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Dieu est le défenseur des pauvres et des opprimés. (Ex 22,20-26)

Posté par diaconos le 29 octobre 2011

Extrait du droit coutumier israélite (Ex 22,20-26)

images3.jpg20 « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi, tu ne l’opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte.

21 Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.

22 Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri.

23 Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.

24 Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts.

25 Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil.

26 C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

Ce texte extrait du droit coutumier israélite, codifié peu après l’installation des tribus du peuple hébreu en Palestine,  présente Dieu comme le défenseur des pauvres, des opprimés, des veuves, des orphelins  et des personnes sans défense : l’étranger qui n’avait que quelques droits sociaux, la veuve et l’orphelin qui étaient sans protection et les pauvres qui ne pouvaient emprunter que sur gages.  Autant il exigeait de détester les dieux des étrangers,  autant il demandait de  respecter et de protéger l’étranger lui-même (verset 20).

Dans le Deutéronome, il est dit que l’étranger doit être aimé comme un compatriote :  » Aimez donc l’immigré, car au pays d’Égypte vous étiez des immigrés. »  (Dt 1o,19)

Ce code  ordonne de respecter la veuve et l’orphelin : « Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. » (Ex 22,21)

Les motivations données à l’interdiction de les exploiter viennent de l’expérience faite en Égypte de la situation inconfortable des émigrés, mais surtout de la reconnaissance de Dieu comme ultime recours pour l’opprimé.

« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. » (Ex 24)  – Cette loi s’appliquait à un milieu dans lequel le commerce de l’argent n’existait encore que dans une mesure restreinte. Tu ne doit pas gagner de l’argent en prêtant à un pauvre dans le besoin.

Dans le livre du Deutéronome au chapitre vingt-trois, la défense de prêter à intérêt est généralisée : « Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt, ni pour argent, ni pour denrée, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt. » (Dt 23, 19)

Ces règles de conduite agissaient comme une formation progressive du comportement et des sentiments. Le modèle proposé, c’est Dieu lui-même :  » Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. » (Ex 22, 22), avec cette parole qui inspira à Jésus la parabole du Pauvre Lazare : « Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. » (Lc 16.25)

Les opprimés et les exploités rencontrent-ils dans nos communautés paroissiales aide et protection, défense de la justice et amour fraternel ?

Publié dans Ancien testament, comportements | Pas de Commentaire »

Avent : Bonne Nouvelle qui nous entraîne vers une naissance.

Posté par diaconos le 27 octobre 2011

Bienvenue à Guillemette, catéchiste dans le diocèse de Saint Brieuc  (Bretagne).

Dans la paroisse où Guillemette est catéchiste,  il y a une centaine d’enfants tous les ans. Le chiffre global est à peu près stable. Après la Profession de Foi, peu d’enfants poursuivent vers la confirmation (30 à 40% environ chaque année). Il y a  une messe tous les dimanches, et plus  en été. Guillemette et son équipe essayent d’animer un ou deux temps forts par trimestre avant la messe (catéchèse intergénérationnelle). Pour son site, Guillemette s’en occupe seule mais beaucoup d’internautes lui envoient leurs idées de célébrations par exemple (ou bricolages). Si tu veux l’aider dans son travail, envoie-lui quelques idées pour la catéchèse.

Pour contacter Guillemette par e-mail  → ideescate@gmail.com

Pour en savoir plus, clique sur ce lien → Qui sommes-nous ?

Du site Idées- Caté (France)

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BONNE NOUVELLE

Rappeler que tous les ans, le jour de Noël, nous fêtons l’anniversaire de la naissance de Jésus…

Ce jour-là, nous nous souvenons que voici plus de 2000 ans, il est né, a vécu parmi les hommes et leur a annoncé la Bonne Nouvelle de Dieu.

Il est peu probable que Jésus soit né un vingt-cinq décembre. Si l’on a choisi cette date, c’est parce qu’autrefois, à Rome, au moment du solstice d’hiver, au moment où la lumière commence à « regagner » sur la nuit, on fêtait l’empereur, « Soleil invincible ».

