Dieu est le défenseur des pauvres et des opprimés. (Ex 22,20-26)

Posté par diaconos le 29 octobre 2011

Extrait du droit coutumier israélite (Ex 22,20-26)

images3.jpg20 « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi, tu ne l’opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte.

21 Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.

22 Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri.

23 Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.

24 Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts.

25 Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil.

26 C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

Ce texte extrait du droit coutumier israélite, codifié peu après l’installation des tribus du peuple hébreu en Palestine,  présente Dieu comme le défenseur des pauvres, des opprimés, des veuves, des orphelins  et des personnes sans défense : l’étranger qui n’avait que quelques droits sociaux, la veuve et l’orphelin qui étaient sans protection et les pauvres qui ne pouvaient emprunter que sur gages.  Autant il exigeait de détester les dieux des étrangers,  autant il demandait de  respecter et de protéger l’étranger lui-même (verset 20).

Dans le Deutéronome, il est dit que l’étranger doit être aimé comme un compatriote :  » Aimez donc l’immigré, car au pays d’Égypte vous étiez des immigrés. »  (Dt 1o,19)

Ce code  ordonne de respecter la veuve et l’orphelin : « Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. » (Ex 22,21)

Les motivations données à l’interdiction de les exploiter viennent de l’expérience faite en Égypte de la situation inconfortable des émigrés, mais surtout de la reconnaissance de Dieu comme ultime recours pour l’opprimé.

« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. » (Ex 24)  – Cette loi s’appliquait à un milieu dans lequel le commerce de l’argent n’existait encore que dans une mesure restreinte. Tu ne doit pas gagner de l’argent en prêtant à un pauvre dans le besoin.

Dans le livre du Deutéronome au chapitre vingt-trois, la défense de prêter à intérêt est généralisée : « Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt, ni pour argent, ni pour denrée, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt. » (Dt 23, 19)

Ces règles de conduite agissaient comme une formation progressive du comportement et des sentiments. Le modèle proposé, c’est Dieu lui-même :  » Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. » (Ex 22, 22), avec cette parole qui inspira à Jésus la parabole du Pauvre Lazare : « Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. » (Lc 16.25)

Les opprimés et les exploités rencontrent-ils dans nos communautés paroissiales aide et protection, défense de la justice et amour fraternel ?

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