« C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. « (Jn 13,15)

Posté par diaconos le 30 mars 2012

Bonjour cher ami, chère amie dans le Christ, en ce Jeudi Saint, la  célébration eucharistique prend un caractère particulier. Dans certaines  églises, on a préparé une grande table pour bien mettre en valeur le dernier repas de Jésus. Ce Jeudi saint ouvre les trois jours (Triduum Pascal) où l’on fait mémoire du passage vers la joie de Pâques.

Au cours de ce repas, Jésus institua l'Eucharistie

Les lectures de ce jour nous décrivent deux repas : celui des Juifs qui faisaient mémoire de la libération d’Egypte (première lecture), puis celui du Jeudi Saint, au cours duquel Jésus se désignait comme le libérateur définitif(évangile) . La messe du Jeudi Saint et les célébrations de ces trois jours réinstallent dans le monde la libération. Elles nous rappellent que nous sommes « appelés à la liberté. »

Avec l’Évangile, nous sommes mis en présence du Christ qui lave les pieds de ses disciples. Il se met à nos pieds pour accomplir le geste qui, normalement était confié à l’esclave. À l’heure où nous le lâchons, il nous fait les plus grands cadeaux. L’eau qu’il utilise devient un symbole fort qui nous rappelle le baptême. Nous sommes plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu. Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais enfants de Dieu.

Cet évangile nous montre donc un Dieu en tablier. Il est à l’opposé de l’image que, trop souvent, nous nous faisons de lui. Ne lui prêtons pas la volonté de nous dominer. Il n’est pas un dieu souverain mais le Dieu serviteur des hommes, pas un Très-Haut mais le Très-bas. Ce qui aurait été normal, c’est que Jésus se fasse laver les pieds. Or c’est tout le contraire qui se passe. Lui, le Maître et Seigneur, se met à genoux devant ses disciples. Il voulait leur faire comprendre jusqu’où allait son amour. Il voulait leur montrer qu’il les aimait assez pour se mettre à leur service. Et Jésus termine en disant : « c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. « (Jn 13,15)   Les disciples n’ont certainement pas compris sur le coup. Ce que Jésus nous demande, et que Pierre a eu du mal à accepter, c’est de nous laisser aimer par lui ; c’est là un premier point.

Jésus,  nous demande surtout d’aimer comme lui, avec la même radicalité et le même absolu.

Le disciple doit lui aussi se mettre en tablier pour servir ses frères.

En ce jeudi saint, nous sommes invités à élargir notre regard à la dimension de celui de Jésus, un regard solidaire de tous ceux et de toutes celles qui nous entourent. L’Eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche trouve son accomplissement quand elle est suivie du service du frère. Faire mémoire du Christ c’est aussi le suivre dans ce don qu’il fait de lui-même jusqu’au sacrifice de sa vie car    » personne n’a  de plus grand amour que de livrer sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13)

En ce Jeudi saint, l’évangile du lavement des pieds par Jésus, ce geste que les soignants font si souvent à l’égard des vieillards et des malades et toujours très actuel, donne deux significations à ce geste insolite. Dans la première partie, Jésus se révèle « serviteur », réalisant les annonces prophétiques d’Isaïe. Le lavement des pieds annonce le baptême, qui nous constitue membres du corps du Christ :  » Si je ne te lave pas, tu n’aura point de part avec moi » (Jn 13, 8b)

La seconde signification du lavement des pieds est sa valeur exemplaire : Jésus invite  tous les baptisés à s’engager dans le service de la vie , auprès du prochain. Il n’y a pas d’échappatoire possible ! Aimer, servir et commencer par respecter chacun de nos frères, chacune de nos soeurs ; ce qui implique que nous devons mettre fin à toute forme de domination sur l’autre, accepter de ne pas toujours avoir raison et savoir écouter l’autre,  reconnaître chacun dans sa dignité !

    Nous allons communier au Corps et au sang du Christ. La même invitation nous est adressée chaque dimanche. Ce que Jésus attend de nous, c’est un geste vrai. L’idéal ce n’est pas seulement de se laisser aimer par le Christ ; ce n’est pas non plus d’aimer le Christ comme il nous a aimés. L’idéal c’est de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés, c’est d’être solidaire jusqu’au bout. C’est à ce prix seulement que nous pourrons célébrer le repas du Seigneur  dans toute sa vérité.

