Trentième dimanche ordinaire, année B

Posté par diaconos le 26 octobre 2012

Trentième dimanche ordinaire, année B dans La messe du dimanche images1

Le fils de Timée était assis au bord de la route près de Jérico et il mendiait. Apprenant que Jésus sortait de la ville avec ses disciples, il se mit à crier de toutes ses forces : "Jésus, fils de David, aie pitié de moi !"

Le Christ est en mesure de comprendre notre humanité puisqu’il a pris notre condition humaine : il est donc en mesure de comprendre nos souffrances, nos inquiétudes, nos difficultés, nos interrogations. Il est en mesure de comprendre parce qu’il est homme et de nous sauver parce qu’il est Dieu. Voilà pourquoi nous pouvons avoir  en lui une totale confiance et obtenir de lui notre salut.  Lui faire confiance, c’est ouvrir notre coeur à son amour et lui dire : « Fais que j’aime comme tu aimes… « Que veux-tu que je fasse pour toi » dit Jésus à l’aveugle…(Évangile)  Ne craignons pas de dire à Jésus : « Rabbouni, que je voie.  » La joie du Christ qui nous aime, c’est cette foi, cette confiance en lui : n’ayons pas peur de la lui dire souvent. Ce dimanche, les textes liturgiques nous redonnent confiance, nous replacent dans cette confiance en Dieu, en Jésus qui ne demande qu’à nous aimer et nous faire vivre. Ne craignons donc pas de lui demander son aide. Cette efficacité de la confiance, nous en faisons régulièrement l’expérience dans notre entourage : vivre une relation de confiance procure beaucoup de force, de joie et développe nos capacités de vivre, d’aimer et d’affronter les difficultés quand elles se présentent.

À qui serait-il bon de donner cette semaine un signe de confiance ? Prendre des nouvelles de quelqu’un, le susciter à nouveau, le remettre en route par un mot d’encouragement , une parole qui redonne confiance en soi, cela peut être précieux…

croix-diaconale4 dans Temps ordinaire

Michel Houyoux, diacre permanent

Voici les lectures pour ce dimanche quelques commentaires ainsi que en annexe les mots croisés du Diacre Rioux (Canada)

LA PREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE DE JÉRÉMIE AU CHAPITRE 31, 7-9

COMMENTAIRE    Le message de Jérémie, c’est « vos bêtises vous mènent tout droit à la catastrophe ! » Mais, au contraire, à l’heure du malheur et de la déportation, il vient redonner l’espérance, il rappelle que Dieu n’abandonne jamais son peuple, quelles que soient ses bêtises. Le ton de ce texte, le situe dans un contexte de malheur. C’est parce qu’on est au fin fond du désespoir que Jérémie ose dire « Poussez des cris de joie », c’est parce qu’on est au fin fond de l’humiliation que Jérémie appelle Jacob (c’est-à-dire le peuple d’Israël) « la première des nations ». Ce n’est pas par goût du paradoxe, c’est le cri de la foi ! C’est quand on est dans la nuit, qu’il faut à tout prix croire que la lumière reviendra. Le malheur dont il s’agit ici est l’Exil à Babylone qui a duré de 587 à 538.

HISTOIRE Une première vague de déportations a eu lieu en 597 puis une deuxième vague en 587 ; Jérémie, lui, n’a pas été déporté ; il a bien failli l’être, pourtant, il faisait partie de la file de déportés enchaînés ; mais le chef de la garde personnelle de Nabuchodonosor lui a laissé le choix, soit de partir à Babylone avec les déportés, soit de rester à Jérusalem et Jérémie a choisi de rester

CONTEXTE  Ce texte a été écrit par Jérémie resté à Jérusalem, pour lutter contre le désespoir de ses compatriotes. Il annonce le grand retour des exilés (v 8 ) et il oppose les conditions du départ en exil dans l’humiliation au retour triomphal au pays (verset 9)

Texte

7 Ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! »
8 Voici que je les fais revenir du pays du Nord, et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée ; c’est une grande assemblée qui revient.
9 Ils étaient partis dans les larmes, dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Ephraïm est mon fils aîné.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

PSAUME 125, 1-6

COMMENTAIRE   Dans la première lecture  le prophète Jérémie, au début de l’Exil à Babylone, annonçait déjà le retour au pays.  â moment où ce psaume a été écrit, le retour est chose faite : « Quand le Seigneur ramena nos captifs à Sion »…(VERSET 1)

HISTOIRE  La grande puissance Babylone vaincue, le nouveau maître des lieux, Cyrus, a une tout autre politique : quand il s’empare de Babylone, en 538, il renvoie dans leurs pays respectifs toutes les populations déplacées par Nabuchodonosor. Les habitants de Jérusalem en ont bénéficié comme les autres. Cela paraît tellement miraculeux que Cyrus sera considéré comme l’envoyé de Dieu, ni plus, ni moins !

