Treizième dimanche du Temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 27 juin 2012

Treizième dimanche du Temps ordinaire, année B dans comportements Gu%C3%A9rison-de-lh%C3%A9mor%C3%AFsse-265x300

Ma fille ta foi t'a sauvée, va en paix et sois guérie du mal qui te tourmentait.

Le 13ième dimanche du temps ordinaire, l’évangile nous parle de deux guérisons : celle d’une femme, sans doute en pleine maturité, et celle d’une petite fille, que l’on imagine bien être la joie de ses parents. Jésus les guérit toutes deux, avec tendresse et simplicité, par la seule force de sa présence et de sa parole. Comment interpréter les gestes miraculeux du Christ ? Faut-il prier pour guérir ? Ces questions, qui touchent au plus intime de l’être humain, nous nous les posons tous !

« Le Christ médecin est venu, il a guéri le monde par son corps et son sang, par la médecine de vie. »

Cette parole de Saint Ephrem résume bien la façon dont les contemporains du Christ ont perçu sa mission. Il fut le Messie attendu, accueillant, soignant, restaurant les corps et les coeurs meurtris. En guérissant, il apporte en même temps un renouvellement du désir de vivre. Les récits évangéliques sont remplis de guérisons miraculeuses : paralytique, aveugle, estropié, sourd-muet… Chacun repartira guéri ! Jusque dans sa mort, le Christ se fera guérisseur, éloignant à tout jamais ce qui rend les hommes malades en profondeur : angoisse de vivre, peur des autres, de soi-même et de la mort. Ce 13ième dimanche célèbre la vie plus forte que la mort, célèbre Dieu passionné de vie : nous y sommes invités à nous réjouir de la vie et à croire que Dieu nous destine à la vraie vie.

Au début de ces vacances, ne ratons pas les occasions d’admirer la vie ;  la saison d’été s’y prête à merveille : joie du soleil et des vacances, rendez-vous avec la nature, retrouvailles familiales… Faisons nôtre l’enthousiasme du psalmiste : « Que mon coeur ne se taise pas. » N’oublions pas de rendre grâce ! (Psaume 29, verset 13)

Pour les semaines qui viennent, pensons aux signes de vie que nous pouvons donner durant ce temps de vacances : visite à une personne seule, envoi d’une carte postale, un coup de téléphone, un petit cadeau souvenir rapporté des vacances, etc… ou bien, aider des personnes isolées à sortir, les accompagner pour une journée d’excursion ; aider quelques enfants de familles défavorisées à passer une journée de détente… . N’est-ce pas aussi, en un sens, leur offrir un peu de vie ? Vois ci-dessous les lectures pour ce dimanche, quelques commentaires

Reçois cher ami. chère amie dans le Christ, mes salutations amicales et fraternelles.

croix-diaconale fille de Jaïre dans La messe du dimanche

Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du Livre de la  Sagesse (1,13-15.2, 23-24)

Commentaire : : la  première lecture, tirée du livre de la Sagesse contredit ces idées encore largement répandues qu’il pourrait plaire à Dieu de faire mourir. Mais non ! La mort vient d’un autre, car Dieu n’a pas fait la mort,  bien au contraire, il crée la vie et il la donne à l’humanité, façonnée à son image, il la restaure lorsqu’elle risque de s’éteindre et il la rend lorsqu’elle est perdue.

« La mort est entrée dans le monde par la jalousie du démon, et ceux qui se rangent dans son parti en font l’expérience. »  (Verset 24) Il ne peut s’agir de la mort biologique, car tous, croyants ou païens, en feront l’expérience, un jour ou l’autre. Il s’agit de la mort spirituelle, la privation de Dieu : pour l’auteur du livre de la Sagesse, la résurrection n’était promise qu’aux justes ; il pensait encore que les païens, eux qui se sont rangés dans le parti de la mort, c’est-à-dire contre Dieu, ne connaîtront pas la résurrection.
Il faudra attendre la venue du Christ, offert « pour la multitude » pour que nous découvrions la foi en la résurrection promise à tous, car « Dieu est plus grand que notre coeur ».

