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Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 14 septembre 2012

Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire, année B dans Catéchèse miniatura.php_

Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. »

En ce 24ième dimanche du temps ordinaire de l’année B, saint Jacques (deuxième lecture) nous interpelle vivement sur la cohérence entre notre foi et notre comportement envers les plus pauvres, tandis que Jésus nous demande :  » Pour vous, qui-suis-je ? « 

Jésus nous invite à le suivre  sur le chemin de la vie, chemin qu’il a lui-même emprunté : c’est le chemin du service, du renoncement à soi-même pour aimer les autres.(Évangile). Cette semaine qui vient, à travers quelques petits actes (gestes de gentillesse, de service, de pardon, de partage…) essayons de suivre le chemin du Christ mais en ayant conscience de le faire en son nom, au nom de l’amour dont il nous aime et offrons-lui ces petits témoignages dans notre prière du soir.

Voici ci-dessous les lectures pour ce dimanche, quelques notes et commentaires et en annexe  les mots croisés du Diacre Rioux (Canada)

Source de l’image →  XXIV domenica AnnoB (Fano)  -  Prendi la tua croce e seguimi, non la porterai da solo

croix-diaconale1 24e dimanche ordinaire dans La messe du dimanche Avec mes salutations amicales et fraternelles.

Michel Houyoux, diacre permanent

 ♦

LA PREMIÈRE LECTURE EST EXTRAITE DU LIVRE D’ISAÏE AU CHAPITRE  50

Commentaire : Isaïe écrivit ce texte, probablement au 6ème siècle av.J.C., pendant l’Exil à Babylone. L’homme qui parle ici est nourri de la Parole de Dieu, c’est à cause d’elle qu’il est persécuté, mais c’est elle aussi qui lui donne la force d’affronter la persécution.  Évidemment, on se demande de qui il s’agit !  Isaïe nous décrit ici la relation extraordinaire qui unit le Serviteur à son Dieu. Sa principale caractéristique, c’est certainement la confiance; « Écouter » la Parole, « se laisser instruire » par elle, cela veut dire vivre dans la confiance. « Dieu, mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire »… »La Parole me réveille chaque matin »… »J’écoute comme celui qui se laisse instruire »…  (verset 4) « Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille ». (verset 5a)  C’est cette confiance qui pousse le Serviteur à accepter la mission confiée.

Texte

(4 Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour  réconforter celui qui n’en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute  comme celui qui se laisse instruire.

5 Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
6 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.
7 Le Seigneur Dieu vient à mon secours : c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
8 I1 est proche, celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble. Quelqu’un a-t-il une accusation à porter contre moi ? Qu’il s’avance !
9 Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me condamnera ?

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

PSAUME 116 (114-115) 1-2, 3ac-4, 5-6, 8ac-9

Commentaire : Comme toujours dans les psaumes, celui qui dit « Je » n’est pas un individu isolé, c’est le peuple croyant tout entier qui parle ; un peuple qui a souffert, qui a prié, qui a crié et qui a expérimenté, au sein même de la souffrance, que Dieu était son allié : « J’aime le Seigneur : il entend le cri de ma prière ; Il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l’invoquerai. (versets 1 et 2)  En Israël, on peut le dire d’expérience : c’est Dieu qui prend l’initiative, et cela depuis toujours, depuis l’origine : avec Adam, avec Noé, avec Abraham, chaque fois c’est Dieu qui a appelé l’homme à l’existence et à l’Alliance pour le bonheur de l’homme et non pour son profit, à lui, Dieu.

Ce psaume  fait partie des psaumes du Hallel, (les psaumes 113 à 118 qui étaient chantés à l’occasion de la fête juive de la Pâque, à la fin du repas.  Jésus l’a  chanté le soir du Jeudi-Saint ; Matthieu le dit : « Après avoir chanté les psaumes, (il s’agit des psaumes du jour, donc du Hallel, et en particulier de ce psaume-ci), ils sortirent pour aller au mont des Oliviers. » (Mt 26, 30). Et ce qui est très frappant, c’est la parenté entre ce psaume que Jésus a chanté le Jeudi soir et celui qu’il dira sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (le psaume 21 – 22). L’un et l’autre évoquent la douleur.

Notes

Versets 3 et 4 : chez les peuples anciens, on désignait en terme de filets, de liens, l’influence maléfique que les divinités lieuses exerçaient sur les humains.

Versets 5 et 6 : le secours reçu.

Verset 7 : le dialogue (Pour se redonner du courage à la suite du danger auquel il a échappé, le psalmiste échange un dialogue avec son âme.

Versets 8 et 9 : suite du danger encouru.

Texte

  1 J’aime le Seigneur: il entend le cri de ma prière;
2 Il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l’invoquerai.
3 J’étais pris dans les filets de la mort, retenu dans les liens de l’abîme, j’éprouvais la tristesse et l’angoisse;
4 j’ai invoqué le nom du Seigneur: « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »
5 Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse.
6 Le Seigneur défend les petits : j’étais faible, il m’a sauvé.
7 Retrouve ton repos, mon âme, car le Seigneur t’a fait du bien.
8 Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes yeux des larmes et mes pieds du faux pas.
9 Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA LETTRE DE SAINT JACQUES AU CHAPITRE DEUX

Commentaire : la leçon à retenir de ce texte : il y a pratique et pratique, justement… et les auteurs du Nouveau Testament emploient ce mot dans des sens différents. Il y a la pratique du culte et la pratique du précepte de la charité ; et tous sont d’accord pour dire que l’un ne remplace pas l’autre. Quand Jésus cite (par deux fois) la fameuse phrase du prophète Osée : « C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, et non les holocaustes. » (Os 6, 6; cité par Mt 9 et 12), il veut justement rappeler que toutes les belles pratiques du culte (les sacrifices) ne dispensent pas des gestes de charité. C’est ce que Jacques dit ici à l’aide de sa petite parabole : « Supposons que l’un de nos frères ou l’une de nos soeurs n’aient pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours; si l’un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? «   (versets 15 et 16)

 Traduisez : toutes les belles paroles du monde n’ont jamais servi à rien.

Texte

14 Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi,  alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ?
Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ?
15 Supposons que l’un de nos frères ou l’une de nos soeurs n’aient pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous     les jours;
16 si l’un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! »
et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ?
17 Ainsi donc, celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte,
18 et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi, je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n’agit         pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi. »

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

DE L’ÉVANGILE DE MARC AU CHAPITRE HUIT

Commentaire : Pierre vient d’oser la déclaration la plus extraordinaire que l’on pouvait imaginer à l’époque: « Tu es le Messie. »  (verset 29b) Et on est surpris de la réaction de Jésus; il ne refuse pas le titre, mais aussitôt il donne une stricte consigne de silence (verset 30) ; il est trop tôt pour dire à tous que Jésus est le Messie, ce titre est trop ambigu. Car il est bien le Messie qu’on attend, mais pas du tout comme on l’attend ! C’est ce que Jésus va essayer de faire comprendre à ses disciples : « Pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » (verset 31)


Texte

27 Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée de Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait :  » Pour les gens, qui suis-je ?  »
28 Ils répondirent : « Jean-Baptiste; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. »
29 Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis je ?  »
Pierre prend la parole et répond :  » Tu es le Messie. »
30 Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
31 Et pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
32 Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
33 Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
34 Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive.
35 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. »

  « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

 


 Complément

◊ Catéchèse, liturgie pour enfants,  profession de foi de Pierre   →   Pour les gens, qui suis-je ? (Mc 8, 27b)

Publié dans Catéchèse, La messe du dimanche, Liturgie, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

 

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