Pratiquement… restons modestes dans nos promesses et engagements : disons à Jésus, notre désir de le suivre et d’aimer notre prochain à son exemple ; choisissons un cas concret où, dans notre vécu de chaque jour, cela pourrait s’appliquer. Pensons à cet effort dans les jours qui viennent. Avec la grâce du Christ, l’amour portera du fruit.

Voici les lectures pour ce Jeudi Saint, quelques commentaires et en dossier annexé  mon homélie que je t’offre.

Reçois cher ami, chère amie dans le Christ,  mes salutations amicales et fraternelles

croix-diaconale10 fête des diacres dans fêtes religieusesMichel Houyoux, diacre permanent

 ♦

La première lecture est tirée du livre de  l’Exode au chapitre 12   (Ex 12,1-8.11-14)

Commentaire : Cette première lecture nous rappelle les prescriptions de Dieu et les traditions observées au cours de ce repas.

01  Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
02  « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
03  Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
04  Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
05  Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
06  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
07  On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
08  On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
11  Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
12  Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.
13  Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
14  Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

Psaume 115 (Ps 115, 12-13, 15-18)

Commentaire : le psalmiste se demande comment il peut manifester sa reconnaissance au Seigneur pour tous ses bienfaits (verset 12). Nous connaissons sa décision : il prendra la coupe du salut, l’élèvera vers le Seigneur en invoquant son nom.(verset 13). Il a probablement l’intention d’offrir un sacrifice de communion (Voir livre du Lévitique au chapitre 3, versets 1 à 17) où parents et amis participaient au repas sacré  et buvaient à la même coupe du salut. Plus heureux que le psalmiste, nous avons un sacrifice de libation supérieur à celui du culte mosaïque. C’est la coupe du salut contenant le précieux sang de Jésus Christ qui intercède sans cesse en  notre faveur.

12  Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?
13  J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
15  Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
16  Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante,  moi, dont tu brisas les chaînes ?
17  Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.
18  Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens au chapitre onze.

Commentaire : l’assemblée des chrétiens de Corinthe était divisée par des jalousies et des mesquineries en contradiction flagrante avec la messe. L’apôtre Paul dénonce ici une telle mentalité et rappelle que sans charité, la communion n’est qu’une hypocrisie.   

23  Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
24  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
25  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
26  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. (1Co 11, 23-26)

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 13 (Jn 13, 1-15)

Commentaire : Il n’y a pas de plus grand amour que de donner la vie pour ceux et celles qu’on aime;  mais l’amour doit se traduire par des services concrets, sinon c’est du rêve !  Apprenons par l’exemple du Christ, à nous aimer en actes et pas seulement en paroles.

01  Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
02  Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,
03  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,
04  se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
05  puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
06  Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
07  Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
08  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
09  Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
10  Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. »
11  Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
12  Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
13  Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
14  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 15  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Complément

Liens externes

◊   Catéchèse → Jésus lave les pieds de ses apôtres

◊ Méditons et prions → Jeudi Saint 

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La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

Posté par diaconos le 29 mars 2012

Benvenuti a voi, condividere la nostra fede in Dio.

La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15) dans Carême croix-diaconale7Deacon Michel Houyoux

Il Vangelo di Nostro Signore Gesù Cristo, secondo Giovanni

La-lavanda-dei-piedi1-300x300 Giovedi Santo dans fêtes religieuses

La lavanda dei piedi

1 Prima della festa di Pasqua Gesù, sapendo che era giunta la sua ora di passare da questo mondo al Padre, dopo aver amato i suoi che erano nel mondo, li amò sino alla fine. 2 Mentre cenavano, quando gia il diavolo aveva messo in cuore a Giuda Iscariota, figlio di Simone, di tradirlo, 3 Gesù sapendo che il Padre gli aveva dato tutto nelle mani e che era venuto da Dio e a Dio ritornava, 4 si alzò da tavola, depose le vesti e, preso un asciugatoio, se lo cinse attorno alla vita. 5 Poi versò dell’acqua nel catino e cominciò a lavare i piedi dei discepoli e ad asciugarli con l’asciugatoio di cui si era cinto.