Pour cette occasion, les romains faisaient une fête dans laquelle un nouveau-né représentait la naissance de l’invincible. En reprenant la date du 25 décembre comme jour de naissance de Jésus, les chrétiens disent que pour eux, Jésus est lumière, soleil de Dieu…La première fête de Noël a eu lieu vers 330 à Rome.

Cherchons ensemble la Bonne Nouvelle que Jésus est venu nous annoncer…

Sur les enveloppes, écrire → Jésus, merci d’avoir annoncé La Bonne Nouvelle de Dieu !

 Dessin 1 : enveloppe

enveloppe.gif

 

Donner ensuite les trois phrases à reconstituer (deux bleues pour une face de bristol, une noire pour l’autre)

Dessin 2 (au recto du bristol )                                           Dessin 3 (au verso du bristol)
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Lire la phrase sur l’enveloppe → Jésus, merci d’avoir annoncé La Bonne Nouvelle de Dieu ! 

et discuter

Qu’est-ce que La Bonne Nouvelle ?

Qu’est-ce que Jésus nous a dit de Dieu ?

 Puis, reconstituer les deux phrases bleues et les coller sur la première face du bristol.

Dieu nous aime d’un Amour Immense. Nous sommes ses enfants bien aimés.

L’Amour divin est tellement Grand, tellement Beau, tellement Fort que si on le connaissait, on donnerait sa vie pour LUI. (Jésus va aller jusqu’à mourir sur la croix pour LE dire).

Dieu est comme un père aimant. Jésus, dans ses prières, lui dit « Abba », c’est à dire « papa »… La relation entre Jésus et Dieu est une relation d’amour sans peur. Jésus n’hésite pas à « grimper dans les bras » de Dieu et à se nicher tout contre LUI…

Reconstituer la phrase noire : « Il est toujours présent dans nos vies!  » et la coller au verso.

Jésus n’est pas venu nous annoncer un Amour distant, éloigné, pour demain, mais un Amour présent dans nos vies, présent dans chaque vie d’homme.
Isaïe nous avait dit que Dieu était avec l’homme. Jésus nous le répète fortement ! Il insiste pour dire que l’homme, c’est l’homme adulte, mais aussi la femme, l’enfant, le pauvre, l’exclu, l’étranger, le pécheur, le païen,…

Dieu est Amour et Il se donne abondamment.

Désirons-nous l’accueillir  ? Désirons-nous devenir un peu plus amour 

 Remets en ordre la phrase de Frère Roger

 

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 ◊

BONNE NOUVELLE QUI VIENT DE LOIN

Donner aux enfants une photocopie de la page : « Une Bonne Nouvelle qui vient de loin… »

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  • Les enfants observent et cherchent à reconnaître certains personnages.

 Puis, ils expliquent à quoi ils les ont reconnus : (Abraham et Sara sont entourés d’étoiles ; Moïse est devant le buisson ; Cippora le suit sur son âne avec ses deux enfants ; Samuel montre du doigt un enfant (David) qui garde les moutons en jouant de la flûte ; Joseph et Marie entourent Jésus nouveau-né.

  • Lire le texte et rechercher à quel personnage correspond la phrase et pourquoi ?

Tu es le Dieu qui aime la vie : Dieu dit à Abraham de ne pas tuer son fils Isaac.

Tu es le Dieu qui illumine, qui pousse en avant : Pour Moïse, Dieu est comme un feu. C’est aussi une force qui l’aide à se lever et à marcher vers les hommes…
Tu es le Dieu qui donne le courage de suivre ceux qu’on aime… : tout n’a pas dû être facile pour Sara, Cippora, Marie,…
Tu es le Dieu qui cherche notre coeur : on se souviendra de David…
Tu es le Dieu qui veut naître, grandir en tous les hommes : Jésus nous dit que l’Amour veut s’épanouir en tous…

La Bonne Nouvelle nous vient de loin… Elle a été accueillie, gardée, protégée avec beaucoup d’amour, transmise, proclamée, écrite, vécue par Jésus … parce qu’elle est Trésor pour toute vie humaine, Trésor pour chacun d’entre-nous !
Jésus qui vit La Bonne Nouvelle, c’est Jésus qui meurt sur la croix… C’est dire si La Bonne Nouvelle est importante !