Texte

Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il a créé toutes choses pour qu’elles subsistent ; ce qui naît dans le monde est bienfaisant, et l’on n’y trouve pas le poison qui fait mourir. La puissance de la mort ne règne pas sur la terre, 15 car la justice est immortelle. Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La mort est entrée dans le monde par la jalousie du démon, et ceux qui se rangent dans son parti en font l’expérience.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

PSAUME 29 (30)

Commentaire : Nous rencontrons maintenant le psaume 29, qui est une action de grâces d’un malade qui a été guéri d’une maladie grave. Tu m’as fait revivre chante le psalmiste : Il a fait l’expérience d’un Dieu qui veut la vie de ses fidèles. En Jésus Christ ressuscité, et pour tous ceux et celles qui croient en lui, ce psaume trouve toute sa vérité. 

3 Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ;
4 Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.

5 Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint.
6 Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie. Avec le soir viennent les larmes, mais au matin les cris de joie !
12 Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie !

13 Que mon coeur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens (8, 7. 9. 13-15)

Commentaire : Dans la deuxième lecture, tirée de la deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens, l’apôtre sollicite cette communauté à pratiquer l’entraide et le partage non seulement entre ses membres  mais aussi de communauté à communauté. Paul justifie cette action de partage par la générosité du Christ. Celle-ci est un modèle pour les chrétiens.

Un point d’Histoire 

Il est toujours difficile de demander de l’argent : Saint Paul fait appel, pour cela, à toutes les ressources de la diplomatie et de la fermeté ; les chapitres 8 et 9 de la deuxième lettre aux Corinthiens y sont consacrés. Et nous découvrons là un Paul inattendu, ironique sinon grinçant, encourageant et sévère à la fois. Au départ, il y a un fait historique, une famine qui a sévi en Judée, et particulièrement à Jérusalem, vers 46-48 ap.J.C. L’historien Flavius Josèphe s’en fait l’écho : il raconte que, à cette occasion, la reine Hélène d’Adiabène (un petit royaume au bord du Tigre) s’illustra par sa générosité, faisant venir du blé d’Alexandrie et des figues sèches de Chypre.

La communauté chrétienne de Jérusalem connut, elle aussi, la pauvreté pour plusieurs années ; il fallut organiser les secours. Dans l’immédiat, Antioche de Syrie donna l’exemple  :  » En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, appelé Agabus, fit alors savoir, éclairé par l’Esprit, qu’une grande famine allait régner dans le monde entier – elle eut lieu en effet sous (l’empereur) Claude. Les disciples décidèrent alors qu’ils enverraient, selon les ressources de chacun, une contribution au service des frères qui habitaient la Judée. Ce qui fut fait. L’envoi, adressé aux Anciens, fut confié aux mains de Barnabas et de Saül. « (Ac 11, 27 – 30).

Texte : Frères, 7 puisque vous avez reçu largement tous les dons : la foi, la Parole et la connaissance de Dieu, cette ardeur et cet amour que vous tenez de nous, que votre geste de générosité soit large, lui aussi. 9 Vous connaissez en effet la   générosité de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous  deveniez riches par sa pauvreté. 13 Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne, en soulageant les autres, il s’agit    d’égalité. 14 En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu’ils ont en moins, pour qu’un jour ce qu’ils auront en trop compense ce que vous  aurez en moins, 15 et cela fera l’égalité, comme dit l’Écriture à propos de la    manne : celui  qui en avait ramassé   beaucoup n’a rien eu de plus, et celui qui en avait ramassé peu, n’a manqué de   rien.

Évangile selon saint Marc, (Mc 5, 21-43)

Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée.» À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?» Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui
t’écrase, et tu demandes: “Qui m’a touché?”» Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal.»
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : «Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître?» Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : «Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :  » Talitha koum « ; ce qui signifie: « Jeune fille, je te le dis, lève-toi. » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait douze ans –. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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