6 Venne dunque da Simon Pietro e questi gli disse: «Signore, tu lavi i piedi a me?». 7 Rispose Gesù: «Quello che io faccio, tu ora non lo capisci, ma lo capirai dopo». Gli disse Simon Pietro: «Non mi laverai mai i piedi!». Gli rispose Gesù: «Se non ti laverò, non avrai parte con me». 9  Gli disse Simon Pietro: «Signore, non solo i piedi, ma anche le mani e il capo! 10 Soggiunse Gesù: «Chi ha fatto il bagno, non ha bisogno di lavarsi se non i piedi ed è tutto mondo; e voi siete mondi, ma non tutti». 11 Sapeva infatti chi lo tradiva; per questo disse: «Non tutti siete mondi».

12 Quando dunque ebbe lavato loro i piedi e riprese le vesti, sedette di nuovo e disse loro: «Sapete ciò che vi ho fatto ? 13   Voi mi chiamate Maestro e Signore .   dite bene, perché lo sono. 14 Se dunque io, il Signore e il Maestro, ho lavato i vostri piedi, anche voi dovete lavarvi i piedi gli uni gli altri.  Vi ho dato infatti l’esempio, perché come ho fatto io, facciate anche voi.

Complementi

Catechesi del Diacono permanente Michel Houyoux  (Testo originale  in francese)  →  Jésus nous a donné l’exemple du service.  (Jn 13,1-15)

◊    Liturgia dal GIOVEDI SANTO  (Testo del diacon in francese) → C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. (Jn 13,15)

Collegamenti esterni

♥    →   Messa nella Cena del Signore

◊  LA LAVANDA DEI PIEDI →   Commenti al Vangelo

♥  Commento al Vangelo Giovanni →   Ultima cena di Gesù e il quarto Vangelo

◊ Video : la lavanda dei piedi →  Image de prévisualisation YouTube

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Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

Posté par diaconos le 28 mars 2012

Jeudi Saint

Lectures bibliques et commentaires →   Ex 12, 1-8.11-14Psaume 1151 Co 11, 23-26  ;  Jn 13, 1-15

Homélie

Jeudi saint : l'heure est venue, l'heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15) dans Carême jesus-a-la-derniere-cene-_4b8fa1df1b10e-p-217x300

Institution de l'Eucharistie

Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus : heure de vérité, heure décisive.  « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. »  Cette phrase de l’Évangéliste Jean introduit le récit de la Cène, mais aussi  tout le récit de la passion de Jésus jusqu’à sa dernière parole sur la croix (Jn 19,30). Ce soir encore, au cours de ce repas dont l’atmosphère ne nous est pas décrite dans le détail mais que nous imaginons d’une particulière densité, Jésus pose le geste étonnant de l’esclave et en faisant ce geste, il  a une intention cachée que Pierre ne peut comprendre encore : « Toi, Seigneur, me laver les pieds. Non ! Jamais ! »  (Jn 13, 8a)

Pourtant il faut bien passer par là : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. » (Jn 13, 8b) Pour l’heure, il nous revient de recevoir ce signe en lequel le Seigneur se donne à voir pour ce qu’il est : un Seigneur serviteur. Ce lavement des pieds n’est encore qu’un signe de l’amour du Christ pour les siens, dont la preuve suprême leur sera donnée par sa mort sur la croix. Puisque le Christ a fait de nous ses amis intimes, cherchons à connaître ses désirs sur nous. Aidons nos parents, nos enfants, nos amis, à découvrir l’amitié que le Christ veut nouer avec eux. Acceptons d’épauler les adultes qui se préparent au baptême. Rendons les services qu’exigent notre profession ou nos responsabilités familiales et sociales avec le même amour dont le Christ a fait preuve.

Demeurent les paroles du Maître : « Faites ceci en mémoire de moi. » (Lc 22, 14-20)

 En d’autres termes : célébrez l’eucharistie, servez-vous les uns les autres comme je vous ai servis, « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », allez aussi loin dans le service de votre prochain que je vous en ai donné l’exemple.

L’eucharistie est écoute : accueil de la Parole de Dieu et obéissance à la loi du don que cette Parole enseigne en tout temps. L’eucharistie est présence : présence du Seigneur à nous, avec toute sa sollicitude.