ACCUEILLIR, PROTÉGER, …


Décris les images ci-dessous.

avent36.gif

 

À quel personnage du Premier ou du Second Testament (ou autre) ces images te font-elles penser ?

Découpe les images; colle-les sur ton cahier.

En-dessous colle le verbe qui correspond.

  • L’image de Marie qui regarde vers le ciel peut aller avec le mot accueillir. Marie a su accueillir La Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu même dans les moments difficiles de la vie. Elle est un modèle pour nous.
  • L’image de l’enfant en prière va avec le mot méditer. On pourra penser à tous ceux qui ont su méditer la Parole… On pourra se demander si la phrase :  » Tu es mon fils, ma fille bien-aimée ! « , résonne en nous.
  • L’image de Moïse sauvé des eaux va avec le mot protéger. Il en a fallu des protectrices et des protecteurs pour que La Bonne Nouvelle arrive jusqu’à nous.
  • La croix va avec le mot vivre. Jésus a vécu l’Amour jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie.

  • L’adulte et les enfants vont avec le mot transmettre. On peut penser à Jésus : « Laissez venir à moi les petits enfants », aux prêtres d’aujourd’hui et dans le Premier Testament aux pères de famille qui bénissaient leurs enfants…

  • Le livre va avec le mot écrire : on peut penser à tous ceux qui à travers tous les siècles ont retenu, puis écrit, copié, recopié La Bonne Nouvelle de Dieu.

La Bonne Nouvelle nous vient de loin.

Il faut continuer à l’accueillir, à la méditer, à la protéger, à la vivre…

BONNE NOUVELLE QUI PEUT ENTRAÎNER VERS UNE NAISSANCE

◊ Pourquoi fêter Noël encore aujourd’hui ?

◊ Cherche-t-on à revivre une merveilleuse histoire du passé une fois l’an ?

◊ A-t-on besoin de chaleur, de réconfort, de soleil au coeur de notre hiver ?

◊ A-t-on besoin de recevoir ?………………..

→ Rappeler qu’à Noël, on fête une naissance: celle de Jésus…

Celui-ci nous a annoncé, par ses paroles et ses actes, l’Amour Infini de Dieu, Amour qui cherche le coeur de l’homme…
Noël n’est donc pas une fête seulement extérieure à nous-mêmes… C’est une fête qui veut nous travailler intérieurement, une fête qui veut nous « bouleverser ».
Dieu, Le Saint, Le Tout Amour, Celui dont nous sommes si éloignés et qui pourtant est si proche, nous dit toujours : « Tu es ma fille, mon fils bien-aimés, Tu es précieux pour moi. »

Nous sommes aimés ! 

Nous sommes aimés même si nous ne sommes pas toujours « aimables », même si parfois, nous avons du mal à nous aimer nous-mêmes (avec tous nos manques, notre pauvreté). Durant le temps de l’Avent, il est bon de s’ouvrir et d’accueillir ces paroles, de les méditer, de les faire nôtres…

Nous sommes aimés : c’est merveilleux !

Mais cela se voit-il dans nos vies ? (Ressemble-t-on aux amoureux transfigurés… Aux parents éblouis d’avoir reçu le premier sourire de leur enfant… Aux grands-parents radieux entourés de leurs descendants… Ressemble-nous  à des gens heureux ?

Se sentir aimés, devrait nous aider à naître, à grandir, à nous lever, à nous réveiller, à vivre une vie transfigurée !


◊  Fêter Noël, c’est se souvenir de tout cela…

Fêter Noël, c’est être invités à contempler une naissance pour se laisser entraîner vers une renaissance… Pour se rapprocher un peu de Dieu, pour être un peu plus à son image, on peut écouter Jésus, le regarder vivre.