CONTEXTE  Ce psaume évoque donc la joie, l’émotion du retour : « Nous étions comme en rêve ». (verset 1b)

NOTE  Le verset 6 développe le proverbe cité au verset 5. Il illustre bien la pédagogie de Dieu : à l’éducation paternelle des larmes correspond la joie de la purification, du pardon et du salut. la parole de Jésus sur la nécessité de la mort du grain de blé (Jn 12, 24) donne sa valeur plénière à ce psaume. Toute la vie chrétienne, avec ses épreuves et ses purifications, n’est-elle pas d’abord conformité à la mort du Christ (Ph 3,10)  puis à son association intime à sa résurrection ? Telles sont les grandes réalités spirituelles que préfigurait l’histoire ancienne d’Israël.

 Texte

 1 Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve !
2 Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
3 Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !

4 Ramène, Seigneur, nos captifs comme les torrents au désert.

5 Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie

6 Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie,

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA LETTRE AUX HÉBREUX AU CHAPITRE 5, 1-6

COMMENTAIRE  Pour l’auteur, comme pour tout le Nouveau Testament, depuis Jésus-Christ, tout est changé ; il passe son temps à comparer ces deux régimes pour dire : Faites le pas ; acceptez sans hésiter la nouveauté apportée par Jésus ; cette nouveauté du Christ n’est pas une infidélité à la religion de vos pères ; elle en est l’accomplissement. Comme avait dit Jésus lui-même « je ne suis pas venu abolir la loi et les prophètes, je suis venu accomplir. » (Mt 5, 17).

HISTOIRE  Qui donc était Melchisédech ?  Nous sommes au temps d’Abraham, c’est-à-dire bien avant l’institution des lévites : Loth ayant été victime d’une razzia et fait prisonnier, Abraham a volé à son secours pour le délivrer. Ce faisant, il s’est taillé une réputation d’homme fort, dans la région. C’est là qu’il rencontre Melchidésech. Or la Bible présente ce personnage qui était jusque-là un inconnu comme roi de Salem (on pense qu’il s’agit peut-être de la future Jérusalem)

Texte

1 Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes, et chargé d’intervenir en faveur des hommes  dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.
2 Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui  aussi, rempli de faiblesse ;
3 et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour   ceux du peuple.
4 On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu, comme Aaron.
5 Il en est bien ainsi pour le Christ : quand il est devenu grand prêtre, ce n’est pas lui-même qui s’est     donné cette gloire ; il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai  engendré,
6 et qui déclare dans un autre psaume : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

DE L’ÉVANGILE DE MARC AU CHAPITRE 10 46b-52

COMMENTAIRE  Aux portes de Jérusalem, Jésus accepte d’être reconnu pour ce qu’il est, le Messie, le fils de David. (verset 57)       C’est  la première fois que ce titre apparaît dans l’évangile de Marc. Car, désormais, les choses sont claires : Jésus lui-même s’est reconnu comme le Messie en se disant « Fils de l’homme » mais il a aussitôt précisé que ce serait à la manière d’un serviteur et non d’un maître. Cette guérison vient confirmer que Jésus est bien le Messie attendu. Il accomplit en sa personne ce que le prophète Isaïe disait du Serviteur de Dieu :  » C’est moi le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice, je t’ai tenu par la main, je t’ai mis en réserve et je t’ai destiné à être l’alliance du peuple, à être la lumière des nations, à ouvrir les yeux aveuglés, à tirer du cachot les prisonniers et de la maison d’arrêt, les habitants des ténèbres. » (Is 42, 6 – 7).

Note

À cette époque, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles. La cécité était très courante dans cette région ; elle était sans doute due à une insuffisance de soins donnés aux nouveau-nés ou à une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.
Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Ici, l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il est notre modèle. Oui, il est le modèle de toutes les personnes qui croient voir !

Source → Rencontre avec la Parole de Vie -  Année B : Source d’Amour , page 198 -Éditions Croix du Salut

Texte

46 Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.
47 Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
48 Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
51 Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? Rabbouni, que je voie. »
52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Catéchèse →  Va, ta foi t’a sauvé. (Mc 10, 52).

◊ Pour nous, le Seigneur a fait merveille → Dieu protège son peuple. (Psaume 125)

Liens externes

Du blog de  Coolus    → Année B – Temps Ordinaire 30ème Dimanche

Homélie du Père Jean Compazieu (France) →  Le cadeau de la foi

Diacre Jacques Fournier →  Jésus,  fils de David, aie de la miséricorde pour moi !

◊ Mots croisés du diacre Rioulx (Canada) → Guérison de l’aveugle de Jérico

◊  Video (Italie) →  20. Video commento su Marco 10.46-53

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