L’eucharistie est sacrifice : oblation de soi dans la mémoire de celui qui n’a rien gardé pour lui-même mais s’est fait intégralement serviteur.

À chacun de trouver les voies et moyens de mener une vie fidèle à ce  si grand sacrement  où l’adoration la plus vraie, d’une part, plonge au cœur du mystère de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus et, d’autre part, nourrit une vie qui prend au sérieux l’urgence d’aimer

« … non en paroles seulement mais en actes et en vérité ». (1 Jn 3, 16-19)

 La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci,  Jésus ne s’abaisse pas ;  il les élève.  Il confère à tous la qualité de « seigneur ».  Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux.

En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à « donner notre vie » pour lui mais à « donner la vie » à tous nos frères et sœurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple.

Amen.

croix-diaconale12 homélie pour le jeudi Saint dans fêtes religieuses

Michel Houyoux, diacre permanent

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Homélie pour le dimanche des rameaux et de la Passion

Posté par diaconos le 27 mars 2012

Auteur :  Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France)


Nous voici parvenus au début de la grande Semaine Sainte. Elle est appelée parce qu’en son centre il y a Jésus Christ. C’est lui que nous sommes invités à suivre jusqu’au bout. C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons à quel point il nous a aimés. Nous ne devons jamais oublier que sa Passion a été une Passion d’amour. C’est là que nous comprenons la froideur et la mesquinerie des nombreuses passions qui agitent notre cœur. Si Jésus a été condamné, c’est parce que les hommes ont préféré les sacrifices de la loi à la miséricorde. C’est aussi à cause du manque de foi de ceux qui s’estiment justes. Celui qui ne choisit pas l’amour finit par devenir complice du mal.

Les seuls qui ont compris Jésus, ce sont des enfants lors de son entrée à Jérusalem. Ils ont acclamé Jésus en portant des rameaux : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur… » Nous nous rappelons qu’un jour, Jésus avait dit : si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n’entrerez dans le Royaume des cieux. Pensons aussi à Pierre qui vient de renier son Seigneur. Quand il a commencé à comprendre, il a éclaté en sanglots comme un enfant.

Nous aussi, au cours de cette semaine sainte, nous pourrons pleurer comme des enfants en demandant pardon de tous nos péchés. Plus un amour est grand, plus nous comprenons ce qui l’offense. C’est en regardant vers la croix du Christ que nous comprenons cela. Nous pouvons aussi nous émouvoir de tant de drames qui accablent les plus pauvres. Avec Jésus, nous pouvons choisir d’aimer. Comme il l’a fait pour Pierre et pour les apôtres, il est toujours là pour nous relever, nous redonner sa confiance et nous envoyer en mission.

Tout au long de cette semaine, nous prendrons l’évangile et nous demeurerons avec Jésus. Nous le suivrons dans ses diverses étapes : le Jeudi Saint, nous célèbrerons l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce ; le Vendredi Saint, nous suivrons Jésus jusqu’au pied de la croix. Puis au cours de la veillée pascale, nous célèbrerons sa victoire sur la mort et le péché. Avec lui, le mal ne peut avoir le dernier mot. Par sa Passion et par sa croix, le Christ nous ouvre un chemin vers résurrection et la vie éternelle.

Seigneur, donne-nous force et courage pour te suivre tout au long de cette semaine Sainte. Si nous mourons avec toi, avec toi nous vivrons. Si nous souffrons avec toi, avec toi, nous règnerons. « Au-delà de ton calvaire, tu nous donnes rendez-vous ; dans la gloire de ton Père, o Jésus, accueille-nous.

Sources : Revues liturgiques Signes et Feu Nouveau, La Parole de Dieu chaque jour 2012

 Pour visiter les sites du Père Compazieu, cliquez sur les liens ci-dessous

Puiser à la Source -   Le Vallon   –     http://avecjesus.eklablog.com/-c718571

 

http://dimancheprochain.org

 

Contact → Adresse : Presbytère 12330 MARCILLAC VALLON  Téléphone : 05 65 71 73 31
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Michel Houyoux Diacre permanent

rose homélie pour le dimanche des rameaux et de la Passion dans fêtes religieuses Merci au Père Jean Compazieu pour son homélie

Avec mes salutations amicales et fraternelles

 

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