Souvent, on le voit prier dans la nature, dans la solitude et le silence. Là, il se ressource, il trouve la force de poursuivre le chemin, de se lever encore et toujours pour marcher vers l’autre, pour être avec l’autre…

◊ Pour nous, la prière, la relation à Dieu est-elle importante ?

Lorsqu’il est parmi les hommes, il annonce la Bonne Nouvelle d’un Dieu aimant l’homme comme il est, d’un Dieu miséricordieux, pardonnant tous les péchés, d’un Dieu offrant son Amour avec Générosité, gratuitement…

Et nous, offrons-nous de l’amitié, du temps, de l’aide ?

Pardonnons-nous ?       Aimons-nous ceux que Dieu met sur notre chemin ?

Jésus offre son temps, sa vie pour annoncer l’Amour !

Et nous, offrons-nous, en nous, un peu d’espace à cet Amour qui ne désire qu’être avec l’homme, que vivre en l’homme ?…..……….


Les évangélistes commencent tous leur Évangile par le thème de la naissance. Mais comme il s’agit d’une naissance particulière, ils ne le disent pas tous de la même manière.

  • L’évangéliste Marc ne nous raconte rien des premiers jours de Jésus… Jean, qui écrit le dernier, non plus…Tous deux commencent leur Évangile par une autre naissance, celle du baptême de Jésus.

  • L’évangéliste Matthieu parle de la naissance de Jésus mais aussi de la naissance de savants étrangers partant guidés par une étoile et revenant éblouis par une autre Lumière.

  • Luc, quant à lui, fait intervenir de simples bergers avertis par un ange. Ces bergers sont dans la nuit, dans le silence… Une naissance change leur vie et leur donnent envie d’annoncer La Bonne Nouvelle.

Aucun évangéliste ne raconte les débuts de Jésus de la même façon, mais tous sont d’accord pour souligner l’importance du mot « naissance » (qui est changement, ouverture sur une Autre Vie, plus lumineuse, plus relationnelle, plus liée au Ciel et à la terre,…) et pour dire que pour cette « naissance », l’âge, l’origine,…, importent peu !

La messe de Noël nous invite, encore aujourd’hui, à réfléchir autour du mot « naissance ».

« Nul ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau! » Jean(3, 3).

Se poser la question : Qu’est-ce qu’une naissance ?

  • Y réfléchir en pensant à la naissance d’un enfant. Chercher les différences entre l’avant et l’après ? (Le foetus ne voit pas, n’entend que succinctement, ne respire pas, ne sent pas… Il est limité, à l’étroit. Il est en général seul. Que peut-il imaginer de la vie ?).

La naissance de Jésus, fêtée encore aujourd’hui, ne nous appelle-t-elle pas à une naissance plus personnelle? En ce jour de Noël, quelle naissance Dieu espère-t-il pour nous ? N’est-Il pas, Lui Le Tout Amour, encore et toujours à mettre au monde

 

◊  ◊  ◊

 

   Découvrez la richesse du site Idées-Caté en cliquant sur le titre ci-dessous …

→  Idées-Caté : plein d’idées pour le caté, la catéchèse, le catéchisme

À voir aussi dans la colonne de gauche de cette page…   catéchèse

thumbnailaspx.jpgMerci à Guillemette (catéchiste en Bretagne – Diocèse de saint Brieuc)  et à toute son équipe pour cette magnifique leçon de catéchèse.
Salutations amicales et fraternelles en Christ.

