Quatrième dimanche du Carême, année B

Posté par diaconos le 15 mars 2012

Quatrième dimanche du Carême, année B dans Carême Devant-la-croix-de-J%C3%A9sus-297x300

C’est devant la croix de Jésus que chacun décide de son propre jugement final.

Bonjour cher ami. chère amie dans le Christ, dimanche prochain nous entrerons dans la quatrième semaine du Carême. Entrons dans ce dimanche dans une attitude d’accueil de la révélation.

C’est par grâce que nous sommes sauvés (deuxième lecture) et non par nos mérites ! Oui, c’est par la bonté du Seigneur que nous le sommes : c’est un don gratuit de la part de Dieu.

Les lectures de ce dimanche, viennent nous apporter un message d’espérance

     « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils. »

Dans l’évangile de ce jour,  le Christ nous parle de tout l’amour que Dieu porte à sa création et à tous les êtres humains. Il les aime tous, même les plus rebelles et les plus infidèles.

En nous donnant son Fils bien-aimé, le Père nous a tout donné. Il s’est totalement engagé pour le Salut du monde. Le nom de « Jésus » lui-même signifie : « Le Seigneur sauve ». Et aujourd’hui, Jésus nous rappelle qu’il n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver.

Mais de quoi nous sauve-t-il ? Des guerres ? Des pollutions ? Des catastrophes ? De la violence ? Du chômage ? …

Ce qui est en jeu est bien plus important !  L’Évangile nous parle de notre Salut définitif.

croix-diaconale3 évangile de Jean dans Catéchèse

Michel Houyoux Diacre permanent

Dieu veut que tout homme qui croit obtienne la Vie Éternelle.

Le Christ est venu triompher du mal et de la mort pour que nous vivions de sa vie de ressuscité maintenant et pour toujours. Voici les lectures pour ce dimanche, quelques notes et commentaires et en documents annexés à cet article, les mots croisés du diacre Rioux (Canada) ainsi que mon homélie que je t’offre.

Reçois cher ami, chère amie dans le Christ, mes salutations amicales et fraternelles

La première lecture est tirée du deuxième livre des Chroniques au chapitre  36 14-16.19-23

Commentaire : à chaque malheur qui s’est abattu sur Jérusalem, des prophètes vinrent sermoner le peuple et lui firent  découvrir son péché, tout en lui révélant la fidélité d’un Dieu qui n’abandonne jamais son peuple. Cet extrait résume ce qui fut l’une des plus grandes épreuves pour Israël, l’exil à Babylone ; elle annonce aussi comment un autre roi païen permit le retour à Jérusalem. 

Texte

14 Sous le règne de Sédécias, tous les chefs des prêtres et le peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les pratiques      sacrilèges des nations païennes, et ils profanaient le temple de Jérusalem consacré par le Seigneur.
15 Le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de sa Demeure et de  son peuple.
16 Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement,  il n’y eut plus de remède à la colère grandissante du Seigneur contre son peuple.
19 Les Babyloniens brûlèrent le temple de Dieu, abattirent les murailles de Jérusalem, incendièrent et détruisirent ses palais,  avec tous leurs objets précieux.
20 Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils      jusqu’au temps de la domination des Perses.
21 Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante- dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.
22 Or, la première année de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume et même consigner par écrit  : 23 « Ainsi parle Cyrus, roi  de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir un temple à  Jérusalem, en Judée. Tous ceux d’entre vous qui font partie de son peuple, que le Seigneur leur Dieu soit avec eux, et qu’ils     montent à Jérusalem ! »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 137, 1-6.

Commentaire : Ce psaume a été composé peu après le retour de l’Exil de Babylone;son auteur pourrait fort bien être l’un des rapatriés, témoin oculaire de la scène qu’il décrit. On a pris l’habitude de célébrer chaque année une journée de deuil et de pénitence et de jeune  à la date anniversaire de la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor (le 9 du mois de Av  : juillet et août). Au cours d’une célébration pénitentielle, dans le Temple enfin reconstruit, on se souvenait de cette période terrible : « Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ». Tous les exilés du monde peuvent se reconnaître dans cette plainte terrible.

Note : L’Euphrate et le Tigre, fertilisaient la Babylonie toute entière au moyen d’un vaste réseau de canaux, appelés fleuves : ceux-ci se déployaient dans toutes les directions. L’importance de ce vaste système d’irrigation est attestée par la correspondance entre Hammurabi, roi de Babylone et Zimri-lim, roi de Mari. C’est au bord d’un de ces canaux que se produisit, un jour, l’incident rapporté ici par le psalmiste.

Texte

1     Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; 2  aux saules des         alentours nous avions pendu nos harpes.
C’est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-    ils, quelque chant de Sion. »
  Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?

5    Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie !
6   Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem, au sommet de ma joie.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (2,4-10)

Commentaire : le dessein de Dieu est bienveillant : le vocabulaire de Paul est extrêmement répétitif ; cette insistance est évidemment intentionnelle : « Dieu est riche en miséricorde »… « le grand amour dont il nous a aimés »… « le don de Dieu »… « sa bonté pour nous »… « la richesse infinie de sa grâce », et le mot « grâce » revient trois fois dans ces quelques lignes. La richesse de la miséricorde de Dieu n’est pas une découverte de Paul ou du Nouveau Testament : Paul l’a apprise dans son catéchisme juif.

Texte

Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n’y a pas à en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’ Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre trois.

Note : l’épisode du serpent de bronze : cela se passa dans le désert du Sinaï pendant l’Exode. Au cours des quarante années de marche dans le désert, les Hébreux furent attaqués par des serpents à la morsure brûlante (Livre des Nombres chapitre 21, versets 6 à 9)  Moïse fit un serpent de bronze guérisseur, élevé sur un bâton.( L’emblème des médecins reprend cette image du serpent élevé sur un bâton.) Celui qui tournait les yeux vers le serpent de bronze était sauvé, non pas par l’objet regardé mais par le Seigneur (Livre de la Sagesse, chapitre 16, verset 7). Le regard ne sauve pas par lui-même mais c’est par un geste concret, signe de notre foi, que nous nous  tournons vers Dieu.

Commentaire : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». De la même manière qu’il suffisait de lever les yeux avec foi vers le Dieu de l’Alliance pour être guéri physiquement, désormais, il suffit de lever les yeux avec foi vers Jésus en croix pour obtenir la guérison spirituelle. Sur le Christ en croix, nous lisons la tendresse de Dieu, quelle que soit la haine des hommes.

Le mot « croire » revient cinq fois dans cet extrait….

Texte

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Homélie → La bienveillance de Dieu (Jn 3, 14-21)

◊ Catéchèse →   Catéchèse : « Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. » (Jn 3, 21a)

Liens externes

Quatrième dimanche du Carême →     Commentaires de Marie Noëlle Thabut

◊ Catéchèse →  Dieu a tant aimé le monde

◊ Mots croisés du diacre Rioux  → Dieu a envoyé son Fils pour sauver le monde

◊ Préparer la messe du dimanche avec des enfants → Quatrième dimanche de Carême, année B


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS