous l’avons appris de Jésus, animés de son Esprit pécheurs pardonnés et rendus capables d’aimer,nous osons te dire :    Notre Père…

Tous : Notre Père(récité ou chanté)

L’animateur de la célébration introduit le signe de paix 

Soyons unis les uns aux autres dans le Christ et partageons la paix qui vient de lui !

La personne qui a été désignée va après  le geste de paix au tabernacle chercher le pain consacré et il l’apporte sur l’autel. Elle s’incline ensuite profondément ou fait une génuflexion. Il est bon de prévoir à ce moment un temps de recueillement qu’on introduira ainsi :

Recueillons-nous dans le silence. Préparons-nous à accueillir le corps du Christ ; qu’il nous rassemble aussi en un seul corps !

Animateur de la célébration : Le Christ Jésus nous a livré son corps et chaque messe en fait mémoire. Aujourd’hui, en attente d’une célébration eucharistique, recevons dans la foi le corps du Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Heureux les invités au Repas du Seigneur ! … « Saisi de pitié » pour les pécheurs que nous sommes, il est allé jusqu’au bout de l’amour : Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Tous : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais, dis seulement une parole et je serai guéri.

Chant pour la communion : selon votre répertoire.

Distribution de la communion en disant : « Le corps du Christ »

Prière de conclusion présentée par…………………

Seigneur, que la grâce de ce moment passé avec toi, à écouter ton message d’amour et de réconciliation, saisisse nos esprits et nos cœurs. Que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous et nous entraîne sur les chemins du pardon et de la réconciliation.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Tous : Amen !

Ici, éventuellement un chant d’envoi ?

Après la prière de conclusion, l’animateur de la célébration ajoute :

Frères et sœurs, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur…

  (Pas de bénédiction à donner ici !)Que Dieu tout-puissant nous bénisse : le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Amen ! (Chaque fidèle fait le signe de la croix)

Demandant à Dieu de bénir ceux qui nous ont fait du mal…

Animateur de la célébration     Allons, dans la paix du Christ !

Tous : nous rendons grâce à Dieu.

 

Ce texte tient compte des  directives  des évêques des diocèses francophones  pour les liturgies de la Parole animées par des laïcs (guide liturgique pour les assemblées dominicales   animées par des laïcs aux éditions C.I.P.L. 40, rue  des Prémontrés B 4000 Liège).  

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans A.D.A.L., Temps ordinaire | 1 Commentaire »

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