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent
 

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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Pharisiens et pharisaïsme… (Mt 23, 1-12)

Posté par diaconos le 27 octobre 2011

parole et pain

 

 

31ème dimanche du temps ordinaire, année A

 

 

 Lectures bibliques  et commentaires →  Ml 1,14-2,10 ;    Psaume 130 ; 1 Th 2, 7-13  ;    Mt 23,1-12

Homélie du  Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France)

Pharisiens et pharisaïsme…

Depuis cinq semaines, saint Matthieu nous décrit la polémique entre Jésus et les pharisiens : nous avons lu la parabole des deux fils (celui qui dit oui mais ne fait rien puis celui qui dit non mais qui répond à l’appel du Seigneur). Puis nous avons entendu la celle des vignerons homicides, celle des invités désinvoltes, la question sur l’impôt à César. Dimanche dernier, Jésus était interrogé sur le grand commandement. Aujourd’hui, nous entendons le Christ qui invective vigoureusement les pharisiens. Il dénonce ce qu’on pourrait appeler « les pièges de l’autorité. »

Tout d’abord, une précision s’impose : nous ne devons pas confondre pharisiens et pharisaïsme. Les pharisiens étaient des hommes profondément religieux. Ils étaient très attachés à la loi de Moïse ; cela les rendait très estimables. Plusieurs fois, Jésus a mangé à la table de ces dignitaires. Une nuit, il a eu une longue conversation avec Nicodème. L’évangile nous parle aussi de Joseph d’Arimathie. Plus tard, il y a eu Saul qui est devenu le grand Saint Paul. Pendant des années, il a combattu avec acharnement les chrétiens pour défendre la loi de Moïse. Puis il est devenu un grand témoin de la foi. Tout cela nous rappelle que la conversion est toujours possible, y compris pour les pharisiens.

Le pharisaïsme est un état d’esprit, une mentalité. C’est l’attachement à la loi pour la loi jusque dans les moindres détails. C’est aussi le mépris du petit peuple qui ne connaît pas la loi et ne la pratique pas. Le pharisaïsme des chefs religieux les mène à la vanité et à la satisfaction d’être du côté des bons. Mais sous un masque de justice, c’est l’hypocrisie qui se cache. C’est la lettre qui tue l’esprit. Ils n’oublient qu’une chose : Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun.

Ce que Jésus dénonce, ce n’est pas leur message. Il ne leur a jamais reproché de dire la loi. Il leur fait simplement remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Ils enseignent la loi mais ne l’observent pas. Ils disent et ne font pas. Ils sont très exigeants pour les autres, ils leur imposent de lourds fardeaux ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils aiment paraître pour être remarqués des hommes. Leur but, c’est d’attirer la considération et l’intérêt des autres. Au lieu de guider le peuple qui leur est confié, ils ne pensent qu’à eux-mêmes.

Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Elle s’adresse à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Évangile, les évêques, les prêtres, les catéchistes, les parents, les éducateurs de la foi… « Ils disent et ne font pas… » Un jour ou l’autre, cette parole du Christ nous interpelle tous, qui que nous soyons. C’est la tentation du « paraître », la course au prestige et aux honneurs. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Alors, nous pouvons nous poser la question : Comment pouvons-nous nous garder du pharisaïsme et du goût du pouvoir. La réponse, nous la trouvons dans les textes bibliques de ce jour : le psaume nous invite à imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère ; il sait qu’il doit tout à son père ; de ce fait, il ne cherche pas à faire le savant ; dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à nous mettre au service des autres ; nous devons le faire avec douceur, sans être à charge et sans tirer profit des titres et fonctions. Enfin, dans la première lecture, le prophète Malachie nous rappelle que nous devons glorifier le Seigneur de l’univers. En un mot, nous devons nous disposer à l’humilité et au service. C’est cela qui nous éloigne du risque d’usurper le pouvoir de Dieu et de trahir nos frères.

Pour comprendre et vivre cet évangile, c’est vers le Christ que nous devons nous tourner. Nous avons en lui un merveilleux guide. Il s’est donné sur la croix pour le salut du monde. En lavant les pieds de ses disciples au soir du Jeudi Saint, il nous apprend à aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à l’Eucharistie et en aimant les siens jusqu’à en mourir, il met en pratique son grand commandement : « Que le plus grand soit votre serviteur ! » C’est à une véritable conversion que nous sommes tous appelés. L’important c’est d’abandonner tout sentiment de supériorité et de nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui nous grandit vraiment aux yeux de Dieu et de nos frères, c’est le service. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain.

En ce jour, nous te remercions, Seigneur, de nous inviter à remettre à l’endroit ce qui fonctionne à l’envers dans nos vies. Lorsque nos actes ne suivent pas nos paroles, comble-nous de ta miséricorde. Ouvre nos cœurs à la Parole de celui qui est venu servir, Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

Si vous souhaitez réagir ou recevoir les prochaines homélies, c’est sur le blog dimancheprochain.org

Jean Compazieu, prêtre de l’Aveyron

images2.jpgMerci au père Jean Compazieu pour son homélie

Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

Contact → Adresse : Presbytère 12330 MARCILLAC VALLON  Téléphone : 05 65 71 73 31

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31ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 26 octobre 2011

 

Bonjour chers amis et chères amies dans le Christ, en ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’Église, nous prierons spécialement pour les prêtres. Demandons à Dieu de les rendre fidèles à leur mission, pleins d’amour et de dévouement pour les communautés dont ils ont la charge et d’être simples dans leur vie et leur enseignement.

Voici les lectures choisies pour cette célébration ainsi que quelques commentaires et en annexe mon homélie que je vous offre ainsi que quelques informations complémentaires utiles aux catéchistes, aux parents et  aux enseignants.

Recevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du livre de Malachie au chapitre un.

À l’élan religieux qui suivit le retour de l’exil et la reconstruction du temple de Jérusalem, succéda une période de  tiédeur où tout le monde se laissa aller. Malachie en fit porter la responsabilité aux prêtres.  Écoutons l’avertissement qu’il leur adressa …

Extrait du livre de Malachie (Ml 1, 14 -2,10)

Je suis le Grand Roi, dit le Seigneur de l’univers, et mon Nom inspire la crainte parmi les nations.
Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement : si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon Nom – déclare le Seigneur de l’univers – j’enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.

Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez perverti mon Alliance avec vous, déclare le Seigneur de l’univers.

À mon tour je vous ai déconsidérés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n’avez pas suivi mes chemins, mais agi avec partialité en accommodant la Loi.

Et nous, le peuple de Dieu, n’avons-nous pas tous un seul Père ? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

Psaume 130

Ce psaume très court (trois versets seulement) exprime une confiance tout enfantine en Dieu. Ce fut aussi le choix de Jésus. Dans la deuxième strophe, la relation amoureuse qui unit la maman tenant son enfant dans ses bras illustre magnifiquement le rapport entre Dieu et toutes les personnes qui lui sont fidèles.

 

Texte

R/ Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.

Seigneur, je n’ai pas le coeur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

Annoncer la parole de Dieu ne consiste pas uniquement  à répéter les paroles de l’Évangile, mais à permettre à des hommes et à des femmes de les recevoir comme paroles de Dieu. Cela suppose un certain nombre de qualités chez les personnes qui veulent témoigner de Jésus.

Extrait de la première lettre de Paul, apôtre du Seigneur, aux Thessaloniciens.

(1 Th. 2,7-13)

Frères, avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.

Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers.

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.

Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’oeuvre en vous, les croyants.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

De l’Évangile de Jésus Christ, selon Matthieu au chapitre vingt-trois.

Dans l’extrait suivant (Mt 23, 1-12) nous voyons Jésus donnant une leçon de vérité aux foules qui s’étaient rassemblées près de lui : « Malheur à vous scribes et pharisiens … Vous chargez d’un pesant fardeau  les épaules des gens et vous ne voulez pas le remuer du doigt. »

Aidons nos prêtres à être dans leur ministère à la fois solidaires des hommes et signes de Jésus Christ.

Texte (Mt 23, 1-12)

Jésus déclara à la foule et à ses disciples :« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

Annexe

◊ Homélie → Rendons grâce à Dieu qui aime passionnément ses enfants.

◊ 

Liens externes

Liturgie avec  des enfants →  31ème dimanche ordinaire, année A

◊ Mots croisés bibliques →  Jésus donne une leçon de vérité

◊ Du blog de Coolus :    Qui s’élèvera sera abaissé !

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